Comprendre les équipements de kayak : du chariot de transport aux subtilités de la navigation

La pratique du kayak, qu'il s'agisse de randonnée, de pêche ou de simple balade, nécessite un équipement adapté non seulement pour la navigation, mais aussi pour la logistique au sol. Entre le transport du matériel, le choix de la propulsion et les accessoires de confort, la diversité des produits peut rapidement devenir complexe. Cet article explore les nuances entourant le matériel spécifique, notamment le chariot "Lazy Boy" et les considérations techniques liées à la pagaie.

Le chariot de transport : le cas particulier du Lazy Boy

Le "Lazy Boy" est un modèle de chariot pour kayak très prisé par les pêcheurs en embarcation, notamment pour sa capacité à faciliter le déplacement sur des terrains difficiles comme le sable mou. Le Lazy Boy en H est un très bon produit pour rouler sur de sable mou, mais ne convienne pas à mon Révo 13 pour des raisons d'encombrement.

La principale problématique réside dans le diamètre et la largeur des roues. Les roues basses pression de gros diamètre comme sur le Lazy Boys-H (300mm, largeur 160mm) au lieu de (230mm largeur 120mm), rendent l'enfilage du chariot dans les trous-auto videurs impossible à faire rapidement quant on est dans l'eau, et que l'on doit sortir rapidement.

La gestion du chariot lors de la mise à l'eau est cruciale. Vue que je saute presque toujours à l'eau avant d'arriver au rivage pour enfiler mon chariot dans les trous auto videur de mon Révolution 13, afin de ne pas l'esquinter en sortant de l'eau, il me faut des roues qui soient gonflables "basse pression" de petit diamètre (230mm largeur 120mm), afin que mon chariot reste bien plaqué sous le kayak lors de ma sortie sans pour autant présenter une trop grande résistance à l'enfoncement dans l'eau lors de sa mise en place.

Un autre point de vigilance est le stockage. De plus leur encombrement assez volumineux ne me permet pas de les placer derrière moi, dans les trous auto-videurs de mon Révo 13, ni à l'arrière de mon vivier ou de ma caisse arrière de rangement, dans les clips que j'y ai fixés (trop de débordement). Certains utilisateurs, comme Max40, notent que si le chariot est imposant, le confort qu'il procure est tel qu'ils ne changeraient que pour un modèle avec assistance électrique. En navigation, le chariot ne touche pas l'eau et ne gêne absolument pas s'il est maintenu par un élastique et un leash au cas où.

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Il est important de noter une confusion possible sur le terme : "Lazy Boy" est également une marque de commerce enregistrée au Canada en 1930 désignant un fauteuil articulé, rembourré, dont le dossier inclinable et le repose-pieds permettent de s'allonger. Ce terme est passé dans le langage courant pour désigner un confort extrême, ce qui explique son emploi pour nommer des chariots de kayak robustes et confortables.

Conseils d'utilisation des chariots de mise à l'eau

Concernant l'utilisation, des avis divergents existent. Certains pêcheurs déconseillent de transporter le chariot sur le flotteur en navigation. Je te déconseille de le prendre avec toi sur le flotteur, c'est mon avis perso, t'en fais ce que tu veux, j'ai la version où tu poses le kayak dessus et je dis la même chose.

Ces grosses roues sont valables si ta mise à l'eau n'est pas très loin de la voiture car une fois le flotteur approché près de l'eau, le chariot retourne dans le coffre de la voiture, sinon tu peux même monter des escaliers avec. Pour le cas des côtes soumises au courant, comme sur la côte Landaise, la prudence est de mise. Si j'essaie de fixer un chariot dans l'eau sur la cote Landaise, sauf si baine et etale, c'est le retournage assuré rien qu'avec le courant. J'ai pas vraiment le choix la bas, il vaut mieux tirer le kayak au sec puis sortir le chariot.

Choisir sa pagaie de kayak : matériaux et technicité

Pour filer sur les flots et vous déplacer avec votre kayak tels les agiles eskimos, il vous faut un élément crucial et indispensable, celui qui vous permettra de vous orienter et d'avancer : la double pagaie de kayak. La composition des matériaux est corrélée à votre niveau et à la fréquence de pratique.

Les pagaies en aluminium sont universelles, robustes, simples et malléables, adaptées pour les débutants. À l'opposé, les pagaies en carbone sont légères, techniques et puissantes, mais plus fragiles et onéreuses, recommandées pour les confirmés. Le choix de la forme de la pale est tout aussi vital. Les pales "Low Angle" (fines et longues) sont idéales pour parcourir de longues distances sans se fatiguer. Les pales "High Angle" (larges, arrondies et courtes) offrent une prise d'eau plus importante, permettant d'avancer plus vite et d'être dynamique, bien que physiquement plus éprouvantes.

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Le réglage de l'angle est essentiel pour la fluidité du mouvement. Pour la pratique du kayak réactif en eau vive, privilégiez un angle entre 0 et 45° pour votre pagaie de kayak afin de moins perdre de temps et d'économiser vos mouvements de rotation du poignet. Pour la pratique du kayak randonnée / touring, optez pour un angle entre 45 et 90° dans le but de limiter la prise de vent et d'éviter une perte d'énergie.

Entretien et durabilité de l'équipement

Prendre soin de sa pagaie est impératif pour garantir sa longévité. Plusieurs règles de base s'imposent :

  1. Ne jamais ranger sa pagaie sans l'avoir rincée et séchée.
  2. Ne jamais transformer l'outil en objet de jeu ou de lancer.
  3. Ne jamais laisser son matériel (pagaie, kayak gonflable, etc.) dans une voiture au soleil durant les après-midis d'été à répétition.

Une fois acquis, ce matériel demande une attention particulière pour ne pas condamner votre investissement à une mort certaine.

La montée en popularité du paddle board adapté

Le paddle board adapté est une discipline qui gagne en popularité, particulièrement auprès des personnes vivant avec des limitations physiques. C'est tout simplement une planche de paddle board utilisée de façon assise avec une pagaie de kayak plutôt que debout avec une pagaie simple. Pour les gens n'ayant pas de muscle du tronc et ayant besoin de support, un siège est installé sur la planche.

Ce sport permet de travailler les muscles stabilisateurs du tronc et d'améliorer la musculation du haut du corps tout en offrant une évasion en nature. Les adaptations nécessaires sont faciles à installer et sont peu dispendieuses. Le pratiquant peut être assis, à genou ou debout sur la planche dépendant de ses capacités et de son niveau de confort. Pour ceux qui ne sont pas en mesure de transférer sur la planche, il est possible de modifier un paddle board pour y fixer un fauteuil roulant.

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