Les Mystères de l'Océan : Comprendre Pourquoi les Orques S'intéressent aux Bateaux et aux Surfeurs

Depuis 2020, les interactions entre les orques et les embarcations, particulièrement au large de la péninsule ibérique, ont connu une recrudescence notable, suscitant à la fois l'inquiétude des navigateurs et un vif intérêt de la part de la communauté scientifique. L’expérience est traumatisante, parfois dramatique, et les images impressionnantes. Lorsque cela arrive, les navires coulent et l’issue peut être tragique pour les occupants. Ce phénomène, initialement perçu comme une série d'attaques inexpliquées, est désormais au cœur de nombreuses recherches visant à élucider les motivations de ces mammifères marins fascinants. De nombreuses questions entourent cette nouvelle lubie des animaux marins, et les scientifiques se demandent ce qui motive les orques à agir de la sorte.

L'Émergence d'un Phénomène Inquiétant en Mer

La recrudescence d’incidents a amené la communauté scientifique à s’intéresser de près au phénomène. Depuis plusieurs années, les interactions avec des orques, aussi nommées « attaques » d’orques, se sont intensifiées notamment dans le détroit de Gibraltar et la côte Atlantique ibérique. En 2024, ce sont 125 interactions entre orques et voiliers qui ont été recensées, principalement du mois de mai au mois de septembre. Un phénomène inexpliqué jusqu’ici par les spécialistes. Ces interactions, qui vont d’un simple encerclement à une violente attaque, le plus souvent du gouvernail du navire, voire au naufrage de l’embarcation. En 2022 ces événements se sont amplifiés engendrant des dégâts tels que 15% des bateaux concernés ont dû demander un remorquage, généralement parce que leur gouvernail avait été mis hors d’usage. Au début de l’article vous avez pour les éviter, une carte de l’aire géographique où se déroulent les interactions.

L’expérience des plaisanciers qui ont été confrontés aux orques montre qu’il y a des choses à faire et d’autres à ne pas faire. Un bateau norvégien a été agressé encore plus au nord, à 170 milles au large de Brest. Si les orques nagent dans de nombreuses mers du monde, une population spécifique préoccupe les plaisanciers de l’Atlantique Nord-Est : les orques ibériques, qui évoluent dans le golfe de Cadix et dans le détroit de Gibraltar. Les « attaques d’orques en Atlantique » ont commencé à susciter de l’inquiétude chez les plaisanciers en 2020. Ce qui est clair, c’est que les orques agissent en groupe et semblent adopter des comportements ciblés envers certains navires. Une quinzaine d'individus parmi cette population de moins de 50 orques ont endommagé des centaines de petits bateaux, dont au moins six ont coulé. Les dommages touchent généralement les gouvernails et les équipages parviennent généralement à rejoindre un port sûr, mais beaucoup ont dû faire appel aux services de secours. À ce jour, personne n'a été gravement blessé par les orques. En revanche, certains voiliers ont été endommagés, avec des appendices ou safrans frappés, mordus, voire cassés. Dans de rares cas, des bateaux ont même coulé à la suite d’une attaque d’orques.

Les Orques Ibériques : Une Population Unique et Intelligente

L’orque est un mammifère marin appartenant à la famille des Delphinidés, réputé pour son intelligence. L’espèce est reconnaissable à sa robe noire et blanche ainsi qu’à sa nageoire dorsale, un peu plus imposante chez le mâle. Plus grand dauphin du monde, l’orque mesure généralement entre 5 et 9 mètres. En moyenne une orque adulte mesure de 6,50m à 8.50 mètres et pèse de 5 à 7 tonnes. Sa vitesse de croisière est d’environ 8 nœuds, avec des pointes à 30 nœuds pour les plus rapides. Les orques passionnent les biologistes par leurs comportements sociaux complexes et leur intelligence. Les scientifiques étudient les sons qu’elles émettent pour communiquer, soupçonnant qu’elles aient construit un véritable langage.

La population d'orques ibériques, bien que présente dans une zone géographique restreinte, est au centre de toutes les attentions. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la population est estimée à une cinquantaine d’individus seulement. Il est donc indispensable de veiller à la protection des orques et à l’équilibre de cette espèce en particulier, quelles que soient nos envies et projets de navigation. Selon les scientifiques qui ont étudié le phénomène, sur les 40 orques recensées dans la péninsule ibérique, seuls une quinzaine d’entre eux sont impliqués dans les interactions avec les bateaux. Ce groupe, décrit comme plus curieux que les autres, est composé de mâles juvéniles et adolescents. Ces animaux, sociaux et extrêmement intelligents, sont connus pour « jouer » avec des objets.

