Plonger pour partir à la conquête de l'Histoire est une entreprise fascinante et exigeante. L'exploration de sites archéologiques immergés, qu’ils soient maritimes ou dans les eaux intérieures, ouvre des fenêtres uniques sur le passé de l'humanité. Ces lieux, tels que les épaves, les ports, les lieux de mouillage en milieu maritime, ou les gués, les ponts, et les structures immergées dans les eaux intérieures, constituent un formidable potentiel archéologique pour approfondir la connaissance des hommes et écrire leur histoire. À travers l’exploration de ces sites, les participants s'engagent dans des opérations archéologiques complexes.
Ces opérations vont de la prospection à la fouille programmée sur plusieurs années, et elles sont réalisées sous couvert du Ministère de la Culture, après une déclaration aux Affaires Maritimes et au DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines). Le respect rigoureux des procédures est primordial car, comme il est souligné, "nous n'avons pas le droit à l'erreur car une épave fouillée est une épave plus ou moins détruite." Cette phrase illustre la grande responsabilité inhérente à cette discipline. Il est donc impératif de prospecter, sonder, et fouiller avec la plus grande rigueur pour faire revivre le passé, tout en assurant sa préservation.
Le Cadre Réglementaire et l'Importance de la Responsabilité en Archéologie Subaquatique
L'archéologie subaquatique et sous-marine est une discipline où la rigueur est la pierre angulaire de toute activité. Chaque intervention sur un site immergé doit être scrupuleusement planifiée et exécutée. La nécessité d'une autorisation du Ministère de la Culture, précédée d'une déclaration aux Affaires Maritimes et au DRASSM, met en lumière l'encadrement strict de ces pratiques. Cet encadrement vise à garantir que les opérations archéologiques soient menées dans le respect des biens culturels maritimes et subaquatiques, considérés comme un patrimoine inestimable.
La phrase "nous n'avons pas le droit à l'erreur car une épave fouillée est une épave plus ou moins détruite" incarne la philosophie de prudence et de responsabilité qui doit animer chaque plongeur archéologue. Chaque action sous l'eau peut avoir des conséquences irréversibles sur des vestiges fragiles et souvent millénaires. Les opérations ne se limitent pas à la simple exploration ; elles englobent la prospection, les sondages et les fouilles. Que les sites soient maritimes, comme les épaves, les ports, ou les lieux de mouillage, ou qu'ils se trouvent dans les eaux intérieures, tels que les gués, les ponts, et les structures immergées, l'approche méthodologique et la précaution restent les mêmes. Les opérations peuvent s'étendre de la simple prospection initiale à des fouilles programmées sur plusieurs années, nécessitant une planification et une gestion continues.
Un rôle clé dans ce dispositif est celui du Responsable Fédéral d’Opérations en archéologie sous-marine et subaquatique (RFO). Cette qualification est obligatoire pour toute personne qui désire fouiller et demander une aide financière. Le RFO est le garant de la bonne exécution des opérations, de la sécurité des participants et de l'intégrité du site. Pour participer à ces opérations, il faut être plongeur niveau 2 au minimum et avoir bien sûr sa licence FFESSM. Le niveau technique de plongée demandé varie selon la profondeur des chantiers, toujours dans le respect des normes fédérales et des organismes gérant l’archéologie hyperbare. Ces exigences garantissent que seuls des plongeurs compétents et formés sont autorisés à intervenir sur ces sites délicats.
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Les Enjeux Financiers et la Contribution des Chantiers Fédéraux à la Formation
Le financement des opérations archéologiques sous-marines et subaquatiques est un aspect crucial qui soutient la recherche et la formation dans ce domaine spécifique. Une partie des subventions nationales et régionales est redistribuée aux chantiers de fouilles afin de mener à bien leurs actions de formation pratique et théorique. Ces fonds sont essentiels pour permettre la réalisation d'opérations qui, sans cela, seraient souvent impossibles à concrétiser. Ils assurent non seulement la pérennité des recherches, mais aussi le développement des compétences au sein de la communauté des plongeurs archéologues.
Les chantiers fédéraux jouent un rôle prépondérant dans cette dynamique. Ils représentent plus de la moitié des autorisations délivrées par le Ministère de la Culture. Cette prédominance souligne l'importance des structures fédérales dans l'organisation et l'exécution des projets archéologiques subaquatiques en France. En étant des acteurs majeurs sur le terrain, les chantiers fédéraux offrent des opportunités concrètes de formation. C'est sur ces sites que les plongeurs acquièrent une expérience précieuse, en mettant en pratique les connaissances théoriques et les compétences techniques nécessaires à l'archéologie sous-marine. La participation à ces chantiers est souvent une condition essentielle pour l'obtention de qualifications avancées au sein du cursus fédéral, renforçant ainsi le lien entre le financement, la pratique sur le terrain et la progression des plongeurs archéologues.
