La Suisse, souvent célébrée pour ses montagnes majestueuses, ses sports d'hiver et ses légendes du tennis comme Roger Federer, a su discrètement forger une histoire riche dans les bassins de natation. Loin des clichés sportifs traditionnels, une génération de nageurs helvétiques s'est distinguée, apportant un éclat nouveau à ce sport et gravant leurs noms dans l'histoire nationale et internationale. La natation est devenue très populaire en Suisse, faisant même partie des disciplines sportives composant ce que les Suisses appellent le "combiné helvétique". Ce combiné, spécifique à la Suisse - "helvétique" signifiant propre à l'ancienne province de la Gaule appelée l'Helvétie, correspondant à peu près à la Suisse actuelle - comporte cinq disciplines : la randonnée pédestre, le cyclisme, la natation, le ski et le jogging. Cette popularité se manifeste par le fait que 38% de la population suisse pratique ce sport. Ce qui est énorme, soit dit en passant ! Il faut savoir que dans 95% des cas, les Suisses ne nagent pas au sein d'un club ou d'un centre de fitness, mais dans un cadre "non organisé", autrement dit en libre, en piscine classique. Seuls 3,1% appartiennent à un club suisse de natation. Pourtant, malgré cette approche majoritairement non structurée, le pays a vu émerger de véritables talents capables de rivaliser avec l'élite mondiale.
L'Émergence d'une Nouvelle Ère : Des Relais aux Performances Individuelles Remarquables
L'année 2022 a été particulièrement marquante pour la natation suisse, témoignant d'une dynamique et d'une soif de succès grandissantes. Aux Européens de Rome, le relais suisse du 4x200 mètres nage libre est passé proche d'écrire l'histoire. Antonio Djakovic, Nils Liess, Noe Ponti et Roman Mityukov ont fini 4es, à moins d'une seconde et demie du podium, derrière les intouchables Hongrois, les Italiens et les Français. Il s'en est fallu de peu pour que les nageurs suisses écrivent une page glorieuse de leur histoire, dans la capitale italienne. Jamais un relais helvétique n'a remporté de médaille lors d'un grand événement international et on a longtemps cru que l'heure était venue, un jeudi, au magnifique Foro Italico romain. Le suspense a duré plus de 750 mètres et la déception a sans doute été à la hauteur des espoirs nés d'une course superbe. Magistralement lancée par Antonio Djakovic (1'46''10), la course des Suisses a semblé prendre une mauvaise tournure après le relais totalement manqué de Nils Liess (1'49''35). Mais, dans la foulée, Noe Ponti a réussi un passage exceptionnel (1'46''42) pour lancer son compatriote Roman Mityukov en deuxième position, avec toutes les espérances qui allaient avec. Ce dernier a tout donné et réussi un bon chrono (1'46''39), mais il s'est écroulé dans les 50 derniers mètres. Les Helvètes ont terminé à moins d'une seconde et demie du podium et regretteront sans doute longtemps les trois secondes laissées par Liess dans la piscine italienne à ciel ouvert.
Au-delà de cette performance collective pleine de promesses et de regrets, les championnats d'Europe de Rome ont été un véritable succès pour la délégation suisse dans son ensemble. Les nageuses et nageurs suisses ont brillé, décrochant quatre médailles. C'est le meilleur bilan de l'histoire de Swiss Aquatics dans des Européens. La Suisse nageait en pleine euphorie. La Zurichoise Lisa Mamié, en offrant le quatrième titre européen à son pays au 200 mètres brasse, quatre ans après le sacre continental du Genevois Jérémy Desplanches au 200 mètres 4 nages, a été l'une des athlètes suisses les plus en vue des Européens de natation à Rome. Le Tessinois Noè Ponti (100 mètres papillon) et le Zurichois d'Uster Antonio Djakovic (200 mètres et 400 mètres libre) ont quant à eux décroché des médailles d'argent. Jamais la Suisse n’avait récolté autant de métal lors de championnats européens. Le record de trois podiums (à Helsinki en 2000 et Budapest en 2021) a coulé à Rome, démontrant la profondeur et la force de cette nouvelle génération. Maria Ugolkova a également disputé la finale du 100 mètres nage libre, prenant la 4e place de sa demi-finale en 54'79 et passant la rampe au temps pour se mesurer à ce qui se fait de mieux sur le continent dans la discipline reine. Une bonne nouvelle quant à la forme de l'ancienne pensionnaire du Lausanne Natation, dont ce n'est pas la distance de prédilection. Le directeur sportif de Swiss Aquatics, Philippe Walter, a pu affirmer que nos nageurs venaient de réussir les meilleurs championnats d’Europe de l’histoire, et qu'ils semblaient bien partis pour confirmer.