Lire aussi: Adaptations comportementales des orques

Au Cœur des Théories : Pourquoi les Orques S'intéressent-elles aux Bateaux ?

Concernant les raisons qui poussent les espèces à venir rencontrer les bateaux, les avis divergent. Les motifs du comportement de ces cétacés ne sont pas faciles à déterminer. Selon une équipe de biologistes qui a mené l’enquête, ce comportement résulte davantage d’un jeu pour les cétacés que d’une forme d’agressivité. Les biologistes ont beaucoup communiqué sur l’hypothèse d’un jeu, peut-être lié à l’apprentissage de la chasse pour les jeunes orques.

L'Hypothèse du Jeu et de l'Entraînement à la Chasse

Une nouvelle étude espagnole, publiée en juin dans Ocean & Coastal Management, donne une théorie différente : les orques utiliseraient les moteurs des bateaux comme des cibles pour s’entraîner à chasser. L’équipe de chercheurs menée par Bruno Diaz Lopez a modélisé les mouvements des orques en fonction des saisons, à partir de ces données d’attaques. Ils ont très vite pu constater que les mouvements des thons et ceux des orques étaient similaires et dictés par des réalités climatiques et environnementales. En clair, lorsque les thons arrivent quelque part, les orques suivent de près. Les orques de la péninsule ibérique se nourrissent de thon rouge de l’Atlantique. Or, selon les données des chercheurs, alimentées par les déclarations des personnes attaquées, 47 % des attaques (sur 597 événements du genre) ont eu lieu alors que les orques semblaient attirées par le navire. Les moteurs de bateaux pourraient être pris pour des thons, nourriture préférée des orques.

Selon les chercheurs, les animaux utiliseraient donc les moteurs des bateaux comme des leurres pour s’entraîner à attraper des thons. En effet, les thons rouges ne sont pas faciles à piéger. Parfois lourds de plusieurs centaines de kilos lorsqu’ils arrivent à maturité, ils voyagent en banc et nagent très rapidement. Pour les attraper, les orques s’y mettent à plusieurs et foncent sur le banc. "Un orque frappe et l’autre frappe à son tour", explique l’auteur de l’étude. Cette première étape, qui permet d’isoler un thon du banc pour le poursuivre ensuite jusqu’à l’épuisement, semble être celle répétée sur les bateaux de pêcheurs. Pour les scientifiques, au départ l’idée était vraiment de n’offrir aucune stimulation aux épaulards.

L'Abondance de Nourriture et le Temps de Jeu Accru

L’autre raison, selon les spécialistes, c’est l’abondance de nourriture, notamment de thon rouge, dans la péninsule ibérique. Avec le réchauffement climatique, cette espèce se trouve désormais en quantité abondante dans les eaux du sud de l’Europe. Alors qu’il a été en danger pendant un long moment, le thon rouge de l’Atlantique est aujourd’hui tiré d’affaires, grâce notamment à la régulation de la pêche. Puisqu’ils sont plus nombreux dans les eaux où les orques chassent, ces derniers passent moins de temps à chercher de la nourriture et ont donc davantage de moments pour se distraire. "Si on mange à sa faim, on a plus le temps de jouer", résume Bruno Diaz Lopez pour Live Science. Conséquence, les orques passent moins de temps à chercher de la nourriture et plus de temps à « jouer », estiment les scientifiques. "Le comportement présente des points communs avec les tendances observées ailleurs et semble associé au jeu ou à la socialisation, peut-être encouragé par l’augmentation récente de l’abondance et de la disponibilité des proies - réduisant le temps nécessaire à la recherche de nourriture - et par la réduction des interactions négatives avec les pêcheries", peut-on lire sur le rapport.

Le Comportement Temporaire et l'Apprentissage Social

Selon les spécialistes, les orques sont connues pour développer des comportements temporaires. C’est le cas d’un groupe de cétacés du nord-ouest du Pacifique qui a été observé en train de jouer avec des marsouins jusqu’à les tuer, sans jamais les manger. En 1987, dans la même zone, ils avaient été repérés pour avoir porté des saumons morts sur leurs têtes. "Certaines populations d’orques peuvent développer des modes comportementales inhabituelles et temporaires et d’autres idiosyncrasies [ou caractères individuels] qui ne semblent pas servir un objectif d’adaptation évident", peut-on lire dans le rapport. Les orques Gladis se trouvant majoritairement au large, il faudrait, pour éviter la zone à risque, naviguer au plus près des côtes, dans des eaux peu profondes - idéalement moins de 20 mètres de profondeur.

