L'odyssée aquatique : De la survie préhistorique à l'excellence sportive

La natation est bien plus qu'un simple loisir estival ; c’est un sport complet aux multiples bienfaits pour la santé physique et mentale. Demain, le 2 février, les 21es Championnats du monde de natation commencent à Doha, au Qatar, au Moyen-Orient. Plusieurs nageuses et nageurs français y participent. Mais sais-tu comment est née la natation ? L’histoire de la natation remonte… à la préhistoire ! Même si aucun document ne le prouve, tes ancêtres savaient sûrement nager. La natation est une union harmonieuse entre l'homme et l'eau, une discipline qui offre à la fois des bienfaits physiques et mentaux, tout en permettant une connexion profonde avec l'élément aquatique.

Les racines ancestrales de la nage

Il est fort possible que les êtres humains aient su nager dès la Préhistoire. Bien sûr, les nages n’étaient pas codifiées comme elles le sont aujourd’hui. Mais Granat et Heim dressent un portrait réaliste de ce que devait être le sport aux temps préhistoriques. « Toute l’évolution du genre Homo s’est faite en milieu plus ou moins découvert, à la lisière des forêts et proche des points d’eau. (…) Pour survivre, [ces hommes] devaient être avant tout bons marcheurs, bons coureurs, bons grimpeurs, peut-être nageurs, être capables de ramper et de transporter de lourds fardeaux. Ils devaient réfléchir pour trouver des parades à tous ces pièges et en premier entretenir leur corps à faire des exercices physiques. On comprend alors qu’on parle de natation pour définir le déplacement de l’homme dans l’eau. Sa capacité à nager comme on l’entendrait aujourd’hui reste une hypothèse non résolue à ce jour.

Malgré tout, la fin de la période, marquée par l’invention de l’écriture, fait surgir des preuves de l’existence d’un art de nager à cette époque. Wadi Sura se trouve en Egypte. Il s’agit d’une grotte dans laquelle des peintures rupestres attestent que la natation était pratiquée il y a quelques 6000 années. Les Egyptiens, les Romains, les Assyriens et les Grecs, d'après les premiers documents découverts à ce sujet, développèrent la natation vers 2500 avant Jésus-Christ. A cette époque déjà, l'historien grec Pausanias commentait un concours de natation.

L’Antiquité : Hygiène, éducation et culture

Pour les Romains, une personne cultivée doit savoir lire ET nager. Dans la Rome antique ne disait-on pas d’un homme manquant de culture qu’il « ne savait ni lire ni nager » ? À Rome, la natation était symbole de savoir et faisait partie de l’éducation du bon gentilhomme. On l'enseignait aux citoyens dès leur enfance. Les premiers thermes publics pensés pour accueillir un large public apparaissent au Ier siècle av. J.-C. Peu à peu, les thermes se répandent dans toutes les provinces de l’Empire. La pratique thermale devient caractéristique de la culture romaine et même les villes romaines les plus modestes s'équipent en établissements thermaux comme la colonie de vétéran de Timgad qui ne compte que 5 à 6 000 habitants mais qui possèdent huit établissements balnéaires. Les Romains se rendent aux bains ou aux thermes pour soigner leur hygiène corporelle grâce à des soins complets du corps.

Cependant, la natation ne figurait pas au programme des jeux olympiques de l'Antiquité. Néanmoins, elle n'est pas ignorée en Grèce. L'Odyssée d'Homère fait référence au rapport de l'homme à la mer. Les nombreuses tempêtes emmènent les hommes à la mer. À Rome maintenant, des compétitions de natation étaient organisées au Colisée et de nombreuses mosaïques représentent des romains plongeant et nageant la Brasse. Suétone nous raconte qu'Agrippine, la mère du terrible Néron, se sauva d'un naufrage en parcourant de nombreux kilomètres à la nage.

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Le Moyen Âge et la Renaissance : Entre détente et savoir-vivre

La natation était plutôt considérée au Moyen Âge comme une détente que comme un sport. Différentes classes de la population avaient un lien avec l’art de nager. Après une dure journée de labeur les paysans, par exemple, se rendaient à la rivière pour se délasser. L'apprentissage de la natation faisait aussi partie de la formation du chevalier, en même temps qu'il apprenait le maniement des armes, l'équitation et le tir à l'arc. Les joutes nautiques figuraient régulièrement sur le calendrier au printemps et à l’été. D’ailleurs, Charlemagne disposait d’une sorte de piscine à Aix-La-Chapelle où il venait nager pour se détendre.

