La brasse, souvent perçue comme la nage la plus accessible et la plus facile à apprendre, recèle en réalité de nombreuses subtilités techniques qui en font un défi même pour les nageurs confirmés. Elle se distingue par un mouvement symétrique des bras et des jambes, où les bras décrivent un cercle sous l’eau, et les jambes effectuent un mouvement de ciseau de brasse, essentiel pour avancer. Pour affiner cette technique et renforcer des aspects spécifiques, de nombreux nageurs se tournent vers des accessoires d'entraînement, parmi lesquels les plaquettes occupent une place prépondérante. Bien qu'elles soient fréquemment associées au crawl, leur emploi en brasse suscite discussions et questionnements quant à leur réelle efficacité et leurs modalités d'intégration dans un entraînement. Cet article explorera en détail l'utilisation des plaquettes en brasse, en mettant en lumière les techniques, les avantages potentiels, les précautions nécessaires et les points de vue divergents sur cette pratique.
La Brasse : Une Nage Exigeante au-delà des Apparences
La brasse est une nage fondamentale, apprise dès les premières leçons de natation. Sa popularité est en partie due à la facilité de la respiration en brasse tête hors de l'eau, souvent enseignée aux débutants car elle facilite cet aspect crucial. Cependant, la technique réglementaire, la brasse coulée, exige que la tête soit dans l’eau alignée à la colonne vertébrale, ce qui demande une maîtrise plus avancée. Cette technique peut être abordée dès l’âge de 6 ans, lorsque les capacités motrices sont suffisamment développées.
Une respiration maîtrisée est cruciale pour une brasse efficace. Lorsque la tête est sous l’eau, il est impératif d'expirer continuellement par la bouche et le nez. Le fameux « ciseau de brasse » est le moteur principal de la propulsion en brasse, et sa complexité est souvent sous-estimée. Bien que secondaire par rapport aux jambes, le mouvement des bras est essentiel pour une brasse équilibrée, contribuant à la glisse et à la coordination générale. L’optimisation de la glisse après chaque cycle est d’ailleurs essentielle ; il faut s'allonger au maximum pour profiter de l’élan sans trop prolonger cette phase afin de maintenir la vitesse. La coordination est également cruciale : le ciseau de jambes doit commencer juste après avoir replongé la tête dans l’eau suite à l’inspiration. La brasse est une nage complète qui sollicite l’ensemble du corps. En maîtrisant sa technique, on améliore non seulement ses performances en natation, mais aussi sa condition physique générale. La pratique régulière et la patience sont les clés du succès.
Il est intéressant de noter que la brasse n'a pas toujours le même prestige que d'autres nages plus rapides ou spectaculaires. Les brasseurs ne sont pas toujours des superstars, surtout pas les "brasseurs only". Malgré tout, des nageurs comme Ed Moses ont eu un petit palmarès à faire valoir, détenant vers 2002-2003 la plupart des records du monde en brasse. Mais aux Jeux Olympiques, parce que ça va moins vite et c'est moins spectaculaire, il faut être plus connaisseur pour apprécier vraiment. Cette situation est comparable à d'autres sports, comme en athlétisme où un lanceur de marteau aura moins de sponsors qu'un coureur de 100m, ou en sports collectifs où les gardiens de but ou les piliers droits du rugby sont moins médiatisés. C'est souvent une question de chronos, de performances visibles qui attirent l'attention du grand public.
Les Plaquettes de Natation : Un Outil Polyvalent (et controversé)
Les plaquettes de natation, également appelées paddles, sont des accessoires largement utilisés dans l'entraînement des nageurs. Elles se posent contre la paume de la main et se fixent à l'aide de sangles en caoutchouc, utilisées comme des palmes de main. Nager avec des plaquettes de natation présente deux grands avantages : cela permet d'améliorer sa technique de nage mais aussi de gagner en puissance musculaire. En effet, en nageant avec cet accessoire, la surface de propulsion augmente ainsi que la masse d'eau déplacée. Cela conduit à solliciter davantage les muscles des bras, des avant-bras et aussi des mains. On a l'impression d'être "facile" quand on les enlève après une séance.
