Le monde de la course au large est un théâtre où se mêlent audace humaine et prouesses technologiques, un domaine où l'innovation repousse sans cesse les limites de la performance nautique. Au cœur de cette quête d'excellence se trouve le Team Banque Populaire, un acteur majeur qui, à travers ses différents projets de trimarans, incarne cette fusion entre haute technologie et savoir-faire artisanal. Ces géants des mers, conçus pour "voler" et défier les océans, sont le fruit d'un travail collectif intense, marqué par un engagement profond envers l'innovation, la fiabilité et la performance.
Le Maxi Banque Populaire XI : Une Génèse Technologique et un Manifeste du "Made in France"
Le Maxi Banque Populaire XI représente une étape significative dans l'évolution des trimarans de course. Sa conception et sa construction sont le résultat d’un intense travail collectif mélangeant haute technologie et artisanat. Fabriqué par le chantier naval CDK Technologies, il a nécessité 24 mois de travail et mobilisé 150 entreprises en plus du Team Banque Populaire. Avec son bureau d’études et l’ensemble de ses salariés, le Team Banque Populaire a fait la part belle au « made in France » en sollicitant en grande majorité des entreprises françaises et locales et en collaborant avec des centaines d’artisans, d’ingénieurs et d’architectes. Cette approche témoigne d'une volonté forte de contribuer au rayonnement d’une filière d’excellence nationale.
Conçu entièrement en carbone, la finesse des formes du Maxi Banque Populaire XI est marquante, et son poste de pilotage est très innovant. Une recherche poussée a été menée afin d’améliorer l’aérodynamisme, avec les foils, quant à eux, environ deux fois plus grands que ceux des précédentes générations. Ces études en matière de performance ont toujours été menées en parallèle d’un autre enjeu majeur : la fiabilité et la sécurité à bord. Dans ce cadre, l’ensemble des parties critiques du bateau a été vérifié à deux reprises via un cabinet d’experts, soulignant l'attention portée à la sûreté de l'équipage et du matériel.
Armel Le Cléac’h, skipper emblématique du navire, a exprimé sa confiance dès les premières phases du projet : « Par rapport à l’ancienne mouture, nous avons progressé dans tous les domaines avec ce Maxi Banque Populaire XI. Nous savons qu’il va être plus rapide, plus performant, plus marin. » Ses dimensions, communes à la Classe Ultim 32/23, sont impressionnantes : 16 tonnes, 32 mètres de long et 23 mètres de large. Dès sa mise à l'eau le 27 avril 2021, après deux ans de chantier, Armel Le Cléac'h s'est attelé à la prise en main de son bateau avec les premières navigations. Le bateau possède un design très aérodynamique, pour favoriser l'écoulement de l'air, notamment sur le dessus du roof. Le team Banque Populaire a d'ailleurs porté une grande attention à cette dimension, comme l'avait expliqué Armel Le Cléac'h.
Le Maxi Banque Populaire XI a la capacité de « voler », et de se maintenir dans cet état grâce à ses appendices et leurs réglages. Cette aptitude a été constamment optimisée. En 2023, le navire a bénéficié de l’arrivée d’une nouvelle casquette, une amélioration qui vise à optimiser l’aérodynamisme du bateau en vue du premier Tour du Monde en solo à bord d’un Ultim début 2024. Poursuivant cette dynamique d'évolution, l'année 2025 a vu le Maxi Banque Populaire XI se doter de nouveaux appendices, avec le changement des foils et des safrans. Cette évolution technique, mise en place après quatre années à naviguer autour du monde et à récolter de nombreuses données sur les performances de l’Ultim, permet au bateau de voler plus tôt et d’améliorer sa vitesse.
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Le Palmarès et les Défis du Maxi Banque Populaire XI : Une Trajectoire Marcée par la Résilience et la Performance
Depuis sa mise à l'eau, le Maxi Banque Populaire XI a enchaîné les sorties en mer pour sa fiabilisation et sa mise au point. Armel Le Cléac’h, son co-skipper Kevin Escoffier et toute l’équipe ont multiplié ces sorties jusqu’au 7 novembre 2021, date du départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Armel Le Cléac’h a rappelé l'objectif principal de cette première grande course : « Notre objectif premier, c’était d’arriver en Martinique. Nous y parvenons en terminant sur le podium, c’est forcément très positif. »
La saison 2022 a marqué le début des premières expériences en solitaire pour Armel Le Cléac’h et le Maxi Banque Populaire XI. Avant d’entamer cette partie en solo, Armel et le Team Banque Populaire ont participé à la toute première édition de la Finistère Atlantique, obtenant une deuxième place à l’arrivée. Les 24h Ultim ont ensuite signé la première course en solitaire du Maxi Banque Populaire XI avec une belle deuxième place à la clé. Le 9 novembre 2022, Armel s’est élancé à la barre du Maxi Banque Populaire XI sur la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Un défi majeur qui a connu un rebondissement : suite à une avarie de dérive, le bateau a été contraint de revenir à Lorient pour une escale technique. Au bout de 36 heures d’efforts collectifs fournis par le Team Banque Populaire, Armel a pu reprendre la route vers Pointe-à-Pitre, démontrant la résilience de l'équipe et du navire.