C’est naturellement pendant la période de la Renaissance qu’apparaissent les premiers ouvrages consacrés entièrement à la natation. Nicolaus Wynmann explique par exemple en 1538 comment imiter les mouvements des animaux aquatiques et conjurer la peur des eaux profondes. Le fameux livre « Gargantua », offre aussi une place à la natation dans l’éducation : « Nageait en profonde eau, à l’endroit, à l’envers, de cote, de tout le corps, des seuls Pieds, une main en l’air, en laquelle tenant un livre, transpassoit toute la rivière de Seine sans icelui mouiller, & tirant par les dents son manteau, comme faisait Jules César. Encore un livre qui associe l’apprentissage de la natation à la bonne éducation, c’est-à-dire à l’éducation des gentilshommes. Le livre du Courtisan, de Castiglione présente l’Art de nager comme une activité de plaisir, réservée aux gens du monde.

L’éveil de la natation sportive moderne

Certes, la discipline connut des périodes moins fastes. À l'époque de Louis XIV, par exemple, on se mouillait rarement. Ses biographes racontent que le Roi-Soleil avait une telle horreur de l’eau qu’il ne se lavait jamais plus loin que le bout de son nez. Mais sous le règne de Louis XV, changement de style ! Le Japon fut le premier pays à réaliser une organisation nationale de la natation sportive. Un édit impérial, datant de l'an 1603 fit de la natation une partie intégrante du programme scolaire et ordonna que sa pratique soit encouragée par la création de matchs inter-écoles. Les fonctions allouées à la natation de l’époque sont diverses mais toutes utilitaires : militaire, hygiénique et thérapeutique, éducative aussi, mais du point de vue du corps.

La nage chien, la nage grenouille, sous l’eau ou plongée, la planche et la nage sur le dos sont des techniques décrites par Le Vicomte de Courtivron, et qui, toutes, participent à la formation du soldat. L’apprentissage de la natation militaire est cadré, et se fait en trois étapes. Premièrement par des « mouvements élémentaires », c’est-à-dire des mouvements de gymnastique. Puis par de la « natation en l’air », grâce à de nouveaux appareils. La natation scolaire prend pour modèle les pratiques militaires. On reproduit les mêmes méthodes d'enseignement. Au XIXème siècle, c’est l’apprentissage de la brasse à 4 temps dans un but plus disciplinaire que d'apprentissage. La mise à l'eau des enfants quand elle a lieu, était surtout à but hygiéniste. La diffusion de la natation sportive sur le plan mondial est l’œuvre des pays anglo-saxons, et notamment de l’Angleterre qui possède déjà des piscines couvertes et chauffées à Londres.

Dès 1837, les 1ère compétitions sont organisées par une société sportive : la « Nationnal Swimming Association », dirigée par Yahn Strachan. Ce n'est toutefois pas en Angleterre, mais en Australie que devait être organisé le premier championnat de la natation moderne (le 14 février 1846, aux Robinson Baths de Sydney). C'est aussi en Australie que fut créée la première course ayant un caractère international : un 100 yards, dit « championnat du monde », qui eut lieu le 9 février 1858 à Saint-Rilda, ville de la banlieue de Melbourne.

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L’institutionnalisation et l’essor en France

Le 7 janvier 1869, au German Gymnasium de Londres, se tint une conférence des clubs londoniens de natation. L'un des membres, W Ramsden, proposa la création d'une association composée des représentants des clubs londoniens de natation. Le but de cette association était notamment d'établir des règles de natation. Aux premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne, à Athènes, en 1896, 3 épreuves de natation sont au programme : 100, 500, 1200 mètres. C’est dans la ville du Havre que fut créé le 1er club français spécialisé dans la pratique de la natation sportive (la Société des Nageurs du Havre et de l’Arrondissement).

Entre 1898 et 1903 la natation sportive fit son apparition par importation du modèle anglais et sous l'impulsion publicitaire et commerciale de certains journaux en organisant une forme compétitive de la natation. En 1898, le journal « Le Vélo » organise une compétition de natation sur la Seine (copie de celle organisée sur la Tamise) ayant pour but d'augmenter les ventes de journaux et de promouvoir la natation. En 1909, on comptait 250 sociétés sportives en France alors qu'il n'en existait que 3, 10 ans plus tôt. L’USFSA, fondée en 1899, est une « fédération multisports » dont le projet est de former une nouvelle jeunesse sur le modèle anglais. L’USFSA intègre la natation afin qu’elle ne sombre pas dans le professionnalisme et va ainsi créer les premiers championnats de France de natation par l'intermédiaire de sa commission de natation en 1899. La Fédération française de natation est créée en 1920. L’institutionnalisation de la natation mondiale explose au XXe siècle.

