L’Épopée Solaire : Histoire, Guitares et Culture du Surf Rock

Le soleil chauffe votre peau, les glaçons du cocktail rafraîchissent votre glotte, c’est l’été, vous êtes bien, légère brise sur les épaules, pieds dans le sable face aux vagues. Et cette musique entraînante en fond. Vous validez tout cela, mais êtes totalement étranger au surf rock ? Il est temps de plonger dans cette galaxie rock dont l’une des étoiles fut filante, mais continue de nourrir les imaginaires. Le surf rock est né en 1960 lorsque des groupes de rock instrumental du comté d’Orange en Californie, au sud de Los Angeles, imprègnent leur musique de l’ambiance de cette région située au bord de l’océan et connue pour sa forte culture du surf.

Les Racines d'une Culture : De l'Océan à la Note Bleue

Dans "Jours barbares", William Finnegan écrit: "Le sport prit - lentement - sur diverses côtes, là où il y avait des vagues surfables et des gens disposant d'assez de temps libre pour les traquer." Le littoral californien répondait à ces deux critères. Au début du XX° siècle, à la faveur du désenclavement ferroviaire, des cités balnéaires comme Santa Cruz, Redondo Beach ou Santa Monica sortirent des sables. Problème, ces beach cities manquent de sauveteurs et de garçons de plage, ce qui occasionne de nombreuses noyades. Pour pallier à ce problème, des magnats de l'immobilier recrutent les beach boys hawaïens. En 1925, Duke Kahanamoku s'illustre en sauvant huit personnes de la noyade grâce à sa planche. Le surf s'impose ainsi lentement au sein de petits groupes d'initiés.

Le surf rock lui aussi vient d’ailleurs. La planche vient d’Hawaï, les sonorités d’Amérique du Sud et du Moyen-Orient. Le surf rock du début des sixties, c’est un peu l’histoire d’un alignement des planètes au-dessus de la Californie, une terre où la jeunesse américaine se prend à rêver d’un autre mode de vie que l’American Way of Life très conformiste. C’est la rencontre aussi du tout jeune rock’n’roll avec des influences instrumentales diverses, notamment des pionniers comme Link Wray, Santo & Johnny, ou encore Johnny Smith.

La Virtuosité de la Guitare : L'Âge d'Or Instrumental

Robert J. Dalley, spécialiste de ce style, identifie plusieurs critères caractéristiques de la surf music. Le morceau est un instrumental. La guitare solo passe par une boîte de réverbération, avec un son aussi «dégoulinant» d'écho que possible. La musique se doit d'être crue, brutale, énergique, avec un tempo rapide. "Chaque fois que vous passez le disque en question, il doit donner la chair de poule à votre planche de surf", écrit-il. Dick Dale, que l’on surnomme The King Of Surf Guitar, va largement contribuer à mouler le genre.

Sur sa Stratocaster, il joue vite, avec énormément de réverbération, et si fort que les amplis n'y survivent pas. Au point que Leo Fender élaborent à sa demande un modèle d'une puissance inédite: le Showman. Le guitariste est un adepte du double picking, qui consiste à répéter une même note de manière ultra-rapide grâce à un médiator en attaquant les cordes alternativement de haut en bas, puis de bas en haut. Il sait ainsi aligner les triples croches comme sur "Misirlou", une chanson traditionnelle libanaise. Dick Dale a aussi répandu l’utilisation d’effets comme le trémolo picking ou le glissando à la guitare. Ces techniques ont pour effet de créer des bruits ressemblant à l’effet des vagues.

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La Révolution Vocale et l'ADN Pop

L’âge d’or du surf rock n’est pas fait que d’instrumental dans la première moitié des années 1960. Certains viennent donner de la voix pour accompagner des guitares et leurs réverbérations. C’est le cas notamment du duo Jan & Dean. Un ADN doo-wop mis au service du surf. Ils sortent "Surf City" en 1963. Bien évidemment que l’on ne pouvait pas faire ce top des meilleures chansons pour surfer sans mentionner les Beach Boys ! Chaque été depuis 1963, elle est probablement l’une des chansons les plus écoutées et celle que l’on utilise dans presque tous les films de surf.