L'année 2023 a été riche en succès pour le Maxi Banque Populaire XI. Pour se préparer à des échéances importantes, le bateau a effectué sa première course de la saison en équipage lors de la Rolex Fastnet, course à l’issue de laquelle il a terminé deuxième. En septembre, le retour en duo pour Armel, secondé par Sébastien Josse durant les 24h Ultim, a été couronné de succès : le binôme a performé et signé une victoire convaincante sur cette compétition. Un mois plus tard, la Transat Jacques Vabre a vu le duo rallier Le Havre à la Martinique avec une course presque parfaite, passant notamment 11 jours en tête sur les 14 passés en mer.
L’année 2024 a commencé fort avec le premier tour du monde du Maxi Banque Populaire XI. Dès le 7 janvier, le bateau a pris le départ de l’Arkea Ultim Challenge - Brest, la première course solitaire autour du monde en Ultim. Cette aventure a nécessité 56 jours et deux escales techniques afin d’accomplir ce tour du monde. Le parcours n'a pas été sans embûches : dès le 10 janvier, une rencontre avec un problème sur le J0 a rendu son renvoi impossible, nécessitant une recherche de solution. Le 14 janvier, le bateau a passé l'Équateur en 4ème position avec un peu plus de 14 heures de retard sur le leader. Quelques heures après son entrée dans l'océan Indien, le trimaran a subi la casse d'un secteur de barre, désolidarisant le safran de la coque centrale et provoquant des figures. Après plusieurs heures de travail et de stratification, le safran a été remis dans le circuit de barre. Armel Le Cléac'h a ensuite dû appuyer sur l'accélérateur pour devancer une dépression au milieu de l'océan Indien, dans une mer très inconfortable en 3ème position. Pour éviter deux grosses dépressions, le bateau a passé entre l'Australie et la Tasmanie et a contourné la Nouvelle-Zélande par le Nord. La traversée du Pacifique s'est faite devant une dépression, mais la mer s'est avérée particulièrement mauvaise et a empêché le vol, occasionnant plusieurs "plantés" dans les vagues, dont un plus violent que les autres a laissé des marques sur le nez du skipper. Le 15 février 2024, les problèmes à répétition depuis l'océan Indien sur le système de barre n'étaient plus réparables par le skipper. Le 16 février, en début d'après-midi, le trimaran a fait son entrée dans le port de Rio, avec non pas un safran, mais deux manquants. Après 51 heures et 11 minutes d'escale à Rio, le trimaran est reparti en course le 18 février avec ses trois safrans, en 4ème position, à peine 400 milles derrière le deuxième Sodebo. Le 23 février, en début de soirée et après 47 jours et 6 heures de course, il a passé l'Équateur et est revenu dans l'hémisphère Nord, toujours en 3ème position. Peu avant les Açores, une voie d'eau s'est déclarée à l'avant de la coque centrale, avec de l'eau entrant par centaines de litres. Une réparation a été effectuée pendant plus de 12 heures, mais celle-ci n'a pas tenu définitivement et le trou a dû être bouché avec une voile. L'eau a continué à entrer dans la coque jusqu'à l'arrivée. Le 8 mars 2024, le bateau a été sorti de l'eau à Lorient et est rentré dans son chantier.
