Guide complet : Choisir la planche de bodyboard idéale pour un enfant

Très prisé de la nouvelle génération, le bodyboard est de plus en plus présent sur nos plages. Il a conquis le grand public grâce à sa prise en main facile. Mais le bodyboard n'est pas qu'un simple loisir. Comme le surf, il est devenu une discipline à part entière. On en trouve pour tous les goûts. Du débutant au rider confirmé, tout le monde peut trouver son bonheur. Le bodyboard est souvent le premier sport de glisse que les jeunes enfants découvrent à la plage. Facile à prendre en main, amusant et accessible dans les premières petites vagues, il aide à construire l’équilibre, la confiance dans l’eau et la joie de glisser sur les vagues sans pression.

Pour que votre enfant profite pleinement de cette activité, il est essentiel de choisir un bodyboard adapté à sa taille, à son poids et à son niveau de compétence. Ce guide complet vous fournira toutes les informations nécessaires pour faire le meilleur choix et initier votre enfant au monde du bodyboard en toute sécurité.

Histoire et évolution du bodyboard

Le bodyboard a été inventé par Tom Morey en 1971. Cet équipement a révolutionné le monde des sports nautiques. Tout a commencé lorsque Morey, un ingénieur et surfeur passionné, a conçu une planche en mousse de polyéthylène pour surfer sur les vagues de manière plus flexible et accessible. Il a d'abord nommé cette invention le « Morey Boogie », une référence à son amour pour le jazz et la musique boogie-woogie.

Dans les années 1980, le bodyboard a gagné en popularité grâce à des compétitions organisées et des magazines spécialisés, attirant une nouvelle génération d'adeptes. Ce sport s'est distingué par sa capacité à être pratiqué par des personnes de tout âge et niveaux de compétence. Des riders talentueux comme Mike Stewart et Ben Severson ont contribué à élever le niveau de performance, réalisant des manœuvres spectaculaires dans des vagues de plus en plus grandes.

Les années 1990 ont marqué l'âge d'or du bodyboard avec l'explosion de compétitions internationales, notamment le World Tour, qui a attiré des participants du monde entier. Le sport a continué d'évoluer avec l'introduction de nouvelles techniques et de designs de planches innovants, permettant des figures encore plus complexes. Aujourd'hui, le bodyboard reste un sport dynamique, apprécié pour sa diversité et son accessibilité.

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La taille de la planche de bodyboard

La longueur de votre bodyboard est le critère le plus important à prendre en compte dans votre choix. La taille de la planche se calcule en fonction de la vôtre et de votre poids. Elle est indiquée en pouces (1' = 2,54 cm). Pour faire simple, un bodyboard se choisit à la hauteur de votre nombril, à plus ou moins un pouce.

Si vous ne faites pas confiance à votre nombril, voici un petit tableau correspondant à la taille et au poids du rider :

Taille de l'enfant (cm)Poids de l'enfant (kg)Taille de bodyboard recommandée (pouces)
113 - 13125 - 3036"
116 - 12430 - 3537"
119 - 13735 - 3737.5"
122 - 14037 - 4038"
125 - 14340 - 4338.5"
129 - 14743 - 4639"
133 - 15146 - 4939.5"
136 - 15449 - 5240"
143 - 16152 - 5540.5"
149 - 16755 - 6041"
156 - 17460 - 6541.5"
164 - 18265 - 7042"
171 - 18970 - 7542.5"
176 - 19475 - 8043"
181 - 19980 - 8543.5"
186 - 20485 - 9544"
191 - 20995 - 10545"

Il faut noter que ce n'est pas une valeur absolue. Votre profil et votre ressenti rentrent évidemment en considération. Un débutant partira sur une board avec un pouce de plus. Un bodyboard volumineux apportera plus de flottaison, mais moins de maniabilité. Parfait pour un pratiquant occasionnel ou un intermédiaire qui cherche avant tout facilité, plaisir et confiance. Inversement, un rider expert partira sur une planche avec un pouce en moins. Une board plus étroite sera plus maniable. L'arme ultime donc pour quelqu'un de confirmé qui désire vitesse et performance.

Le choix de la bonne taille est extrêmement important. Si la planche est trop longue, vos genoux vont heurter le tail pendant que vous pagayez. Si la planche de bodyboard est trop petite, vous n'aurez pas assez de flottabilité. Une planche qui est trop grande devient difficile à contrôler sur la face de la vague, surtout dans des conditions puissantes.

Les matériaux et les noyaux

Le type de mousse dans la construction d'un bodyboard a une influence majeure sur le comportement de la planche. On en note principalement trois styles : le Polyéthylène (PE), le Polypropylène (PP) et le Polypropylène à faible densité (NRG). Les propriétés des mousses varient en fonction de la température de l'eau. Les eaux froides rendent les planches plus rigides et inversement.

