La plongée sous-marine, activité fascinante et onirique, n'est pas sans danger. Les oreilles, points ultra-sensibles pour les adeptes de plongée, sont particulièrement exposées aux variations de pression. Une gêne, puis une douleur aiguë dans une oreille peuvent stopper net une descente, même magnifique. Si ce scénario vous est familier, sachez que vous n’êtes pas seul ; c’est un problème que la plupart des plongeurs rencontrent et qui représente le premier grand filtre de l’apnée, la porte d’entrée vers la verticalité. Les blessures associées à l’oreille moyenne et aux trompes d’Eustache représentent la catégorie la plus importante de blessures en plongée, soit 38 % de toutes les blessures dans le rapport annuel 2018 de DAN, et 27 % de plus que tous les cas de MDD. Il est crucial de comprendre comment équilibrer la pression dans les oreilles pour profiter de plongées sûres et amusantes, car l'équilibrage de la pression est une technique qui s'apprend.
Comprendre le Mécanisme de l'Égalisation Auriculaire
Lors de l'immersion, la pression exercée sur notre organisme augmente au fur et à mesure de notre descente dans l'eau et a un impact significatif sur le conduit auditif. Très vite, une pression va s’exercer sur vos tympans. La membrane tympanique est comprimée, et une sensation de gêne de type oreille bouchée, voire de douleur, peut être ressentie. Imaginez que votre oreille moyenne, située juste derrière votre tympan, est une petite bouteille d’air rigide. Votre tympan, lui, est le bouchon souple de cette bouteille. Quand vous descendez, même d’un seul mètre, la pression de l’eau augmente et appuie sur le « bouchon » (votre tympan), le déformant vers l’intérieur. Si vous ne compensez pas la pression, celle-ci peut augmenter contre le tympan. Cela peut provoquer une gêne, des douleurs et, dans les cas graves, un barotraumatisme auriculaire. Vos oreilles vous font mal pendant la descente car la pression de l'eau augmente avec la profondeur. La pression à l'extérieur du tympan devient plus forte que celle à l'intérieur de l'oreille moyenne. On parle souvent de « syndrome de l'oreille pincée ».
L'acte de compenser est simplement de réinjecter un peu d’air depuis votre gorge dans la « bouteille » pour rééquilibrer la pression et permettre au « bouchon » de reprendre sa forme initiale. Ce transfert d’air se fait via un minuscule canal que nous possédons tous : la trompe d’Eustache. Vos trompes d'Eustache relient l'oreille moyenne à l'arrière de votre nez et de votre gorge. La déglutition et diverses méthodes d'égalisation sont autant de moyens d'ouvrir les trompes d'Eustache normalement fermées, réduisant ainsi la différence de pression entre l'oreille externe et l'oreille interne. Cependant, si le plongeur n'égalise pas assez tôt ou assez souvent, la différence de pression peut forcer les tissus mous à se rapprocher, fermant ainsi les extrémités des tubes. Le fait de forcer l'air contre ces tissus mous les bloque. L'air ne parvient pas aux oreilles moyennes, qui ne s'égalisent pas, ce qui entraîne un barotraumatisme.
Les Techniques d'Égalisation : Un Éventail de Méthodes pour Tous les Plongeurs
Bien que la plupart d'entre nous aient appris que la meilleure façon d'équilibrer est de pincer vos narines et de souffler par le nez, ce n'est peut-être pas la meilleure façon d'équilibrer la pression de l'oreille. Près de 90 % des plongeurs n'équilibrent pas leur plongée de la bonne manière, selon une enquête menée par l'équipe de DIVEIN. Heureusement, il existe d'autres moyens d'équilibration/compensation de vos oreilles. Comme pour toute nouvelle compétence, il est conseillé de s'entraîner quelques fois et de voir ce qui fonctionne le mieux pour vous.
La Manœuvre de Valsalva : Le Tracteur Robuste, Méthode Initiale
C'est la méthode que la plupart des plongeurs apprennent, et la première technique que la plupart des nouveaux plongeurs apprennent. Elle est la plus instinctive et la plus couramment utilisée en plongée et apnée, car elle fait partie des plus faciles à mettre en pratique. Inventée au XVIIIe siècle par Antonio Maria Valsalva, médecin italien spécialiste de l’anatomie et des maladies de l’oreille, la manœuvre éponyme permet de forcer l’ouverture de la trompe d’Eustache. Employée à l’origine en médecine chez des patients souffrant de troubles ORL, cette manœuvre est aujourd’hui couramment utilisée par les plongeurs.
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Pour la réaliser, pincez vos narines (ou fermez-les contre la jupe de votre masque) et soufflez délicatement un peu d'air par le nez, comme si vous vouliez vous moucher. Le mot important est doucement, ne soufflez pas trop fort. Vous entendrez un « ploc » au niveau des oreilles et votre tympan sera à nouveau équilibré.
