Le Venezuela, carrefour entre les Caraïbes et l'Amérique du Sud, se révèle être une destination de kitesurf aux atouts uniques, souvent sous-estimée sur la scène latino-américaine. Cet archipel et ses côtes offrent une combinaison singulière de conditions météorologiques exceptionnelles, d'eaux turquoise et d'une diversité de spots aptes à combler tous les niveaux de pratiquants. Malgré un contexte parfois complexe, la promesse de spots magnifiques et déserts attire les aventuriers en quête d'expériences mémorables. Pour ceux qui ont déjà entendu parler du kitesurf au Venezuela et de ses sites paradisiaques, mais aussi des défis liés à la visite du pays, cet article vise à démêler le vrai du faux en fournissant des informations essentielles pour organiser un séjour réussi. Il est crucial de noter qu'au Venezuela, les choses peuvent changer rapidement, et ce qui est valable aujourd'hui pourrait ne pas l'être demain. Il est donc fortement conseillé de vérifier toutes les informations avant de planifier un voyage.
Vue d'Ensemble des Conditions Générales de Kitesurf au Venezuela
Le Venezuela offre une fenêtre de vent remarquable presque toute l'année. La meilleure période s'étend généralement d'octobre à juin. Les alizés soufflent en effet 9 mois sur 12, avec un pic de vent et une saison sèche entre janvier et avril, ainsi qu'en novembre et décembre. La période de mai à octobre correspond à la saison des pluies, où le vent est encore présent mais sa fiabilité est moindre. En général, le vent se lève le matin et se renforce dans l'après-midi, avec une direction constante ENE/ESE.
Les températures sont idéales pour la pratique du kitesurf. La température moyenne de l'air oscille entre 20° et 30°C, tandis que l'eau se maintient entre 26° et 29°C. Cela permet de kiter en maillot de bain, bien qu'une lycra soit recommandée pour se protéger du soleil intense. Concernant la taille des ailes, il est à noter que le vent au Venezuela est souvent plus fort que dans la partie nord de la mer des Caraïbes. Il est judicieux de privilégier des ailes plus petites. Pour une personne de 70 kg, une combinaison de 7 m et 9 m est considérée comme idéale. Néanmoins, dans certains cas, comme à Coche ou Los Roques, une aile plus grande peut s'avérer utile le matin. Le vent souffle fréquemment à plus de 25-30 nœuds, étant le plus fort sur l'île de Margarita. À Los Roques, le vent est un peu plus aléatoire, et il est préférable de consulter les prévisions avant de s'y rendre.
La saison des pluies s'étend de juin à octobre. Cependant, il ne pleut pas beaucoup sur la plupart des spots de kitesurf habituels. Quand il pleut, la pluie peut être intense, mais souvent de courte durée. Sur une période de deux mois, l'expérience indique seulement un ou deux jours de pluie.
Les avantages indéniables du kitesurf au Venezuela résident dans ses spots sauvages et semi-privés, offrant des conditions parfaites pour le freestyle. L'expérience est unique, loin des foules habituelles. Cependant, l'organisation peut être difficile, notamment en ce qui concerne l'accès aux espèces et les horaires des installations. La situation politique et économique instable est un point d'attention. Il est fortement conseillé d'organiser un voyage via un kite camp établi et de ne jamais partir en solo. En effet, la situation politique du pays est peu rassurante, ce qui représente un inconvénient majeur de cette destination.
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Los Roques : Le Joyau Turquoise pour le Kitesurf
L'archipel de Los Roques est une destination que beaucoup souhaitent visiter, avec ses couleurs irréelles. Composé de 350 îlots, cet endroit est un véritable paradis pour les amoureux de la nature. Grâce à la présence d'une grande variété d'oiseaux marins et d'une faune aquatique très riche, le gouvernement a transformé l'archipel en parc national en 1972, en faisant le plus grand parc national marin des Caraïbes. Los Roques est une destination paradisiaque et exclusive, un trip hors du temps, complètement magique, où il fait beau, il fait chaud, il y a du vent, l'eau est turquoise et foisonne de poissons.
