Les Maxi-Trimarans: Une Affiche Spectaculaire de Technologie et d'Aventures Océaniques

Le monde de la course au large est un théâtre où se mêlent innovations technologiques, audace humaine et quête perpétuelle de performance. Au cœur de cette arène, les maxi-trimarans, ces géants des mers, incarnent l'apogée de l'ingénierie navale et de l'esprit sportif. Ces multicoques sont des machines à victoires, souvent désignés comme les "bateaux les plus rapides du monde", et leur histoire est jalonnée de records et de défis hors normes. Il n'en existe qu'une poignée dans le monde, chacun représentant un chapitre unique dans l'évolution de la voile océanique.

IDEC SPORT - L'Héritage d'un Vainqueur Serial

L'un des fleurons les plus emblématiques de cette catégorie est sans conteste le maxi-trimaran IDEC SPORT, anciennement connu sous les noms de Groupama 3 puis Banque Populaire VII. Ce bateau possède un palmarès exceptionnel qui témoigne de sa fiabilité et de ses performances, alliées à l'expertise de marins d'exception comme Francis Joyon. Il a notamment été détenteur du Trophée Jules Verne en 2010, 2012 et 2017. Le bateau a également remporté les trois dernières éditions de la Route du Rhum, parmi de nombreuses autres performances. Douze ans après sa mise à l’eau, ce multicoque polyvalent continue de démontrer son potentiel.

L'aventure de ce trimaran a débuté en décembre 2004, lorsque Groupama annonce la construction d’un trimaran géant. L'objectif était clair : battre les plus grands records océaniques, avec en ligne de mire le mythique Trophée Jules Verne. À une époque où la course à l’armement maritime battait son plein, Groupama prit la décision stratégique de concevoir un bateau de taille raisonnable, envisagé comme le « plus petit » trimaran capable de rivaliser avec des unités comme Orange II. Franck Cammas et son équipe se sont alors orientés vers une longueur de 31,50 mètres, soit 105 pieds. La conception de cette embarcation fut confiée aux architectes Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot-Prévost, du cabinet VPLP, réputés pour leur expertise en multicoques.

La construction du bateau débuta en 2005 au chantier Multiplast à Vannes. Après près de 130 000 heures de travail minutieux, le trimaran fut finalement mis à l’eau le 7 juin 2006. À l'occasion de ce lancement, Franck Cammas a souligné la philosophie de conception du navire : « Nous avons décidé de concevoir un trimaran de puissance moyenne. Groupama 3 est léger mais suffisamment long pour assurer la sécurité dans les mers du Sud. Sa puissance provient de sa largeur, tandis que sa légèreté résulte de l’optimisation de la structure, de la rationalisation de l’équipement et de la qualité de construction. »

Groupama 3 a marqué une innovation notable par son concept. Il était plus proche des trimarans Orma de 60 pieds, à l'image de Groupama 2, que des géants précédents, qui étaient généralement plus lourds et spécialement conçus pour affronter les conditions extrêmes du Grand Sud. Tandis que l’Orange II, avec ses 36,80 mètres, excellait dans les mers formées mais pouvait peiner dans les vents légers, Groupama 3 se révéla être un bateau beaucoup plus polyvalent, performant aussi bien dans le gros temps que par conditions modérées. Cette adaptabilité a été un facteur clé de son succès retentissant. Aujourd'hui, les multicoques géants sont uniques dans leur construction et IDEC SPORT est largement connu dans l'industrie pour battre des records. Ses actuels partenaires sont très reconnaissants : "Nous sommes très reconnaissants à nos partenaires IDEC de nous avoir confié l'héritage de cet incroyable bateau." Ils reconnaissent que "IDEC SPORT est un bateau emblématique, et avec un bateau aussi riche en histoire vient à la fois l'opportunité mais aussi l'attente pré-conditionnée de poursuivre son extraordinaire héritage."