Cependant, cette méthode ne doit être pratiquée qu’à la descente et non lors de la remontée, sous peine d’entraîner une perforation du tympan. Elle n'active pas les muscles qui ouvrent les trompes d'Eustache, et peut donc s'avérer inefficace si les trompes sont déjà bloquées par un différentiel de pression. Il est trop facile de souffler assez fort pour endommager quelque chose. Souffler contre un nez bouché augmente la pression des fluides internes, y compris la pression des fluides dans l'oreille interne, ce qui peut entraîner la rupture des "fenêtres rondes". La manœuvre de Valsalva peut blesser gravement le tympan et causer un barotraumatisme de l’oreille, ou bien un accident de décompression. En effet, lors de la remontée, l’équilibre des pressions se fait naturellement. C’est pourquoi elle n’est pas adaptée en apnée, où il est préconisé d’utiliser la méthode Frenzel. Les médecins la recommandent notamment en ORL pour vérifier le fonctionnement de la trompe d’Eustache, ou en cardiologie pour ralentir le rythme cardiaque des patients atteints de tachycardie supraventriculaire. On retrouve aussi la manœuvre de Valsalva dans d’autres domaines de la santé, comme en urologie, neurologie ou chirurgie digestive. Il est également possible d’utiliser cette technique d’équilibrage des pressions pour faire passer le hoquet.
Techniques Alternatives et Plus Sûres : Solliciter les Muscles de la Gorge
Les méthodes de dégagement les plus sûres utilisent les muscles de la gorge pour ouvrir les trompes. Cela ne pose pas de problème tant que le plongeur maintient les tubes ouverts avant les changements de pression extérieure. Pour ceux que la manœuvre de Valsalva ne convient pas, ou pour ceux qui cherchent des techniques plus douces et efficaces, plusieurs alternatives existent :
La Manœuvre de Toynbee : Pincer et Avaler. Vos narines étant pincées ou bloquées contre la jupe de votre masque, déglutissez. Vous ouvrez ainsi vos trompes d'Eustache, qui relient l'oreille moyenne à l'arrière du nez et de la gorge, et comprimez l'air contre elles.
La Technique de Lowry : Combiner Souffle et Déglutition. Cette combinaison de Valsalva et de Toynbee fonctionne bien. Lorsque vos narines sont fermées, soufflez dans votre nez et avalez en même temps.
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La Technique d'Edmonds : Mâchoire et Souffle. Contractez les tissus mous à l'arrière du palais de votre bouche (le palais mou) et les muscles de la gorge. Poussez ensuite la mâchoire vers l'avant et vers le bas et faites une manœuvre de Valsalva. Avancer la mâchoire, la remuer ou bâiller peut aider à ouvrir les trompes d'Eustache.
La Manœuvre de Frenzel : La Voiture de Sport Élégante, Précision du "K". C’est la technique utilisée par tous les apnéistes confirmés. Elle est plus subtile, plus douce et infiniment plus efficace en profondeur. Fermez votre nez et le fond de votre gorge comme si vous vous efforciez de soulever un poids. Faites ensuite le son de la lettre "K". Cela force l'arrière de votre langue à remonter, poussant l'air contre vos trompes d'Eustache. Pour les débutants, cela peut nécessiter de l'entraînement. Les plongeurs qui éprouvent des difficultés à s'équilibrer peuvent trouver utile de maîtriser plusieurs techniques, et cette méthode est difficile à mettre en œuvre tant qu'elle n'a pas été répétée, mais il s'agit d'une technique de plongée que vous pouvez pratiquer n'importe où. Pour vous entraîner, pincez-vous le nez, bouche fermée, et essayez de faire le son « T » ou « K ». Vous pouvez aussi vous placer devant un miroir, pincez-vous le nez, et tentez la manœuvre de Frenzel. Si vous réussissez, vous devriez voir vos narines se gonfler très légèrement, sans qu’aucun de vos muscles du ventre ou du torse ne se contracte.
L'Ouverture Volontaire des Trompes (Béance Tubaire Volontaire). Cette méthode est plus douce que le Valsalva pour éviter les problèmes d'oreilles en plongée. Tendez les muscles du palais mou et de la gorge tout en poussant la mâchoire vers l'avant et vers le bas, comme si vous commenciez à bâiller. Ces muscles tirent les trompes d'Eustache vers le haut. L'ouverture volontaire des trompes demande de l'entraînement, mais vous pouvez apprendre à contrôler ces muscles à temps et à maintenir vos trompes d'Eustache ouvertes pour une équilibration/compensation continue. Le principe est de provoquer un bâillement volontaire.