Les frangins Wilson, le cousin et le pote ne sont absolument pas surfers, à l’exception de Dennis. C## L'Éternel Été du Surf Rock : Guitares Réverbérées et Vagues Californiennes

Le soleil chauffe votre peau, les glaçons du cocktail rafraîchissent votre glotte, c’est l’été, vous êtes bien, une légère brise sur les épaules, les pieds dans le sable face aux vagues. Et cette musique entraînante en fond. Le surf rock, avec ses sonorités emblématiques, capture parfaitement l'ambiance de la plage et des vagues, évoquant un esprit insouciant et solaire. Bien que le genre ait connu une existence éphémère à ses débuts, son influence perdure et ses vagues sonores continuent de nourrir les imaginaires, particulièrement pendant l’été, pour groover sur la vague.

Les Racines Océaniques du Surf Rock : Naissance en Californie

Le surf rock est un genre musical né à la fin des années 1950 en Californie, bien qu'il ne décollera que dans les années 60. À l'origine, ce n’était pas un genre particulier, mais plutôt un rock très influencé par la culture surf. Il a vu le jour lorsque des groupes de rock instrumental du comté d’Orange en Californie, au sud de Los Angeles, ont imprégné leur musique de l’ambiance de cette région située au bord de l’océan et connue pour sa forte culture du surf.

Le surf lui-même a une histoire riche et mouvementée. Décrit en 1777 par un des membres du navire de James Cook, il a subi de terribles coups de boutoir au cours du début du XIXe siècle par le puritanisme de missionnaires calvinistes américains et par la chute dramatique d'une population hawaïenne ravagée par le choc microbien. Le surf était alors proscrit, mais certains insulaires continuaient à chevaucher la houle en catimini, comme pour mieux résister à l'acculturation et préserver les traditions. La survie du surf moderne est due à de valeureux missionnaires de la glisse, comme George Freeth ou Duke Kahanamoku. Ce dernier a non seulement préservé la pratique à Hawaï, mais en a également assuré la diffusion aux États-Unis ou en Australie à la faveur d'exhibitions. En 1925, Duke Kahanamoku s'illustre en sauvant huit personnes de la noyade grâce à sa planche, un exploit qui a convaincu les municipalités d'équiper les sauveteurs de planches similaires, permettant au surf de s'imposer lentement au sein de petits groupes d'initiés.

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Au début du XXe siècle, à la faveur du désenclavement ferroviaire, des cités balnéaires comme Santa Cruz, Redondo Beach ou Santa Monica sortirent des sables. Ces « beach cities » manquaient de sauveteurs et de garçons de plage, ce qui occasionnait de nombreuses noyades. Pour pallier à ce problème, des magnats de l'immobilier ont recruté les « beach boys » hawaïens. Au cours des années 1950, le surf est devenu un sport de masse en Californie. Une nouvelle classe moyenne a découvert les joies de la glisse. Les plages sont devenues le lieu de rencontre d'une jeunesse qui rêvait d'une vie de liberté, affranchie des contraintes, et rythmée par la seule quête de la bonne vague. Les techniques ont évolué, avec de nouveaux matériaux permettant de fabriquer des planches ultra-légères en polyuréthane, ainsi que des combinaisons en néoprène. La proximité de Hollywood et de l'industrie musicale californienne a propulsé le surf en phénomène de culture populaire. En 1959, le film Gidget a marqué le début des films de plage, dressant le portrait d'une jeunesse californienne insouciante où le surfeur est devenu la personnification du cool et de la décontraction.

Le surf rock du début des sixties, c'est un peu l'histoire d'un alignement des planètes au-dessus de la Californie. Une terre où la jeunesse américaine se prenait à rêver d'un autre mode de vie que l'American Way of Life très conformiste, et la rencontre du tout jeune rock'n'roll avec des influences instrumentales diverses. Des pionniers malgré eux comme Link Wray, Santo & Johnny, ou encore Johnny Smith, ont ouvert la voie. Ce genre a été lancé par des artistes tels que Duane Eddy ou Dick Dale, qui seront suivis par des groupes comme les Ventures, les Surfaris, Jan and Dean, les Astronauts ou les Orbits.