Lire aussi: Réalité des orques vs. mythes du web

Si Bruno Diaz Lopez pense que "jouer, c’est apprendre", d’autres chercheurs restent convaincus que les orques ne s’attaquent pas aux bateaux avec la conscience de s’entraîner pour la chasse. Selon les spécialistes, les jeunes orques ont pu voir leurs aînés « jouer » avec des gouvernails et copier leur comportement. "Les épaulards sont connus pour jouer avec des objets ou d’autres animaux dans leur environnement au point de les endommager. Les interactions comportent plus d’éléments compatibles avec un comportement à la mode ou un jeu/socialisation qu’avec une agression. L’utilisation de termes tels que attaque pour décrire ces interactions est donc inappropriée", ont écrit les experts dans leur rapport. Cela n’empêche pas les adultes d’y participer, et de tout leur poids. Il faut imaginer le choc que produit une orque lancée à bonne vitesse sur la coque d’un voilier en polyester ou en contre-plaqué. Alors sans doute la collision ne se produit-elle pas à 30 nœuds, car d’une part la bête risquerait de se faire mal et d’autre part il y aurait eu beaucoup plus de bateaux coulés. Jusqu’ici ce sont surtout des gouvernails qui ont été défoncés et “croqués” par nos espiègles compagnes des mers.

Les Théories Moins Privilégiées : Vengeance ou Rancune ?

Quoiqu’il en soit, la thèse de la vengeance de la nature contre l’homme fleurit dans nos conversations sur les attaques d’orques. Alimentée par une culpabilité écologique et une angoisse de fin du monde très 21e siècle. Sans verser dans l’anthropomorphisme, ce ne serait pas la première fois qu’on constate de la rancune chez les animaux. Le loup, l’éléphant et le corbeau sont déjà connus pour leur côté soupe au lait. Or, les orques peuvent-elles détruire pour le plaisir? Si l’hypothèse d’une vengeance des orques, même transformée en jeu au fil du temps, n’est pas totalement exclue, il ne serait pas très malin de leur faire à nouveau du mal. Le reste est question d’éthique, de philosophie, et de rapport à la nature. Nous savons parfaitement que nous perturbons les écosystèmes, et sommes à l’origine de la disparition de nombreuses espèces. Les populations d’épaulards sont très affectées par les activités humaines. Les principaux coupables sont les PCB, substances chimiques qui continuent à faire des ravages sur la faune marine. Les orques en tant que superprédateurs se trouvent en bout de chaîne alimentaire. Ils finissent donc par consommer tout le PCB absorbé par les autres organismes marins.

Cartographie du Risque et Zones d'Interaction

Les orques sont particulièrement redoutées des plaisanciers en Atlantique : au large de l’Espagne, du Portugal et de Gibraltar. Dans cette zone à la sortie de la Méditerranée, en effet, quelques interactions ont eu lieu entre orques et voiliers en navigation. Les zones les plus à risque restent concentrées autour du détroit de Gibraltar, ainsi que le long de la côte ouest de l’Espagne et du Portugal. Les incidents surviennent généralement en navigation côtière ou semi-hauturière, parfois lors de traversées vers les Canaries ou les Açores. TENIR COMPTE le tableau mensuel/annuel CA lors de la planification d'un passage afin d'examiner les périodes d'interaction maximales dans les différentes zones de la région touchée. Les orques Gladis se trouvant majoritairement au large, il faudrait, pour éviter la zone à risque, naviguer au plus près des côtes, dans des eaux peu profondes - idéalement moins de 20 mètres de profondeur. Pour l'équipage qui s’apprête à naviguer dans la zone d’attaque des orques, se renseigner au préalable est extrêmement important.

Il est possible de se référer aux cartes des interactions récentes, disponibles sur orca iberica. D’après le rapport publié en 2021 sur Orca iberica, la vitesse du bateau renforce les comportements de chasse des orques. Selon l'International Whaling Commission (IWC), commandé par les gouvernements espagnol et portugais, depuis quatre ans, les orques ont engendré au moins 673 interactions avec des bateaux dans le détroit de Gibraltar.