Au-delà de la Plongée : l'Analyse Post-Opératoire et la Rédaction Scientifique
L'activité d'archéologue subaquatique ne se limite pas à l'immersion et à la manipulation des vestiges sous l'eau. Une part considérable et souvent la plus longue du travail se déroule à la surface, loin des profondeurs. La période la plus longue est celle consacrée à l’étude des résultats et à la rédaction des rapports consignant les faits observés et leur interprétation. Cette phase est fondamentale car elle transforme les découvertes brutes en connaissances scientifiques exploitables. Tout titulaire d’une autorisation doit remettre en fin d’année au Ministère de la Culture un rapport exhaustif détaillant l'ensemble des travaux et des conclusions. Ce document est la trace formelle et scientifique de l'opération, garantissant la traçabilité des informations et leur intégration dans le corpus des connaissances archéologiques nationales.
Cette période post-plongée est également celle du dessin des objets archéologiques, une étape cruciale pour documenter précisément chaque artefact trouvé. La mise au net des plans est tout aussi importante, permettant de cartographier avec exactitude les sites et la position des découvertes. Enfin, les recherches en bibliothèque complètent le processus, offrant le cadre théorique et comparatif nécessaire pour interpréter les données recueillies sur le terrain. L'archéologie subaquatique, c’est l’assurance de développer une passion autour de diverses activités, car si la plongée reste au cœur de l’action, l’essentiel du temps consacré consiste à rechercher des documents, dessiner, photographier et rédiger. C'est un engagement intellectuel et pratique qui embrasse un large éventail de compétences, allant de l'expertise subaquatique à la rigueur scientifique de l'analyse et de la publication. Le rapport annuel, réalisé sous la coordination du Responsable d’Opération, compile toutes les données, présente le site étudié et en propose des interprétations, constituant ainsi la synthèse de l'effort de toute une équipe.
Le Cursus de Formation Fédéral FFESSM en Archéologie Subaquatique
La Fédération Française d'Études et de Sports Sous-Marins (FFESSM) a mis en place un cursus structuré pour former les plongeurs à l'archéologie subaquatique. Ce cursus Archéologie fédéral comporte deux parties distinctes : une filière "plongeur archéo" et une filière "formateur". L’objectif de ce cursus est de fournir un référentiel de formation de la discipline pour les plongeurs licenciés à la FFESSM, et toutes ces qualifications nécessitent d'être licencié FFESSM pour être validées. Cette exigence garantit un cadre de pratique sécurisé et reconnu.
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Le parcours de formation est progressif et se décline en plusieurs qualifications, permettant à chacun de trouver sa place, de la simple découverte à la haute expertise en matière d'organisation et de formation. Chaque niveau développe des compétences spécifiques, théoriques et pratiques, indispensables pour une approche rigoureuse et respectueuse du patrimoine immergé. Les qualifications proposées sont les suivantes :
- DECA - Découverte de l'archéologie
- PA1 - Qualification Plongeur Archéologue 1er niveau
- PA2 - Qualification Plongeur Archéologue 2ème niveau
- PA3 - Qualification Plongeur Archéologue 3ème niveau
- FA1 - Qualification Formateur en Archéologie 1er degré
- FA2 - Qualification Formateur en Archéologie 2ème degré
- INA - Instructeur national en Archéologie (Il est important de noter que cette dernière est une fonction temporaire et non une qualification à proprement parler. Les instructeurs sont rassemblés au sein du collège des instructeurs en Archéologie.)
Ces niveaux témoignent d'un cheminement complet, depuis l'initiation aux rudiments de l'archéologie sous-marine jusqu'à l'acquisition des compétences nécessaires pour diriger des opérations complexes et former les nouvelles générations d'archéologues subaquatiques. Le niveau technique de plongée demandé varie selon la profondeur des chantiers, dans le respect des normes fédérales, assurant une adéquation entre les capacités du plongeur et les défis de l'environnement.
Les Niveaux de Plongeur Archéologue : De la Découverte à la Direction d'Opération
Le parcours du plongeur archéologue au sein de la FFESSM est jalonné par différentes qualifications, chacune apportant un niveau de compétence et de responsabilité croissant. Ce cheminement permet une immersion progressive dans la discipline, garantissant une maîtrise des techniques et des enjeux à chaque étape.