L'Anatomie Sonore de la Guitare Surf : Réverbération et Virtuosité

La composition de surf rock, c’est tout un travail d’ambiance. Dans les compositions, on retrouve souvent une grosse réverb typique et une grosse basse électrique, avec souvent du saxophone, des mélodies et surtout un esprit insouciant et solaire qui se traduit dans des paroles souvent légères. Le genre s'épanouit principalement au sud de la Californie.

Le morceau est généralement un instrumental, avec la guitare solo passant par une boîte de réverbération, pour un son aussi « dégoulinant » d'écho que possible. La musique se doit d'être crue, brutale, énergique, avec un tempo rapide. Robert J. Dalley, spécialiste de ce style, identifie plusieurs critères caractéristiques de la surf music : « Chaque fois que vous passez le disque en question, il doit donner la chair de poule à votre planche de surf ». On peut constater une influence du rock'n'roll des premières heures, avec l'utilisation de la réverbération et du vibrato. La réverbération est l'effet lorsqu'un son est émis par n'importe quelle source et se répercute sur les objets qui l'entourent.

Dick Dale est souvent appelé le roi de la guitare surf, et il va largement contribuer à mouler le genre. Originaire de la péninsule de Newport Beach, ce jeune surfeur d'origine libano-américaine s'impose comme la star du genre grâce à son jeu de guitare virtuose. Dick Dale a également répandu l’utilisation d’effets comme le tremolo picking ou le glissando à la guitare. Ces techniques ont pour effet de créer des bruits ressemblant à l’effet des vagues. Dick Dale est gaucher, mais n'en utilise pas moins un instrument pour droitier, dont il n'inverse pas les cordes. Sur sa Stratocaster, il joue vite, avec énormément de réverbération, et si fort que les amplis n'y survivaient pas, au point que Leo Fender a élaboré à sa demande un modèle d'une puissance inédite : le Showman. Le guitariste est un adepte du double picking, qui consiste à répéter une même note de manière ultra-rapide grâce à un médiator en attaquant les cordes alternativement de haut en bas, puis de bas en haut. Il sait ainsi aligner les triples croches comme sur "Misirlou", une chanson traditionnelle libanaise. À Balboa, sur la scène du Rendez Vous Ballroom, les riffs de Dale galvanisent le public qui prend l'habitude de se livrer au "surfer stomp", une sorte de pogo avant l'heure. Le "King of Surf Guitar" a ainsi influencé de nombreux guitaristes.

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La sonorité de la guitare surf est unique, elle est le fruit d’un travail où le but est de mettre en avant la virtuosité musicale d'un guitariste lead et d’un guitariste rythmique. D'autres techniques de production de l'époque, comme celles de Phil Spector au Gold Star Studio entre 1962 et 1966, utilisaient la multiplication des pupitres - plusieurs guitaristes, bassistes ou percussionnistes jouant la même note, le même accord ou le même passage pour donner une certaine « épaisseur » au son, ainsi que la disposition des micros et l'effet d’écho pour capter à la fois un instrument précis et des instruments voisins. Bien que le surf rock se distingue par sa réverbération crue, ces approches reflètent l'expérimentation sonore contemporaine.

Les Pionniers et Leurs Hymnes Intemporels

Le surf rock débute véritablement en 1960 avec la sortie d'une série de 45 tours explosifs, expédiés en deux minutes chrono. Le « King of Surf Guitar » influence de nombreux guitaristes et dans son sillage apparaissent une myriade de formations plus ou moins talentueuses.