Les Fondamentaux d'une Égalisation Efficace : Conseils Essentiels
L'équilibrage de la pression dans les oreilles est une compétence essentielle pour le confort et la sécurité en plongée sous-marine. La compensation est un voyage de découverte de son propre corps.
Anticiper et Égaliser Souvent : L'objectif est d'équilibrer la pression avant l'apparition de la gêne. Il est conseillé de commencer à compenser la pression avant même de ressentir une douleur. Pendant la descente, compensez la pression régulièrement et dès le début. N'attendez pas d'avoir les oreilles bouchées. La plupart des autorités recommandent d'égaliser tous les deux pieds de descente. À une vitesse de descente assez lente de 60 pieds par minute, cela correspond à une égalisation toutes les deux secondes. La bonne nouvelle : plus vous descendez, moins vous devrez égaliser, ce qui est un autre résultat de la loi de Boyle. Par exemple, une descente de six pieds depuis la surface comprimera l'espace de l'oreille moyenne de 20% et provoquera une douleur. Les premiers mètres sont particulièrement importants car la variation de pression est proportionnellement la plus forte près de la surface.
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Écouter le Son "Pop" : Avant même de commencer à plonger, assurez-vous que vous pouvez entendre un bruit sec ou un clic dans les deux oreilles lorsque vous avalez. Cela permet de s'assurer que les deux trompes d'Eustache sont ouvertes.
Préparation Avant Plongée : Commencez à équilibrer vos oreilles toutes les quelques minutes, à partir de quelques heures avant de plonger. C'est un excellent moyen de réduire les risques de blocage au début de votre descente. Égalisez à la surface, c'est un excellent moyen de vous aider à franchir les premiers mètres de votre descente lorsque vous êtes occupé à chasser l'air et à vous organiser.
Position du Corps : Descendez les pieds en premier. L'air monte dans vos trompes d'Eustache et le liquide s'écoule vers le bas. En position tête haute, il est beaucoup plus facile d'équilibrer la pression de l'oreille et la force nécessaire est moindre. Levez les yeux, vous ouvrez ainsi vos trompes d'Eustache et vous aidez à vous équilibrer. Évitez de trop baisser ou de rentrer le menton pour regarder vers le fond, cela peut pincer les tissus mous autour de vos trompes d’Eustache.
Contrôle de la Descente : Descendez lentement. Si votre binôme ou votre moniteur descend trop vite pour vous, n’essayez pas de suivre son rythme. Gardez le vôtre et indiquez à la personne que vous voulez qu’elle ralentisse. Utilisez une ligne de descente, c'est un excellent moyen de contrôler votre descente afin que vous puissiez vous concentrer sur une descente lente avec une équilibration/compensation continue.
Hygiène de Vie et Santé : Évitez l'alcool et le tabac. Tous deux irritent les muqueuses, entraînant une production accrue de mucus, qui peut bloquer vos trompes d'Eustache. Ne JAMAIS plonger lors d’un rhume ou encombrement des voies nasales. On ne le dira jamais assez, mais il ne faut pas plonger lors d’un rhume, d’une sinusite ou autres infections pouvant affecter les conduits de l’oreille interne. Il en va de même à la sortie d’un rhume ; laissez-vous quelques jours entre la fin de votre rhume et votre plongée afin de vous assurer que vos conduits ne sont pas encore encombrés. Il est déconseillé de faire de la plongée sous-marine en cas de congestion nasale et d'incapacité à équilibrer la pression confortablement. Plonger avec une obstruction des voies respiratoires peut augmenter le risque de barotraumatisme auriculaire ou sinusal. Veillez à ce que votre masque soit bien dégagé. L'eau dans votre masque et dans votre nez peut également irriter les muqueuses, qui bloquent alors les trompes d'Eustache.
Gestion de la Douleur et du Stress : Ne forcez jamais vos oreilles. Si vous avez mal, arrêtez ! N'essayez pas de résister à la douleur. Si vos oreilles commencent à vous faire mal, remontez de quelques mètres et essayez à nouveau d'équilibrer/compenser. Aucune plongée n'en vaut la peine s'il en résulte un barotraumatisme. La bonne solution n'est pas de souffler plus fort. Marquez une pause dans votre descente et remontez même légèrement. Détendez-vous. Le stress de ne pas y arriver va crisper votre mâchoire et contracter toute la zone. Ce n’est pas l’idéal pour équilibrer. Si malgré tout, ça ne passe pas, remontez et faites par exemple du snorkeling à la place ce jour-là. Inutile de risquer d’avoir des problèmes d’oreilles en plongée.