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Actual Group - Ambitions, Acquisitions et la Saga de l'Actual Ultim' 3

Actual Group, dont le métier est avant tout une aventure humaine, s'est imposé comme un acteur majeur de la course au large depuis 2001. Toujours axé sur les valeurs de l'esprit collectif, de la rigueur et de la performance, le groupe a constamment cherché à renforcer son engagement pour l’innovation et l’excellence, tant dans le sport que dans son activité quotidienne. Engagés aux côtés d’Yves Le Blevec dès la Mini Transat, ils comptent parmi les partenaires historiques de cette discipline exigeante. Actual Group a franchi une nouvelle étape ambitieuse en acquérant Gitana 17, le Maxi Trimaran Edmond de Rothschild. Cette acquisition témoigne de l'audace, de l'innovation et de la précision que le groupe entend incarner. Yves Le Blevec a exprimé sa gratitude et son engagement face à ce projet : « Je souhaite remercier et féliciter chaleureusement Ariane et Benjamin de Rothschild pour leur audace et leur vision d’avant-garde. Grâce à cet engagement, Gitana 17 a repoussé les limites de ce qui était imaginable dans le monde de la course au large. « Je suis très fier de la confiance qui m’est faite. Je suis conscient de l’enjeu et de l’exigence que ce projet impose, mais je suis certain qu’avec le Team et Yves Le Blevec, nous relèverons ce défi. »

Parallèlement à cette démarche, une autre acquisition majeure allait marquer l'histoire d'Actual Group et d'Yves Le Blevec : celle du maxi-trimaran anciennement connu sous le nom de Macif. Ce bateau, dont le parcours fut lui aussi exceptionnel, a connu une série d'évolutions et de défis avant d'intégrer la flotte Actual.

Après sa mise à l'eau le 18 août à Lorient, le trimaran Macif a subi des tests statiques le 20 août. La première sortie en mer, sous voile, a eu lieu le 22 août, devant Lorient, sans les foils. Début octobre, il a pris part à sa première course, la Transat Jacques Vabre, qu'il a remportée 7 heures devant Sodebo Ultim', après avoir pris le contrôle dans la traversée du Pot au Noir. Les navigations sur le seul foil présent ont validé le concept. Le 24 novembre, le trimaran était de retour à Lorient, direction le chantier CDK, pour une optimisation. Après sa brillante victoire dans la Transat Anglaise, il est resté jusqu'à mi-juin en stand-by à New York pour une tentative de record de l'Atlantique Nord en solitaire. François Gabart et son équipe ont attendu jusqu'au dernier moment, et le skipper s'est élancé avec une fenêtre météorologique très moyenne. Il en a profité pour battre, rebattre et finalement pulvériser le record de la plus grande distance parcourue en 24 heures par un solitaire avec 785 milles.

À son retour, le trimaran a été démâté, et il a subi un contrôle complet à Port la Forêt. Remis à l'eau fin août, il a pris la direction de la Méditerranée début septembre, pour des opérations de relations publiques au large de la Ciotat et un stand-by en vue d'une tentative sur le record de la traversée Marseille/Carthage. Une tentative qui ne viendra jamais, malgré une fenêtre finalement annulée. Plusieurs sorties se sont succédé jusqu'au départ de The Bridge, puis le retour après la victoire à New York s'est fait en simple convoyage. 48 heures après être arrivé à Brest, le trimaran a regagné son port d'attache de Port la Forêt, et François Gabart a entamé le tour des médias Parisiens.