La Découverte de l'Archéologie (DECA) : Premiers Pas Sous l'Eau
L'objectif pédagogique de la Découverte de l’archéologie (DECA) est clair : "Je découvre". Il s'agit d'un produit de découverte de la plongée archéologique, conçu pour sensibiliser les plongeurs licenciés à cette activité passionnante. Le programme comprend une information sur l'activité d'une durée de 2 à 4 heures, complétée par au moins une plongée. Les licenciés sont accompagnés d’un encadrant en archéologie titulaire au minimum du FA1. À l'issue de cette initiation, le plongeur licencié ainsi sensibilisé doit connaître la conduite à tenir en cas de découverte d’un bien culturel maritime. C'est une première étape essentielle pour comprendre l'importance et la fragilité de ce patrimoine.
La « découverte archéologie » est proposée dans les clubs fédéraux ou les Structures Commerciales Agréées (SCA) par la FFESSM. La présence d’un formateur (FA1 minimum) accompagnant la plongée est indispensable pour assurer la sécurité et la transmission des premières connaissances. Selon les cas et le statut associatif ou professionnel de la structure qui délivre la « découverte archéologie », les notions d'enseignant, de directeur de plongée et de guide de palanquée sont telles que définies dans le Code du Sport, assurant un encadrement réglementaire. L'acquisition du titre « découverte archéologie » est matérialisée par la délivrance d'une attestation.
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Plongeur Archéologue 1er Niveau (PA1) : L'Apprentissage des Fondamentaux
L'objectif pédagogique du Plongeur Archéologue 1er niveau (PA1) est de permettre au plongeur d'affirmer : "J'apprends". Ce niveau vise à doter les participants des compétences pratiques fondamentales. Le plongeur doit savoir évoluer sur un site archéologique sans risque pour lui et pour les vestiges. Il doit également être capable d’effectuer une tâche qui lui est confiée en simulation de chantier, ce qui implique une compréhension des procédures de base et une capacité à suivre les directives.
Les connaissances supports pour le PA1 incluent les éléments de base de l'archéologie sous-marine, une découverte approfondie de cette discipline, les objets d'études typiques, les moyens techniques employés, la réglementation en vigueur et les aspects liés à la sécurité des opérations. Les conditions pour l'obtention du PA1 sont les suivantes : être plongeur autonome FFESSM à jour de sa licence FFESSM, avoir réalisé 6 plongées d'observation sur un site archéologique ou avoir suivi un stage de 6 jours, et avoir suivi une formation théorique d'une durée de 8 heures. Cette expérience et ces connaissances sont validées après un entretien libre avec un FA1. Le jury est composé de deux FA1 minimum ou d'un FA2. Les prérogatives du PA1 permettent de participer à des opérations archéologiques en étant accompagné. L'acquisition du Plongeur archéologue 1er niveau est matérialisée par une carte.
Plongeur Archéologue 2ème Niveau (PA2) : Maîtrise des Tâches Spécifiques
Le Plongeur Archéologue 2ème niveau (PA2) est caractérisé par l'objectif pédagogique : "Je fais". À ce stade, le plongeur est attendu sur sa capacité à réaliser des tâches plus complexes de manière autonome et sécurisée. Les compétences pratiques requièrent que le plongeur puisse effectuer avec compétence une tâche particulière avec maniement d’outils ou d’instruments, en sécurité et sans dégât pour le site. Cela implique une maîtrise technique accrue et une conscience aigüe de l'impact de ses actions sur le patrimoine.
Les connaissances supports pour le PA2 constituent un approfondissement des connaissances acquises au niveau précédent, intégrant des aspects plus spécifiques et techniques de l'archéologie subaquatique. Pour prétendre à cette qualification, les conditions sont les suivantes : être plongeur autonome FFESSM et être titulaire du Plongeur archéologue 1er niveau ou équivalent, à jour de la licence FFESSM. Le candidat doit également avoir participé à deux opérations archéologiques sous-marines fédérales ou subaquatiques de natures différentes et totaliser au moins 10 jours d’activités réalisées après l’obtention de la qualification précédente. Enfin, une formation théorique de 8 heures doit avoir été suivie après l’obtention de la qualification de Plongeur archéologue 1er niveau. Cette expérience et ces connaissances sont validées après un entretien libre et/ou un examen avec un FA2. Le jury est composé d'un FA2 minimum. Les prérogatives du PA2 permettent de se voir confier des tâches nécessitant une compétence reconnue en autonomie. L'acquisition du Plongeur archéologue 2ème niveau est matérialisée par une carte.