Les Pionniers et les Briseurs de Records : Jérémy Desplanches et Etienne Dagon
L'histoire récente de la natation suisse a été réécrite par Jérémy Desplanches, qui a monté sur le précieux podium tant attendu des JO de Tokyo en 2020. En remportant la médaille de bronze, il a ainsi marqué l'histoire du haut de ses 26 ans. Mais pourquoi a-t-il marqué l'histoire comme aucun autre nageur suisse avant lui ? Car il s'agit de la première médaille olympique suisse remportée en natation depuis plusieurs décennies. Le jeune nageur a remporté l'épreuve du 200m 4 nages en 1mn 56s 17. Il s'est écoulé 37 ans au total entre la dernière médaille remportée par la Suisse et celle-ci. Cette performance témoigne nécessaire d'un entraînement intensif de qualité, ainsi que d'une motivation quasi sans faille. Né à Genève, Jérémy Desplanches est spécialiste de la brasse. Il commence la natation à l'âge de 8 ans, inscrit au club de natation le Genève Natation 1885. À 16 ans, le jeune Jérémy décroche le titre de champion suisse junior en 400m 4 nages.
Pour atteindre un tel niveau, Jérémy Desplanches a adopté des méthodes d'entraînement rigoureuses. En janvier 2022, il a rejoint Philippe Lucas, le célèbre entraîneur de natation français ayant, entre autres, coaché la championne olympique Laure Manaudou. La discipline et l'entraînement plus qu'intensif sont ici de mise, car en effet, les nageurs se tournant vers Philippe Lucas le font généralement pour ses méthodes réputées "fortes". L'entraîneur met au point un programme intense et complexe, avec 2h30 de natation deux fois par jour, sans compter 2h de musculation chaque jour également. Jérémy Desplanches lui-même a résumé cette philosophie : "On est là tous les jours à faire des longueurs, des kilomètres à souffrir pour une seule chose. Deux minutes de notre vie qui vont peut-être être décisives. Alors oui, ça paraît ennuyeux, long et dur, mais ça en vaut vraiment la peine." Son succès n'a pu qu'être une source d'inspiration pour les nageurs suisses aspirant à atteindre un tel niveau. La Suisse n'ayant plus été mise en lumière dans le domaine de la natation depuis la première médaille olympique rapportée par Etienne Dagon en 1984, cette deuxième médaille olympique apporte du réconfort dans le pays, et de la motivation également. Ce nageur est indéniablement un modèle inspirant pour les jeunes générations de nageurs, et davantage de jeunes se sont probablement lancés dans l'apprentissage de la natation en compétition en suivant ses traces.