Gran Roque est la seule île habitée de l'archipel. C'est un endroit où le voyageur se sent bien, les gens y sont vraiment très accueillants. Pour l'hébergement, deux possibilités s'offrent aux visiteurs : séjourner sur cette île en pousada et découvrir les spots à la journée, ou explorer l'archipel en bateau via une croisière. Pour ceux qui choisissent de séjourner sur Gran Roques, il faut prévoir de payer un bateau tous les jours, environ 80 USD par personne, pour se rendre sur les différents spots de kitesurf. Cela limite cependant l'accès aux îlots proches et donc plus fréquentés. La plupart des locaux se dirigent d'ailleurs toujours vers le même îlot pour l'ambiance : Saki-Saki. Les premières pousadas coûteront environ 30 USD la nuit. Posada Malibu est clairement l'une des plus belles tables de Los Roques, avec sa décoration subtile, ses murs blancs rappelant la Grèce, l'influence italienne de son gérant Antonio qui a su créer quelque chose d'incroyable avec une végétation magnifiquement intégrée à l'intérieur. Les repas y sont particulièrement incroyables, notamment les pique-niques du midi. Le prix est généralement considéré comme très bon.
Les conditions de kitesurf à Los Roques sont réputées. Le vent y est légèrement plus fort que dans les Grenadines ou en Martinique. Le vent est exceptionnellement régulier, soufflant à une force de 20 à 30 nœuds quotidiennement entre 10h et 18h, particulièrement entre décembre et mai. Los Roques, avec ses 300 jours de vent annuels, est un paradis pour tous les niveaux de kiters. La saison du vent à Los Roques commence mi-janvier et se termine en juin. Si vous n’avez jamais pratiqué, c’est peut-être l’occasion d’apprendre, car il existe une école sur l’île. Olivier de l’agence VAMOS saura vous conseiller sur ce point.
La variété de spots est impressionnante, chaque site est accessible en quelques minutes de bateau pour une somme modique. Parmi les spots de kitesurf, Crasky et Nordesky sont particulièrement appréciés. D'autres îlots comme Francisqui dévoilent un lagon idyllique, Cayo Fabian est réputé pour son trajet en downwind vers Gran Roques, Crasqui offre une vue sur un fond corallien sublime, et Cayo de Agua, offrant une eau douce naturelle, est un spot exceptionnel pour les aventuriers. Espenqui, Sarqui ou Madriski déploient également des expériences uniques. En fonction des îlots, les conditions varient avec des vents offshore, side shore ou onshore.
Au-delà du kitesurf, Los Roques propose d'autres activités. La plongée est très réputée, bien que parfois difficile à pratiquer en cas de soucis d'oreilles, car Los Roques est connu pour ses fonds marins exceptionnels. Des cours de yoga sont proposés deux fois par semaine à 6h30 du matin sur la place du village. La gastronomie est également un point fort, avec des ceviche, marinade de poisson cru, considérés parmi les meilleurs. Il est cependant aujourd'hui compliqué de voyager avec un drone à Los Roques.
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Pour se rendre à Los Roques, il faut prendre un petit avion depuis Caracas. Il faut compter environ 250 euros aller-retour pour ce vol intérieur. Il existe des compagnies plus chères que d'autres, et aussi des plus fiables que d'autres. La réservation de ces vols peut vite devenir un casse-tête, c'est pourquoi il est vivement conseillé de passer par une agence spécialisée.
Isla de Coche : Le Temple du Freestyle et des Eaux Plates
Située face à Margarita, à seulement 20 minutes en bateau d'El Yaque, l'île de Coche (État Nueva Esparta) est un havre de perfection pour les férus de freestyle. Le spot de kitesurf de l'île de Coche est un paradis avec une mer plate comme un lagon, idéale pour cette discipline. Ici, les alizés soufflent entre 25 et 35 nœuds pendant 300 jours par an, offrant un plan d'eau plat, peu profond et chaud (27°C). De nombreux professionnels viennent s'y perfectionner.
