Introduction à l'archipel fidjien
Depuis toute petite les îles Fidji m’ont toujours intriguées mais je n’aurais jamais pensé y mettre les pieds un jour je dois bien l’avouer. En effet cet archipel de plus de 300 îles se trouvant à l’opposé de ma petite Belgique, je n’imaginais pas vraiment faire le trajet jusque-là pour des vacances. Et puis finalement, c’est durant notre tour du monde que nous avons décidé d’y faire étape puisqu’il nous fallait malgré tout traverser l’océan Pacifique pour rejoindre l’Asie depuis l’Amérique. Pourtant, il est clair que les Fidji ce n’est pas vraiment une destination que l’on imagine pour les « backpackers » mais détrompez-vous ! Il est facile de voyager aux Fidji pour des budgets restreints si vous évitez les gros resorts et que vous n’essayez pas de visiter 200 îles en 1 semaine. Il est tout à fait possible de s’en sortir pour moins de 60€/jour par personne si vous faites attention à votre budget. En tout cas, je peux vous dire que je n’ai AUCUN regret d’avoir dépensé un peu d’argent pour découvrir ce petit bout du monde. Notre voyage là-bas restera gravé à jamais dans ma tête. Les Fidjiens sont des gens tellement accueillant et la première chose que vous entendrez à la sortie de l’aéroport est le traditionnel « BULA ! ». Par moment, vous aurez même l’impression que cela est forcé, qu’ils ne peuvent pas vraiment être aussi souriants et accueillants. Mais en fait si, ils sont simplement comme ça. Bref, c’est un pays où nous nous sommes sentis bien dès la première minute, où nous avons vécu des expériences formulables comme nager avec des raies mantas. On vous emmène donc découvrir les iles Fidji de manière authentique, en vous abreuvant de bons conseils, en vous partageant notre itinéraire, nos réussites (et nos ratés), et surtout, on espère qu’à la fin de cet article, vous rêverez vous aussi de visiter les Fidjis !
Logistique et déplacements inter-îles
L’aéroport international des Fidji se trouve à Nadi sur l’île de Viti Levu. La majorité des vols arrivant aux îles Fidji viennent d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de Los Angeles. Il y a également un vol par semaine à destination/arrivant de Singapour. De notre côté, nous sommes arrivés aux îles Fidji avec un vol Fidji airways au départ de Los Angeles (320€/p via Bravofly) et nous sommes repartis avec un vol en direction de Singapour avec Fiji Airways également. Lorsque vous arriverez à Nadi, on ne vous cache pas que la ville en tant que tel n’a pas tellement d’intérêt. Cependant la plage de Wailoaloa est un bon point de chûte pour votre première et votre dernière nuit aux îles Fidji afin d’être proches de l’aéroport.
On ne va pas se mentir, c’est un peu le défaut de ses qualités : se déplacer entre les îles c’est incroyable mais ça prend du temps tout en coûtant quand même pas mal d’argent. On vous suggère donc de choisir 1 à 2 îles par semaine maximum pour éviter les frais de transport mais aussi pour vraiment pouvoir en profiter et ne pas passer votre temps dans les bateaux/avions. Selon les lieux où vous souhaitez vous rendre, cela sera cependant plus ou moins facilement accessible. Par exemple, les îles Mamanucas et Yasawas sont facilement accessibles en bateau depuis Port Denarau ou Lautoka tandis que Taveuni, Kadavu ou Vanua Leti seront plus facilement accessibles depuis Suva. On ne vous parle ici que de ces îles car les autres sont beaucoup moins accessibles et on vous suggère alors de passer par une agence pour avoir les renseignements adaptés lors de votre séjour car cela change tout le temps. Si vous préférez prendre l’avion (on vous suggère de le faire au moins une fois car l’expérience était vraiment magique) sachez qu’il y a plusieurs compagnies aériennes, entre-autre Fiji airways et Turtle Airways. Il est même possible de le faire en hélicoptère, mais vous vous doutez bien que tout ça c’est un autre budget. Si vous n’avez pas envie de planifier tout cela par vous-même et que vous souhaitez faire de nombreuses îles, il existe aussi des tours organisés (par exemple chez www.awesomefiji.com) qui permettent de faire le tour de plusieurs îles en un temps déterminé.
Immersion à Taveuni et Qamea
Nous avions un tout petit peu moins de 3 semaines pour visiter les îles Fidji, et nous avons donc décidé de nous consacrer à la découverte de 3 îles principales : Taveuni (et Qamea juste à côté), Viti Levu (que nous avons finalement peu visité, décidant de plutôt y faire des jours off) et l’archipel des Yasawa (sur l’île de Draqawa).