En 2024, le Maxi Banque Populaire XI a également endossé un rôle exceptionnel : le 7 juin, il est parti de Brest pour une mission unique, celle d’amener la Flamme Olympique de Paris 2024 jusqu’aux Antilles dans le cadre du Relais des Océans. À son bord, un équipage inédit composé d’Armel Le Cléac’h, Sébastien Josse, Marine Lorphelin, Marie José Pérec, Alexis Michalik et Hugo Roellinger a traversé l’Atlantique pour arriver à Pointe-à-Pitre et partager l’esprit olympique avec les Guadeloupéens. Après ce passage exceptionnel en Guadeloupe, la Flamme Olympique a repris le large direction la Martinique avec un nouvel équipage, incluant Laura Flessel, Coralie Balmy, Kéni Pipérol-Dampied et Thomas Debierre, accompagnés de Tony Estanguet. Mi-juillet, le trimaran a été convoyé en Méditerranée et au port de Marseille pour des relations publiques et les épreuves de voile de Paris 2024. Dès le lendemain de la fin des épreuves, il a quitté Marseille, aux mains de Sébastien Josse et avec un équipage composé, entre autres, de Basile Bourgnon. Le 25 septembre 2024, il a rejoint à midi le port de Concarneau pour la Finistère Atlantique. Le 28 septembre, il a pris le départ de la course, avec à chaque fois des options différentes que le leader sur les 24 premières heures de course. Le 10 octobre, le convoyage retour vers Lorient a débuté, et le 12 octobre, il a passé Gibraltar. Le 15 octobre au matin, le trimaran a fait son entrée à Lorient La Base.
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En 2025, après sa phase d'évolutions techniques, le Maxi Banque Populaire XI a poursuivi son calendrier de courses et d'entraînements. Le 24 avril 2025, il a été remis à l'eau à Lorient sans ses foils, pour une première sortie le 2 mai, atteignant déjà 30 nœuds dans 7 à 11 nœuds de vent d'Est NE. Le 5 mai, une deuxième sortie a enregistré plus de 38 nœuds. En juillet, il a pris le départ de la Rolex Fastnet Race. Après un bon départ, il est resté au contact de SVR Lazartigue pour la sortie du Solent et la sortie de Manque, mais s'est fait distancer petit à petit, passant le Fastnet en deuxième position avec 1h30 de retard sur SVR Lazartigue. Le 30 juillet, les foils et le safran du flotteur tribord ont été déposés et mis en chantier, suite à une collision sur la Fastnet Race avec impact sur les deux appendices. Le 12 août, le safran du flotteur tribord a été remis en place, représentant soit une évolution, soit un spare. Des tests comparatifs entre l'ancien safran bâbord et le nouveau tribord ont été effectués, suggérant des évolutions sur les foils, avec un safran semblant plus haut et un plan porteur plus large. Le 1er septembre, une nouvelle sortie a eu lieu au large de Groix et des Glénan. Un entraînement en commun avec Sodebo, Actual 4, et SVR s'est déroulé au large durant près de 24 heures le 9 septembre. Le 11 septembre, la bâche aéro devant le bras avant sur la coque centrale a été retirée et un chantier a été en cours avec de la stratification en arrière de l'étai. Le 19 septembre, un deuxième nouveau safran a été installé sur le flotteur bâbord. Participant aux 24H Ultim, il a terminé 2ème, à 1h28 du vainqueur SVR Lazartigue. Au retour de la course, dès 12h30, les deux foils ont été retirés et chargés sur la remorque de l'équipe. Le 6 octobre, les foils ont été remis en place. Le 26 octobre, il a pris le départ de la Transat Café L'OR. Après 7 heures de course, il s'est retrouvé en tête avec SVR Lazartigue en milieu de Manche. Après 13 heures de course, l'équipe a indiqué que le trimaran faisait route sur Lorient suite à un problème technique sur le safran bâbord. Le trimaran est rentré à Lorient La Base à 6 heures du matin. L'équipe technique s'est aussitôt mise au travail et le nouveau safran a été démonté et remplacé par l'ancien. Le 12 novembre, dans la nuit, il a quitté La Martinique pour Lorient, faisant son entrée à Lorient La Base au petit matin du 21 novembre. Armel Le Cléac'h a déclaré que tout s'était bien passé et que le bateau serait désarmé pour être mis en chantier dans sa base.