Le 31 juillet, Macif V2 a été remis à l'eau à Lorient. Au départ, Macif était le premier sur la ligne. Il s'est fait passer par Gitana 17 avant Fréhel et l'a repassé peu de temps après le passage de la porte à Fréhel. Une course magnifique en tête dès le deuxième jour, après l'abandon de Gitana 17. François Gabart allait prendre une avance conséquente avant d'aborder le tour de la Guadeloupe, mais ce que l'on ne savait pas encore, c'est que Macif était lourdement handicapé, plus de foil tribord et de safran bâbord depuis le 2ème jour de course. Sous la Soufrière, Macif est resté scotché 1 heure 15 minutes, et IDEC Sport est revenu à 1 mille. Il a repris l'avantage dans le canal des Saintes, avant de se faire repasser par Francis Joyon 5 milles avant la ligne à Pointe à Pitre. Le trimaran ayant trop de problèmes, il a été décidé qu'il rentrerait par cargo.

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Le 22 mai 2019, le trimaran a été remis à l'eau. À l'intérieur, le moteur avait été déplacé pour modifier le centre de gravité, les systèmes de foils et safrans avaient été revus, et la coque centrale avait été découpée à l'arrière façon Sodebo Ultim, ici aussi pour plus de stabilité en vol. Le 3 août, Macif a pris le départ de la Rolex Fastnet Race et, après avoir été en tête une bonne partie de la course, s'est fait passer par Gitana 17 sur la ligne d'arrivée, prenant la deuxième place à 58 secondes. En février, François Gabart et la Macif ont annoncé que Pascal Bidégorry serait le skipper du trimaran pour The Transat CIC. François Gabart avait besoin de récupérer. Remis à l'eau début mars, les entraînements ont à peine eu le temps de débuter pour Pascal Bidégorry. Malheureusement, la pandémie de Covid-19 est passée par là. Confinement oblige, The Transat CIC a été annulée, comme toutes les compétitions sportives. Coup de tonnerre en juin : alors qu'un nouveau trimaran était en construction et que Mer Concept, l'entreprise de François Gabart, emménageait dans sa nouvelle base à Concarneau, la Macif, profitant d'un contrat non signé pour le sponsoring du futur trimaran, a annoncé la fin du programme Ultim. Les raisons n'étaient ni économiques, ni liées au Covid-19, ni aux résultats. Le 21 juillet, le trimaran, avec François Gabart et son équipe, a effectué une sortie au large des côtes Bretonnes, une longue sortie avec des pointes à près de 40 nœuds. Cinq propositions d'achat auraient été faites. Et parmi elles, sans doute Pascal Bidégorry, une équipe étrangère et un candidat officiellement déclaré : Marc Thiercelin, qui choisirait de poursuivre son projet d'Ultime ex-Oman avec l'ex-Macif.

Finalement, le 24 août, Actual Leader et Yves Le Blévec ont annoncé avoir racheté le trimaran. Le 13 avril 2021, après 4 mois de chantier, le trimaran a été remis à l'eau sous ses nouvelles couleurs à Lorient. Le 28 avril 2021, lors d'une nouvelle sortie d'entraînement, François Gabart était à bord. Début juin, sur une mauvaise chute sur le pont du trimaran, Yves Le Blévec s'est retrouvé plâtré pour 6 semaines. Malgré cet incident, Yves Le Blévec est remonté à bord pour la Rolex Fastnet Race, et Actual Ultim' 3 a pris la 2ème place.

Le 13 avril 2022, Actual Ultim' 3 a été remis à l'eau à Lorient sur l'anneau. Le 27 avril, les foils ont été mis en place à La Trinité sur Mer. Le 5 mai, la première sortie en baie de Quiberon a permis des pointes à 30 nœuds. Le 28 mai, il s'est imposé sur l'ArMen Race devant Sodebo Ultim 3 et IDEC Sport. Le 1er juillet, il a pris le départ de la Finistère Atlantique Challenge Action Enfance. Dans le coup sur les premières heures, il a été très vite distancé. 48 heures avant l'arrivée, il a heurté un OFNI, la dérive perdant son aile de raie. Le 15 septembre 2022, un entraînement en commun a eu lieu avec SVR Lazartigue au large de Groix et des Glénan. Le 9 novembre 2022, il a pris le départ de la Route du Rhum, qu'il a terminée à la 5ème place sans pouvoir rivaliser avec les leaders de la course. Le 30 novembre, au lever du jour, Actual Ultim' 3 a terminé son convoyage à La Trinité sur Mer, en compagnie d'IDEC Sport.