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La question se pose alors : quelle fut la toute première médaille olympique de natation obtenue en Suisse ? C'est Etienne Dagon qui détient ce titre historique. Lors des JO de 1984, le nageur suisse a remporté la médaille de bronze à l'épreuve du 200m brasse aux JO de Los Angeles. Il s'agissait alors de la toute première médaille suisse de natation dans l'histoire des JO. À l'époque où cela s'est produit, la Suisse n'était pas réellement reconnue dans le domaine de la natation à l'international. Avec son exploit en 1984, Etienne Dagon a enfin pu attirer l'attention étrangère sur le pays et relever le niveau. Pour cette performance incroyable, le nageur Etienne Dagon fut alors nommé en 1984 Sportif de l'année. En Suisse, chaque année, les Crédit Suisse Sports Awards élisent un(e) sportif(ve) afin de le ou la récompenser des efforts et performances fournis. Pionnier dans ce domaine, Etienne Dagon a ouvert la voie aux autres nageurs et nageuses suisses, tout en permettant de mettre en lumière ce sport en Suisse. Les médias internationaux ont alors pu décrire l'événement et cela a forcément permis de sensibiliser le public à la fois suisse et international à la pratique de la natation en Suisse, ce qui n'était pas forcément le cas auparavant. Soudainement, la natation suisse a été comme propulsée sur la scène internationale du sport dans le monde. Etienne Dagon n'a pas été nommé Sportif de l'année 1984 pour rien, et son héritage continue de se faire sentir des décennies plus tard.
La Génération Actuelle : Un Vivier de Talents Suisses
La scène de la natation suisse est aujourd'hui portée par une cohorte de jeunes talents qui ont déjà prouvé leur valeur au plus haut niveau. Parmi eux, Noè Ponti, Roman Mityukov, Antonio Djakovic, Lisa Mamié, Nils Liess, Thierry Bollin et Tiago Behar se distinguent par leurs performances et leur dévouement.
Noè Ponti, un jeune Tessinois, a connu une ascension fulgurante. Tokyo 2020 a été le théâtre de sa révélation : une étoile est née. À seulement 20 ans, il a décroché la médaille de bronze olympique sur 100 m papillon. La suite est une histoire à succès qui n’a pas son pareil. Il a remporté une médaille d’argent aux championnats du monde en petit bassin en 2021, puis l'argent et le bronze aux championnats du monde en petit bassin en 2022, et l'argent aux championnats d’Europe en 2022. En 2023, il a décroché à Otopeni le triplé historique en or sur les distances de papillon, assorti d’un record d’Europe sur 100 m, ainsi que l’argent sur 100 m 4-nages, et a donc été élu à juste titre nageur européen 2023. Mais tout n’a pas toujours été rose pour le sympathique Tessinois. Freiné par la maladie du Coronavirus, il a longtemps lutté contre les conséquences après les championnats du monde 2022 à Budapest et n’a pas su quelle était sa forme réelle jusqu’à la veille des championnats d’Europe à Rome. Déterminé, il a tout subordonné aux Jeux olympiques de Paris et a renoncé aux championnats du monde de Doha pour partir s’entraîner en altitude. Ses super chronos des championnats suisses lui ont donné raison. À Belgrade, championnat d’Europe qui devait servir à vérifier son état de forme, il a réalisé un excellent temps lors des séries du 100 m papillon et a montré une fois de plus l’excellence de sa phase subaquatique. Il a cependant dû renoncer aux demi-finales en raison d’une forte infection et n’a malheureusement pas pu disputer le duel direct qu’il espérait avec Milak.
Antonio Djakovic, bien qu’il n’ait que 21 ans, compte depuis des années parmi les meilleurs nageurs internationaux. Il a remporté sa première médaille lors d’un championnat international sur 400 m nage libre en décrochant le bronze aux championnats du monde en petit bassin en 2021 à Abu Dhabi. Six mois plus tard, en été 2022, il a décroché le titre de vice-champion d’Europe à Rome. Lors de ces mêmes championnats, il a également décroché la médaille d’argent sur 200 m, devenant ainsi le premier Suisse à remporter deux médailles lors d’un même championnat d’Europe. En 2024, il a de nouveau réussi cet exploit en remportant les médailles de bronze sur 200m et 400m. Lors de ces championnats d’Europe, il a été surpris par cette réussite. Sans préparation spécifique à la compétition, il a participé à ce championnat en pleine phase d’entraînement et a ainsi pu faire le plein de confiance en vue des Jeux olympiques.