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Historiquement, le matériel d'entraînement était surtout l'apanage des nageurs de club qui devaient faire du chemin pour trouver le matériel approprié. Cependant, les marques se sont engouffrées dans ce marché devenu depuis quelques années bien juteux, pour sortir tout et n'importe quoi. Aujourd'hui, on trouve quasiment dans n'importe quel magasin généraliste le matériel autrefois uniquement utilisé par les nageurs de club. Le problème, c'est que le matériel n'a pas du tout été adapté à cette nouvelle demande, et comme bien souvent, les gens s'imaginent qu'en achetant tel ou tel matos, ils vont augmenter leur performance d'un coup. C'est une erreur fondamentale ; le matériel doit rester un support occasionnel, pas une 5e roue. De toute façon, même en crawl, l'intérêt n'est que pour ceux qui s'entraînent correctement, qui ont un minimum de technique et de facilité sans plaquette. Certains feraient mieux de s'abstenir, c'est comme les personnes qui ne font jamais de footing et se mettent à courir avec des poids aux chevilles sans même savoir ce qu'est une fréquence cardiaque.
L'observation de brasseurs utilisant des plaquettes est devenue plus fréquente. J'ai l'habitude de voir des crawleurs avec des plaquettes, mais hier, pour la première fois, j'ai vu un brasseur en utiliser à la piscine Rouvet. Cela ne semblait pas améliorer sa vitesse, car je nageais plus vite que lui. J'en vois régulièrement, j'en ai encore croisé deux ce matin. On imagine que ça sert à la même chose qu'en crawl. Cependant, cette pratique génère des interrogations et des controverses, notamment sur la place qu'elle occupe dans une ligne d'eau publique.
Utilisation Spécifique des Plaquettes en Brasse : Avantages et Techniques
Malgré les débats, l'utilisation des plaquettes peut avoir un intérêt spécifique en brasse, à condition de maîtriser techniquement le mouvement. Le principal objectif des plaquettes est de permettre de travailler les appuis. Tu fais des plaquettes, puis tu enchaînes en nage complète pour sentir tes appuis. Elles améliorent vos appuis, le placement de vos bras et de vos avant-bras et leur mouvement avant de rentrer dans l’eau, parce qu’elles permettent de mieux ressentir les sensations et de corriger les erreurs techniques. En "attrapant" plus d'eau avec vos plaquettes, vous vous concentrez alors sur vos appuis, vos sensations et sur le placement de vos mains et de vos avant-bras. Vous trouvez ainsi plus facilement vos repères et vous découvrez quels sont les mouvements les plus efficaces pour nager mieux et plus vite.
Un autre intérêt est le renforcement musculaire. Les plaquettes renforcent les épaules et les pectoraux du brasseur. C'est un exercice explosif, davantage pour renforcer que pour développer la masse musculaire. Avec des plaquettes, la résistance est plus importante, on tracte plus d’eau, tout simplement parce que la surface d’appui est plus grande. Cela muscle en douceur et en profondeur, principalement le haut du corps, les bras et les avant-bras. Des bras musclés, même en longueur, sont un sacré atout pour un nageur, car on nage principalement à la force des bras et parce que ça améliore la propulsion.
Pour une utilisation technique en brasse, il est conseillé de se concentrer sur le geste plutôt que sur la vitesse ou la puissance. L'idée est de rectifier le placement des mains et de travailler le mouvement des bras, notamment la sortie d'eau. Certains utilisent de petites plaquettes et maintiennent une amplitude limitée, le mouvement se faisant en tirant sur les bras en décrivant un triangle. Il est possible d'utiliser uniquement l'attache située au niveau des doigts et laisser le poignet libre. Si la main est placée correctement, la plaquette doit rester en place sans qu'il soit nécessaire de la tenir. Ce type de série, à vitesse moyenne ou lente avec des temps de repos confortables, permet de modifier réellement le mouvement.
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Précautions, Risques et Bonnes Pratiques
L'utilisation des plaquettes de natation, surtout en brasse, doit être abordée avec prudence et discernement. Il est crucial d'introduire ce type d'entraînement très progressivement pour limiter les risques de blessures. L'importance de la technique est primordiale. Il faut avoir avant tout une bonne technique, car sinon cela peut être très mauvais. Ne nagez jamais directement avec des plaquettes sans échauffement, au risque de chauffer trop vite vos muscles et d'entraîner des tendinites. Faites toujours un échauffement au préalable pour préparer vos muscles en douceur. Dans les piscines, aux horaires publics, c'est toujours très étonnant de voir un paquet de gens arriver au bassin, et sans aucun échauffement se jeter dans l'eau avec des plaquettes.