Les conditions sont superbes pour le freeride également, et il est même possible de réaliser un downwind depuis l'île de Margarita ou simplement de naviguer autour de l'île. L'après-midi, le vent se renforce, ce qui est propice aux grands sauts ("big air") et aux figures "old school". Cependant, ce spot n'est pas idéal pour les amateurs de vagues, bien qu'il soit possible d'en trouver en naviguant autour de l'île, il est alors recommandé de se renseigner auprès de l'école de kite sur place.
Le vent offshore rend l'eau super plate, un atout majeur pour le freestyle. Toutefois, cette configuration n'est pas conseillée aux débutants car elle peut s'avérer dangereuse. Heureusement, une bonne école de kite est présente sur place, ainsi qu'une "lancia" (bateau de secours) pour assurer la sécurité des riders. Le vent souffle toujours offshore, et un bateau de sauvetage patrouille généralement la zone de 10h30 à 17h30. Chaque sauvetage coûte environ 2 €. Il peut arriver que le bateau fasse une pause à l'heure du déjeuner.
Au niveau des infrastructures, une école de kite, le Coche Kite Sports center, est présente sur le spot principal. Elle propose de stocker le matériel de kite dans des casiers, de gonfler les ailes avec un compresseur et d'utiliser le Wi-Fi pour environ 5 € par jour. Des boissons sont également proposées.
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L'île de Coche est une île magnifique et sauvage, mais elle semble parfois oubliée par le gouvernement vénézuélien. De ce fait, de nombreux bateaux n'atteignent pas Coche pour livrer les marchandises, et il peut arriver de se retrouver sans produits essentiels comme l'eau pendant quelques jours. Malgré ces défis logistiques, El Coche demeure une destination incontournable pour le kitesurf entre décembre et mai. L'île n'offre pas beaucoup de divertissements en dehors du kitesurf et des promenades sur ses plages de sable blanc et poudreux. Pour ceux qui cherchent une vie nocturne animée, ce n'est clairement pas l'endroit idéal.
L'hébergement à Coche inclut l'Hotel Brisas del Mar, situé à seulement 5 minutes de la plage, offrant des chambres spacieuses avec climatisation, une piscine et un petit restaurant familial. Bien qu'il existe des resorts tout compris comme Coche Paradise et SUNSOL Punta Blanca, il faut être conscient que même en payant un prix élevé, il peut arriver de manquer d'eau ou d'électricité en raison des problèmes d'approvisionnement de l'île. En ce qui concerne la nourriture, le choix est souvent limité, avec des plats simples comme une omelette grasse avec du jambon ou des arepas le matin, et du poulet ou du poisson frais avec salade de chou, platanos et riz pour le déjeuner et le dîner. Pour une option plus variée, le buffet du Coche Paradise, pour environ 6 € incluant toutes les boissons (alcoolisées comprises), est une bonne alternative offrant différents types de salades, légumes, viandes et poissons.
Isla Margarita et Playa El Yaque : Le Spot Historique et ses Défis
Playa El Yaque, située sur l'île de Margarita, est un spot mondialement reconnu pour le kitesurf, bien qu'il soit historiquement plus orienté vers le windsurf et le kite. Pendant la saison ventée, des rafales puissantes peuvent atteindre plus de 30 nœuds en après-midi. Le vent y est généralement un peu plus fort qu'ailleurs, mais l'océan est rugueux et agité ("choppy"), et le vent assez rafaleux, ce qui n'est pas idéal pour le freestyle pur.