Roman Mityukov, après avoir décroché sa première médaille lors d’un championnat d’Europe élite en 2021 à Budapest avec le bronze, a dû se contenter à trois reprises de la quatrième place lors des championnats d’Europe de Rome en 2022. Il semble que ce « revers » ait finalement réveillé sa soif de succès. Déterminé et concentré, comme nous le connaissons, il a réussi son premier podium de championnat du monde à Fukuoka en s’assurant la médaille de bronze. En février de cette année, il est encore monté d’un cran à Doha en devenant vice-champion du monde du 200 m dos. Il ne serait pas Roman s’il n’avait pas voulu en faire plus, et a fait comprendre qu’on ne ferait les comptes qu’à Paris. À Belgrade, il a réussi, comme Antonio, à obtenir une médaille de bronze sans préparation spécifique et a souligné une fois de plus ses ambitions pour les Jeux. Déterminé, le Genevois parvient depuis des années à réaliser des performances de haut niveau, compétition après compétition, et fait partie des meilleurs dossistes du monde.
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Lisa Mamié, pour la jeune étudiante, le chemin vers Paris a été une montagne russe d’émotions. La meilleure nageuse suisse actuelle a déjà prouvé à plusieurs reprises l’étendue de son talent. Avec la médaille d’argent du 200 m brasse aux championnats d’Europe de Budapest en 2021, elle a décroché sa première médaille dans un championnat international de l’Elite. L’année suivante, elle rayonne en tant que championne d’Europe sur le podium du Foro Italico. Aux championnats du monde 2023 à Fukuoka, la sympathique Zurichoise voulait s’assurer une qualification olympique pour Paris, mais elle a manqué la limite A pour quelques centièmes. Aux championnats du monde de Doha et aux championnats suisses d’Uster, Lisa n’a pas non plus réussi à réaliser les temps visés. Lors de la dernière occasion, les championnats d’Europe de Belgrade, elle a alors vécu un chaos émotionnel incroyable. Elle a décroché la médaille d’argent au 100 m brasse, mais est restée au-dessus de la limite, puis elle s’est assurée la médaille de bronze sur la double distance, mais là encore, elle n’a pas atteint la limite A. De la joie pour les médailles, de la tristesse pour avoir manqué l’objectif de passer sous la limite ! Heureusement pour elle, aucune autre nageuse suisse n’avait réussi à se qualifier pour les Jeux.
Nils Liess, le Genevois de 27 ans, participera également pour la deuxième fois aux Jeux olympiques en 2024. À Tokyo, il a fêté une excellente 6e place avec le relais 4x200m nage libre. Depuis des années, le Romand fait partie de l’élite de la natation suisse et a déjà pu fêter de nombreux succès. Il a par exemple remporté trois médailles de bronze aux championnats du monde CISM sur 200 m nage libre, 200 m dos et 200 m papillon, prouvant sa polyvalence par la même occasion. Cette année encore, il est indispensable à ce relais en raison de ses temps de pointe sur 200 m nage libre.
Thierry Bollin, dès son plus jeune âge, s’est distingué comme un grand talent de la natation, réalisant un record suisse d’âge après l’autre. Mais en 2021, après avoir manqué la qualification olympique, la déception était trop grande et tout était trop, si bien que le Bernois ne voulait plus nager et avait pris la décision de se retirer. Heureusement, il a été contraint de reprendre sa carrière en raison de l’ER pour sportifs d’élite pour laquelle il s’était engagé quelque temps avant. Aujourd’hui, la poursuite de sa carrière et son entraînement intensif portent enfin leurs fruits. Il a d’abord remporté sa première médaille lors d’un championnat d’Europe élite en décembre 2023 à Otopeni, puis il s’est assuré la qualification olympique tant attendue lors des championnats suisses 2024 à Uster.