De plus, il est essentiel de ne pas en abuser et de ne pas en faire la seule composante de l'entraînement. Il est recommandé de ne pas nager avec des plaquettes pendant toute la durée de l'entraînement et de varier avec des séries sans matériel. Ne nagez pas avec des plaquettes pendant toute la durée de l'entraînement et pensez à varier avec des séries sans matériel. Pour modifier réellement et efficacement votre technique, nagez des séries à vitesse moyenne ou lente avec du repos entre chaque série. Enlevez ensuite les plaquettes et reproduisez les mêmes mouvements. Si vous nagez avec des plaquettes, les sensations sont différentes, ce qui peut nécessiter une "rééducation" des sensations sans matériel. Quel est l'intérêt, à moins de toujours nager avec des plaquettes ?
Le choix des plaquettes est également déterminant. Il faut commencer par les plus petites. Il existe différents types de plaquettes de natation à choisir selon le niveau et l'effet recherché. Les plaquettes de petite taille sont plus adaptées aux enfants, aux nageurs peu expérimentés ou peu musclés. Les plus grandes plaquettes sont plus efficaces, mais demandent plus d'efforts. Les plaquettes dont la surface est légèrement supérieure à la taille de la main sont destinées à l’amélioration des appuis. Privilégiez les plaquettes un peu plus grandes que votre main pour travailler les appuis dans l'eau. Les très grands modèles sont réservés pour le renforcement musculaire, et si vous êtes un nageur peu musclé, évitez les grandes plaquettes au risque de vous blesser. Les plaquettes plates sont celles qui épousent le mieux la forme de la main, car la main est normalement à plat dans l'eau. Les plaquettes Malmsten, par exemple, sont recommandées pour un objectif technique, avec les vertes (taille S : 190 x 160 mm) ou les jaunes (taille M : 210 x 180 mm) en fonction de la taille de la main. Il existe des plaquettes avec des trous, des reliefs ou des formes spéciales, mais la plupart de ces artifices ont simplement un intérêt esthétique et n'ont pas réellement d'utilité.
Enfin, une mauvaise utilisation des plaquettes ou une utilisation trop prolongée peut en fait dégrader la technique de nage. En effet, quand on nage avec des plaquettes, on a tendance à forcer davantage pour aller plus vite. Maîtriser cet accroissement de résistance est parfois difficile et détériore la technique. La natation est un sport complet et un équilibre entre les muscles du haut et du bas du corps est indispensable. Se concentrer uniquement sur le mouvement de bras à l'aide de plaquettes pourrait être contre-productif.
Accessoires Complémentaires et Alternatives
Outre les plaquettes, d'autres accessoires peuvent être utilisés pour compléter l'entraînement en brasse, chacun ayant ses spécificités.
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La combinaison de la brasse avec un pull-buoy est une stratégie d’entraînement redoutablement efficace pour perfectionner la technique et améliorer la condition physique. En immobilisant les jambes, le pull-buoy oblige le nageur à se concentrer sur le mouvement des bras, ce qui renforce la puissance de traction et améliore la stabilité du corps. De plus, cet accessoire aide à corriger les déséquilibres corporels en incitant le nageur à adopter une position plus hydrodynamique. La pratique de la brasse avec un pull-buoy vise des objectifs précis : améliorer la coordination entre les mouvements des bras et la respiration, et affiner la technique de glisse en travaillant sur la propulsion et en minimisant la résistance. Le pull-buoy doit être placé entre les cuisses, juste au-dessus des genoux, assurant une flottaison optimale du bas du corps et permettant de maintenir les jambes immobiles. L’alignement du corps est essentiel : il faut garder un corps bien droit et tendu, en évitant que les hanches ne s’enfoncent ou que les jambes ne se balancent latéralement. La phase de traction commence lorsque les mains s’étendent vers l’avant, paumes légèrement tournées vers l’extérieur. Il faut ensuite tirer l’eau vers la poitrine en formant un large arc avec les bras, tout en gardant les coudes hauts. Une fois la traction terminée, les mains doivent se rapprocher de la poitrine avant de revenir en position de départ, les bras tendus vers l’avant. La coordination entre le mouvement des bras et la respiration est essentielle : l’inspiration doit se faire pendant la phase de traction, lorsque la tête est naturellement soulevée par le mouvement des bras, et l’expiration doit être longue et continue pendant que la tête retourne sous l’eau. Ces exercices peuvent être progressifs, allant de la familiarisation avec le pull-buoy pour les débutants, à des variations de vitesse et d’intensité pour les avancés. Les bénéfices incluent le renforcement musculaire du haut du corps, l'amélioration cardiovasculaire, le perfectionnement technique et la conscience corporelle, ainsi qu'un bien-être mental dû à la concentration requise.