Si le freestyle vous intéresse davantage, un lagon à 15 minutes en downwind d'El Yaque est plus adapté. Ce lagon est plat et le vent y est moins rafaleux, mais il est peu profond et contient beaucoup d'algues, et il faut surveiller la présence de méduses. Le freeride, le "big air" ou les "downwind" vers El Coche sont les meilleures options depuis El Yaque. Pour les vagues, elles sont rares directement à El Yaque, mais il est possible d'en trouver dans la partie nord de l'île ; il est conseillé de consulter les locaux.
La sécurité à Playa El Yaque demande une vigilance particulière. Le vent peut souffler soit "side shore", soit "offshore". Quand il est "offshore", cela devient dangereux pour les débutants, et il n'y a pas de système de sécurité officiel sur les spots. La plage dispose d'une zone de décollage, mais il faut faire attention aux touristes qui s'approchent parfois trop près, sans conscience des dangers potentiels. Il est également déconseillé de s'approcher de la falaise, où le décollage est encore plus risqué.
Playa El Yaque est une zone touristique avec un bon choix d'hébergements et de restaurants. Des locaux enseignent le kitesurf, et quelques écoles européennes sont présentes, dont la Jack Sparrow Kitesurfing School qui propose le stockage de matériel. Parmi les options d'hébergement, la Posada Iguana est une posada idyllique gérée par une famille vénézuélienne, offrant des chambres simples mais propres avec climatisation et la possibilité de plonger dans l'océan avant le petit-déjeuner. Pour ceux qui veulent être au cœur de l'action, l'hôtel rattaché à "Sharks" est recommandé, notamment pour ses excellents petits-déjeuners. "Sharks" est aussi une très bonne option pour le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner. Pour varier les plaisirs culinaires, le centre commercial Sambil, à environ 25 minutes en taxi, propose des restaurants offrant de la cuisine thaïlandaise et japonaise.
Le vol de Caracas à Isla Margarita dure environ 45 minutes, faisant de Margarita l'île la plus facile d'accès. Des vols sont programmés quotidiennement, et le coût d'un billet acheté sur place peut être de 5 $, contre 150 € si acheté depuis l'Europe ou en ligne, en raison du taux de change officiel défavorable. Il est souvent nécessaire de trouver un local pour payer le billet avec une carte vénézuélienne en échange de liquide. À l'arrivée à Porlamar, un taxi de 15 minutes vous emmène à El Yaque.
Autres Spots Prometteurs et Aventures Kitesurf
Au-delà des spots phares comme Los Roques, Coche et El Yaque, le Venezuela recèle d'autres pépites pour les kitesurfeurs aventureux.
Les downwinders sont une option populaire pour les experts. Il est courant de faire un downwinder de Playa El Yaque à l'île de Coche le matin, les riders revenant ensuite en bateau l'après-midi. Pour ceux qui hésitent, il est possible de demander à un pêcheur de vous accompagner et de lui confier vos objets de valeur. Les plus audacieux peuvent même circumnaviguer l'île de Coche pour découvrir de nouveaux spots. Il existe aussi un lagon à 15 minutes en downwind de Playa El Yaque, offrant des eaux plates et un vent moins rafaleux. Il faut toutefois être attentif au niveau de la mer car il est assez peu profond et rempli d'algues.
L'île de Cubagua, située au sud de Margarita et à l'ouest de Coche, propose également des spots étonnants et superbes. La meilleure façon de s'y rendre est avec des locaux, en organisant un bateau avec plusieurs personnes pour profiter du spot en toute exclusivité. Il faut cependant être vigilant aux conditions océaniques, car la mer peut devenir assez agitée en fin d'après-midi. Les pêcheurs, qui connaissent bien ces eaux, peuvent prodiguer de sages conseils.
