Au minimum pour un kayakiste solitaire, il est vraiment important de posséder un flotteur de pagaie et de savoir comment l'utiliser pour remonter effectivement dans son kayak. En effet, le kayak étant un sport nautique, la sécurité est un aspect essentiel. Lorsqu’on navigue seul, il faut redoubler de précaution, notamment lorsqu’on se renverse. Il est difficile de remonter seul à bord d’un kayak. Le paddle float ou « flotteur de pagaie » s’accroche à la pale de la pagaie. Une fois en place, la pagaie gagne nettement en flottaison et le kayakiste peut s’appuyer sur le manche pour remonter à bord de l’embarcation. Si vous êtes adepte du kayak de mer ou en eau calme, il est fortement recommandé de vous équiper d’un paddle float, notamment si vous naviguez seul. Il fait par ailleurs partie des équipements obligatoires pour les kayaks de mer allant au-delà de 300 m des côtes.
Nature et conception du flotteur de pagaie
Un flotteur de pagaie peut être fabriqué à partir de mousse à cellules fermées, mais habituellement il est gonflable. Il existe deux grandes typologies de paddle float : en mousse rigide et gonflables.
Les flotteurs de pagaie en mousse rigide se présentent sous la forme d’un bloc de mousse entouré d’une toile résistante et de deux sangles pour accrocher la pale de la pagaie. Le paddle float rigide est robuste. Son principal inconvénient est la place qu’il prend puisqu’il n’est pas possible de le plier. Mais dans le cadre de sorties à la demi-journée, généralement le kayak n’est pas très chargé et on peut facilement fixer le paddle float sur le pont du bateau sous les élastiques, entre les jambes ou sur l’élastique arrière. Certains kayakistes considèrent d'ailleurs que le flotteur rigide est le seul accessoire pouvant véritablement prétendre à la qualification « de sécurité », tout en acceptant les contraintes d'encombrement liées, et ajoutent qu'il fait un excellent siège.
À l'inverse, les modèles gonflables sont constitués d’un plastique souple, d’une ou plusieurs chambres à gonfler comme un ballon et de pipettes dans lesquels on soufflera. Ils présentent deux avantages : tout d’abord, le paddle float gonflable est beaucoup moins gros lorsqu’il est dégonflé, ce qui s’avère très pratique en bivouac ou pour les sorties plus longues. Lorsqu’on utilise un modèle performant, les deux réservoirs d’air se gonflent indépendamment à l’aide de petits tuyaux très résistants. Cela permet notamment de n’en gonfler qu’un côté s’il faut aller plus vite.
Les critères qui déterminent l’efficacité d’un paddle float kayak sont sa capacité de flottaison. Plus elle est élevée, plus l’auto-récupération et la remontée à bord du kayak seront faciles. On regarde également la facilité d’utilisation du produit. Il est important de vérifier systématiquement le tranchant de la pale avant de l'enfiler pour éviter d'endommager le flotteur.
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Méthodologie d'utilisation en situation de récupération
Notez que si la météo est mauvaise, remonter dans un kayak est une épreuve même si vous connaissez les astuces. Et si vous ne les avez pas encore toutes pratiquées, vous échouerez sans doute même par temps calme. Par mauvais temps, remonter dans votre kayak peut être une tâche fastidieuse.
Prenez votre flotteur de pagaie, insufflez un peu d'air à l'intérieur et fixez-le après votre pale. La pale de la pagaie est parfaitement accrochée à l’aide d’une attache réglable. Truc : vous devez également retourner votre kayak à l'endroit et essayer d'enlever la majeure partie de l'eau située dans le cockpit. Placez l'autre pale sur le pont arrière de votre kayak juste derrière l'hiloire. Quelques personnes conseillent de sécuriser la pagaie sous les cordes de pont, mais cela peut compliquer les choses ensuite. Par conséquent, vous devez d'abord essayer de remonter sans sécuriser la pagaie, et seulement si vous échouez, utilisez les cordages pour faire un support flottant fixe.
Restez à la poupe, tel que la pagaie soit entre vous et le siège. Saisissez d'une main la pagaie et l'hiloire et placez votre bras par-dessus le manche de pagaie. Accrochez votre autre bras à la ligne de vie opposée ou à tout ce qui peut vous servir d'une bonne poignée. Vérifiez que la pagaie et le kayak forment un angle de 90 degrés entre eux et forment une sorte de lettre T ; ça doit ressembler au croquis. De cette manière, la pagaie vous apportera le meilleur support possible.
Soulevez-vous et hissez le haut de votre corps sur le pont arrière. Rapidement, soulevez une jambe et crochetez-la sur le manche de pagaie. Ensuite, soulevez également l'autre jambe sur la pagaie et tâchez de maintenir la pagaie et le kayak avec un angle de 90 degrés. Glissez votre corps au maximum sur le pont arrière en gardant l'équilibre légèrement du côté du flotteur de pagaie. Glissez la jambe la plus à l'avant dans le cockpit. Placez une main sur le manche de pagaie, tenez-le fermement et balancez également l'autre jambe dans le cockpit. Après que vous ayez réembarqué avec succès, vous pouvez basculer la pagaie devant vous, mais ne retirez pas de suite le flotteur de pagaie.
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