La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) est une association dont la mission est de sauver des vies humaines, en mer et sur le littoral. Chaque année, près de 32 000 personnes sont secourues par les Sauveteurs en Mer. En parallèle, son action préventive auprès des usagers de la mer est permanente. La SNSM, véritable pilier de la sécurité maritime et littorale en France, opère 214 stations de sauvetage équipées de 450 navires, du canot tous temps de 18m au jet-ski. Cette organisation s’impose comme le premier armateur de France, à la tête d’une flotte de 792 embarcations, du navire de sauvetage hauturier de 17 mètres au scooter des mers.
La SNSM : Premier Armateur de France et Gardienne des Côtes
L’acquisition et l’entretien de la flotte représentent un fort investissement chaque année, qui s’accroît avec l’actuelle nécessité de renouveler les navires hauturiers. Avec un âge moyen de 19 ans et plus de 20 types d’embarcations différentes, la flotte de la SNSM est vieillissante et hétérogène, impliquant des frais importants de construction, de maintenance et de formation. Face à ce constat, la SNSM a donc initié un plan d’envergure de renouvellement des navires depuis 2020. Ce programme a pour objectif de faire face au vieillissement de ses bateaux actuels, homogénéiser sa flotte, améliorer la sécurité des sauveteurs mais aussi s’adapter aux nouvelles pratiques nautiques et répondre aux enjeux écologiques. Malgré un contexte économique complexe marqué par la hausse des coûts et la crise sanitaire ayant entraîné des retards et difficultés d’approvisionnement, la SNSM a su adapter sa stratégie pour maintenir la livraison de ses nouveaux navires. Le programme qui portait sur le besoin de renouveler 140 bateaux de sauvetage sur une période de 10 ans, avance bien. Aujourd’hui, à mi-chemin et malgré des retards indépendants de la volonté de la SNSM, le renouvellement avance et se concrétise.
La SNSM intervient dans 50% des opérations de sauvetage coordonnées par les CROSS, soulignant l'efficacité de ses 8000 sauveteurs bénévoles. Son expertise couvre le sauvetage en mer, la surveillance des plages, la prévention des risques nautiques et la protection de l'environnement marin, ce qui la rend indispensable pour la sécurité de tous les usagers de la mer.
Financement et Partenariats : Pilier des Opérations de Sauvetage
Pour mener à bien ses missions essentielles, la SNSM s'appuie sur une stratégie de financement robuste, notamment grâce à des partenariats stratégiques. Nous avons rencontré Pauline De Kergal, salariée de la SNSM en charge des partenariats, qui a expliqué la complexité de cette mission. J’ai pour mission principale de trouver des fonds pour permettre à la SNSM de financer ses missions que sont le sauvetage et la formation. À cet effet, je prospecte de nouvelles entreprises et j’entretiens les relations avec les mécènes privés qui soutiennent déjà l’association. En complément des actions menées par la Direction de la Communication, elle développe également des opportunités de notoriété et de visibilité en lien avec des entreprises qui peuvent se faire le relais de la collecte, de la prévention et de recrutement auprès de leurs collaborateurs, clients et prestataires. Les structures locales de la SNSM ayant une autonomie financière, elles sont amenées elles aussi à collecter des fonds auprès des entreprises de leur territoire. Pauline De Kergal les accompagne et les conseille dans leurs démarches, afin d’améliorer leur collecte de fonds et de les aider à respecter le cadre réglementaire lié aux donations et partenariats.
Les partenariats sont cruciaux pour renforcer le discours de prévention de la SNSM. Salvum et la SNSM partagent une préoccupation forte pour la prévention des publics amenés à fréquenter le littoral. Soucieuse de renforcer son discours prévention et de s’appuyer sur des outils performants pour faire passer ses messages, la SNSM s’est rapprochée de Salvum en 2020. Pierre Sabin, son fondateur, a alors associé la SNSM à la conception du module Aqua. Les outils développés par Salvum sont en effet des supports de prévention très intéressants pour une organisation telle que la SNSM, qui n’a pas forcément les compétences internes pour les développer, et qui pourtant en a besoin dans ses actions auprès du grand public. L’association compte parmi ses partenaires un certain nombre de mutuelles et d’assureurs pour qui la prévention est également un axe d’action majeur. À ce titre la SNSM leur a transmis l’offre de Salvum afin de décupler la portée de ces outils et promouvoir les bons gestes auprès du plus grand nombre.
