La région de Parcieux, située en bordure de la Saône, offre un cadre exceptionnel où l'histoire, la nature et la gastronomie se rencontrent. Des vestiges de l'époque gallo-romaine aux plaisirs contemporains d'une terrasse ensoleillée, cette région a beaucoup à offrir. Cet article vous invite à découvrir l'histoire de Parcieux, son patrimoine fluvial, et l'expérience unique offerte par le restaurant "Les Petites Voiles".
Un Patrimoine Fluvial Réhabilité
La Communauté de communes a œuvré à faire revivre le patrimoine fluvial des bords de Saône en réhabilitant, en 2012, la Maison éclusière de Parcieux. Construite en 1870, cette maison hébergeait autrefois les éclusiers chargés de faire fonctionner le barrage à aiguilles. La réhabilitation de cette maison témoigne de l'importance de la navigation sur la Saône et de son impact sur la région.
La Saône: Un Axe Millénaire entre le Nord et le Sud
Trait d’union entre l’Europe du nord et le monde méditerranéen, la navigation sur la Saône remonte à la plus haute antiquité. À partir du XVIIIe siècle, des services réguliers apparaissent, assurés par les Messageries Royales et deux compagnies privées. Les bateaux aux formes rebondies sont munis d’un mât et d’une voile. La Saône a longtemps servi de frontière, notamment au Moyen Âge, entre le Saint Empire Romain Germanique et le Royaume de France. Cette position stratégique a fait de la région un lieu de passage et d'échanges culturels.
Architecture et Ressources Locales
Dans l’habitat ancien, prédomine le pisé de terre sur fondations de galets. Dans la région, sous la terre arable, on trouve une couche de terre à pisé. L'utilisation de ces matériaux locaux témoigne d'une architecture adaptée à l'environnement et aux ressources disponibles.
Les Sources et les Eaux de la Région
La région, en bordure de la Dombes, est riche en sources. À Reyrieux, une source d’eau ferrugineuse était connue à l’époque gallo-romaine. Un établissement thermal a fonctionné pendant une quarantaine d’années jusque vers 1900. Cette richesse en eau a contribué au développement de la région et à son attrait au fil des siècles.
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L'Église de Parcieux: Un Témoin de l'Histoire
L’église est citée dès 984. Le chœur avec voûte est du XIIIe siècle. Il supportait le clocher primitif disparu. Les deux premières travées de la nef centrale ont été remises en état après la Révolution. La chapelle Notre-Dame fut construite au nord en 1813. La chapelle Saint-Roch fut construite au sud en 1815-1816. L'église de Parcieux, avec ses différentes phases de construction, reflète les évolutions historiques et architecturales de la région.
Le Château de Grange-Blanche: Résidence de Louise Labé
Le château de Grange-Blanche est situé au nord du bourg dans un parc aux arbres majestueux. Il fut la résidence de Louise Labé qui y mourut en 1565. Le château de Grange-Blanche a été appelé Maison Borghèse au XVIIIe siècle. Ce lieu chargé d'histoire rappelle la présence de figures importantes qui ont marqué la région.
Les Petites Voiles: Une Expérience Inoubliable au Bord de l'Eau
Un Cadre Exceptionnel
Sur la promenade du chemin de Halage entre Neuville sur Saône et Trévoux, se trouve le restaurant "Les Petites Voiles", une jolie découverte d'une grande terrasse en bord de Saône. Les Petites Voiles offre un endroit paradisiaque grâce notamment à un coucher de soleil des plus romantiques. Le cadre se prête tant aux moments romantiques qu’aux moments festifs. Les Petites Voiles, c’est un lieu exceptionnel, avec une vue dégagée sur la Saône en pleine nature. À deux, entre amis ou en famille, rien de mieux pour partager et se détendre.
Si l'histoire de la Saône n'est certes pas un fleuve tranquille, elle s'écoule aujourd'hui sereinement aux pieds des clients bienheureux, confortablement installés sur le ponton de la terrasse des "Petites voiles". L'essentiel est dans ce décor de carte postale qui en met plein la vue.
Une Cuisine Traditionnelle et de Saison
Sacha, le chef, propose différentes spécialités des bords de Saône, des incontournables grenouilles en passant par la friture. La carte change entre l’été et l’hiver, le chef élabore des plats de saisons tout en gardant les classiques de la carte. Pour l’apéritif, l’équipe des Petites Voiles vous propose des planches de charcuterie et tapas, avec par exemple, si vous voulez découvrir les spécialités, une friture d’éperlan à partager. Le midi, un menu du jour avec entrée, plat et dessert est proposé pour 18€ seulement, un excellent rapport qualité/prix compte tenu de la qualité des produits. Dans l'un des deux menus on a pioché des petites seiches à la provençale, un carpaccio de tomates burrata (fromage italien) et une goûteuse salade de tentacules d'encornets.