Le 14 février 2026, à 8h15, le trimaran a quitté son ponton pour une mise en route rapide, et à 11h, il était déjà à plus de 70 milles au large de Lorient, naviguant à 39 nœuds. Le 27 février, une sortie de relations publiques a eu lieu en baie de Pointe-à-Pitre. Le 1er mars 2026, il a pris le départ de Pointe-à-Pitre en équipage, avec à bord notamment Thomas Rouxel et Victor Le Pape. Le 5 mars, en fin de matinée, il s'est mis à l'abri de Santa Maria aux Açores pour réparer un problème sur le système de montée et descente du foil bâbord, causé par une fibre optique. Après un peu moins d'une heure de stand-by, il a repris sa route à 22 nœuds, plein Nord, direction Lorient. Le 16 avril 2026, le Maxi Banque Populaire XI a été inscrit sur la liste des 6 Ultim' inscrits à la Route du Rhum 2026. Le 29 avril, en toute fin d'après-midi, il a quitté Lorient La Base, en compagnie de SVR Lazartigue depuis Concarneau, direction la Méditerranée. Les bateaux n'ont pas navigué de concert comme indiqué et se sont trouvés en approche du Cap Finisterre. Dans la nuit du 2 au 3 mai, il a passé Gibraltar. Le 6 mai, une sortie de relations publiques a eu lieu devant la rade de Toulon. Le 7 mai a marqué le début des Ultim Mate à La Seyne sur Mer, mélange de défis à terre et en mer. Le 10 mai, il a rejoint le port de Saint-Tropez, puis est revenu à La Seyne sur Mer le 13 mai. Le 20 mai, il a quitté le Grau du Roi, direction Bordeaux pour la suite de la tournée de relations publiques. Après une navigation à 33 nœuds au large d'Alger le 21 mai, il était en approche de Gibraltar le 22 mai. Dans la nuit de vendredi à samedi, l'équipe a rencontré un problème technique, visiblement des lattes de grand-voile cassées. Le 24 mai au matin, le trimaran était au Cap Finisterre. Le 25 mai, à la mi-journée, il était à l'embouchure de la Garonne, remontant le fleuve en milieu d'après-midi pour accoster à Bordeaux. Le 28 mai, en milieu d'après-midi, il a quitté Bordeaux, terminant la descente du fleuve en début de soirée, direction Lorient à plus de 27 nœuds. Le 4 juin, en tout début de matinée, la nouvelle dérive a été installée. Le 8 juin, une grosse sortie d'entraînement au large de Groix a été effectuée avec près de 150 milles parcourus, suivie d'une autre le 9 juin autour de Groix.
L'Engagement Inébranlable de Banque Populaire : Au-delà du Sponsoring, un Modèle d'Armateur
L’engagement de Banque Populaire est également singulier par un autre aspect : la banque n’est pas uniquement un sponsor mais l’armateur de chacun de ses bateaux. Il s’agit d’un modèle rare dans la course au large et une fierté aussi pour tous ceux qui sont impliqués au côté de l’équipe. C’est le témoin d’un engagement et d’une expérience précieuse dans ce sport mécanique où les aléas, notamment liés à la météo et aux facteurs techniques, sont si nombreux. Plus que jamais, la banque, qui fêtera en 2029 ses 40 ans d’engagement, se distingue comme un acteur majeur de ce sport.
Cet engagement s'est manifesté de manière frappante après le chavirage et la perte totale du Banque Populaire IX. Quelques jours de réflexion ont suffi à Banque Populaire pour faire le choix de continuer son investissement dans le sponsoring voile. Il a alors été demandé à Ronan Le Goff de présenter différents projets. Le 22 janvier 2019, lors d'une conférence de presse à Paris, Banque Populaire a annoncé la poursuite du programme Ultime, avec le lancement d'un nouveau trimaran géant pour Armel Le Cléac'h. Il a été très largement inspiré du Banque Populaire IX, mais quelques modifications significatives ont été apportées, notamment concernant l'implantation du mât et des foils, ainsi que les formes des foils, avec une mise à l'eau prévue fin 2020. En juillet 2019, le moule de la coque centrale a été transporté en Grande-Bretagne chez Fibre Mechanics, illustrant l'ampleur internationale du projet.
Banque Populaire maintient une flotte diversifiée pour briller dans des courses majeures. Actuellement, elle dispose du Banque Populaire XI pour la Route du Rhum avec Armel Le Cléac’h, et de Loïs Berrehar pour la Solitaire du Figaro. Dans le même temps, l’IMOCA Banque Populaire 14 est en phase de construction et sera mis à l’eau au début de l’année prochaine en vue du Vendée Globe 2028. Cela souligne à nouveau l’ambition et l’engouement du Team Banque Populaire et des collaborateurs à vivre ensemble les plus belles émotions, partageant les mêmes valeurs de coopération, de dépassement de soi et l’esprit d’entreprendre. Pierre-Laurent Berne, Directeur du développement des Banques Populaires, a souligné cet aspect : « Ce nouveau projet d’envergure en est la meilleure illustration : c’est une aventure humaine, technique, technologique et économique avec une forte dimension collective. Banque Populaire, en tant qu'armateur historique, est fier d’insuffler cette dynamique comme il l'a toujours fait. »
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Le Futur de l'Excellence Nautique : Le Projet du Nouveau Maxi Banque Populaire XV
Un an après avoir réaffirmé son engagement dans le nautisme jusqu’en 2029, Banque Populaire frappe fort en dévoilant un nouveau projet aussi exceptionnel qu’enthousiasmant : la construction d’un nouveau multicoque, le Maxi Banque Populaire XV. Armel Le Cléac’h prendra la barre de ce nouveau géant de 32 mètres de long et 23 mètres de large, qui intégrera la classe Ultim, ces trimarans à voile les plus rapides au monde. Il sera à l’avant-garde en bénéficiant des dernières avancées en matière de matériaux, de systèmes embarqués et de technologie. En lançant cette construction, Banque Populaire démontre sa volonté constante d’innover afin de rester au plus haut niveau de la discipline.