Les gants palmés sont une autre alternative. J'ai testé et c'est "bof bof". Ça donne plus d'appui, mais le "palmé" est trop souple pour que ça soit vraiment efficace. En plus, on prend l'habitude de nager avec les doigts écartés, et comme le "palmé entre les doigts" est assez mou (sinon ça deviendrait gênant), ça n'accroche pas vraiment mieux non plus. Ça fait du remous, c'est moins hydrodynamique que la main bien placée, et même pas sûr que la surface gagnée compense. Résultat : sans intérêt, car ça oblige à nager les doigts écartés, donc question recherche du geste juste c'est zéro. Je ne les ai plus sortis de mon sac depuis.
Il existe également des plaquettes pour les pieds. J'ai vu une vidéo sur le net où un nageur (Phelps ?) en utilisait à ses pieds pour améliorer l'angle que font ceux-ci au moment de la poussée.
Certains brasseurs utilisent des palmes pour travailler le positionnement du haut du corps et notamment la bascule des hanches.
La Controverse et les Points de Vue Divergents
L'utilisation des plaquettes en brasse est un sujet qui divise les nageurs, oscillant entre l'adhésion pour les bénéfices techniques et musculaires, et un scepticisme prononcé quant à leur pertinence réelle pour cette nage.
Les détracteurs, parfois avec un ton plus humoristique ou provocateur, arguent que les plaquettes, surtout en brasse, ne servent à rien. Ils estiment que mis à part une sensation de rapidité accrue, si l'on veut travailler les bras ou améliorer sa technique, il est plus efficace de tirer plus fort sur les bras ou de se concentrer sur ses mouvements. Les plaquettes ne peuvent qu'entraver les "bons" mouvements, et la "force" est juste une question d'effort et non pas d'équipement. En brasse, c'est carrément idiot, car seuls ceux qui pratiquent cette nage de manière irréprochable (techniquement parlant) ne se font pas de mal en la pratiquant. La brasse, même si peu de gens le savent ou en ont conscience, y compris chez les "pros", est une nage particulièrement bien adaptée pour les batraciens, mais beaucoup moins pour les humains, qui doivent faire preuve d'une grande rigueur dans leur positionnement et dans leurs mouvements s'ils ne veulent pas se faire plus de mal que de bien. C'est vrai qu'avec des plaquettes, on a l'impression de faire plus, mais c'est juste une impression. En dehors d'une pratique sportive plus ou moins intense, il est plus judicieux de se concentrer sur son positionnement dans l'eau, sur ses mouvements, sa respiration et son rythme, que de miser sur un équipement pour s'améliorer. Il est très rare de rencontrer quelqu'un qui nage "correctement", ce qui ne veut pas forcément dire "rapidement". Mais l'une des conséquences d'une bonne pratique, c'est de meilleures performances. Ensuite, une fois que l'on maîtrise bien sa nage, on éprouve plus le besoin d'utiliser des équipements. Et même, c'est parfois complètement contre-productif, comme le pull-buoy qui sert principalement à ne pas avoir besoin de se positionner correctement sur l'eau en assurant la flottaison automatique du nageur, alors que celui-ci flotte "naturellement" lorsque le nageur est bien positionné. Du coup, les gens qui utilisent le pull-buoy ont ensuite beaucoup de mal à nager correctement sans. Les plaquettes sont perçues comme une solution de facilité si on pratique plus de 50% de sa séance avec cet éducatif. De la même manière, nager avec le pull-buoy au cul est comparé à nager avec une ceinture de flottaison. Les accessoires déforment fatalement les perceptions ainsi que l'impact du positionnement et des mouvements par rapport à la nage sans prothèse, ce qui entrave une bonne pratique de la nage "normale".