Communication et Formation : Si vous n'avez jamais plongé auparavant, l'égalisation est l'une des premières compétences que vous apprendrez lors de la plongée. Votre moniteur vous expliquera la technique, vous accompagnera dans vos exercices et vous descendrez lentement. Si vous avez des inquiétudes concernant vos oreilles, prévenez votre moniteur avant le début du cours. Les enfants peuvent apprendre à plonger, mais l'équilibrage de la pression nécessite une attention particulière. Pour les jeunes plongeurs, le moniteur doit descendre lentement, effectuer des contrôles fréquents et veiller à ce que l'enfant reste calme. Les plongeurs certifiés doivent également prendre l'équilibrage au sérieux.
Les Risques et Conséquences : Quand l'Égalisation Échoue
Lorsque la pression ne s'équilibre pas dans les oreilles, on met fin à la plongée ; pas de panique, il y en aura de nombreuses autres alors que des oreilles, nous n’en avons que deux ! Vingt-neuf pour cent des plongeurs ont dû rester hors de l'eau pendant des semaines ou des mois en raison de problèmes d'oreille causés par une mauvaise équilibration/compensation. En cas de variation de pression trop importante, à l’origine de lésions du système auditif, on parle de barotraumatisme. Après l’accident de désaturation, c’est le barotraumatisme qui est le plus souvent observé. Les risques les plus importants se situent entre 0 et 10 mètres de profondeur !
Types de Lésions Auditives Courantes en Plongée
Barotraumatisme de l'Oreille Moyenne (Otite barotraumatique) : Lors de l'immersion, il arrive que l'équilibre des pressions ne puisse pas se faire dans l'oreille moyenne. Cela crée une dépression qui va provoquer la déformation du tympan. En se tendant fortement, le tympan peut se congestionner et venir congestionner à son tour la trompe d’Eustache. Il sera difficile de pouvoir équilibrer la pression dans les oreilles. Si la manœuvre de Valsalva est mal effectuée, les tympans se congestionnent et peuvent endommager les trompes d’Eustache, aggravant l’otite.
Perforation du Tympan : Impossible de ne pas se rendre compte d’une perforation du tympan. La douleur est aiguë et parfois accompagnée de saignements. La perforation survient lorsque la pression devient trop forte sur le tympan.
Barotraumatisme de l'Oreille Interne : Dix fois moins fréquent que le barotraumatisme de l’oreille moyenne mais aux conséquences graves (surdité brusque). Ce type de vertige, parfois appelé vertigo, survient lors de la remontée. Même dans les oreilles, une bulle peut venir se coincer. Les symptômes seront les suivants : nausée, vertiges, vomissements. Tout comme dans d’autres accidents de décompression, celui au niveau des oreilles peut se déclarer tout de suite après la plongée ou plusieurs heures après. On soupçonne que la pression causée par l’égalisation forcée a pu être la cause de l’IBT et d'une fistule périlymphatique (déchirure de la fenêtre ronde ou ovale de l’oreille souvent causée par une forte égalisation) chez certains plongeurs. Les plongeurs atteints d’un IBT et d’une fistule périlymphatique présentaient un dysfonctionnement de la TE beaucoup plus grave.
Otite Externe (Oreille du Nageur) : En plongée, nous évoluons souvent dans de l’eau chaude pleine de bactéries et autres petits intrus qui peuvent venir enflammer le conduit auditif. Cette otite externe est très douloureuse et va bien évidemment vous gâcher vos vacances de plongée. C’est souvent le cas lors de croisières de plongée. Pour prévenir cette otite, mettez un peu d’huile d’amandes douces dans vos oreilles avant l’immersion.
Sensation d'Oreille Bouchée ou d'Eau dans les Oreilles : Il arrive que l’on ait une sensation d’oreille bouchée ou d’eau dans les oreilles après une plongée. Les habitués des bassins de natation connaissent bien cet inconvénient. Il s’agit d’une accumulation d’eau dans le conduit auditif. Il est donc nécessaire de faire sortir cette eau. Pour cela, secouez votre tête en sautant sur place. Si cela ne suffit pas, vous pouvez délicatement introduire un mouchoir en papier pour faire l’effet buvard.
Dysfonctionnement de la Trompe d'Eustache et Facteurs Individuels
Le dysfonctionnement de la trompe d’Eustache (TE) est sur le radar des médecins de plongée depuis longtemps, mais jusqu’à récemment, il était difficile à quantifier. Kitajima et ses collègues en 2016 ont utilisé une nouvelle approche combinée à des calculs simples pour mesurer la pression nécessaire pour ouvrir la TE, le volume maximal d’air dans l’oreille moyenne et la vitesse à laquelle la compensation a été effectuée. On s’attend à ce qu’il faille 200 à 650 décapascals (daPa) pour ouvrir une TE saine. Il s’agit d’un gradient de pression égal à un changement de profondeur de 20 à 66 centimètres/8 à 26 pouces. Il existe des différences anatomiques ou physiologiques mesurables qui peuvent rendre l’égalisation beaucoup plus difficile pour certains élèves.
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