Nage en Canal : Définition et Exploration d'une Pratique Émergente

Le concept du triathlon, mélange harmonieux de trois disciplines exigeantes - natation, cyclisme et course à pied - attire de plus en plus d'adeptes. La natation, première épreuve de cette discipline, se déroule majoritairement en eau libre, comme les lacs, les plans d'eau, ou la mer. Parfois, elle peut même avoir lieu dans un canal ou une rivière. C'est dans ce contexte que la "nage en canal" prend tout son sens.

La Natation en Triathlon : Un Aperçu

En compétition, la partie natation s’effectue le plus souvent en eau libre, en lac ou en mer par exemple. Elle se fait majoritairement en eau libre : en lac, en plan d’eau, en mer et parfois même dans un canal ou une rivière. Le parcours à suivre est très souvent matérialisé par des bouées gonflables à contourner et la distance à parcourir va de 250m à 3800m. Le parcours peut être composé de plusieurs boucles. Les concurrents portent le plus souvent des combinaisons néoprènes pour nager, ce qui leur assure une meilleure flottabilité et une protection contre le froid. Elles sont obligatoires généralement lorsque que la température de l’eau est inférieure à 16°C et interdite quand elle est supérieure à 24°C . Autrement, elle reste optionnelle et c’est à l’athlète de choisir.

Les différences avec une natation en piscine sont assez nombreuses. D’abord, le manque de repères visuels sous l’eau : pas de carreau ni de lignes d’eau pour s’assurer qu’on avance droit. Mais plutôt des algues et des pierres. D’où la nécessité de lever régulièrement la tête pour contrôler sa trajectoire. Ensuite, c’est une foule de triathlètes qui se lance au même moment dans l’eau et qui nage donc souvent “les uns sur les autres” (le célèbre phénomène de la machine à laver 😁) sur les premières centaines de mètres. Enfin, avec une combinaison sur le dos, les sensations de nage sont très différentes d’un bassin. L’athlète peut se sentir oppressé et perdre ses moyens.

Qu'est-ce que la Nage en Canal ?

La nage en canal est une discipline qui consiste à nager dans un canal, qu'il soit naturel ou artificiel. Le canal de l’Ourcq, à Pantin (Seine-Saint-Denis), n’a fait peur ni aux compétiteurs adeptes de l’eau libre ni aux baigneurs d’un jour venus s’amuser avec de grosses bouées multicolores, en forme de flamant rose ou de dauphin. Ce samedi après-midi s‘est déroulée la sixième édition de Nage ton canal, une opération organisée par le comité départemental de la fédération FSGT 93, qui rassemble des clubs sportifs de Seine-Saint-Denis.« C’est trop beau ! Viens, on les suit ! » Depuis la place de la Pointe et les berges piétonnes, les spectateurs ont accompagné les participants les plus aguerris, embarqués pour un long moment sur les distances de 3 000 et 5 000 m.

Les Défis et les Précautions à Prendre

Cependant, la baignade dans les canaux est souvent interdite et déconseillée. Une situation qui pourtant ne coule pas de source : « Se baigner dans le canal est interdit et surtout déconseillé, assure Florent Bousquet, chef d’unité VNF, qui invoque trois raisons : le canal du Midi et le canal latéral sont des cours d’eau artificiels avec des courants peu visibles, à proximité d’écluses d’où le danger pour le nageur. L’infrastructure est dotée d’un fond peu visible et enfin le conflit est toujours possible avec les usagers de ces canaux ». Sans oublier aussi des risques sanitaires liés à la qualité de l’eau telle la contamination à la leptospirose, véhiculée par des rongeurs.

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Pour apaiser les esprits et améliorer les eaux du canal, VNF 31 a entamé en avril 2022, un programme de dragage de longue haleine. Commencé sur le bief de Vic il se poursuit courant septembre sur celui de Bayard. Avec une profondeur d’1m70, cet équipement devrait retirer près de 25 000 m3 de détritus. Fin 2022, le canal latéral sera à son tour dragué sur une profondeur d’1,90 m pour un retrait de 17 000 m3.

L'Attrait de la Nage en Eau Libre

Sur le plan physique, on développe ses muscles et sa fonction cardio-respiratoire de la même manière sur les 2 pratiques. Pourtant, on trouve de nombreuses distinctions. D’abord, le cadre ! Une piscine vs un lac, ou une rivière, ou la mer… Quoi rêver de mieux, si ce n’est le décor proposé par la nage en eau libre ? Il change tout le temps. Un même paysage se transforme lui aussi : la couleur de l’eau, les éventuelles marées… Toutes ces variations donnent un caractère unique à chaque traversée. Pas de quoi s’ennuyer !

Justement, dans la nature, le·a nageur·se sait particulièrement s’adapter, car il·elle prend en considération différents paramètres : - les conditions météo : vent, houle, vagues… - les éventuels courants, - la température de l’eau, - les divers éléments géographiques du lieu. Dans un bassin, pas de grain de sable dans le rouage.

Conseils pour la Nage en Eau Libre (et en Canal)

D’ailleurs, pour nager droit en eau libre malgré ces variations, on doit trouver des repères. En piscine, on a son couloir. Dans la nature, on va apprendre à garder son cap en trouvant un élément visuel le plus haut possible. De cette manière, au moment de la respiration la tête hors de l’eau, on le retrouve tout de suite. Cette façon de respirer est propre à la natation en eau libre. Et on peut s’y exercer, notamment pour savoir où aller lorsqu’on est face à une ligne d’horizon.

Hors d’une piscine, oubliez les chronos ! Avec des éléments naturels changeants, la vitesse de nage est aléatoire et le temps de traversée aussi. Une pression en moins, du plaisir en plus.

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