Bienfaits physiologiques et santé cardiovasculaire

La natation est l’un des rares sports qui fait travailler l’ensemble des muscles du corps. Nager régulièrement améliore la capacité cardiovasculaire en renforçant le cœur et les poumons. L’un des grands avantages de la natation est son faible impact sur les articulations. Il s’avère que le fait de propulser sa propre masse corporelle dans l’eau active une multitude de systèmes à travers le corps et fait ainsi de ce sport par nature doux mais hautement efficace une activité à nulle autre pareille. « La natation offre une gamme de bienfaits spécifiques, par exemple une aptitude cardiovasculaire et respiratoire accrue, une plus grande force et endurance musculaire, une masse maigre plus optimale, une réduction du risque de lésions traumatiques telles que celles qui peuvent survenir lors d’activités à impact élevé, mais aussi une meilleure santé mentale et un accroissement du bien-être », explique Mitch Lomax, pneumologue et physiologiste du sport de l’Université de Portsmouth, au Royaume-Uni.

Des recherches montrent que cette activité améliore également la circulation sanguine et l’efficacité cardiovasculaire et fait ainsi diminuer le risque de crises cardiaques et d’AVC. « La natation est une activité rythmique et dynamique qui sollicite l’ensemble du corps, qui fait augmenter votre rythme cardiaque et qui fait baisser votre tension artérielle efficacement », indique Hirofumi Tanaka, co-auteur de plusieurs études sur la natation et directeur du Laboratoire de recherche sur le vieillissement cardiovasculaire de l’Université du Texas à Austin. La natation a également une influence sur la relation entre votre système cardiovasculaire et votre système respiratoire, car vos poumons travaillent davantage pour répondre aux exigences d’un rythme cardiaque en hausse. « La pression hydrostatique qui s’exerce lorsque l’on nage dans l’eau, associée à l’augmentation du volume sanguin central, met le système respiratoire à l’épreuve et rend l’inhalation plus difficile qu’à terre », explique Lori Sherlock.

Musculation et tonification : L’effet de la résistance aquatique

La natation a également un effet important sur le système musculosquelettique, car la viscosité et la densité de l’eau opposent une résistance à chaque mouvement de nage et exigent donc le recrutement et le renforcement des muscles. « En natation, pour vous propulser vers l’avant, il faut utiliser la plupart des groupes musculaires importants du corps », note Heather Massey, maîtresse de conférences et scientifique spécialiste de l’exercice physique de l’Université de Portsmouth. Parmi ceux-ci figurent les abdominaux, les fléchisseurs des hanches, les muscles du cou, des bras, des mains, des épaules, de la poitrine et du dos, mais aussi les fessiers et les muscles des jambes et des pieds. « On peut probablement affirmer sans prendre de risques que tout muscle que vous êtes capable de nommer intervient à un moment ou à un autre lors de la nage », déclare Mitch Lomax.

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Selon John Whyte, cette résistance propre à l’eau a l’avantage supplémentaire de renforcer et d’affermir les muscles « sans l’usure associée à la musculation ». On considère aussi souvent que c’est un avantage que de pouvoir affermir ses muscles sans le désagrément de la transpiration, qui coule dans les vêtements ou sur le visage, « chose qui décourage vraiment certaines personnes de faire de l’exercice plus souvent », selon Christopher Travers, physiologiste du sport à la Cleveland Clinic, dans l’Ohio. Des études montrent que la natation accroît également l’amplitude de mouvement, réduit la douleur articulaire, augmente la flexibilité, améliore la posture et ralentit le vieillissement.

Santé mentale et bien-être global

La natation a des effets apaisants et peut aider à réduire le stress et l’anxiété. L’exercice physique en général, et la natation en particulier, stimule la production d’endorphines, souvent appelées les hormones du bonheur. « Il est également prouvé que la natation réduit le stress, améliore les états émotionnels négatifs et même atténue les symptômes de l’anxiété et de la dépression grâce à la nature méditative de la respiration rythmique et à l’effet apaisant de l’eau », explique John Whyte. Elle aide certaines personnes à mieux dormir, probablement grâce à ses bienfaits anti-stress et à l’effort physique qu’elle demande.