Parmi les plus célèbres, on trouve Dick Dale and his Del-Tones avec "Misirlou", l'un de ses morceaux les plus célèbres et une reprise d'une chanson folklorique grecque par Dick Dale en 1962. Cette chanson emblématique est un incontournable pour tout amateur de surf rock. Tarantino ne s'y trompera pas en l'utilisant comme bombe explosive dans son Pulp Fiction. Un autre classique est "Wipe Out" des Surfaris, dont le riff de batterie est immédiatement reconnaissable et ajoute une énergie contagieuse à toute playlist de surf rock. Ce disque a été autoproduit par des musiciens de 16 ans, mettant en avant la batterie. Les Ventures, connus pour leur style instrumental unique, ont offert "Walk Don't Run", un classique intemporel, d'ailleurs avec une reprise de Johnny Smith.

"Pipeline" des Chantays est une autre chanson instrumentale emblématique qui évoque des images de vagues puissantes et de surf passionnant. En 1962, dans l'arrière-boutique d'un magasin de surf de Santa Anna, les Chantays ont enregistré ce morceau, dont l'introduction n'est pas sans évoquer les vagues déferlantes s'abattant sur le rivage. L'extase est atteinte lorsqu'on parvient à prendre un pipeline, à s'insérer dans un tube, ces tunnels formés par les rouleaux des grandes vagues que seuls les surfeurs les plus audacieux et doués sont capables d'emprunter.

Dès 1960, les Belairs faisaient danser les teenagers au cours de fêtes sur les plages de Hermosa et de Redondo avec leur morceau "Mr Moto". Au lieu de se livrer à des balades mélancoliques au bord de l'océan, ils étaient auteurs de morceaux plus funky. "Rumble" de Link Wray, bien que techniquement plus rock que surf, a une influence indéniable sur le genre avec son son de guitare puissant. "Surf Rider" des Lively Ones est une chanson douce et rythmée qui vous mettra dans l'esprit du surf en un rien de temps. Les Atlantics ont offert "Bombora", un morceau énergique qui capte parfaitement l'excitation et l'aventure du surf, et fut un tube énorme en 1963 avec un impact considérable sur la surf music australienne. Citons encore "Bustin' surfboards" des Tornadoes, avec un son de vague introduisant le morceau. Pour monter un groupe il suffisait alors de pouvoir tenir une guitare entre les mains. Sur la planche, la recherche d'adrénaline faisait prendre les risques les plus insensés.

Quand la Voix S'invite : L'Ère de la Surf Pop

L'âge d'or du surf rock n'est pas fait que d'instrumentaux dans la première moitié des années 1960. Certains viennent donner de la voix pour accompagner des guitares et leurs réverbérations. C'est le cas notamment du duo Jan & Dean. Avec des harmonies vocales accrocheuses, "Surf City" de Jan & Dean, sorti en 1963, est parfait pour une ambiance de plage, illustrant un ADN do-wop mis au service du surf.

Mais les groupes les plus iconiques de la surf music vocale sont sans conteste les Beach Boys. Cette bande des frangins Wilson, le cousin et le pote, n'étaient absolument pas surfeurs, à l'exception de Dennis. Cela ne les a pas empêchés de devenir les stars ultimes de la surf pop vocale, consacrant le mariage avec le do-wop. Les Beach Boys vont enchaîner les hits, dépassant largement les frontières de la Californie, et seront même un temps des rivaux directs des Beatles au nom de l'Oncle Sam. Ils seront quasi les seuls à résister à la British Invasion dès 1964.

Leur chanson emblématique, "Surfin' USA", est un incontournable pour tout amateur de surf rock. Chaque été depuis 1963, elle est probablement l’une des chansons les plus écoutées et celle que l’on utilise dans presque tous les films de surf. En même temps, si on écoute les paroles, on peut connaître tous les spots de surf des États-Unis. Si leurs chansons traitent du genre de vie des jeunes des bourgades californiennes, leur musique s'apparente à de la pop, simple et de qualité certes, mais nettement moins incisive et énergique que le surf rock instrumental. Autre différence fondamentale, leurs compositions sont chantées, vocalisées. Au début de leur carrière, les Beach Boys consacrent de nombreux titres au sport de glisse. En tout cas, si les Beach Boys exploitent le filon de la surfmania, posant sur les pochettes de leurs disques avec une planche sous le bras, ils surfaient aussi bien que nage le poisson sur un tas de charbon.

