Une bonne flottabilité est essentielle pour rester en sécurité sous l'eau et pour plonger avec aisance. La maîtrise de la flottabilité est l'une des compétences qui font les grands plongeurs, car elle garantit non seulement le confort du plongeur, mais aussi la protection de l'environnement marin. De nombreux plongeurs apprennent à vérifier leur flottabilité lors de leur cours Open Water, mais ils oublient parfois de mettre cette compétence en pratique une fois qu'ils ont obtenu leur brevet. Ils devinent souvent le poids dont ils ont besoin, ce qui peut poser des problèmes lorsqu'ils changent de combinaison ou qu'ils plongent dans des eaux différentes. Pourtant, le lestage est la base pour pouvoir partir en immersion et évoluer sous l'eau, à condition d'être bien lesté. C’est pourquoi déterminer le lestage correct est une étape fondamentale.
Les Fondations d'un Lestage Juste : Pourquoi est-ce Crucial ?
Un lestage incorrect peut rendre difficile l'obtention d'une flottabilité neutre. L'une des erreurs les plus courantes en plongée est de transporter plus de lest que nécessaire. Les plongeurs surlestés peuvent ne pas se rendre compte de leur surcharge, ce qui les oblige à ajouter de l'air à leur gilet stabilisateur. Ceci peut entraîner une position verticale sous l'eau, créant une résistance supplémentaire et les contraignant à fournir plus d'efforts et à consommer plus d'air. Ce n'est pas seulement une question de confort : emporter trop de plomb expose le plongeur à des efforts inutiles qui peuvent compromettre sa sécurité et le conduire à un essoufflement. De plus, le sur-lestage ne présente que des inconvénients : on traîne des kilogrammes supplémentaires, ce qui fait qu'on se fatigue plus vite, on est moins mobile, on s’essouffle plus rapidement, et surtout on a plus de mal à trouver son équilibre sous l’eau. Un plongeur correctement lesté emmène uniquement ce qui lui faut en lestage, ainsi il ne s’encombre pas de poids superflu pour sa plongée. La sécurité est primordiale ; il faut emporter suffisamment de plomb pour ne pas se faire tirer vers la surface lors des paliers de sécurité pour la décompression du plongeur.
La flottabilité est un élément clé non seulement pour le plongeur, mais aussi pour l'environnement marin. Les plongeurs dont la flottabilité est mal contrôlée palment souvent le sable ou la vase du fond, ce qui crée un nuage et affecte la clarté de l'eau. Cela peut empêcher de voir tous les beaux paysages d'une plongée. Un mauvais contrôle de la flottabilité peut conduire à palmer ou à heurter des coraux ou des animaux sous l'eau, un comportement qui détruit l'habitat fragile des espèces marines. La sécurité du plongeur est également directement impactée : une mauvaise flottabilité peut entraîner des situations d'urgence en plongée, comme une remontée incontrôlée et un choc avec un bateau, un palier de sécurité manqué, une séparation avec votre équipier ou votre groupe de plongeurs, ou un contact avec des espèces marines dangereuses telles que des méduses ou des coraux de feu.
Au-delà de la sécurité et de l'environnement, un bon contrôle de la flottabilité permet d'augmenter le temps passé au fond de l'eau. En effet, une bonne flottabilité peut améliorer la vitesse à laquelle vous consommez votre air, car vous ne dépensez pas autant d’énergie en palmant et en godillant, et vous ne vous essoufflez donc pas aussi facilement.
Estimer et Ajuster son Lestage : Les Facteurs Clés
Pour commencer une vérification de la flottabilité, vous devrez estimer ce dont vous pourriez avoir besoin pour entrer dans l'eau, puis à partir de là, vous pourrez ajuster si nécessaire. Une règle générale à suivre est d'ajouter environ dix pour cent de votre poids corporel à votre système de lestage. Vous aurez ainsi une bonne base de départ. Cependant, certains facteurs feront la différence quant à la quantité dont vous aurez besoin. Par exemple, la plongée en eau douce ou en eau salée : vous aurez besoin de plus de poids pour l'eau salée, car l'eau salée, plus dense que l'eau douce, augmente la flottabilité et requiert souvent un lestage supplémentaire pour la descente. L'épaisseur de votre combinaison est également déterminante : une combinaison de 7 mm est beaucoup plus flottante qu'une combinaison de 3 mm et a donc besoin de plus de poids pour compenser la flottabilité supplémentaire. La combinaison en néoprène provoque en effet une flottabilité positive grâce aux bulles de gaz qu’elle a emprisonnées à l’intérieur.