Des études montrent que le fait de se déplacer dans l’eau accroît le flux sanguin vers le cerveau et entraîne la sécrétion de sérotonine et de dopamine. La natation améliore ainsi les troubles de l’humeur et même, ainsi que le prouve une étude, la mémoire. Selon Matthew Anastasi, la natation est non seulement bonne pour votre santé mentale, mais c’est également un moyen formidable de créer du lien et d’aller vers les personnes de votre communauté. Elle peut également contribuer au renforcement de relations plus intimes. Hirofumi Tanaka mentionne une étude dont il est co-auteur, qui a consisté à analyser près de 200 nageurs et qui montre que les personnes qui nagent souvent ont une vie sexuelle plus active et satisfaisante et souffrent moins de problèmes liés à la performance sexuelle.

Accessibilité : Un sport pour toutes les générations

La natation est une activité intergénérationnelle. Elle convient aussi bien aux enfants qu’aux adultes et aux seniors. Selon les scientifiques du sport, le meilleur aspect de la natation est que ces bienfaits cardiovasculaires, neurologiques et musculosquelettiques ne sont pas réservés aux jeunes athlètes. « La natation est une activité physique qui peut être pratiquée à n’importe quel âge », affirme Lori Sherlock. Une raison à cela est que la densité de l’eau réduit la tension exercée sur les joints des muscles et sur le tissu musculaire, ce qui en fait un exercice accessible au plus grand nombre.

« La natation transcende les limites physiques si bien que même les individus présentant des troubles ou des maladies neurologiques, orthopédiques, cardiovasculaires, respiratoires ou musculosquelettiques peuvent y trouver leur compte », affirme-t-elle. La densité de l’eau assure un certain maintien et annule le risque de chute qui existe dans des activités plus courantes telles que la course ou la pratique de sports prenant place sur la terre ferme. « Étant donné que la natation se pratique dans un environnement hypogravitaire et qu’il s’agit d’une activité à impact faible, elle présente un moindre risque de fractures traumatiques par rapport aux activités à impact élevé », explique Mitch Lomax.

Apprivoiser l’eau : De l’initiation à la maîtrise

Aussi accessible soit-elle, la natation met du temps à s’apprendre, car les mouvements et les techniques appropriées doivent être répétés. Si vous ne savez pas nager, « un bon endroit pour démarrer est de suivre un programme de natation au sein d’une association ou d’un club local ou dans votre piscine municipale », conseille Matthews Anastasi. De nombreux établissements proposent également des cours d’aérobic à part qui ne nécessitent pas de savoir nager mais qui apportent néanmoins le soutien et de nombreux bienfaits propres au fait de faire de l’exercice dans l’eau.

Certains experts recommandent de mélanger à la fois la natation et d’autres entraînements dans l’eau lorsque l’on débute. « Effectuer une ou deux longueurs puis aller marcher ou courir dans l’eau, et répéter cette séquence, peut sembler plus abordable pour les débutants », commente Lori Sherlock. Parce que la natation peut être particulièrement éprouvante physiquement, Mitch Lomax recommande d’incorporer des jours de repos dans votre programme d’exercices une fois que vous vous êtes lancé afin de donner à vos muscles le temps de se reposer et de récupérer. « Une fois que vous serez plus en forme et que vous vous serez habitué aux exigences de la natation, le fait de faire des séances d’affilée posera bien moins problème », rassure-t-elle.

Le parcours du nageur professionnel

Le nageur professionnel a pour mission principale de gagner des compétitions. D’un niveau de plus en plus élevé au fil de sa progression, elles deviennent peu à peu des compétitions professionnelles. Après un apprentissage de la natation dès un très jeune âge, le jeune nageur peut intégrer au collège une section Sport-Etudes orientée natation. Il y mènera des études normales, mais suivra également des leçons régulières ainsi que des compétitions intensives afin de constamment se dépasser, se motiver, pour toujours progresser. C’est un apprentissage rigoureux, qui inclut des séances de piscine en plus des cours classiques de natation, et aussi de la musculation, de la course, de l’endurance, du cardio-training… Avec un rythme de deux à trois fois par semaine durant toute la scolarité, jusqu’au bac.