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Une Équipe Accueillante et Passionnée
C’est en 2012 que Frédéric Leculier, a repris cette belle bâtisse bourgeoise construite sur la rive. Les deux cousins ont tous les deux une formation de cuisinier, ils avaient déjà travaillé ensemble quelques années auparavant dans une affaire du 2ème arrondissement de Lyon. On prend plaisir à échanger avec l’équipe du restaurant qui est toujours de bonne humeur. Vue magique sur la Saône, service agréable et bonne cuisine traditionnelle. Le staff très jeune, complice, et plein de bonne volonté participe à une ambiance familiale.
Une Terrasse Adaptée à Toutes les Saisons
Dès les beaux jours, il vous faudra réserver pour trouver une place sur cette terrasse les pieds dans l’eau, face à l’un des plus beaux couchers de soleil du coin. Et s’il pleut ? Pas de panique, le restaurant dispose d’une terrasse couverte et d’une salle intérieure. L’autre terrasse, dans le prolongement de la salle de restaurant, se révèle toujours à l’abri du soleil ou de la pluie.
Informations Pratiques
Depuis quelques mois, Frédéric Leculier a repris l’ex- « Pomme d’Api » et le lieu est devenu « Les Petites Voiles ». La très prisée terrasse, en bord de Saône, permet de profiter des magiques couchers de soleil, sous des toiles modernes. Midi et soir, toute l’équipe s’affaire. Le chef de cuisine, Sacha Leculier (le cousin du patron), a élaboré une carte à base de salades, tartares, burgers maison et autres plats, comme l’escalope de volaille à la crème, l’assiette du boucher, sans faire bien sûr l’impasse sur la friture d’éperlan et les grenouilles à la persillade. Ouvert sept jours sur sept, durant tout l’été.197, chemin de Halage. Déj. : 12 € et 15 €. Menus à partirde 19 €. Tél. 04 78 98 00 74.
Les Activités Nautiques et le Yacht-Club du Rhône
Un Club Historique
Le Yacht-Club du Rhône est devenu un grand club au niveau national et international. Parrainé en 1935 par le cercle nautique de Chatou, devenu depuis le Yacht-Club de l’Ile de France, le Y.C.R. comptait cette année-là une vingtaine de voiliers (Chatou, Ailes). En 1960, il existait plus de cinquante voiliers dont les séries vivent encore aujourd’hui : Vauriens, Ponants, Moths, Stars. En matière de motonautisme, la flotte était de six runabouts et six hors-bord en 1939. En 1960, le parc comptait presque cent bateaux allant de la pelle au cabin-cruiser, avec des dinghys et runabouts.
Pionnier du Motonautisme
C’est notre club qui a le premier en France organisé les championnats de France et d’Europe de motonautisme; il y aussi créé les premiers raids internationaux qui attiraient de nombreux étrangers : Allemands, Anglais, Belges, Espagnols, Italiens, Suisses. Cette course à la mer connaissait à chaque édition une ambiance extraordinaire.
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Développement du Ski Nautique
L’activité de ski nautique est venue au club en 1947, mais elle a rattrapé le temps perdu et a connu des résultats sportifs de premier ordre, couronnés par les titres de champion d’Europe et du Monde de J.-M. Ce grand club connut ainsi une période fastueuse, que j’ai eu le plaisir de connaître. Aujourd’hui, dans le Rhône, on compte dix-neuf clubs affiliés à la Fédération française de voile.
L'Attrait de la Mer
La pratique de la voile sur nos côtes, à la Méditerranée ou en Atlantique, a beaucoup attiré les sportifs qui ont tendance à considérer, au retour des eaux bleues, le bassin de Saint-Germain un peu étroit et donc moins intéressant. Cet attrait de la mer est encore plus marqué par le motonautisme et le ski nautique.
Raid Motonautique Lyon-Marseille-Cannes
Dans le bulletin du vingt-cinquième anniversaire, en 1960, on rappelait que le premier président et mécène du club, Gilbert Dumas, avait créé dés 1938 un raid motonautique Lyon-Marseille-Cannes. La voie était ouverte.
Évolution et Adaptation du Club
La facilité des communications, la possession de résidences secondaires et de bateaux dans les ports méditerranéens ont largement favorisé l’égaiement des membres du club à partir des années 1960-1970 et une baisse de l’activité motonautique dans son aspect sportif et de compétition, telle qu’elle est retracée dans ce bulletin par G.