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La vigilance et la prévention sont donc toujours de mise ! Des accidents pourraient être évités en modifiant certains comportements. En 2022, le système national d’observation de la sécurité des activités nautiques (SNOSAN) a recensé 6 466 opérations de secours au profit de 17 073 victimes, entre le 1er mai et le 30 septembre, soit une évolution respective de +9% et +14 % par rapport à 2021. Ces chiffres sont inquiétants. Plusieurs comportements à risques peuvent expliquer ces mauvais chiffres : un engouement très fort pour les loisirs nautiques « à risque » (wingfoil, kitesurf, jet-ski, etc.) et l’« ubérisation » des locations de paddle, kayak et navire à des non-initiés qui partent en mer sans même avoir de notions rudimentaires de navigation. Les dangers de la plage et de l'océan sont encore trop méconnus du grand public, rendant les actions de prévention indispensables.
Dans cette optique de sensibilisation, la SNSM organise des événements ciblés. Cet été, avec la MACIF, la SNSM organise la 5e tournée des mini-sauveteurs. Initiée par la SNSM et la MACIF en 2018, la tournée a pour objectif de prévenir les risques en mer et sur les plages. Elle rassemble une équipe de 5 sauveteurs SNSM et tout autant de préventeurs de la MACIF, avec pour objectif d’échanger avec les enfants de 7 à 12 ans sur les plages pour les sensibiliser à divers aspects de la sécurité : numéros d’urgence, position latérale de sécurité, massage cardiaque, utilisation du défibrillateur, etc. Ces ateliers mini-sauveteurs n’ont pas pour vocation de « former » au sens strict du terme mais de susciter de l’intérêt pour l’assistance aux personnes, donner l’envie à l’enfant de poursuivre la démarche en s’inscrivant à des ateliers de secourisme par la suite, et pourquoi pas rejoindre à son tour un organisme de secourisme lorsqu’il aura l’âge requis ! Depuis 2018, ce ne sont pas moins de 3 322 enfants qui ont été sensibilisés sur 42 étapes. Cet été, les ateliers seront proposés sur 24 plages entre Cannes et Calais du 1er au 30 juillet. Pour les accompagnants, la MACIF a entrepris d’éditer des flyers à disposition avec un QR code à scanner afin d’accéder gratuitement au module Aqua de Salvum, assurant ainsi une sensibilisation étendue à tous les membres de la famille. Enfin, la SNSM conseille vivement aux estivants de prendre connaissance du guide “Voilà l’été !” qui regroupe l’ensemble de nos conseils pour passer un été serein en compagnie de leurs proches, abordant des sujets tels que comment réagir face à une piqûre d’oursin, à quoi correspondent les couleurs des drapeaux, ou encore comment réagir suite à un coup de chaleur.
Le Jet-Ski : Un Outil Polyvalent et des Sensations Fortes
Le Jet-Ski®, ou Véhicule Nautique à Moteur (VNM), est une activité de loisir nautique qui consiste à piloter un engin propulsé par le jet d’eau d’un moteur à turbine. La conduite de l’engin se fait généralement en mer, sur lac ou rivière. Il s’agit d’un sport nautique très apprécié pour sa polyvalence. Les scooters des mers sont des engins très polyvalents, permettant des sauts dans les vagues, des virages serrés, des excursions, des balades entre amis, mais aussi la pratique du ski nautique, du wakeboard, de la bouée tractée et même du parachute ascensionnel. Si vous aimez les sensations fortes et les sports extrêmes, le Jet-Ski® est fait pour vous. Comme le kitesurf, ce sport nautique est idéal pour les amateurs de liberté, d’évasion, de vitesse et d’adrénaline. Toutefois, comme toute activité nautique impliquant vitesse et puissance, la pratique du Jet-Ski® exige une connaissance approfondie des règles de sécurité et un équipement approprié, aspects sur lesquels la SNSM insiste particulièrement.