Un autre aspect de la controverse concerne la cohabitation dans les piscines publiques. J'ai l'impression que la brasse à plaquettes pousse le nageur à se concentrer encore plus sur son mouvement et à maximiser l'amplitude, ce qui prend encore plus de place dans une ligne. Sans doute pour éviter l'effet "moissonneuse batteuse" que certains ne manqueraient pas d'expérimenter, la brasse avec plaquettes est interdite dans certaines piscines (à Berlioux par exemple). C'est un manque de respect envers les autres si les lignes d'eau sont bondées, car même en maîtrisant sa nage, on n'est pas à l'abri de donner un coup. Il est plus aisé de pratiquer en club, où les nageurs sont généralement du même niveau et font ensemble les mêmes exercices.
En revanche, les partisans de l'utilisation des plaquettes soulignent que c'est un grand classique en club, et que si l'on n'y parvient pas, c'est que le mouvement de bras est mal placé. Avec les paddles, on ne cherche pas la vitesse ou la puissance, on travaille le geste. Un brasseur sachant brasser doit pouvoir brasser avec plaquettes, l'outil servant à affiner la technique pour de meilleurs résultats sans accessoire.
En somme, avec ou sans plaquettes, on repère très vite celui ou celle qui "maîtrise" ou non la nage, celui qui souhaite s'améliorer, celui qui veut juste faire de l'exercice, et malheureusement, celui ou celle qui s'en tape des autres. La question fondamentale demeure : l'équipement est-il un moyen d'améliorer intrinsèquement la nage, ou une béquille qui peut détourner du travail fondamental sur la technique, le positionnement et les sensations naturelles dans l'eau ?
Les Fondamentaux de la Technique de Brasse
Indépendamment de l'utilisation d'accessoires, une maîtrise solide des bases techniques de la brasse est indispensable pour progresser et éviter les blessures. Voici les trois règles fondamentales :
Règle n°1 : Bien se positionner
Pour une brasse efficace, il est essentiel de se concentrer sur l’alignement du corps et sur sa position. Il faut se placer au plus près de la surface de l’eau pour avoir un bon équilibre. Cela permet également d’avoir moins de poids à déplacer lorsque le corps est en mouvement. En position de glissée, les fesses sont au ras de la surface, la tête est sous l’eau, les bras tendus vers l’avant et les jambes vers l’arrière. C'est la position de glissée. En mouvement, il faut adopter une position hydrodynamique, notamment au moment de la coulée. La tête est dans l’alignement du corps, qui est gainé, ce qui permet de mieux glisser dans l’eau.
Règle n°2 : Maîtriser les mouvements des bras et des jambes
Une fois en position de glissée, bras tendus vers l’avant, paumes jointes, on commence avec un mouvement de bras. Il se décompose en 4 étapes : appui, traction, compression, glissée.
- Appui : C'est la position de glissée.
- Traction : Consiste à ramener les bras vers l’arrière. Les doigts sont presque joints, les paumes des mains tournées vers l’extérieur et les pouces orientés vers le fond du bassin. Quand on ramène les bras vers l’arrière, les coudes ne doivent pas dépasser les épaules. La tête sort naturellement de l’eau à ce moment.
- Compression (ou poussée) : On ramène les mains vers la poitrine et on les tend vers l’avant, paumes jointes, pour revenir à la position d’appui. La tête entre sous l’eau au moment de la poussée.
- Glissée : Une fois les bras revenus dans la position d’appuis, on se laisse glisser dans l’eau.
Pour la brasse, il faut surtout retenir que c’est le mouvement des jambes, ou ciseau de brasse, qui importe le plus. Bien réalisé, il permet une bonne propulsion. C’est l’un des plus techniques et des plus difficiles en natation, contrairement aux idées reçues. Pour le maîtriser, on retient qu’il s’effectue en 3 temps : plier, écarter, serrer.
- Plier : On plie les jambes, en ramenant les talons sur les fesses.
- Écarter : Ensuite, on écarte, pieds orientés vers l’extérieur, jambes toujours fléchies.
- Serrer : Enfin, on se propulse, en resserrant les jambes pour les tendre vers l’arrière. Les jambes reprennent la position de départ. On doit sentir une petite ondulation naturelle au niveau du bassin. Attention, les mouvements de jambes doivent toujours être bien symétriques.
Pour être efficaces, les poussées des bras et des jambes doivent être bien coordonnées. On plie les jambes une fois la traction avec les bras terminée.