Défis et Pérennité
En 1964, J. Amant lançait un SOS à propos du projet d’aménagement de la zone industrielle de Neuville-Genay qui risquait de supprimer une bande de verdure naturelle en face du club. Cela s’est réalisé et s’est ajouté à la remontée du niveau des eaux due à l’existence du nouveau barrage de Couzon, noyant ainsi une grande partie des quais (port sud, nord et partie centrale ). Compte tenu de cela, j’ai assuré la pérennité du club avec une activité réduite jusqu’au jour de 1982 où sont venus de nombreux membres, désireux de pratiquer la voile et de remonter le club.
Le Minerai: Un Nouveau Départ
Et ce fut le lieu dit Le Minerai sur la commune de Saint- Germain-au-Mont-d’Or. Le sol ingrat n’avait pas un brin d’herbe, il était résistant en surface. La construction fut envisagée sur pieux béton battus à six et huit mètres de profondeur. Il n’en fut pas question: dès les mois de mai, juin, le chantier s’arrêta avec les grèves » sur le tas « . Ce fut le premier chantier en grève dans notre département, le personnel ayant cru que l’entreprise Riousset de Givors chargée du gros oeuvre, serait condamnée à payer les pénalités par jour de retard, prévues au marché.
Rallye Handicap et Régates
Le dynamisme de l’équipe lança en septembre 1936 le premier rallye handicap; une crue avait permis de coucher le barrage de Benalin et de le passer. Ce fut un succès. Le nombre des membres et des propriétaires de bateaux s’étant accru, le club organisait chaque samedi et dimanche des régates. Chaque pilote ou copilote disposait un dérouleur où défilait les soixante-cinq mètres de papier représentant 235 kilomètres du fleuve.
Compétitions Internationales
Les concurrents sont venus de Paris, Marseille, la Suisse, l’Italie dont le champion italien en hydroglisseur, vainqueur de la course su le Pô (vitesse 100 km/h). Le départ était à l’aval du pont de l’Université à Lyon. Mais la palme revint à nos amis lyonnais Jean et Jacques Rinck qui avaient fait venir d’ Amérique un Racer chris-craft et qui « firent le meilleur temps de Lyon à Cannes . Bien sûr, la course fut mouvementée, l’hydroglisseur italien explosa en cours de route.
Figures Clés du Yacht-Club
Il y a d’abord Gilbert Dumas, le fondateur, le mécène aussi à qui nous devons notre existence et nos installations essentielles. » Inventeur » du Yachting léger dans la région lyonnaise en 1938. Barreur émérite. Brillant pilote motonautique et pilote d’avion. René et Marcel Salagnac, membres fondateurs, architectes et constructeurs des installations du Yacht-Club. Charles Binet, vice-président et membres fondateur du Yacht- Club. Joseph Rousseau, également membre fondateur, fut président du Yacht-Club durant la guerre. Pierre Guy, membre fondateur , succéda après guerre comme président à Rousseau après un bref interrègne et fit magnifique- ment revivre le motonautisme avec le concours de camarades dynamiques dont Paul Gignoux, Victor Kandelaft, etc. Pilote audacieux et administrateur bouillant, c’est sous la présidence de Pierre Guy que Lyon et le club ont vu renaître les grandes compétitions motonautiques titrées qui déplacent les foules. Paul Aachard succéda à Pierre Guy à la présidence. Il sut redonner sa place à la voile tout en poursuivant une intense activité motonautique et fut surtout le promoteur du développement du ski nautique avec le concours notamment de Henri Giraud et de Robert Baltie. Vint ensuite la présidence de Paul Monget, membre de la famille du fondateur Gilbert Dumas. Ce fut une grande époque pour le Yacht-Club du Rhône, avec une intense activité des trois disciplines pratiquées. Les bâtiments étaient remarquablement entretenus et le Club- House fut le théâtre de nombreuses manifestations mondaines gravitant autour des compétitions à voile, motonautique et ski nautique. M. Berthier donnait beaucoup de lui-même pour le club comme secrétaire, ainsi que J.-P. Paul Monget fut nommé président d’honneur à la fin de son mandat et fut remplacé par André Laborde. Sous la présidence de André Laborde, le club installa un poste de contrôle ultra-moderne à l’époque, avec commandes centralisées pour les compétitions et prise de photos sur la ligne d’arrivée, utilisé aussi bien par la voile que par la motonautique. André Laborde fut remplacé par Yves Chevrot, sous la présidence duquel la cohabitation entre les trois disciplines paracheva son organisation. La voile, présidée par Gilbert Lamboley, poursuivit la mise sur pied de régates avec de nombreux déplacements à l’extérieur et pour certains à l’étranger; mais progressivement son effectif comporta une proportion croissante de jeunes, en général les enfants de membres adultes adeptes aussi bien de la voile que de la motonautique ; de même, la plupart des jeunes se partageait entre la voile et le ski, tirés dans ce dernier cas soit par Robert Baltie, moniteur national attaché en quasi-permanence au club, soit par les adultes propriétaires de bateaux à moteur susceptibles de servir de tracteurs. Quant à la motonautique, présidée par Gabril Vouillon, qui devint vice-président de la Fédération française motonautique, puis de l’Union internationale motonautique, à côté des compétitions de vitesse pure, mettant en jeu des embarcations très spéciales, elle développa une section tourisme qui organisa des rallyes de régularité, dont le plus important était la descente du Rhône de Lyon à Arles et retour, à une vitesse moyenne, calculée pour chaque équipage en fonction de son bateau, à respecter avec le minimum d’écarts en plus ou en moins, vitesse contrôlée en plusieurs points tenus secrets sur le parcours.