Après 1 jour de récupération à Nadi, nous avons pris le bus et le bateau pour rejoindre l’île jardin de Taveuni. L’île de Taveuni est réputée pour sa nature luxuriante, ses cascades magnifiques et surtout pour ses fonds marins. C’est d’ailleurs considéré comme l’un des 10 plus beaux sites de plongée au monde. Sachez que depuis Nadi, le trajet pour rejoindre Taveuni en bateau est vraiment long (presque 24h) : 3h de bus jusque Ellington, puis 3h de bateau jusque Nabouwalu, suivi de 2h de bus jusque SavuSavu où vous attendrez (pendant la nuit) le prochain bus qui vous emmènera à l’embarcadère en 2h avant d’enfin prendre un bateau pour Taveuni (30 minutes). Cela nous a coûté 80 FJD/p (soit environ 35€).
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Arrivés à Taveuni, nous avons d’abord passé 2 jours dans un homestay, vivant au rythme de la famille, jouant avec les enfants, buvant du kava (cette boisson locale à base de racine qui, avouons-le, goûte la boue) regardant les requins passer le long de de la plage et découvrant les environs du village de Somosomo où nous étions hébergés. Durant notre séjour à Somosomo, nous avons également été découvrir la fameuse Date line (le 180ème méridien, celui qui détermine le changement de jour). On vous avoue que nous n’avons pas vraiment été impressionnés par le lieu, mais c’était amusant de s’y rendre. Sachez cependant que cela peut fortement faire bugger vos téléphones et vos applications GPS… Nous avons eu du mal à trouver les fameux toboggans naturels (ou waterslides) de Waitiki qui se trouvent à proximité de la date line car nos téléphones refusaient complètement de fonctionner. Heureusement, on a fini par croiser du monde et ils nous ont gentillement orienté vers les waterslides.
Qamea est une petite île juste au large de Taveuni qui s’atteint en 30 minutes de bateau. Ici, pas de routes, pas de vélos, pas de motos, rien. Qamea est une île complètement isolée : pas de route, pas de supermarché ou de marché tout court. Les locaux vivent de leur pêche et de leurs plantations de fruits et légumes. Nous y avons passé 2 nuits dans la famille d’Angela. C’était intense de vivre avec eux pendant ces 3 jours : nous avons accompagné Eliah le fils ainé dans sa plantation, nous avons joué au volleyball avec les autres ados du village, nous avons fait de la pâtisserie, et nous avons même fait une excursion d’une journée en bateau autour de l’île.
L'expérience des Yasawas et le Barefoot Manta
L’archipel des Yasawas s’étend au nord-ouest de Viti Levu, l’île principale. Elles abritent quelques villages où, tout comme à Taveuni, vous pouvez également trouver des homestays, mais la renommée des îles Yasawa tient plutôt à ses plages paradisiaques, à ses récifs coraliens et à ses luxueux resort. Après de multiples réflexions, nous avons porté notre choix sur le Barefoot Manta, sur l’île de Draqawa. Ce n’était pas le moins cher, mais nous en avions eu des échos très positifs. En plus, c'est surtout l’hôtel le plus proche du canal abritant les fameux dragons des mers : les raies Manta et ils ont un centre de recherche et de conservation sous-marine. Leur proximité avec le canal leur permet donc d’être les premiers sur place lorsque les raies apparaissent et d’admirer les animaux avant que les bateaux des autres hôtels n’arrivent. Nous avons donc posé nos valises là-bas pour 5 jours dans un dortoir assez luxueux. Sans surprise, les tambours résonneront tous les jours pendant notre séjour au Barefoot manta, et même parfois 2x/jour. Nous avons donc eu plus que notre compte d’admiration des raies mantas, ce fut une très belle expérience.
Conseils pratiques et formalités
La monnaie officielle des Fidji est le dollar fidjien (FJD). Bien que l’argent liquide soit utile pour les petits marchés locaux, les taxis et les pourboires, vous constaterez que les principales cartes de crédit sont acceptées dans la plupart des complexes hôteliers, restaurants et boutiques fidjiennes. Donner un pourboire aux Fidji n’est pas une habitude, mais toujours apprécié pour un service exceptionnel. L'anglais est la langue officielle des Fidji. Les Fidji utilisent des prises de courant de type I, les mêmes que celles que l'on trouve en Australie et en Nouvelle-Zélande. La tension électrique est de 240V avec une fréquence de 50Hz. Les Fidji bénéficient d’un climat tropical avec des températures chaudes toute l’année. La saison des pluies (de novembre à avril) apporte une humidité plus élevée, des averses tropicales occasionnelles et des paysages luxuriants. Apportez un répulsif contre les moustiques, surtout si vous vous rendez dans la région pendant les mois les plus humides. Dans les zones rurales, contentez-vous d'eau en bouteille ou d'eau filtrée.