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  • Polyéthylène (PE) : Le PE est plus flexible et plus lourd. Il est un matériel de choix pour les planches d'entrée de gamme. Sa souplesse est appréciée par le débutant et l'intermédiaire, qui y voient une board confortable et tolérante. Les bodyboards en PE ne deviennent pas trop rigides lorsqu'ils sont utilisés dans des eaux froides, permettant de conserver une bonne maniabilité.
  • Polypropylène (PP) : Plus rigide et léger, ce matériau est davantage choisi par les riders confirmés. Le PP est 100 % hydrophobe, ce qui signifie que votre planche absorbe moins d'eau en cas de dommage. Dans des eaux à 15 degrés, un bodyboard en PP est très rigide. Il sera parfait pour un rider de bon niveau ou dans des conditions « glassy », mais il peut devenir inconfortable quand il y a du vent et du clapot.
  • NRG+ : Apparu plus récemment, le noyau NRG est un polypropylène de faible densité. Il offre un flex intermédiaire entre un PE et un PP. En Europe, où les variations de température de l'eau sont importantes selon les saisons, ce type de construction est idéal. Il reste plus rigide et résistant que le PE tout en offrant plus de souplesse que le PP classique.

Composants essentiels : Slick, Stringer et Shapes

Le choix d'une planche dépend également de ses finitions techniques qui impactent sa durabilité et ses performances.

  • Le Slick : C'est la partie en contact avec l'eau. Le HDPE (High Density Polyethylene) est le plus fréquent, très polyvalent, utilisé du bas de gamme au haut de gamme. Le HDPP (High Density Polypropylene) ou Surlyn est le matériau roi, beaucoup plus rigide et solide. Il sera présent sur tous les bodyboards pro. Intéressant pour les eaux très chaudes ou pour supporter les replaques de manœuvres aériennes, il offre des propriétés élastiques qui rendent la planche plus rapide.
  • Le Stringer : Il s'agit d'une baguette en fibre de verre ou de carbone placée à l'intérieur du noyau. Sa mission est d'augmenter la rigidité et la durabilité, évitant que la planche ne se plie ou se brise. Le stringer simple carbone est le plus courant : il part du tail jusqu'aux trois quarts de la planche pour rigidifier le corps tout en gardant du flex sous les coudes. Des systèmes plus complexes comme le double stringer carbone ou le trident stringer (une baguette centrale avec deux petites latérales au niveau du tail) offrent davantage de rigidité.
  • Le Shape (la forme) :
    • Wide Point : Le point le plus large de la planche. Un wide-point haut est idéal pour le « prone » (couché), tandis qu'un wide-point bas est plus adapté au « drop-knee » (à genoux).
    • Nose : Un nose étroit est souvent utilisé pour le drop-knee. Un nose large procurera davantage de vitesse sur la vague.
    • Channels : Situées sur le slick, près du tail, elles servent à distribuer le flux de l'eau. Plus elles sont creuses, plus l'accroche est importante, mais les rotations deviennent plus complexes.
    • Rails : Ils assurent l'accroche sur l'eau. Les rails 55/45 sont les plus populaires, car ils offrent une polyvalence maximale quelles que soient les conditions.
    • Le Tail : Le « crescent tail » est le plus utilisé (90 % des planches) car il est polyvalent pour le prone et le drop-knee. Le « bat tail » offre une meilleure maniabilité pour une pratique principalement couchée.

Pratiques et apprentissage

Le bodyboard est la discipline de glisse la plus accessible : couché sur une planche courte en mousse, l’apprenti exploite la poussée de la vague sans avoir à se lever ni à gérer un « take-off » vertical. Deux à trois jours de pratique suffisent généralement pour atteindre une autonomie de base : ramer aux palmes, attraper une mousse, glisser et diriger par l’inclinaison du buste.

Il existe trois manières principales de pratiquer :

  1. Le Prone : La position traditionnelle, allongé sur le ventre, utilisant les bras et le mouvement du buste pour diriger la planche.
  2. Le Drop-Knee : Une technique consistant à placer un genou sur la planche et l'autre pied à plat, offrant un style intermédiaire et une grande maniabilité.
  3. Le Stand-Up : Se tenir debout sur la planche, une technique avancée qui demande un excellent équilibre, similaire au surf.

La progression pour un enfant se fait idéalement en commençant dans les mousses, dans des zones surveillées. Le port du leash (cordelette de sécurité) est indispensable, qu'il soit attaché au poignet ou au biceps, pour éviter de perdre la planche en cas de chute.

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