Adícora, sur la péninsule de Paraguaná, est historiquement un paradis du kite, réputé pour un vent encore plus fort et ses spots de vagues. C'est l'un des spots les plus conseillés par les locaux. Cependant, il ne faut pas s'attendre à une plage de sable blanc et à une eau cristalline ; le site est avant tout fonctionnel pour le kitesurf. Le principal problème est son accessibilité : étant situé sur le continent, il est difficile de s'y rendre, surtout si l'on doit traverser toute la partie nord depuis Caracas avec son équipement de kite.
Des lieux comme La Tortuga et Cayo de Agua offrent également des spots exceptionnels pour les aventuriers, promettant des expériences uniques loin des sentiers battus.
Préparer son Aventure Kitesurf au Venezuela : Guide Pratique
Partir kiter au Venezuela implique de bien anticiper les aspects logistiques, financiers et sécuritaires, étant donné les particularités du pays. Un trip à Los Roques, par exemple, nécessite un minimum de temps (au moins 2 semaines) car le trajet est assez long et fatigant.
Accès et Transports
Pour se rendre au Venezuela, il faut voler à Caracas. Il y a quelques années, il était possible de se rendre directement sur les îles, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, de nombreuses compagnies aériennes ne proposant plus ce service en raison de l'instabilité politique. Les vols internationaux depuis Paris vers Caracas (CCS) ou Porlamar (PMV) pour l'île de Margarita, via des compagnies comme Air France, Lufthansa ou Iberia, durent au moins 14 heures avec escales, sans vols directs. Il faut également prévoir une taxe de retour d'environ 25 € à payer le jour du départ. Les prises électriques sont de 110 V, un adaptateur est donc indispensable.
Dès l'arrivée à l'aéroport international de Caracas, situé à environ 45 minutes en voiture de la capitale, il est fortement recommandé de passer par une agence. Par exemple, l'agence VAMOS propose un accueil et un accompagnement dès la sortie du vol international, assurant le transfert jusqu'à la destination finale et une assistance au retour. Même si certains jugent cet accompagnement superflu, il permet de voyager l'esprit serein. Il est préférable de rester à l'intérieur du tunnel de l'aéroport lors du transit entre les terminaux international et national pour éviter de marcher dans la rue. Si une nuit à Caracas est nécessaire en raison d'un vol arrivant en soirée, il est conseillé de loger dans les banlieues sécurisées, comme à l'hôtel Plazamar, qui est très basique mais fiable et abordable.
Une fois sur place, le Venezuela est extrêmement bon marché, et prendre un taxi pour se déplacer est souvent une bonne option, surtout à Isla Margarita pour se rendre à Porlamar. Pour se déplacer entre les îles, la "lancia", bateau vénézuélien typique, est le moyen de transport. Le prix du billet est généralement bas, autour de 1 $ ou 2 $, mais il peut varier quotidiennement en raison de l'inflation à long terme du pays. Pour Coche depuis Margarita, il existe des bateaux au départ de différents embarcadères, souvent gérés par des hôtels ou des coopératives. Parler espagnol facilite grandement la recherche d'un bateau.
Monnaie et Budget : La Complexité de l'Économie Vénézuélienne
La question de l'argent au Venezuela est particulièrement délicate en raison de l'hyperinflation et du marché noir. Les prix peuvent changer d'un jour à l'autre, voire d'une heure à l'autre. Il est impossible de payer avec une carte de crédit étrangère ou de retirer de l'argent à un guichet automatique sans subir des pertes considérables dues au taux de change officiel démesuré. Tout fonctionne via le marché noir.
Il est donc impératif d'apporter suffisamment de liquide (cash) pour toute la durée du séjour. Le dollar américain est la devise la plus avantageuse à emporter, offrant un meilleur taux de change que l'euro, bien que l'euro soit également accepté. Pour le change, les petites coupures sont parfois mieux valorisées, mais l'inverse peut aussi se produire. Le taux de change officiel est dérisoire, tandis que le marché noir offre des taux beaucoup plus élevés, mais très fluctuants. Par exemple, un dollar pouvait valoir 200 Bolivares au taux officiel début 2016, tandis que le marché noir proposait 750 Bs, puis plus de 1000 Bs quelques mois plus tard.
