# Optimisation du Transport de Matériel de Kitesurf sur Barres de Toit : Fixation et Protection Essentielles

Le transport d'équipement de kitesurf, notamment des planches, des mâts et des voiles, sur le toit d'un véhicule est une pratique courante pour les passionnés se déplaçant vers leurs spots favoris. Qu'il s'agisse d'un court trajet de 150 km pour un week-end ou de déplacements plus fréquents, la sécurité et la protection du matériel sont primordiales. La question de savoir comment fixer efficacement sa planche, le nombre de sangles à utiliser, leur positionnement, et la manière de gérer le reste de l'équipement, est fondamentale. L'utilisation de protections adéquates pour les barres de toit constitue la première étape vers un transport serein et sécurisé.

L'Indispensable Protection des Barres de Toit : Mousses et Alternatives

La première ligne de défense pour votre équipement et vos barres de toit réside dans l'utilisation de protections spécifiques. Il est très facile d'installer une paire de mousses sur votre galerie de voiture, une étape cruciale pour protéger votre matériel. Ces mousses sont conçues pour prévenir les chocs et les rayures, non seulement sur la planche, le kayak, le surf ou le stand up paddle, mais aussi pour offrir une surface d'appui plus stable et moins abrasive. Une paire de mousses de protection, souvent disponible en dimensions standard comme 75 cm de large et 6 cm de diamètre, s'installe directement sur les barres de toit. Ces protections contre les chocs sont un atout produit majeur, assurant une sécurité accrue durant le transport en voiture.

Au-delà des solutions commerciales dédiées, plusieurs alternatives peuvent être envisagées, particulièrement pour une solution à court terme ou pour des besoins spécifiques. Certains utilisateurs ont expérimenté avec la guidoline de vélo, le grip de tennis ou de hockey, voire même des chambres à air usagées pour envelopper les barres. L'idée est de créer une couche protectrice. Par exemple, l'utilisation de sur-grip Decathlon ou Gosport sur toutes les barres est une option mentionnée, notamment celle conçue pour les wishbones de planche, qui offre de quoi faire quelques barres. Il est intéressant de noter que, contre toute attente, la guidoline peut s'avérer résistante, avec une colle qui tient bien, même si elle est utilisée de manière plus sporadique, par exemple une dizaine ou quinzaine de sessions par an avec des ailes et boudins spécifiques. Cependant, la question de savoir si une telle protection n'est pas "un peu fine" peut se poser, suggérant que des mousses dédiées offrent une protection plus substantielle. La durabilité et l'efficacité de ces solutions alternatives dépendent souvent de la fréquence d'utilisation et de la qualité de l'installation. Il est important de considérer que, pour l'hiver ou une utilisation régulière, un refitage plus propre et plus professionnel pourrait être envisagé pour garantir une protection optimale et pérenne de votre matériel.

Positionnement de la Planche sur le Toit : Aérodynamisme et Protection

Le débat sur la meilleure orientation de la planche sur les barres de toit est récurrent parmi les pratiquants, avec des arguments solides pour différentes approches. Une méthode préconise de positionner la planche à l'envers, nez vers l'avant, surtout si elle est dans une housse, car cela est considéré comme préférable pour la protection et la stabilité. Cependant, une opinion contraire considère cette approche comme potentiellement très dangereuse pour la planche.

Une majorité d'utilisateurs tend à favoriser la méthode qui consiste à placer le nez de la planche vers l'arrière et le dessous de la planche (la carène) directement sur les barres. L'argument principal en faveur de cette configuration est la protection. En mettant toujours la carène de la planche vers le bas et le pont vers le haut, cela évite d'abîmer les rails avec les sangles. Pour des raisons d'aérodynamique, le nez de la planche est alors forcément vers l'arrière, ce qui peut réduire la prise au vent et les vibrations, surtout pour les planches plus longues et plus larges.

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Si vous disposez d'une bonne housse, vous pourriez être en mesure de poser la planche sur le pont, nez vers l'avant, sans souci majeur, car les rails ne seront pas amochés par les sangles grâce à la protection offerte par la housse. Dans le cas contraire, il est vivement recommandé de placer la planche carène vers le bas, particulièrement si les sangles utilisées sont de mauvaise qualité et agressives. Il est essentiel de noter qu'avec un Stand Up Paddle (SUP) de grande taille, comme un 12 pieds, la préférence pour la solution carène vers le bas et nez vers l'arrière est souvent exprimée. Une planche aussi longue et large prend moins le vent et vibre moins dans cette configuration. Pour un flotteur plus petit, cette deuxième solution est également souvent privilégiée car elle facilite l'entassement d'autre matériel sur la planche.