Le nouveau multicoque s’alignera sur des courses prestigieuses pour permettre au Team Banque Populaire de viser la victoire, à l’instar de la Route du Rhum 2030 et de l’Arkea Ultim Challenge 2032. Il permettra également de tenter des records, dont le plus iconique d’entre eux, le Trophée Jules Verne (en équipage autour du monde). Ce challenge vise ainsi à étoffer encore un peu plus le palmarès de l'écurie de la Banque de la Voile qui, au fil des 37 ans d’engagement dans cette discipline, a battu 18 records et compte plus de 20 victoires dans les courses océaniques les plus prestigieuses.
Pour réaliser ce projet hors-norme, le bureau d’études du Team Banque Populaire a réuni un design team composé d'Antoine Koch (AKO), Gsea design et Finot Conq. C’est la première fois que le cabinet d'architecte AKO, réputé pour ses monocoques très performants, est associé entièrement à la construction d’un Ultim. Le cabinet collabore également avec le Team pour la construction de l’IMOCA Banque Populaire 14, qui sera mis à l’eau l’an prochain. Comme pour les précédents bateaux, le chantier CDK Technologies, basé à Lorient, sera chargé de la construction du maxi-trimaran. Vingt-huit mois de construction seront nécessaires avant une mise à l’eau prévue au premier semestre de l’année 2029.
Les chiffres clés du Maxi Banque Populaire XV illustrent l'ampleur du projet : il s'agira du 9e bateau construit par le Team Banque Populaire, du 7e trimaran construit par l'équipe, et du 14e bateau armé aux couleurs de la Banque de la Voile. Quarante mois d’études et de construction seront nécessaires, et près de 150 entreprises seront mobilisées.
Armel Le Cléac’h a exprimé son enthousiasme : « Je suis très heureux et je mesure la chance de faire partie d’une équipe qui s’apprête à vivre cette nouvelle aventure humaine, technologique et sportive. Nous avions à cœur de pouvoir disposer à la Route du Rhum 2030 d’un bateau à la pointe pour rivaliser avec les meilleurs. » Erwan Steff, directeur du Team Banque Populaire, a renchéri : « Cette annonce marque une nouvelle fois la confiance incroyable de Banque Populaire auprès de l’équipe. Nous partageons tous la même volonté de mettre à l’eau un bateau innovant qui aura la capacité de marquer la course au large ces dix prochaines années. » Sébastien Josse, directeur sportif du Team Banque Populaire, a souligné l'importance de l'expérience acquise : « C’est en étant riche de notre expérience acquise ces dernières années que nous allons nous projeter sur la construction du Maxi Banque Populaire 15. Nous souhaitons un bateau polyvalent et augmenter encore sa performance à certaines allures, notamment au portant. » Maël Devoldere, responsable du bureau d’études, a mis en avant l'innovation : « C’est incroyable d’avoir la chance de dessiner l’Ultim de demain. À nous de tout faire pour avoir un coup d’avance, trouver les clés afin de remporter des courses et battre des records. Il faut trouver le bon curseur entre fiabilité et audace. »
Contribuer au rayonnement d’une filière d’excellence est également un moteur pour Banque Populaire. En tant que compétiteur mais également armateur, lancer un tel projet dépasse largement le cadre du sport. La construction de ce multicoque met en effet à contribution tout un réseau d’artisans, d’indépendants et de PME qui mettront leur savoir-faire à la réalisation de ce géant. Ainsi, ce sont près de 150 entreprises qui devraient être mobilisées, dont la plupart sont installées dans la Sailing Valley en Bretagne. Un travail collectif et ambitieux de grande ampleur qui illustre la capacité de tout un secteur d’activité à repousser ses limites. À travers cette aventure collective et entrepreneuriale, Banque Populaire, première banque des entreprises en France, réaffirme son attachement et son soutien à toutes celles et tous ceux qui participent à l’excellence du savoir-faire français.