Pratiquer le Jet-Ski en Toute Sécurité : Les Recommandations Essentielles de la SNSM
Pour faire du Jet-Ski® en toute sécurité, il est impératif de suivre des conseils précis, notamment ceux prodigués par la SNSM. Premièrement, assurez-vous que votre état de santé vous permet de pratiquer ce sport. En effet, cette activité nautique est assez physique et il vaut mieux être en très bonne forme pour s’y adonner. Tous les muscles du corps sont sollicités, particulièrement les avant-bras, les épaules et les cuisses. Si vous avez des problèmes de dos, la SNSM déconseille la pratique de cette activité sportive.
Ensuite, pour votre sécurité, partez toujours accompagné. Un binôme est crucial pour vous apporter un soutien en cas d’incident. Il est également primordial de vérifier toujours en amont que vous avez bien tout l’équipement et le matériel de sécurité obligatoires. Contrôlez l’état et le fonctionnement de tous les éléments avant votre sortie.
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Avant de commencer votre session de scooter des mer, vérifiez les prévisions météorologiques, les horaires de marées, la direction et la force du vent pour la journée. Ces informations sont vitales pour anticiper les conditions en mer et éviter des situations dangereuses.
Si vous emmenez un passager, celui-ci doit avoir une force physique suffisante pour se tenir sur l’embarcation. Vérifiez bien au préalable qu’il est assez grand et que ses pieds sont bien à plat dans les baquets. Nous vous conseillons de ne jamais transporter un enfant de moins de 8 ans, car leur capacité à se maintenir et à réagir est moindre.
Enfin, avant votre départ, pensez à prévenir l’un de vos proches de votre sortie en Jet-Ski®, qu’il puisse prévenir le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) au moindre doute si vous ne donnez plus de nouvelles. N’oubliez pas de prendre une radio VHF ou un téléphone dans une pochette étanche afin de contacter les secours si besoin (canal 16 de la VHF ou le 196 par téléphone). Un conseil capital : ne quittez jamais votre VNM en cas de panne ! Attendez toujours les secours à proximité de votre engin.
Cadre Réglementaire de la Conduite d'un Jet-Ski : Permis, Équipement et Règles de Navigation
La conduite d'un Jet-Ski® est encadrée par une réglementation stricte visant à assurer la sécurité de tous les usagers de l'eau. Il faut obligatoirement être titulaire du permis bateau pour pouvoir piloter un jet ski. Deux options sont possibles : le permis plaisance « option côtière » qui autorise les navigations jusqu’à 6 milles (11 km) d’un abri, et le permis plaisance « extension hauturière » qui permet de naviguer au-delà de 6 milles d’un abri. Cependant, le Jet-Ski® sans permis est possible si le moteur de la motomarine ne dépasse pas 6 CV ou si le pilote navigue en groupe lors d’une sortie encadrée par un moniteur agréé.
L'équipement est également un aspect essentiel de la sécurité. Le Jet-Ski® doit se pratiquer avec tous les équipements obligatoires. La réglementation a récemment été renforcée avec deux nouvelles obligations en date du 13 décembre 2023. Vous devez obligatoirement porter une combinaison isothermique néoprène. Que votre tenue soit composée d’un short, d’un shorty ou d’une combinaison intégrale, l’épaisseur du néoprène doit être au minimum de 2 mm. Cela vous protégera du froid, mais aussi des blessures éventuelles causées par un jet de turbine ou par un choc possible à la surface de l’eau en cas de chute. Pour les scooters des mers possédant un coupe-circuit, celui-ci doit être obligatoirement porté. Il doit être relié au poignet ou à la jambe dès le démarrage.
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Outre ces récentes mises à jour, d’autres équipements restent impératifs pour faire du Jet-Ski® en toute sécurité. Vous devez obligatoirement porter un équipement individuel de flottaison (EIF), c’est-à-dire un gilet de sauvetage. Vous devez également porter un casque afin de protéger la tête en cas de chute. Les exigences d'équipement varient également en fonction de la distance de navigation.
Pour une navigation jusqu’à 2 milles nautiques (3,7 km), chaque passager doit posséder un moyen de repérage lumineux individuel étanche avec une autonomie d’au moins 6 heures, type lampe flash, lampe torche ou encore cyalume. Un anneau et un cordage permettant le remorquage sont également requis, ainsi qu'un moyen de connaître les horaires des marées et leurs coefficients (comme un almanach) pour la zone parcourue en Jet-Ski®.