Des Vagues Lointaines aux Renaissances Modernes : L'Héritage du Surf Rock

L'ère de la surf music ne dure guère. Inaugurée en 1960, elle prend fin dès 1964. Les fossoyeurs du genre se nomment les Beach Boys ou encore Jan and Dean, dont la musique, bien que de qualité, est moins incisive et énergique. Le surf rock a à peine le temps de profiter de la vague qu'il a déjà la tête sous l'eau, car d'autres styles de rock vont occuper les oreilles de la jeunesse américaine dans les années 60, comme le folk, le garage ou le psyché. Le genre sera dépassé par une autre vague dès 1964, mais venue du Royaume-Uni cette fois, avec le "british blues boom" qui provoque une nouvelle révolution. Le surf rock se dilue rapidement dans le reste des musiques populaires, son nom se fait discret mais sa mythologie est toujours bien vivante.

Pour autant, plusieurs courants du rock puiseront allègrement certaines de ses saveurs. Une deuxième vague, pour ainsi dire, a déferlé dès la fin des années 1970. Des groupes comme The Cramps, avec leur rockabilly bien énervé, ou les B‑52’s, avec une new wave aux accents surf sur certains morceaux, ont remis le genre au goût du jour. L'influence de la surf music ressurgit de temps à autre comme dans le "Human fly" des Cramps en 1983. En 1990, les Pixies ont proposé une relecture d'un instrumental des Surftones intitulé "Cecilia Ann".

Une vingtaine d'années plus tard, un troisième revival a émergé. Après trois décennies d’intégration du surf rock à la culture pop, de la guitare de James Bond aux marques de fringues en passant par la professionnalisation du surf, le cinéma a remis les projecteurs sur le milieu. Au moment où Tarantino sortait sa Palme d’Or, Pulp Fiction, de nouveaux tenants ont repris le flambeau à leur compte. Ce film cultissime, sorti en 1994, a propulsé "Misirlou" de Dick Dale au panthéon des musiques de cinéma. Parmi ces nouveaux groupes, on trouve la science-fiction de Man or Astro-man ?, ou encore Susan and the Surftones, le groupe de Susan L.

Une fois le XXIe siècle débuté, la sous-culture du surf est largement devenue mainstream. La surf music, elle, a connu plusieurs renaissances, jusqu’à devenir une influence sur nombre de groupes étiquetés psyché ou garage. Sans en faire leur genre fétiche, on sent l’influence sur des formations comme celle de La Luz, Mystic Braves ou encore Tijuana Panthers. L’un des plus connus serait certainement The Growlers.

Le surf rock nait véritablement dans le sud de la Californie. N’empêche que les graines sont récupérées par les vagues et naviguent dans les océans. La destination ? À peu près chaque endroit où le surf existe. On retrouve de la réverbération électrique dans à peu près chaque pays bordé par un océan, et la surf music doit beaucoup à l’Amérique du Sud. Le groupe péruvien des Belkings, formés en 1963, a enregistré de nombreux titres surf au cours des années 1960, faisant les belles heures du surf rock quelques années durant, avec des balades remplies de mélancolies au bord de l'océan, mais aussi des morceaux plus funky. C'est aussi le cas au Japon du groupe de Takeshi Terauchi ou en Thaïlande, comme l'atteste la compilation "Shadow Music of Thaïlande".

Et la France ? Comme dans le reste du monde, la surf music s’est diffusée dans quantité de genres différents. On la retrouve dans le psychédélisme des Hawaii Samurai, dans le post-punk des Irradiates, sur le premier album de La Femme, chez les barjots-géniaux de FAIRE, et même en chitons avec Les Agamemnonz. Le dernier album de ce groupe, “Amateurs” (2021), aux sonorités profondément californiennes, boucle la boucle avec des références aux illustres Vultures et autres Tornadoes. Un disque paru par ailleurs sur le label spécialiste du genre, Hi-Tide Recordings. Des groupes comme La Femme remettent le genre au goût du jour, soixante ans après sa naissance en Californie, notamment avec le morceau "Sur la Planche 2013" dans le style new wave, vraiment parfait pour prendre les vagues.

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