Le 13 janvier 2023, Yves Le Blévec a annoncé qu'en accord avec son sponsor, il passait la main à Anthony Marchand. Le 10 juin, l'ensemble des systèmes de foils sur les deux flotteurs semblait avoir été démonté. Le 5 juillet 2023, une sortie a eu lieu au large de Belle-Île, avec quelques bords aux côtés de SVR Lazartigue. Fin août, le trimaran n'avait toujours pas ses nouveaux foils. Un foil a été installé sur tribord, mais semblait être la V2 du trimaran. Le 7 septembre, la confirmation est venue qu'un problème dans le processus de fabrication des nouveaux foils était à l'origine de la livraison retardée. De plus, lors d'une sortie cet été, le trimaran aurait endommagé sa dérive centrale. Le 25 septembre, Actual Ultim' 3 a retrouvé son deuxième foil, ressemblant aux nouveaux. Le 29 septembre 2023, il a pris part aux 24H Ultim, avec un nouveau foil et un ancien foil. Le 2 octobre, l'ancien foil tribord a été démonté. Le 3, la potence a été mise en place pour hisser le nouveau foil dans son puit. Le 4 octobre au matin, le deuxième nouveau foil a été installé. Le 15 octobre, il a quitté La Trinité pour Le Havre et le départ de la Transat Jacques Vabre. Le 29 octobre 2023, il a pris le départ de la Transat Jacques Vabre, sans parcours côtier vu les conditions météo. Les Class40 et les Ocean Fifty avaient pris aussi le départ, mais direction Lorient, et les IMOCA60 restaient à quai au Havre. Le 26 novembre au matin, il est arrivé à Lorient, skippé par Yves Le Blévec, une partie de l'équipe technique et JB et Arthur Le Vaillant. Le 6 décembre, il a retrouvé son mât et ses voiles à Lorient La Base. Le lundi suivant, il a regagné son port d'attache de La Trinité sur Mer. Des travaux sur les voiles ont été effectués, puis plus rien à flots.

Le 7 janvier 2024, il a pris le départ de l'ARKEA Ultim' Challenge Brest. Le 23 janvier, alors qu'il venait de prendre la 4ème place de la course, l'équipe a indiqué une collision sur le foil bâbord. Le foil n'était pas détruit, mais "s'épluchait" petit à petit. Il s'agissait du même foil déjà très abîmé sur la Transat Jacques Vabre, réparé quelques jours avant le convoyage sur Brest. Le 26 janvier, il est arrivé à Cape Town où une dizaine de personnes de l'équipe l'attendaient pour diverses réparations : retrait du foil, vérifications des connectiques, réparation de l'écoute de J1, réparation du système de barre, réparation des vérins des pilotes automatiques. Le 13 mars, il a quitté Brest et a rejoint son port d'attache de La Trinité sur Mer. Un chantier à flot a été entrepris pour préparer des sorties partenaires. Le 4 mai, il a remporté le Tour de Belle-Île en 1 heure 38 minutes, sur un petit parcours en raison des conditions météo. Le 25 septembre au matin, il a rejoint le port de Concarneau pour la Finistère Atlantique. Le 28 septembre, il a pris le départ de la course avec un bon début dans le petit temps où il est resté au contact des premiers. Il a commencé à se faire distancer à partir du cap Finistère et a terminé à la 5ème place. Le 9 octobre, il a quitté Antibes pour Saint-Tropez, sans doute pour des opérations de relations publiques. Le 14 octobre, il était en route pour Lorient. Le 1er janvier, il était à La Trinité, prêt à prendre la mer. Le 11 avril 2025, le trimaran était toujours à son ponton à La Trinité sur Mer et effectuait des sorties régulièrement en baie de Quiberon. Le 29 mai, il a participé à l'ArMen Race et a fini à la 4ème place après s'être fait dépasser en baie de Quiberon par les deux MOD70. Le 2 juillet, le trimaran était à son ponton à La Trinité sur Mer. Le 31 juillet au matin, l'équipe a déplacé le trimaran au caisson à l'entrée du chenal de La Trinité sur Mer pour laisser la place au ponton au nouveau trimaran Actual Ultim' 4, pour la fête prévue pour son accueil le lendemain. Le 8 août, il a été convoyé de La Trinité à Lorient. Le 24 octobre 2025, Louis Burton a laissé à penser dans une interview qu'il pourrait se lancer en Ultim' pour la Route du Rhum 2026. Avec ce trimaran ? Ce qu'on annonçait courant octobre ici même a été confirmé ce mardi 14 avril, avec l'annonce du rachat d'Actual Ultim' 3 par l'écurie de Louis Burton avec pour sponsor Armand Thiery. Le 16 avril 2026, il est dans la liste des 6 Ultim' inscrits à la Route du Rhum 2026. Le 27 mai, quelques travaux de ponçage sur la carène de la coque centrale ont été observés, mais aucune activité autour du trimaran et aucune décoration n'avait commencé. Il était peu probable que le trimaran puisse naviguer mi-juin, comme annoncé.