Il est conseillé de trouver une personne de confiance (locaux ou Européens ayant déjà fait l'expérience) ou de se rendre dans un "magasin fiable" pour changer son argent. Le budget sur place est très bas, avec des nuitées en pousadas de base à 5 $ par nuit, des repas entre 2 $ et 4 $, et des trajets en taxi entre 0,30 $ et 3 $. En général, un voyageur peut vivre avec 10 $ par jour pour un budget serré, ou 20-30 $ pour s'amuser, sauf s'il opte pour des hôtels touristiques à plus de 50 $ la nuit. Il faut s'habituer à porter des liasses de billets pour des paiements modestes.
Hébergement, Restauration et Services
Le choix d'hébergements est généralement bon, sauf pendant les périodes de vacances spéciales. Cependant, la crise du pays rend difficile l'approvisionnement en produits de base et la variété alimentaire, surtout sur les petites îles comme Coche. Il faut s'adapter à un choix restreint. À Isla Margarita, l'hôtel "Sharks" est recommandé pour dormir et manger, offrant des prix compétitifs et un bon emplacement. La Posada Iguana est une option plus paisible pour les petits budgets. À Coche, l'Hotel Brisas del Mar est une bonne alternative aux coûteux resorts tout inclus, qui peuvent souffrir de coupures d'eau ou d'électricité.
Pour la nourriture, il est souvent plus simple et économique de manger dans les hôtels et restaurants que d'essayer d'acheter des produits soi-même, car les pénuries sont fréquentes. Des produits d'hygiène comme le dentifrice ou le gel douche peuvent être introuvables. Il est également difficile de trouver de l'eau en bouteille, les "bodegons" (petits marchés) proposant plus souvent des sodas ou de la bière. Il est donc recommandé d'apporter ses propres produits essentiels.
Connectivité et Communication
La connexion Wi-Fi n'est pas toujours très bonne. La meilleure solution pour des appels illimités et internet est d'acquérir une carte SIM locale. DIGIGET est une bonne compagnie, offrant un bon rapport qualité-prix. Cependant, il est nécessaire qu'un local vous accompagne ou l'achète pour vous, car l'obtention d'une carte SIM peut être compliquée pour un étranger.
Il est également très important de connaître l'espagnol, car peu de Vénézuéliens parlent anglais.
Sécurité et Conseils Généraux
Le Venezuela traverse une période difficile, et la prudence est de mise. La sécurité à Caracas est préoccupante, il est donc conseillé d'arriver directement sur une des îles ou de transiter rapidement par la capitale, en évitant de s'aventurer seul. La règle d'or est d'organiser son voyage via un kite camp établi et de ne jamais voyager en solo. Avant de partir, consultez régulièrement les mises à jour de sécurité. L'agence VAMOS, gérée par un Français connaissant très bien le Venezuela, a démontré son professionnalisme et sa réactivité, notamment en cas d'annulation de vol, ce qui contribue à la sérénité du voyageur. D'autres partenaires comme Kiteloopers ou Kitetrip Planner proposent des trips organisés, incluant hébergement, sessions et coaching, gérant toute la logistique. Pour ceux qui ont besoin de louer du matériel de kite ou de wing, il existe des services de location à la semaine, au mois ou à l'année, qui permettent d'éviter les problèmes de casse et d'usure. Ces services sont souvent très abordables et l'équipe est de bon conseil pour choisir le matériel adapté.
En résumé, le kitesurf au Venezuela est une expérience fascinante, offrant des spots incroyables, souvent déserts, avec des eaux claires et des conditions de freestyle parmi les meilleures. Les prix sont bas, et l'expérience est profondément différente des destinations plus touristiques. C'est une aventure qui demande un peu de patience et d'organisation, mais qui promet des récompenses uniques pour ceux qui osent s'y aventurer.