Pour une navigation jusqu’à 6 milles nautiques (11 km), en plus de ce qui vient d’être listé, il faut ajouter : un compartiment étanche contenant trois feux rouges à main conformes aux dispositions de la division 311 du règlement ; un compas magnétique étanche, conforme aux normes ISO pertinentes ou un système de positionnement satellitaire étanche pouvant s’utiliser comme compas ; les cartes marines actualisées des zones de navigation fréquentées, en version papier ou électronique ; le règlement international pour être préparé en cas d’abordages en mer (RIPAM), ou un résumé textuel et graphique, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique ; et enfin, un document décrivant le système de balisage de la zone fréquentée, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes ou sur support électronique. Pensez également à prendre des lunettes de soleil et à porter des chaussures fermées pour protéger les pieds contre les obstacles sous-marins. Avant de partir, vérifiez que le VNM a des hélices entièrement carénées et des turbines équipées d’une grille de protection afin d’éviter de blesser des personnes dans l’eau.
Les règles de sécurité et de navigation en Jet-Ski® sont également strictes. Vous pouvez aller au large mais sans dépasser les 6 milles nautiques des côtes (11 km) selon le type de modèle utilisé. Vous n’avez pas le droit de naviguer de nuit avec un Jet-Ski®. Vous devez utiliser les chenaux balisés dans la bande des 300 m et respecter la vitesse autorisée affichée (en général 5 nœuds, soit environ 9 km/h). Réduisez toujours votre vitesse lorsque vous entrez dans la zone des 300 mètres ou que vous entrez dans un port. Vérifiez le dispositif d’arrêt automatique du moteur ou de passage en giration lente en cas de chute du pilote à la mer. Il est également impératif de respecter les zones réservées aux autres activités nautiques et à la baignade. Le secrétariat d’État chargé de la Mer et de la Biodiversité a édité un flyer rappelant les consignes de sécurité quand on conduit un VNM. La Fédération des Industries Nautiques et trois constructeurs de VNM ont édité un code de bonne conduite en Jet-Ski®, un guide qui a obtenu le soutien du secrétariat d’État chargé de la Mer et de la Biodiversité.
Enfin, pour circuler en Jet-Ski®, vous devez détenir un permis bateau valide (permis côtier ou permis hauturier) et une attestation d’assurance. Votre Jet-Ski® doit également être immatriculé. Si votre jet ski est autorisé à naviguer en mer, il l’est aussi pour une pratique sur un plan d’eau intérieur, sur lac ou en rivière. Dans le cas d’une location de Jet-Ski® ou d’un prêt, vous devez pouvoir présenter un contrat de location ou une attestation de prêt en cas de contrôle.
Gestion des Incidents en Mer : Que Faire en Cas de Chute ou de Retournement ?
Malgré toutes les précautions, des incidents peuvent survenir. En cas de chute à l’eau ou de mauvaise manœuvre, vous pouvez perdre le coupe-circuit de votre VNM s’il en est équipé. La récente réglementation impose de relier le coupe-circuit au pilote du Jet-Ski® (poignet ou cheville). Cela immobilisera le Jet-Ski® et évitera de blesser une personne.
Quand vous êtes à l’eau, ne vous placez jamais derrière votre Jet-Ski®. Mettez-vous à distance du Jet-Ski® ou entre les vagues et le Jet-Ski®, jamais derrière le Jet-Ski® et les vagues, afin d'éviter tout risque de collision ou d'être frappé par l'engin.
En cas de retournement du Jet-Ski®, assurez-vous que votre passager aille bien, si vous en avez un. Ensuite, si vous tentez de retourner votre Jet-Ski®, regardez s’il n’y a pas de danger immédiat (grosses vagues ou proximité de rochers), puis vérifiez le sens de retournement sans passer derrière le Jet-Ski®. Il est crucial de savoir que le sens de redressement d’un Jet-Ski® n’est pas normalisé, il varie selon le modèle et la marque. Vous risquez de noyer le moteur si vous le redressez dans le mauvais sens, ce qui compliquerait davantage la situation. Il peut s’effectuer de bâbord à tribord ou bien de tribord à bâbord. Chaque année, de nombreux pratiquants et amateurs de sports nautiques se retrouvent en danger et sont secourus par les Sauveteurs en Mer bénévoles de la SNSM. Pour les aider à se former et à bénéficier des équipements nécessaires à l’accomplissement de leur mission, l’association a besoin de vous et de votre générosité.