Tiago Behar, outre Nils Liess, a également été sélectionné pour les Jeux par le biais du relais. Né à Bâle et ayant grandi en Espagne, en Allemagne, aux États-Unis et en Suisse, ce Romand de 22 ans étudie depuis trois ans l’informatique à l’Arizona State University et est devenu un athlète de haut niveau loin de chez lui. Cette année, il a largement contribué à la victoire de son équipe au NCAA Team Championship. Ses excellentes performances de ces dernières années lui ont permis de se faire remarquer pour une participation au relais 4x200m nage libre. Lors des championnats d’Europe 2024 à Belgrade, il a pu participer pour la première fois à un CE et a su confirmer ses performances précédentes.
Ces nageurs, avec leur détermination et leurs parcours parfois semés d'embûches, incarnent la persévérance et le talent qui caractérisent l'élite de la natation suisse.
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La Natation en Suisse : Entre Tradition et Innovation
Au-delà des performances individuelles et collectives en compétition, la natation en Suisse est profondément ancrée dans la culture et le mode de vie des Helvètes. Les chiffres le confirment : 38% de la population suisse pratique la natation, soulignant son statut de sport favori. Le fait que la grande majorité (95%) ne nage pas en club mais dans un cadre "non organisé" met en lumière l'accessibilité et le plaisir intrinsèque que ce sport procure à beaucoup, loin de la pression de la compétition. Cependant, cette large base de pratiquants alimente également le terreau sur lequel l'élite peut émerger. Les enfants ont souvent besoin de modèles pour se motiver dans leur apprentissage, or, des modèles de nageurs et nageuses suisses émérites, il y en a beaucoup. Ces athlètes de haut niveau inspirent les plus jeunes à dépasser leurs limites et à envisager un parcours sportif plus structuré, même si seulement 3,1% des jeunes entre 10 et 14 ans appartiennent à un club suisse de natation.
Un aspect unique et emblématique de la natation suisse est la popularité des traversées du lac Léman. Elles bénéficient d'une très forte popularité, à tel point que cela est quasiment devenu désormais un sport national voire international. Il faut dire qu'en profitant du lac Léman, on profite de nager en eau libre tout en bénéficiant d'un cadre exceptionnel. Chaque année sont organisées au lac Léman des compétitions de nage en eau libre, au sein de différents secteurs de ce géant d'eau douce. Avec 580 km² au total, il est le plus grand lac d'Europe occidentale. La compétition la plus emblématique organisée au sein du lac Léman est la Traversée Internationale du Lac Léman à la nage. Parmi ces compétitions, il arrive que l'on assiste à des exploits extrêmes inoubliables dignes des meilleures performances natation Suisse.
L'histoire de ces traversées est riche. Le 6 août 1986, le nageur suisse Alain Charmey est devenu le premier à compléter la traversée du lac Léman dans sa longueur, son point de départ ayant été Villeneuve et son point d'arrivée ayant été les Bains des Pâquis, dans la ville de Genève. La distance était d'environ 75km, et Alain Charmey parcourut cette distance en un temps record de 22 heures et 42 minutes. À l'époque, les médias suisses mais également étrangers louèrent cette performance, mesurant l'endurance et la motivation du nageur. Au-delà des exploits en solo, les traversées collectives connaissent également un grand intérêt. Par exemple, la traversée collective en nage papillon de 2024 a vu un groupe de six nageurs britanniques dont le nom de groupe est Swim Switzerland, établir un record. En débutant au Château de Chillon jusqu'aux Bains des Pâquis, le relai a établi le record pour les groupes de 6 nageurs en 22 heures, 26 minutes et 52 secondes entre le 20 et le 21 août 2024. Ces événements renforcent l'image de la Suisse comme un acteur significatif de la natation en eau libre, une tradition qui attire l'attention bien au-delà des frontières nationales.