Stratégies et Précautions pour les Navigateurs

Face à ce phénomène, diverses recommandations et stratégies sont proposées aux plaisanciers naviguant dans les zones concernées. Il n'existe pas de mesure dissuasive unique, efficace, sûre et légale.

Lire aussi: En savoir plus sur les orcas et les voiliers

Mesures Préventives et Comportement en Cas d'Interaction

Itinéraire : éviter autant que possible les zones identifiées à risque (détroit de Gibraltar, côte Sud-Ouest de l’Espagne, Portugal entre Cadix et Lisbonne). Bateau : renforcer le gouvernail avec des protections amovibles (filets ou structures rigides) dès lors que cela est possible. INFORMEZ l'équipage de votre plan d'action en cas d'interaction avant de partir en mer.

En cas d’interaction avec des orques, si les conditions le permettent, le GTOA préconise d’affaler les voiles, de couper le moteur et le pilote automatique, et d’immobiliser le voilier. Ceci, pour rendre le bateau inintéressant aux yeux des orques, leur faire perdre leur intérêt et les inciter à s’éloigner. Les scientifiques du GTOA et le gouvernement portugais fournissent des conseils différents de ceux du gouvernement espagnol et de Conservación, Información y Estudio sobre Cetáceos (CIRCE) sur les mesures à prendre en cas d'interaction/d'attaque. Il est demandé aux plaisanciers de filmer, si possible, la scène : en effet, ceci faciliterait l’identification des individus concernés et la compréhension de leur comportement.

Solutions Testées ou Envisagées : Entre Efficacité et Éthique

Parmi les dispositifs étudiés, le pinger anti-déprédation est un répulsif acoustique à embarquer en un exemplaire ou deux - pour un monocoque ou un catamaran - et qui permet de garder les orques ibériques à distance. La solution n’aurait pas d’impact sur le milieu marin et la biodiversité, si ce n’est de repousser la venue des cétacés autour du bateau… mais, selon nous, il est facile d’imaginer que cet équipement puisse déranger les différentes espèces. L’été 2022 un certain nombre de voiliers se sont mis à traîner un ou deux pingers en surface ou légèrement sous l’eau. Peut-être les pingers diminuent-ils quand même la durée des interactions, ou leur fréquence, comme c’est le cas pour les filets. Mais nous n’avons pour le moment pas de recul, pas de statistiques qui permettent de l’affirmer. Par contre les fabricants de matériel de pêche commencent à s’intéresser à ce nouveau marché et proposent des balises qui émettent sur des fréquences spécifiques aux orques. La manière optimale de les utiliser, a priori plutôt sous l’eau qu’en surface et le nombre nécessaire devrait s’affiner si des études rigoureuses sont menées. Or pour le moment c’est plutôt le doigt mouillé et les retours d’expériences individuels qui nourrissent nos spéculations. Par exemple certains plaisanciers qui ont été attaqués malgré l’usage de pingers se demandent si les pingers n’auraient pas pour effet d’attirer les orques au lieu de les éloigner. Les chercheurs appellent donc les navigateurs à ne pas trop s’éloigner des côtes et à ne pas utiliser de mesure de dissuasion (pétards, décharges électriques) nuisible pour l’espèce. Selon eux, ces mesures sont non seulement inefficaces, mais pourraient contribuer à augmenter l’agressivité des orques. Mettre les orques en fuite revient à leur faire peur ou à leur rendre très désagréable la fréquentation de votre bateau. Non seulement dans les eaux espagnoles et portugaise c’est interdit.

L’imagination des navigateurs est sans limite. Du déversement de sable au pistolet lance-fusée en passant par l’électrification ou l’empoisonnement du safran et la pose de clous sur son bord de fuite. Pour cela il est possible de se référer aux cartes des interactions récentes, disponibles sur orca iberica. La Cruising Association cherche à déterminer au travers de son questionnaire si la couleur de l’antifouling peut jouer un rôle, même si certaines attaques ont lieu la nuit. Il en ressort que les peintures anti-salissures noires seraient les plus attractives. De plus en plus de témoignages de navigateurs sortent sur les fils de discussion à ce sujet. En répandant du sable autour de leur bateau au cours d’une interaction, des skippers ont vu les orques s’éloigner rapidement. Le sable semble donc les déranger assez pour rendre leur « jeu » avec le bateau désagréable. La technique est relativement simple, peu coûteuse, indolore pour les orques et elle ne pollue pas.