Au cours de ses études, ou d’une compétition surtout, l’enfant/adolescent peut être repéré par un directeur technique sportif national toujours à la recherche de jeunes talents. Se distinguer devant ces personnes permet à l’enfant de faire sa scolarité dans l’un des 13 pôles espoirs des centres de ressources, d’expertise et de performance sportive (CREPS). L’enfant/adolescent entrera alors dans un tourbillon d’entraînements et de compétitions de plus en plus intensifs jusqu’au niveau national, ce qui demande bien sûr une grande préparation physique. L’entraîneur effectuera avec le jeune nageur un travail continu et quotidien, afin de le guider jusqu’à ses premières récompenses, jusqu’aux premières compétitions d’un niveau professionnel.

Compétences et exigences du haut niveau

Des qualités sont nécessaires au jeune nageur afin de toujours progresser : résistance au stress, sang-froid, détermination, volonté, esprit compétitif, perfectionnisme. Mais également, des compétences sont requises pour réellement devenir nageur professionnel : patience, compétences relationnelles, sens de l’observation, et surtout : une bonne condition physique et nerveuse. Après le bac, le futur nageur professionnel peut continuer ses études en licence Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS), où il pourra choisir une spécialisation en : éducation, motricité, management sportif, activités physiques et mouvements du handicap et des personnes âgées, ergonomie, entraînement sportif.

La plupart des nageurs professionnels sont loin de gagner des salaires aussi élevés que ceux des joueurs de football, par exemple. Ils gagnent en effet essentiellement leur vie grâce à leurs contrats publicitaires et à leurs primes de résultats et non pas seulement grâce à leur seul statut de nageur professionnel. En tant que nageur professionnel en club, les nageurs peuvent ne gagner qu’une somme d'environ 2000 euros. Cependant, chaque médaille d’or rapportée peut rapporter de l’argent en plus de la part de la Fédération internationale et de la Fédération Française. Et les contrats publicitaires s’ajoutent à cela si vous brillez de mille eaux dans le bassin. Les évolutions du nageur professionnel se font surtout au fur et à mesure qu’ils passent les étapes des compétitions : des régionales, aux nationales, aux internationales, aux Jeux Olympiques.

La gestion du poids et l’hydratation

Que vous soyez dans un objectif de perte de poids ou d’amincissement, la natation peut être une alliée. La clef c'est le plaisir ! Si vous vous sentez bien dans l'eau, que vous aimez ce sport alors vous serez plus assidu•e. La perte de poids et l’amincissement se fera bien sûr en fonction de la durée et du type d'entraînement que vous réalisez. La pression exercée par l’eau sur votre corps lors des mouvements entraîne une résistance bien supérieure à celle de l’air. De ce fait, vous allez dépenser plus d’énergie et brûler ainsi plus de graisses. La natation est en effet un des sports les plus énergivores ! On estime qu’une heure de nage, selon son intensité, peut permettre de brûler entre 400 et 900 calories. Le bonus ? Votre corps va continuer de brûler des calories plusieurs heures après votre session de natation !

Un inconvénient notable est toutefois que la natation en eau froide est connue pour refroidir le sang qui circule dans l’hypothalamus, région cérébrale qui contrôle l’appétit, ce qui rend les nageurs plus susceptibles de grignoter après leur séance que les pratiquants d’autres sports. En plus de l’effet de l’eau froide sur l’hypothalamus, le corps doit également travailler davantage pour conserver sa température, « ce qui suscite une sensation de faim accrue », met en garde John Whyte. Selon lui, cette tendance est une chose dont vous pouvez devenir conscient pour apprendre à y résister si vous nagez pour perdre du poids.

L’impact cutané et les bienfaits sensoriels

L’eau a des propriétés thermo-massantes. En nageant, à chacun de vos mouvements, l’eau que vous allez déplacer va agir comme un massage sur votre peau. C’est un peu comme si vous passiez votre session entière à être massé, sans vous en rendre compte. Les tissus de votre peau sont ainsi drainés, pouvant réduire la rétention d’eau et par la même occasion, la cellulite. Petit bonus : si vous nagez en mer, l’eau salée redouble de propriétés bénéfiques pour votre peau ! C’est un excellent exfoliant et purifiant qui vous fera le plus grand bien. Pour des résultats visibles, on conseille de pratiquer un minimum de 2 entraînements par semaine. Vous pouvez commencer par des séances de 45 minutes, puis, vous pourrez petit à petit évoluer vers des sessions de nage d’1 heure ou plus, en fonction de votre niveau et des objectifs souhaités. À raison de deux entraînements par semaine, les premiers résultats devraient apparaître au bout de 4 à 6 semaines.

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