Indépendamment de l'orientation choisie, il est crucial de considérer l'ajustement de la housse de la planche. Si la housse est mal ajustée et un peu large, elle a parfois tendance à taper contre le toit de la voiture, surtout avec certaines barres de toit qui sont basses. Un conseil important est de bien tirer la housse vers l'arrière, de telle sorte qu'elle soit ajustée au maximum du côté de la planche qui est à l'avant de la voiture. Si la housse est trop longue par rapport à la planche, il est préférable de laisser le rab de housse à l'arrière, en s'assurant qu'à l'avant, le bout de la planche soit bien contre la housse. Autrement, la partie avant non ajustée de la housse peut prendre le vent, générant des sifflements inquiétants et une instabilité potentielle.

Méthodes de Fixation : Sangles, Sécurité et Précautions

La méthode de fixation est tout aussi critique que le positionnement de la planche. L'utilisation de sangles est universelle, mais leur type, leur nombre et leur placement nécessitent une attention particulière.

Nombre et Type de Sangles : Pour la fixation d'une planche, l'usage de deux sangles est généralement recommandé. Ces sangles doivent être de bonne qualité. L'utilisation de sangles à cliquet est courante pour tenir la planche et sa housse, offrant une fixation ferme. Cependant, une mise en garde s'impose : attention avec les sangles à cliquet à ne pas trop serrer. Un serrage excessif pourrait endommager la planche, surtout si elle n'est pas suffisamment protégée ou si les barres de toit sont mal moussées. Il est impératif d'éviter les sangles bon marché qui ne valent rien, car leur fiabilité est incertaine et elles pourraient céder sous la contrainte du vent et de la vitesse. Il est également une pratique de doubler chaque sangle pour une sécurité accrue, offrant ainsi une redondance en cas de défaillance de l'une d'entre elles.

Positionnement des Sangles et Boucles : La position des sangles est cruciale. Il faut autant que possible positionner les boucles de sangles de telle sorte qu'elles ne touchent pas votre planche, surtout si vous n'avez pas de housse. Cela prévient les marques ou les dommages causés par le contact direct et les frottements.

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Prévention des Sifflements : Une longue longueur de sangle sans appui, et bien tendue, peut générer un sifflement désagréable et potentiellement déconcentrant lors de la conduite. Pour l'éviter, une astuce consiste à faire tourner la sangle sur elle-même pour rompre le flux d'air et réduire les vibrations sonores.

Sécurité Renforcée : En cas de doutes sur la tenue des barres sur le toit de votre véhicule, une mesure de sécurité supplémentaire consiste à passer une sangle sous le toit, portières ouvertes. Cette méthode ancre la charge non seulement aux barres, mais aussi au châssis du véhicule, offrant une assurance supplémentaire contre le détachement des barres elles-mêmes ou de leur fixation.

Transport du Matériel Annexe : Voiles, Mâts et Wishbones

Au-delà de la planche, le transport des autres éléments de l'équipement de kitesurf ou de windsurf - mâts, voiles et wishbones - soulève également des questions de logistique et de sécurité. L'option la plus sûre, si l'espace le permet, est de mettre le reste du matériel dans la bagnole. Cette approche évite l'exposition aux éléments et minimise les risques de détachement ou de dommages sur le toit.

Cependant, lorsque l'espace intérieur est limité, le transport sur le toit devient nécessaire. Dans ce cas, un gros sac à voile peut être placé à côté des planches, servant à contenir les mâts et les voiles. Cette solution permet de regrouper le matériel et de le sécuriser plus facilement. Pour les voiles spécifiquement, il est important de faire attention aux sangles, car elles n'apprécient généralement pas d'être serrées directement dessus. L'idéal est de les mettre à l'intérieur du sac. Si vous devez les sangler directement, il faut y aller modérément pour ne pas les endommager.

Les wishbones sont un élément qu'il est préférable d'éviter au maximum de transporter sur le toit. Néanmoins, si c'est obligatoire, ils peuvent être placés sur les planches, voire un peu entre le sac à voile et les planches, en veillant à ce qu'ils soient bien calés et ne puissent pas bouger ou créer des points de pression excessifs.

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Une considération majeure lors du transport de tout le matériel sur le toit est la sécurité contre l'envol, notamment par gros vent lors du détachement ou du chargement. Les planches seules peuvent bien tenir, mais le risque d'envol augmente avec l'ajout de matériel supplémentaire et la complexité de l'arrimage. Il est donc recommandé d'être particulièrement vigilant et de s'assurer que chaque élément est solidement fixé.

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