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Maxi Banque Populaire XI - L'Avant-garde de la Voile Volante

Le Maxi Banque Populaire XI est une prouesse technologique, technique, humaine et logistique qui lui permet d'être le dernier fleuron de l'industrie nautique et de la voile sportive. Il est le fruit d’un intense travail collectif mélangeant haute technologie et artisanat. Ce géant des mers a été mis à l'eau le 27 avril, à Lorient. L'Ultim de toutes les audaces, avec des foils en forme de S, environ deux fois plus grands que ceux des anciennes générations, il est une illustration d’une recherche poussée en matière d’aérodynamisme, à l’instar de la F1. Pour sa conception et sa construction, le Team Banque Populaire a mobilisé pas moins de 150 entreprises, françaises et locales dans leur grande majorité. Le chantier naval CDK Technologies a fabriqué ce bateau en nécessitant 24 mois de travail et en mobilisant ces 150 entreprises en plus du Team Banque Populaire. Avec son bureau d’études et l’ensemble de ses salariés, le Team Banque Populaire a fait la part belle au « made in France » en sollicitant en grande majorité des entreprises françaises et locales et en collaborant avec des centaines d’artisans, d’ingénieurs et d’architectes.

Acteur majeur de la course au large, à la fois sponsor et armateur, Banque Populaire a ainsi accompagné des artisans, ingénieurs et architectes, fidèle à son ADN de banque proche de ceux qui entreprenent. Le Maxi Banque Populaire XI a la capacité de « voler », et de se maintenir dans cet état grâce à ses appendices et leurs réglages. Conçu entièrement en carbone, la finesse de ses formes est marquante, tout comme son poste de pilotage, très innovant. Une recherche poussée a été menée afin d’améliorer l’aérodynamisme, et les foils, quant à eux, sont environ deux fois plus grands que ceux des précédentes générations. Ces études en matière de performance ont toujours été menées en parallèle d’un autre enjeu majeur : la fiabilité et la sécurité à bord. Dans ce cadre, l’ensemble des parties critiques du bateau a été vérifié à deux reprises via un cabinet d’experts.