Plongeur Archéologue 3ème Niveau (PA3) : La Responsabilité d'une Opération Archéologique
Le Plongeur Archéologue 3ème niveau (PA3) représente un palier significatif dans le cursus, avec pour objectif pédagogique "J'organise". Ce niveau confère des responsabilités d'organisation et de direction. Les compétences pratiques attendues du PA3 sont de pouvoir prendre la responsabilité d’une opération archéologique. Cela inclut l'obtention des documents administratifs nécessaires, ce qui est une tâche complexe nécessitant une connaissance approfondie des réglementations. Il doit également être capable d’organiser la logistique de l'opération, ce qui englobe la gestion du matériel, des transports et des infrastructures. Le recrutement de l’équipe est une autre compétence clé, impliquant la sélection de plongeurs et de spécialistes aux profils adéquats.
De plus, le PA3 est chargé d’organiser l’opération archéologique dans les conditions requises de sécurité, et d’efficacité, un point d'une importance capitale compte tenu des risques inhérents à la plongée et à la fragilité des sites. Enfin, il doit rédiger le rapport scientifique répondant aux normes de l’organe de tutelle du Ministère de la Culture, en mettant en valeur l’apport du travail réalisé pour la science. Ce rapport, synthèse des faits observés et de leur interprétation, est la pierre angulaire de la diffusion des connaissances. Les connaissances supports pour le PA3 couvrent une connaissance approfondie des étapes d'une opération archéologique et des documents nécessaires, ainsi qu'une maîtrise de la réglementation relative à l’activité. Des compétences en dessin et/ou photo sont également attendues pour la documentation des vestiges. Le jury pour le PA3 est composé de deux FA2. Les prérogatives du PA3 incluent la responsabilité d’une opération archéologique éligible à un financement fédéral, et la fonction de Chef aux Opérations Hyperbares. L'acquisition de ce niveau est également matérialisée par une carte. Il est à noter que la "découverte archéologie" est proposée dans les clubs fédéraux ou les Structures Commerciales Agréées (SCA) par la FFESSM, avec la présence indispensable d’un formateur (FA1 minimum) accompagnant la plongée. Selon les cas et le statut associatif ou professionnel de la structure qui délivre la « découverte archéologie », les notions d'enseignant, de directeur de plongée et de guide de palanquée sont telles que définies dans le Code du Sport. Ces principes d'encadrement s'appliquent à tous les niveaux de pratique.
Le Parcours de Formateur en Archéologie Subaquatique : Transmettre le Savoir
Parallèlement à la filière de plongeur archéologue, la FFESSM propose un cursus dédié à la formation et à l'encadrement, permettant aux experts de transmettre leurs connaissances et compétences. Ce parcours est essentiel pour assurer la pérennité et le développement de la discipline.
Formateur en Archéologie 1er Degré (FA1) : L'Animation et l'Encadrement
Le Formateur en Archéologie 1er degré (FA1) a pour objectif pédagogique : "J'anime". Le FA1 est un animateur, il guide les plongeurs à terre et en plongée, et intervient principalement sur les PA1 et la « découverte archéologie ». Ses compétences pratiques l'amènent à être capable d’aider, sur le plan technique, les PA3 et les FA2, démontrant une polyvalence et une capacité d'assistance aux niveaux supérieurs.
Les connaissances supports requièrent que le FA1 connaisse les compétences et les savoirs du PA1 et PA2, et que ces connaissances soient complétées dans le but de pouvoir synthétiser ses réponses aux questions des PA1 et PA2. Il doit également être capable de rechercher des informations complémentaires et de les synthétiser pour son auditoire. Les conditions pour devenir FA1 sont exigeantes : être plongeur autonome FFESSM et être titulaire de la qualification Plongeur archéologue 2ème niveau, à jour de la licence FFESSM. Il doit avoir participé à quatre opérations archéologiques sous-marines fédérales ou subaquatiques différentes et totaliser au moins 10 jours d’activités réalisées après l’obtention de la qualification précédente. La participation à une formation Plongeur archéologue 1er niveau est également requise. Une formation (12 heures minimum) axée sur la pédagogie de base et la réglementation doit avoir été suivie après l’obtention de la qualification précédente. Le candidat doit être capable de présenter à un auditoire la mise en œuvre d'un savoir-faire de son choix. De plus, à partir d’un objet archéologique de son choix, il doit présenter à un auditoire ses connaissances de plongeur archéologue. Cette présentation devra être la plus transversale possible, abordant le contexte de l’objet, de l’opération, l'extrapolation, la datation, et la conservation, pendant une durée d’environ 10 minutes, suivie de 5 minutes de questions. Cette présentation doit faire l’objet d’un document écrit, d'environ un A4, sans compter les images et dessins. Le jury est composé d'un FA2. Les prérogatives du FA1 sont l'animation et la formation, la formation et la délivrance du Plongeur archéologue 1er niveau, ainsi que la participation au jury qui délivre les Plongeurs archéologue 2ème niveau. L'acquisition du FA1 est matérialisée par une carte.