Quand l’arrêt total du bateau n’a pas suffit à calmer le jeu, des skippers ont testé la marche arrière au moteur en effectuant des cercles ou des lacets. Parfois vous n’aurez pas le temps de réagir. Au final si ces techniques de découragement ont échoué , il ne vous reste plus qu’à demander un remorquage. Il existe actuellement 3 techniques reconnues pour éloigner les orques d’une zone maritime. A priori elles n’ont jamais été éprouvées pour la protection des navires de plaisance. L’agence américaine d’Observation Océanique et Atmosphérique a mis au point un protocole d’éloignement des orques en cas de “fuite de pétrole”. En effet les orques ne savent pas éviter les nappes de mazout et peuvent être victimes directes des marées noires. A cet effet les chercheurs utilisent par exemple des hélicoptères pour créer des remous désagréables. Mais gardons à l’esprit que ce protocole aux grands moyens a été pensé pour protéger les orques des hommes et non les plaisanciers des orques. Dans un esprit nettement plus pacifique les biologistes de la NOAA immergent partiellement des tuyaux en acier de 2,50m et les frappent à l’aide de marteaux. En France on peut acheter des pétards de rappels dans les boutiques physiques de matériel de plongée. Ces explosifs sont destinés à rappeler les plongeurs sous-marins en surface en cas d’urgence. En réalité l’article de la NOAA ne détaille pas comment les biologistes s’en servent. Ces petites balises ont été développées pour tenir les dauphins à distance des filets de pêche.

Préparation aux Dommages et Assurances

Les heurts avec des orques ou les sinistres qui y sont liés sont couverts par les contrats APRIL Marine dès lors qu’il s’agit d’un contrat multirisques et que l’évènement s’est produit dans la zone de couverture définie au contrat, de façon identique à un heurt avec un OFNI. Dans le cas d’un contrat multirisques, APRIL Marine prendra en charge l’assistance et la réparation des dommages dans les conditions définies au contrat. Si vous n’êtes pas assuré chez APRIL Marine, nous vous invitons à vérifier les garanties de votre contrat d’assurance actuel.

Voilà une question pour les architectes navals et les stratifieurs chevronnés. Compte tenu de la puissance de ces animaux, il va falloir vraiment construire quelque chose de costaud. A ce point, je pense avoir fait le tour de la plupart des mesures testées ou envisagées. Nous pouvons en déduire un protocole de sécurité « maison ». Optimiser les procédures habituelles de sécurité en haute mer. Prévoir divers cas pour être prêt à lutter contre une voie d’eau, appeler les secours, évacuer le bateau rapidement si nécessaire. S’équiper de Pingers avec de quoi les immerger. Se procurer un tuyau de 2,50m en acier galvanisé, ou en inox. En dernier recours, s’ils menacent d’enfoncer la coque et en prenant soin de ne pas les lancer.

Comprendre et Coexister : Vers une Gestion Durable

Rencontrer un groupe d’orques en navigation peut faire peur, mais souvenons-nous qu’il s’agit d’espèces marines qui sont, en Atlantique Nord-Est, chez elles. Les orques ont-ils conscience que leurs jeux les entraînent à chasser ? Les chercheurs appellent donc les navigateurs à ne pas trop s’éloigner des côtes et à ne pas utiliser de mesure de dissuasion (pétards, décharges électriques) nuisible pour l’espèce. Pour autant si un orque commence à enfoncer la coque de notre voilier… allons nous le laisser faire?

Je laisse la conclusion (provisoire) à la biologiste marine Paula Méndez Fernandez dans le magazine Reporterre: « Il faudrait aussi que l’on accepte que les orques sont à leur place. Si l’on ne trouve pas de solution, il faudra accepter que l’on ne puisse pas naviguer à certains moments dans une zone donnée, par sécurité. ». Depuis plusieurs années, les interactions avec des orques, aussi nommées « attaques » d’orques, se sont intensifiées notamment dans le détroit de Gibraltar et la côte Atlantique ibérique. L’expérience des plaisanciers qui ont été confrontés aux orques montre qu’il y a des choses à faire et d’autres à ne pas faire. Un ennemi, c’est quelqu’un qui veut votre perte. Qu’en est-il des orques de Gibraltar? Mieux vaut donc se préparer à y faire face, comme pour tous les dangers que la navigation comporte.

#

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *