L'Art de Nager : Exploration des Techniques Aquatiques, de la Brasse Originelle à l'Évolution Moderne des Nages

L'histoire de la natation datant au minimum du IVe millénaire avant J.-C., il va de soi que les techniques de natation ont énormément évolué ! Les Jeux Olympiques de Tokyo ont une fois encore mis la natation à l'honneur. Étant donné que l'histoire de cette discipline si singulière a un riche passé et que la natation ne fut pas reconnue comme discipline sportive à part entière avant un bon nombre de siècles, les techniques utilisées pour nager ont grandement changé. Si aujourd'hui, on ne parle que de quatre nages principales, à savoir le crawl, la brasse, la nage papillon et le dos crawlé, il faut savoir qu'un large éventail de nages ont été utilisées par le passé - et le sont encore maintenant d'ailleurs. Il est certain en effet que la nage papillon n'était pas la nage la plus utilisée durant la Préhistoire, par exemple. Parmi les techniques qui ont traversé les âges et connu de profondes transformations, la brasse se distingue par son ancienneté et sa ressemblance avec des mouvements naturels, souvent qualifiée de "nage en grenouille". La nage chien correspond bien entendu au fait d'utiliser les deux pattes à l'avant ainsi que les deux pattes à l'arrière pour avancer, et la nage en grenouille ressemble plutôt à la brasse.

La Brasse : La Nage Ancestrale et la "Technique Grenouille"

La brasse est incontestablement la nage la plus largement pratiquée, notamment grâce au fait que c'est l'une des nages les plus simples à apprendre. Première technique de nage apprise pendant l'apprentissage de la natation, la brasse est recommandée pour débuter doucement car elle ne nécessite pas de mettre la tête sous l'eau. Il faut préciser que la brasse est la nage la plus facilement apprise aux enfants, et on leur fait toujours débuter par celle-ci. Si nous ne pouvons savoir avec exactitude le nombre de nages pratiquées dans le passé, spécialement lorsqu'il s'agit de parler de pratiques durant l'ère préhistorique d'autant plus qu'aucun nom ne leur était donné, des traces subsistent. On peut déduire des différentes tablettes que ce que nous appelons aujourd'hui la brasse était la manière de nager la plus commune. Ou plutôt, ce qui ressemblait à la brasse, car apparemment, il s'agissait plutôt d'un mélange de plusieurs types de nages que nous connaissons, voire à un mélange entre la brasse et le crawl, en réalité. La brasse est en fait le type de nage le plus facile à apprendre, demandant le moins de maîtrise. C'est probablement la raison pour laquelle elle était largement utilisée auparavant. Lorsque nous examinons les tablettes où apparaissent moult dessins de femmes et d'hommes nageant, datant de l'ère préhistorique mésopotamienne, nous comprenons que la nage était totalement différente à l'époque. La brasse est la nage la plus facile à maîtriser et l'une des plus reposantes. L'humain ne connaissant pas bien l'élément en question, et devant surtout ne serait-ce que survivre, puisqu'il s'agit de l'ère préhistorique, il nageait comme il le pouvait. Ainsi, sur les tablettes représentant ces dessins de nage, on peut apercevoir bien souvent des corps nageant avec les deux bras tendus, ce qui ressemblerait donc plus à la brasse.

Durant l'Antiquité et jusqu'au XIXe siècle, il semble que ce type de nage ait justement été plus ou moins le même. Les Grecs et les Romains utilisaient eux aussi, apparemment, un mélange de crawl et de brasse. Au sein des bains, des thermes, bien que l'on sache que durant l'Antiquité, bonne éducation rimait notamment avec savoir nager, nous n'en savons pas beaucoup plus encore. Il semblerait que les thermes romains aient permis non seulement de se délasser et de parler, mais également de nager. Lorsque l'on examine la taille de certains thermes romains de l'époque, nous n'avons pas vraiment de mal à nous imaginer que les personnes nageaient parfois dedans, étant donné leur taille. Nos bassins de piscine paraissent minuscules comparés à certains thermes en effet. Des fresques représentant des femmes en train d'agiter les bras avec le corps en position horizontale dans l'eau montre que dans les thermes, l'on pouvait nager. Plus tard, durant le Moyen Âge, il s'agissait plus de baignades reposantes pour le loisir que de véritables nages, excepté pour les chevaliers, dont la formation leur imposait de savoir nager. Malgré les traités sur la natation rédigés ici et là, dont le premier connut le jour en 1587, nous ne savons pas réellement quelles techniques ont été adoptées, car on nous parle plutôt des bienfaits de la natation et de son étude propre. Finalement, durant la Renaissance, on refuse d'approcher l'eau de trop près tant il y aurait de virus. Si l'eau est de nouveau prisée par la suite durant la Renaissance, ce n'est réellement qu'au XIXe siècle que les techniques de nage sont bien commentées et documentées.

La Brasse est une nage occidentale et son origine remonte à l'Antiquité. Certains témoignages persistent de cette période. Elle émane d'une visée utilitaire, inspirée avant tout par l'instinct de conservation. À la fin du XIXe siècle, la Brasse était la seule technique réellement pratiquée. Le tout début du XIXe siècle fut un tournant. L'histoire veut que ce soit les Anglais qui furent véritablement les premiers à inaugurer les bassins de piscine recouverts et chauffés, ainsi que les premiers à faire débuter de vraies compétitions de natation, par le biais de leur National Swimming Association, en 1837. Il faut savoir que la technique de nage utilisée alors en majorité était la brasse, jugée gracieuse et "digne" car permettant d'avancer sans projeter trop d'eau. Le 25 août 1875, le capitaine anglais Matthew Webb participe largement à construire la réputation de la brasse comme nage d’endurance en traversant le premier le chenal de la Manche à la nage, en 21 heures et 45 minutes.

S'il s'agit d'une des nages les plus simples à comprendre, elle n'en reste pas pour autant la plus facile à maîtriser. Réussir à synchroniser ses mouvements demande beaucoup de travail et d'apprentissage, malgré le fait qu'elle soit souvent considérée comme étant la nage du débutant. Il s'agit d'une des seules techniques où les mouvements sont symétriques des deux côtés du corps. L’évolution des nages se fait d’abord dans un souci de sécurité, de façon à conserver la tête hors de l’eau. Puis les nages évoluent dans un but de performance.

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Les transformations de la brasse furent multiples. La brasse « Anglaise » se nage sur le côté avec les bras alternés. Le retour reste malgré tout sous-marin. En contrepartie, elle est vivement contestée sur le plan de la vitesse. Très vite, on abandonne la Brasse anglaise à quatre temps en faveur de la Brasse allemande à trois temps, beaucoup plus efficace. La française Cartonnet, elle, ramène les mains hors de l’eau vers 1935, dans le but de limiter les résistances. Les nageurs sortent tellement de l’eau, qu’ils n’y mettent même plus la tête ! Les nageurs cherchent de nouvelles solutions et aux JO de Rome les chronos de l’américaine Jastremski descendent grâce à une technique coudes hauts, genoux serrés. On passe alors d’un coup de pied qui ne propulse guère qu’avec la plante de pied, à un véritable ciseau avec les jambes en « W » (les talons sont plus écartés que les genoux). La propulsion se fait alors par l’intérieur des pieds et les tibias. À Munich, en 1972, les nageurs de l’ex-URSS introduisent un style ondulé en brasse. Rien ne l’empêche alors dans le règlement. Et dans ce cas, le règlement l’autorisera par la suite : l’immersion totale de la tête est autorisée en brasse en 1986. Il est important de noter qu'à l'inverse, les nages sur le ventre et plus particulièrement la brasse ne sont pas conseillées en cas de douleur dorsale, contrairement au dos crawlé.

Le Crawl : La Quête de Vitesse et de Performance

Le crawl est la nage la plus rapide, c'est pour cette raison qu'elle est très largement pratiquée en compétition. C'est aussi une nage très technique qui demande beaucoup d'entraînement pour pouvoir être pratiquée à la perfection. Le corps est totalement immergé dans l'eau, y compris la tête ce qui demande une bonne maîtrise des techniques de respiration. Il s'agit d'une nage qui fait particulièrement travailler les bras grâce à ses mouvements rotatifs qui permettent au corps d'être propulsé dans l'eau. Le premier bras pousse l'eau vers l'arrière pendant que le second remonte dans l'air pour prendre le relai.

La recherche de performances et l'absence de réglementation des nages entraîne l’apparition de nouvelles techniques, plus efficaces. La FINA ne réglemente pas le Crawl mais la nage libre. Au XIXe siècle, les marins reviennent des Antilles, de Somalie, des Îles Pacifique, avec de nouvelles techniques, empruntées aux populations indigènes. En respirant sur le côté en brasse, la nouvelle technique répond à l’objectif de vitesse. Mais la poussée des jambes en brasse devient incompatible avec l'inclinaison du corps et se transforme en ciseaux de jambes, dans un plan sagittal. C’est la technique de « l’english side stroke », inventée ou importée en 1840 environ. Jusqu’alors, comme en brasse, le retour des bras est réalisé sous l’eau. Cependant, on se rend compte que le retour sous-marin des bras produit une grande résistance à l'avancement. Dès lors, les bras auront une action alternée, semblable à la nage indienne, mais avec un retour du bras supérieur hors de l'eau. En dehors de la brasse, les Anglais aimaient également mettre en lumière un tout nouveau style de nage en Europe, à savoir, l'over arm stroke. Ils l'exercèrent notamment en 1898 lors d'une compétition internationale en présence d'un nageur français, et ils remportèrent sans difficulté la compétition grâce à cette nage singulière et également gracieuse. Les Anglais l'adoptèrent dès les années 1850. On ignore si cette nage fut réellement pratiquée par les Amérindiens, cependant, c'est ce que veut la légende. Aujourd'hui, la nage indienne n'est plus représentée car interdite en compétition sportive. On appelle la nage indienne également la brasse indienne, et il s'agirait d'un mélange entre deux autres nages alors plus anciennes : la nage grenouille et la nage chien.

Vers 1880, Trudgen, après avoir observé les amérindiens, repositionne le nageur en nage ventrale pour permettre un retour alternatif des deux bras hors de l'eau. Le « trudgeon » est alors adopté, car bien plus rapide que « l’over arm stroke » sur les courses de vitesse. Puis la greffe des ciseaux de jambes de brasse sur sa technique donne naissance en Australie au « double over arm stroke ». En effet, cette technique permet plus facilement d’obtenir un ciseau de brasse, comme celui connu actuellement. En 1893, les frères Wickham prennent modèle sur les habitants de l’île Salomon du Pacifique. Ils transforment l’action des jambes en battement. Ce sont les frères Cavill qui rendront cette technique populaire. En 1902, Richard Cavill bat le record du monde du 100 yards en nageant l'épreuve de bout en bout en crawl. La technique du crawl est alors à la fois la plus rapide des nages et celle qui offre le meilleur rendement.

Cependant, lors des nombreuses compétitions de natation internationales organisées entre 1897 et 1903, le modèle britannique se confronta au modèle australien. Alors que les Anglais disposaient de la brasse et de leur nage indienne, les Australiens pratiquaient depuis quelque temps déjà ce que l'on appelle aujourd'hui le fameux "crawl" ! Cela provenait de l'observation faite par un Anglais, encore, de la manière de nager des Américains du Sud. Ce mouvement avec jambes en ciseau fut une révélation ! L'Anglais en question, du nom de Frederick Cavill, rapporte cette vision en Australie, où il s'installe, et apprend la technique aux nageurs australiens. C'est la raison pour laquelle on appela à l'époque cette technique le "crawl australien". D'où vient ce nom exactement ? D'un journaliste australien qui, face à la nouvelle technique de nage en 1897, à Sydney, s'exclama ainsi : "Look at the crawling" ! "To crawl" signifie, en anglais, "ramper". En 1899, les Anglais perdirent en compétition face aux Australiens, et jugèrent d'ailleurs le crawl d'un mauvais œil, considérant cette technique comme peu gracieuse et trop brute. Et puis, en 1906, un certain Tartakover impressionne en France. En compétition, il fait la démonstration de cette nouvelle technique à Joinville-le-Pont, près de Paris. « Tartakover » sera d’abord le nom accordé à cette technique, et plus tard elle deviendra le « crawl » reconnu actuellement.

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À partir de 1900, il existe 3 épreuves en compétition : la brasse, le dos et la nage libre. En effet, le crawl n’a jamais été codifié. C’est ce qui explique que sa technique est en perpétuelle mutation. En 1922 sous la barre mythique de la minute au 100 mètres nage libre, son compatriote Johnny Weissmuller - le futur Tarzan - confirme la suprématie du crawl. Ensuite, Gertrude Ederle devient la première femme à traverser la Manche en 1926. Non seulement elle établit le record de la traversée, mais aussi, elle utilise le crawl pendant toute la durée de l’épreuve. Si le crawl est à la fois la nage la plus rapide et la plus économique, c’est parce qu’elle résout les problèmes respiratoires qui permettent de nager à plat sur des longues distances. Dans son livre Swimming the American Crawl, Johnny Weissmuller donne sa conception sur ce point : "The instinctive thing for a beginner to do is to hold his breath." En France aussi, les nageurs savent nager en crawl en endurance, puisqu’en 1931, la française détient le record du monde du 400m nage libre, et Alex Jany le détiendra, ainsi que celui du 100m nage libre, en 1946 et 1947. En 1952, c’est le tour de Jean Boiteux d’être sacré champion Olympique du 400m nage libre à Helsinki. Il a d’ailleurs été le premier champion Olympique de la natation française.

Plus tard, dans les années 1960, les coordinations se différencient entre le sprint (battements 6 temps) et le demi-fond (battements 2 ou 4 temps). En 1956, à l’image de Fraser qui deviendra la première femme sous la minute au 100m crawl quelques années plus tard, en 1962, les Australiens dominent les épreuves de crawl aux JO de Melbourne. Leur battement 2 temps, libère toute l’énergie sur les bras, le véritable moteur en natation. Malgré tout, la première à avoir nagé en battement 2 temps en crawl est elle aussi Australienne et se nomme Healey. En 1963, c’est la fin de l’obligation de toucher le mur avec la main qui provoque la chute des records. Grâce à sa culbute, l’américaine Schollender sera la première femme sous la barrière des 2 minutes au 200m nage libre. En sprint, en 1976 à Montréal, Montgomery devient le premier homme sous la barre des 50 secondes en crawl. Les techniques et coordinations du crawl se multiplient. Ian Thorpe sera le précurseur d’une coordination en semi-rattrapé avec un battement 6 temps sur les distances de demi-fond (200-400m). Sur les mêmes épreuves, Laure Manaudou nage en superposition avec un battement 2 temps. Alors que Michael Phelps plus tard, lui utilise une coordination appelée « crawl boiteux », avec un battement 4 temps, sur le 200m nage libre. Parallèlement, le corps ne doit plus rester à plat mais osciller autour de l’axe horizontal pour permettre l’augmentation de la longueur des trajets et par conséquence l’amplitude de nage ou la distance parcourue par cycle de nage (autour de 3 mètres à pleine vitesse pour les meilleurs nageurs). Et d’un autre côté, certains nageurs préfèrent laisser leur corps à plat sur l’eau. Récemment, depuis les années 2000, le traditionnel « S » du trajet du bras sous-marin, est parfois abandonné en crawl.

Le Dos Crawlé : Entre Relaxation et Innovation

Le dos crawlé est la seule des 4 nages à avoir un démarrage dans l'eau et non en plongeon. Elle se déroule, comme son nom l'indique, sur le dos en faisant tourner les bras et battre les jambes. Pratiquer le dos crawlé est souvent un moment relaxant pour les nageurs qui préfèrent la pratiquer en fin de séance pour se détendre. Contrairement aux nages sur le ventre, le dos crawlé est particulièrement recommandé aux personnes souffrant de maux de dos. En effet, nager sur le dos va permettre à la colonne vertébrale de garder un bon alignement du bassin jusqu'à la nuque ce qui limite les éventuels traumatismes.

L'origine du Dos est probablement lointaine. Au départ, l’atout principal de cette nage était sa capacité à maintenir le visage émergé. En 1907, la première épreuve de Dos apparaît aux championnats de France ; la technique utilisée est alors celle du « Dos brassé ». La position est assise, avec action simultanée des bras et des jambes de Brasse. Au début, le dos crawlé était en réalité plutôt du dos brassé. Johnny Weissmuller, icône de la musculation et interprète des Tarzan, popularise le dos crawlé. La technique est officialisée au sein du règlement en 1904. Durant les premiers Jeux olympiques modernes, il faut savoir que seuls la brasse et le crawl, en effet, étaient acceptés. Vint donc s'y greffer le dos crawlé en 1904.

Aux Jeux Olympiques de Stockholm en 1912, Hebner, un nageur américain, utilise une technique dorsale fortement inspirée du « Trudgen » ; le « Dos trudgen ». Positionné à plat, le nageur pédale et appuis bras tendus. Le retour des bras est aérien, alterné et fléchi. Le battement de jambes arrive au cours des années 20 notamment sous l'influence des nageurs japonais : c’est le « Dos crawlé » connu actuellement. Amster nage en position dorsale, avec une action alternée des bras, un retour aérien axé, et un battement de jambes. Et oui, en dos comme en crawl, les Japonais mettent le paquet sur les jambes. Les évolutions suivantes concerneront les oscillations, les épaules roulent sur l’eau pour rechercher des appuis plus profonds, et les virages.

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Avant 1920, les nageurs réalisent un retournement simple après avoir touché le mur à la main. Puis, dans les années 30, 3 techniques coexistent. Le virage japonais et le virage hollandais consistent en une translation horizontale plus ou moins en surface, en restant sur le dos à partir d’un appui de la main sur le mur, alors que le virage Kiefer, du nom de son inventeuse, est une technique de culbute. Elle réalise une sorte de culbute tout en conservant les épaules orientées vers le haut, pour rester sur le dos : le « cross over turn ». À croire que c’est une bonne technique puisque la nageuse américaine conservera son titre de championne du monde durant 17 années ! Et c’est une française qui la détrônera : Bozon, en détenant le record du monde du 100m dos. Les diverses techniques posent des problèmes de jugement, c’est pourquoi, en 1991, on laisse la possibilité de toucher le mur avec n’importe quelle partie du corps. Et, en 1994, on autorise le passage sur le ventre avant le déclenchement de la rotation. La culbute actuelle est alors inventée : « le roll over turn ». À Séoul, en 1988, Berkoff, le nageur américain et Suzuki, le japonais, réalisent d’excellentes performances sur leurs épreuves de dos grâce aux ondulations sous-marines qu’ils placent au début de la course et après les virages. Glisser en position dorsale min après un départ en poussant du mur ou depuis le fond du bassin, glisser sur le dos pendant min. Battements de jambes alternés avec rotation autour de l’axe longitudinal du dos au ventre et retour min. 8 m avec min. Battements de jambes alternés, en expirant, puis rotation autour de l’axe longitudinal (ventre-dos) pour inspirer. Distance min. 8 m avec min. Roulade avant, en eau profonde, depuis le bord du bassin. Les bras sont tendus vers l’avant dans le prolongement du corps et sans action propulsive.

Le Papillon : La Puissance et la Difficulté

Le papillon est la dernière des 4 nages à avoir été reconnue par la FINA. Il est apparu grâce au manque de précision du règlement de la Brasse. Certains nageurs s’inspirent du « trudgeon » pour inventer l’ancêtre du papillon : alors que la grande nouveauté du « trudgeon » est de faire passer les bras alternés au-dessus de l’eau, les nageurs essaient de les faire passer de façon simultanée. Le mouvement est bien plus en adéquation avec le ciseau de jambes de brasse. Ainsi, en 1926, lors d'une course de brasse, l'Allemand Erich Rademacher termine l’épreuve en ramenant ses bras au-dessus de l'eau pour toucher le mur plus rapidement que ses adversaires. En prenant idée, c’est Myers qui systématise le retour aérien des bras comme la technique de « Brasse-Papillon ».

Elle est de plus en plus utilisée dans les années 30 en compétition car elle est bien plus rapide que sa petite sœur, la brasse. Malgré tout, la « brasse-papillon » est aussi plus éprouvante que la brasse. C'est pourquoi on assiste pendant environ 25 ans (1920-1945) à des courses de Brasse mélangeant différentes techniques (Brasse sous-marine, Brasse, et Brasse-Papillon). En 1946, on imposa tout d'abord au nageur l'obligation de conserver le même style de nage pendant toute la course. La « brasse-papillon » trop fatigante sur les courses longues étaient alors parfois abandonnée. Mais pas toujours, car les nageurs arrivaient de mieux en mieux entraînés. Ainsi en 1952, aux Jeux Olympiques d'Helsinki, les 8 finalistes du 100 mètres Brasse nageaient en « Brasse Papillon ». En 1953, on sépare nettement la Brasse et le Papillon. En brasse, le retour de bras se fait obligatoirement sous la surface de l’eau, les mains ne peuvent dépasser la ligne des hanches.

L'avènement de la nage papillon dans les années 1950 marque une étape importante. Dans les années 1930 déjà, la nage papillon émerge en tant que variante de la brasse, avec un étirement des jambes et les bras passant en dehors de l'eau. Puis l'ondulation caractéristique du mouvement de nage de nos amis les dauphins fut ajouté quant à lui durant les années 1950. Ce fut la quatrième et dernière nage, pour l'instant, à intégrer les nages officialisées durant les compétitions de natation, bien plus tard, en 1956. Le papillon est, avec la brasse, la seule nage où le mouvement des bras et des jambes est synchronisé des deux côtés. C'est au niveau de la difficulté que les deux nages diffèrent : le papillon est une des nages les plus physiques et éprouvantes, elle est d'ailleurs souvent pratiquée par les nageurs les plus expérimentés. Les jambes restent jointes et effectuent des mouvements d'ondulation de haut en bas, pendant que les bras poussent l'eau vers l'arrière de manière synchronisée. Il s'agit d'un excellent exercice pour sculpter la silhouette et améliorer ses capacités respiratoires. Aux JO de Rome, en 1960, Counsilman, de l’université Indiana aux USA, nagera en papillon avec 2 ondulations par mouvement de bras. En papillon aussi les coulées se prolongent, comme en dos à la fin des années 1980. Le russe, Pankratov, en est le roi avec ses 40m de coulée au départ des épreuves de papillon aux JO d’Atlanta en 1996.

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