Formateur en Archéologie 2ème Degré (FA2) : La Formation Avancée
Le Formateur en Archéologie 2ème degré (FA2) incarne l'objectif pédagogique : "Je forme". Ce niveau représente une expertise supérieure en matière de formation et de pédagogie en archéologie subaquatique. Pour atteindre ce niveau, les conditions sont strictes : être plongeur niveau 3 FFESSM à jour de la licence FFESSM, être titulaire du FA1 et du PA3, et être E1 minimum FFESSM ou équivalent. Il est également nécessaire d'être titulaire du RIFAP ou équivalent, attestant des compétences en premiers secours.
Le candidat doit avoir participé à l’encadrement d’une formation Plongeur archéologue 1er niveau. Une participation à six opérations archéologiques sous-marines fédérales ou subaquatiques différentes et totaliser au moins 10 jours d’activités réalisées après l’obtention de la dernière qualification précédente est exigée. Une formation complète FA1 doit avoir été suivie. Un dossier de candidature validé par le président de la Commission Régionale d’Archéologie (C.R.A.) doit être présenté. Le candidat doit également présenter un document écrit d’organisation complet relatif à une formation de PA2, en s’appuyant sur une formation à laquelle il a participé. Il commentera ce document devant un jury lors d'une présentation de 20 minutes suivie de 10 minutes de questions. Enfin, il doit présenter 20 minutes d’un cours d'une durée minimale de 2 heures de son choix. Le cours complet fera l’objet d’un support de cours complet, et l’évaluation portera sur les moyens pédagogiques mis en œuvre. Le jury est composé d'un instructeur et du président de la Commission Régionale d’Archéologie ou de la Commission Nationale Archéologie ou de leur représentant. Les prérogatives du FA2 sont significatives : il permet la délivrance de tous les niveaux d’archéologie jusqu'au FA1 et PA3. L'acquisition du FA2 est matérialisée par une carte.
L'Instructeur National en Archéologie (INA) : Pilier de l'Évolution de la Discipline
L'Instructeur National en Archéologie (INA) occupe une fonction temporaire au sein du cursus fédéral, ce n'est pas une qualification au sens strict, mais plutôt un rôle d'expertise et de leadership. Son objectif pédagogique est : "Je réfléchis". Les instructeurs proposent les contenus de formation, l’évolution de la pratique, et sont également les membres des jurys FA2. Ils sont rassemblés au sein du Collège National des Instructeurs en Archéologie (CINA), lequel donne des avis consultatifs à la Commission Nationale d'Archéologie (CNA).
Pour être Instructeur National, il faut être FA2, être licencié et en activité, ce qui inclut l'enseignement, les conférences, les expositions, la participation à des opérations et à la vie de la CNA. L’Instructeur est coopté par ses pairs, soulignant la reconnaissance par la communauté de son expertise et de son engagement. L’Instructeur National en Archéologie doit satisfaire à des obligations d’activité : d’une part au niveau national d’organisation (CNA), pour conserver leur statut de membre et leur titre au sein du collège CINA, et d’autre part, au niveau régional d’organisation (CRA), pour conserver leur statut de membre de la commission régionale dont ils relèvent. Tout Instructeur National en Archéologie doit être licencié pour se prévaloir du titre.
Pour postuler à la fonction et au titre d’Instructeur National en Archéologie, les conditions suivantes sont nécessaires :
- Être licencié à la FFESSM pour l’année en cours.
- Être FA2 en activité depuis au moins les deux années précédant la demande.
- Pratiquer l’enseignement et la pratique de la plongée archéologique au moins 10 jours par an, dont 5 au moins en milieu naturel, stages et examens fédéraux compris.
- Être présenté par deux parrains Instructeurs Nationaux en Archéologie.
- Être âgé de 28 ans révolus et de 60 ans au plus à la date de la réunion administrative statuant sur la candidature.
La validation comme Instructeur National sera effective à la suite d’une année de probation en tant qu’Instructeur stagiaire. Dans le cadre de ce cursus d’une durée d’un an, les INA stagiaires (INAS) doivent participer au moins à 1 session de formation et présenter un mémoire devant le Collège des Instructeurs Nationaux en Archéologie (CINA). C'est un engagement profond dans la discipline, visant à garantir l'excellence et la vision stratégique de l'archéologie subaquatique au niveau national.