Défis Financiers et Évolution
Parallèlement, de graves problèmes commençaient à poindre à l’horizon: d’une part des travaux d’aménagement de la Saône prévoyaient une élévation de plus de deux mètres du niveau normal de l’eau devant les quais du club, ce qui conduisait à les submerger entièrement lorsque les travaux seraient achevés, d’autre part le décès des personnes âgées entrées en possession de cet héritage à la mort accidentelle du fondateur Gilbert Dumas, décédé célibataire, laissait la propriété entre les mains d’une vingtaine de co-héritiers dont beaucoup totalement étrangers aux activités du club, et de ce fait enclins à proroger les conditions de location exceptionnelles dont bénéficiait depuis toujours l’association et qui correspondaient presque à une occupation à titre gratuit. Par ailleurs, les chocs pétroliers successifs avaient provoqué en France un début de récession qui avait éloigné du club les membres pour qui la possession d’un bateau représentait le maximum des ressources qu’ils pouvaient consacrer aux loisirs: de nombreuses démissions étaient enregistrées, émanant de gens qui ne pouvaient plus se permettre les dépenses correspondantes, soit par suite d’une diminution de leurs revenus, soit parce qu’ils préféraient disperser leur budget loisirs sur diverses activités, sports d’hiver, voyages, etc. Lorsque Yves Chevrot céda la place à Pierre Perrigot, la situation n’était pas encore critique, mais tous les responsables de l’association savaient qu’elle le deviendrait à court terme à défaut de trouver des solutions aux problèmes financiers posés par le futur loyer et la surélévation des quais. Or, toutes les démarches engagées auprès des Ponts et Chaussées pour leur faire supporter les frais entraînés par l’aménagement de la Saône se soldèrent en définitive à l’époque par un échec. Au plan sportif, le président fit de gros efforts pour ranimer la pratique de la voile chez les jeunes et finança une école de voile sur dériveurs. Il essaya également de ramener à la voile les jeunes du club, en finançant personnellement un moniteur qui venait chaque fin de semaine entraîner les volontaires, hélas si peu assidus que cette initiative resta sans suite.
Nouveau Départ et Planche à Voile
Pendant toutes ces négociations, Pierre Perrigot, appelé à d’importantes fonctions à la Chambre de commerce, avait été remplacé par Gabriel Vouillon. Finalement, il démissionna. Ce fut son successeur, Pierre Degy, qui décida de faire table rase du passé prestigieux du club et de repartir sur des bases entièrement nouvelles: l’association était toujours propriétaire de la prairie située au nord des installations principales. De nombreux jeunes, nouveaux au club, habitant principalement les environs comme avant la guerre et pratiquant surtout la planche à voile, qui n’avait encore jamais été pratiquée sur le plan d’eau et, dans une moindre mesure le dériveur, se rassemblèrent autour de Pierre Degy , Michel Simon et Michel Vallet. Ces embarcations légères ne nécessitaient pas d’infrastructure importante et les jeunes acceptaient de se passer de confort, vestiaires, etc. La flotte des monotypes Ailes s’agrandit.
Rallye-Estafette
Cette année est marquée surtout par l’ originalité du rallye-estafette où des équipes composées de sept personnes. Le rallye comprend sept modes de transport, à savoir: l’auto, l’avion, le yacht à moteur, la natation, la course à pied, le yacht à voile et le canoë. C’est une première apothéose pour ce jeune club qu’est le Y.C.R. qui organise une nouvelle épreuve extraordinaire, le raid Lyon-Marseille- Cannes en bateaux à moteur.