Activités nautiques et plongée
Soyons francs : on ne vient pas à Fidji pour courir le marathon, mais plutôt pour s’oublier sur une plage déserte et lézarder à n’en plus finir, avant de se tremper dans une eau dépassant 26° C, 28° C et parfois même 30° C. Les îles fidjiennes s’entourent d’une ribambelle de récifs qui invitent à des plongées mémorables. Totalisant pas moins de 10 000 km², ils abritent plus d’un millier d’espèces de poissons et environ 400 de coraux. C’est entre août et octobre que la visibilité est la meilleure, mais durant la saison des pluies (novembre-décembre) que la mer est la plus calme. Une précision pour les débutants : les spots de plongée (y compris avec masque et tuba) sont souvent éloignés des côtes, avec le sentiment de se trouver en pleine mer. Pièce maîtresse de l’ensemble, le Great Astrolabe Reef, considéré comme le 4e plus grand au monde, s’étire sur presque 100 km de long, au sud de la très traditionnelle île de Kadavu. À Taveuni, le détroit de Somosomo est réputé pour les plongées dérivantes et le Rainbow Reef (32 km) est constellé de coraux mous - on finit par comprendre pourquoi Fidji a été surnommé « la capitale mondiale des coraux mous ».
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Maîtrise technique : Le montage et l'utilisation de la pagaie
Tout d'abord, il faut tenir la pagaie de manière à ce que la partie biseautée de la pale pénètre dans l'eau en première. Cela permet une entrée dans l'eau plus fluide. Afin d’augmenter facilement la puissance de votre coup de pagaie, faites participer un maximum vos abdominaux et vos muscles du dos grâce à un mouvement de buste rotatif autour du kayak. Cela vous permettra de beaucoup moins solliciter vos bras et épaules et donc de moins vous fatiguer. Si vous accentuez le mouvement, cela vous fera gîter et la surface du kayak au contact de l’eau sera moindre. L'effet sera de diminuer la résistance de l’eau sur le kayak et d’avancer à moindre effort. Par des gestes plus souples, vous diminuerez l’effet de cavitation. Cet effet, repérable lorsque les bulles se forment sur l’eau lors de la pénétration de la pagaie dans l’eau, crée un mélange air-eau qui rend le coup de pagaie moins efficace. En ajustant l’angle de votre pâle à la pénétration dans l’eau ou en étant plus souple, vous arriverez facilement à limiter cet effet.
Savoir comment tenir une pagaie de stand up paddle est crucial pour tirer le meilleur parti de votre planche, de votre coup de rame et de votre posture. Bien que les pagaies varient en conception et en construction, elles consistent universellement en trois sections fondamentales : la pale, la hampe et la poignée. Les pagaies THURSO SURF sont souvent des pagaies réglables en 3 parties. L'échelle visible sur l'axe sous la barre en T permet aux utilisateurs de régler avec précision leur pagaie à la longueur souhaitée. En descendant le manche, on trouve les deux mécanismes à goupille double verrouillage et fermoir. Avec un clic et un claquement satisfaisants, ces mécanismes fixent solidement votre pale, éliminant tout jeu ou oscillation. Vous pouvez même attacher une seconde pale pour transformer votre pagaie de SUP en pagaie double pour kayak. Ainsi, si vous prenez un siège de kayak, vous êtes prêt à partir.
Comme on le voit dans le graphique de la pagaie SUP, la pale ne descend pas droit depuis le manche. Elle est inclinée. Cette inclinaison aide à pousser l'eau vers le bas, vous donnant de la poussée. Cela soulève votre planche (créant moins de friction sur l'eau) tout en vous propulsant vers l'avant. En tenant la pagaie, assurez-vous que la pale soit inclinée loin de vous. Cela signifie que lorsque la pagaie est tenue verticalement et que vous pouvez voir la face de la pale, la pointe doit être inclinée loin de votre corps. Cet angle est essentiel pour vous propulser efficacement vers l'avant. Au début de votre coup, l'angle correct de la pale aide à soulever le nez de votre planche hors de l'eau. Lorsque vous vous penchez en avant dans la phase de puissance de votre coup, la pale doit être perpendiculaire au fond marin, vous propulsant rapidement vers l'avant.
Vous voulez une main sur le dessus de la pagaie. On l'appelle la prise supérieure ou parfois la barre en T à cause de sa forme. L'autre main doit alors saisir le manche. Assurez-vous qu'elle soit au moins à la largeur des épaules de votre autre main sur le dessus. Si vos mains sont trop proches, vous perdez de la puissance dans votre coup. Tandis qu'une prise à la largeur des épaules ou plus large vous donne le couple nécessaire pour vous propulser efficacement dans l'eau. Maîtriser la bonne prise et la technique de pagaie exploite la conception de votre pagaie pour un coup plus fort et plus efficace. Cela profite non seulement aux coureurs de SUP en compétition, mais est également inestimable pour les pagayeurs de loisir, améliorant le contrôle, réduisant la fatigue et rendant des activités comme le surf de vagues plus agréables.
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