Armel Le Cléac’h a témoigné de ces avancées : « Par rapport à l’ancienne mouture, nous avons progressé dans tous les domaines avec ce Maxi Banque Populaire XI. Nous savons qu’il va être plus rapide, plus performant, plus marin. » Désormais, un autre défi attend l’équipe avec les premières navigations pour Armel Le Cléac’h et son co-skipper Kevin Escoffier. Armel Le Cléac’h, son co-skipper Kevin Escoffier et toute l’équipe ont multiplié les sorties en mer pour s’attacher à fiabiliser et à mettre au point Banque Populaire XI. Une montée en puissance progressive a mené jusqu’au 7 novembre 2021, date du départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Armel a rappelé l'objectif principal de cette course : « Notre objectif premier, c’était d’arriver en Martinique. Nous y parvenons en terminant sur le podium, c’est forcément très positif. »

Armel Le Cléac’h et le Maxi Banque Populaire XI ont entamé la saison 2022, synonyme de premières expériences en solitaire. Avant d’entamer cette partie en solo, Armel et le Team Banque Populaire ont participé à la toute première édition de la Finistère Atlantique, obtenant une deuxième place à l’arrivée. Les 24h Ultim ont ensuite marqué la première course en solitaire du Maxi Banque Populaire XI, avec une belle deuxième place à la clé. Le 9 novembre 2022, Armel s’est élancé à la barre du Maxi Banque Populaire XI sur la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Suite à une avarie de dérive, le bateau a été contraint de revenir à Lorient pour une escale technique. Au bout de 36 heures d’efforts collectifs fournis par le Team Banque Populaire, Armel a pu reprendre la route vers Pointe-à-Pitre.

L'année 2023 a marqué l’arrivée d’une nouvelle casquette pour le Maxi Banque Populaire XI. Cette amélioration visait à optimiser l’aérodynamisme du bateau en vue du premier Tour du Monde en solo à bord d’un Ultim début 2024. Pour se préparer à cette échéance, le bateau a effectué sa première course de la saison en équipage lors de la Rolex Fastnet, course à l’issue de laquelle il a terminé deuxième. En septembre, Armel est revenu en duo, secondé par Sébastien Josse durant les 24h Ultim. Le binôme a performé et a signé une victoire convaincante sur cette compétition. Un mois plus tard, place à la Transat Jacques Vabre pour le duo qui a rallié Le Havre à la Martinique. Après un départ musclé, Armel et Sébastien ont réalisé une course presque parfaite avec notamment 11 jours en tête sur les 14 passés en mer.

L’année 2024 a commencé fort pour le Maxi Banque Populaire XI avec son premier tour du monde. Dès le 7 janvier, le bateau a pris le départ de l’Arkea Ultim Challenge - Brest, la première course solitaire autour du monde en Ultim. Cette aventure a nécessité 56 jours et 2 escales techniques afin d’accomplir ce tour du monde. Le 7 juin 2024, le Maxi Banque Populaire XI est parti de Brest pour une mission exceptionnelle, celle d’amener la Flamme Olympique de Paris 2024 jusqu’aux Antilles dans le cadre du Relais des Océans. À son bord se trouvait un équipage inédit composé d’Armel Le Cléac’h, Sébastien Josse, Marine Lorphelin, Marie José Pérec, Alexis Michalik et Hugo Roellinger. Cet équipage de la réussite a traversé l’Atlantique pour arriver à Pointe-à-Pitre et partager l’esprit olympique avec les Guadeloupéens. Après ce passage exceptionnel en Guadeloupe, la Flamme Olympique a repris le large direction la Martinique avec un nouvel équipage, notamment Laura Flessel, Coralie Balmy, Kéni Pipérol-Dampied et Thomas Debierre, accompagné de Tony Estanguet.

En 2025, le Maxi Banque Populaire XI évolue à nouveau. Après 4 années à naviguer autour du monde et à récolter de nombreuses données sur les performances de l’Ultim, le Team met en place de nouveaux appendices en changeant les foils et les safrans. Une évolution technique qui permet au bateau de voler plus tôt et d’améliorer sa vitesse. Convaincu par ces changements, l’ensemble du Team, désormais mené par Erwan Steff et Sébastien Josse, ne cachait pas son ambition sur la Transat Café L’OR (ex-Transat Jacques Vabre).

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