Carte de Navigation
Un merveilleux document permet de trouver ce raid motonautique international qui associe les aspects sportifs et mondains. Il nécessite en outre la constitution d’une carte de navigation sur le Rhône, tracée par René et Marcel Salagnac.
Activité Intense et Compétitions
A la veille de la guerre l’activité est considérable, M, Salagnac se révéle un très bon organisateur et Mme Favier assure la présidence du jury : match Y.C, Ile de France-Y.C.R. les 6 et 7 mai sur monotypes Chatou; match Genève- Y .C.R.
Décès de Gilbert Dumas
Hélas, le 6 juillet, à 14 h 50, un accident d’a\ion se produisit à Vichy sur l’aéroport de Ruhe, au décollage. Il coûta la \ie au président Gilbert Dumas et à son mécanicien André Fauvet, Vice-président depuis 1937, en remplacement de M. Les deux amis sont enterrés ensemble au cimetière de Neuville.
Reprise et Reorganisation
La participation des pilotes du club au second raid fut discutée et on décida d’y participer, les guidons de club des bateaux étant mis en berne. Les « présents » allaient-ils renoncer ? Abandonner l’œuvre entreprise par Gilbert Dumas dans un enthousiasme plein de promesses ? Le comité directeur est reconstitué. Le regroupement des camarades s’opère. La propagande est reprise en mains. Sous l’impulsion de notre nouveau président, M. Rousseau, assisté du noyau de » dévoués « , la saison s’organise. Une nouvelle série de monotypes est adoptée: le Sharpie de Il m2 à deux équipiers. Dès le printemps, huit de ces nouveaux bateaux sont à l’eau. On verra pendant toute la saison, en régates: huit Ailes, onze Sharpies et neuf Chatous. Excellent entraînement. Esprit magnifique. Des coupes nouvelles sont créées parmi lesquelles la coupe Socri, don de M.
Rencontres Inter-Clubs
On pouvait encore à l’époque voyager; entraînés par le vice-président Binet, de nombreux membres du Y.C.G.D. En octobre, nous recevons le C.V.P. zone sud qui nous a délégué ses champions Herbulot, Garnier, Bernheim, etc. En finale, le 20 octobre, nous sommes nettement surclassés par les visiteurs, mais nous prenons d’excellentes leçons. La saison 1942 vit de nombreuses rencontres inter-clubs. La flotte d’ailes s’enrichit d’une unité: l’Aile 86 (Achard) et l’on vit cette année-là des régates ardemment et régulièrement disputées. Quatre Sharpies 11 m2 furent constamment montés par l’équipe de polytechnique sous le capitanat de d’Erceville. Les 5 et 6 avril, trois équipages lyonnais: J. Rousseau, S. Arnaud, Achard-Marchand, Poncet-Vaysse, se déplacent à Cannes pour rencontrer le S.R. Les 7 et 8 juin, nous recevions les meilleurs représentants du C.V.P., zone sud, et leurs leçons ayant profité, Herbulot, Garnier, etc.
Mémorial Gilbert-Dumas
Le 6 juillet 1942, après les cérémonies d’inauguration du monument édifié à la mémoire de notre fondateur, le départ était donné à vingt-deux bateaux pour le 1″ Mémorial Gilbert-Dumas par un fort vent du sud. Enfin, du 20 au 30 septembre, le Y.C.G.D. En dépit des circonstances matérielles qui restreignirent cette année là notre activité, on vit tout de même à l’eau, et régatant, six ailes, seize Sharpies et deux Chatous.
Évolution des Embarcations
L’amenuisement de cette dernière série, abandonnée par le cercle en matière de compétition, ne fut que le prélude à sa disparition complète de nos eaux. Ce n’est pas sans un regret secret que les « anciens » du club virent s’éloigner les compagnons de leurs premières émotions de régatiers, les fidèles Chatous, chargés d’ans, et pour certains, de gloire sportive, si dociles, si confortables. Et je sais plus d’un Sharpiste qui après trois heures de course acrobatique avait une pensée émue pour les bancs accueillants de son ancien bateau. C’est cet équipage conjugal qui, par un vent violent et soutenu, enleva notre épreuve d’endurance, en 1943, comme il enleva le deuxième Mémorial Gilbert-Dumas devant vingt concurrents, sur Cap-Inus (Sharpie n° 21 ). Dans la série des « Ailes …