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Le corps humain nu a une densité d'environ 0,95 kg/litre. Il flotte donc légèrement, et nous devons ajouter environ 5 % de notre poids comme lest à notre équipement afin de compenser la flottabilité positive inhérente au corps. D'autres facteurs, comme le choix entre une combinaison étanche et une bouteille en aluminium, nécessiteront des ajustements. Thibaut, chef de produit pour la plongée chez Subea, rappelle que les variations de masse musculaire, de masse grasse, de condition physique et l’usure du matériel (comme celle des combinaisons) entraînent des fluctuations des besoins en lestage. Déterminer combien de poids vous avez besoin commence par le calcul de votre poids corporel et prend en compte ces facteurs. En règle générale, prévoyez 10% (de votre poids corporel) pour une combinaison de 6 mm et 5% pour une combinaison de 3 mm. Les bouteilles de plongée fournissent une flottabilité négative à l’équipement de plongée, mais selon leur poids, elles affecteront le lestage d’une manière différente. Un réservoir de 85 pi.cu. /12l. pèse environ 31 lb/14 kg. Il faut soustraire environ 2,2 lb (1 kg) pour le détendeur. Vous devez garder à l'esprit que certains réservoirs pèsent jusqu'à 35,5 lb/16 kg. Dans ce cas, vous devrez transporter moins de lest. Cette information figure sur les marquages des bouteilles. Par contre, dans le cas des bouteilles en aluminium, il faudra se rappeler qu’elles flottent plus que celles en acier.
Les Différentes Options de Transport du Lest
Il existe différentes options pour porter vos kilos en trop lors de la plongée sous-marine. Voici les deux choix les plus courants :
La Ceinture de Lestage : Vous avez très probablement utilisé une ceinture de flottaison lors de votre cours de Milieu naturel. C'est la façon la plus courante pour les plongeurs de porter leurs plombs. Il s'agit d'une ceinture qui s'enroule autour de votre taille et sur laquelle sont enfilés des blocs de plomb avec des trous au milieu. Une ceinture de lestage est munie d'une boucle à ouverture rapide qui peut être ouverte et fermée facilement, ce qui permet d'ajuster le lestage et d'enlever la ceinture en cas d'urgence. Si vous utilisez une ceinture de plombs pour la plongée, il est nécessaire de bien répartir le plomb. Si vous plongez avec un bloc en acier, mettez le lestage plutôt sur l'avant de votre ceinture et si vous plongez avec un bloc en aluminium, positionnez-le plutôt sur l'arrière. Pour le choix des plombs, l'usage de plomb synthétique, de plomb enrobé, ou de sachet à grenaille est souvent préféré pour la protection de l’environnement.
Les Poids Intégrés : Certains gilets de sauvetage (BCD) sont équipés de poches de poids intégrées qui peuvent être insérées dans des compartiments situés sur les côtés. La plupart des plongeurs utilisent des blocs de plomb (les mêmes que sur la ceinture) pour ajouter du poids dans les poches. Une fois les poches en place, elles peuvent être fixées à l'aide de clips et sécurisées pour éviter qu'elles ne tombent. Mais les clips sont généralement faciles à détacher pour procéder à des ajustements ou en cas d'urgence. Si vous disposez de poches à lest sur votre gilet stabilisateur, il vous suffit de placer vos plombs à l'intérieur en mettant, plus ou moins, le même poids sur la gauche et la droite. Les poches à lests sont facilement accessibles, il suffit de tirer dessus, d'ouvrir la poche avec le scratch et de positionner ou retirer vos plombs. Vous pouvez également utiliser les poches dorsales de votre gilet stabilisateur. Un conseil important : évitez de disposer les plombs dans les poches simples de votre stab afin de ne pas les perdre une fois sous l'eau.
Il est bon d'expérimenter les deux façons de porter votre poids et de décider laquelle vous semble la plus confortable avant d'acheter votre propre matériel. L'un des derniers conseils concerne la sangle de la bouteille. Si vous n'utilisez ni ceinture de plombs, ni poches à lest, vous avez toujours la possibilité d'utiliser cette sangle. Avant de plonger, n'hésitez pas à demander à votre moniteur si votre bloc de plongée est à la bonne hauteur par rapport à votre gilet stabilisateur, car celle-ci peut influer sur votre position à l'horizontale. Enfin, un point essentiel : n'oubliez pas que dans tous les cas, votre lestage, ou une partie de celui-ci, doit être facilement largable en cas de besoin !
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La Procédure du Contrôle de Flottabilité : Quand et Comment ?
Il est bon d'effectuer une plongée de vérification de la flottabilité lorsque vous plongez dans un nouvel endroit ou avec un nouveau matériel, afin de garantir une plongée sans stress et d'éviter les problèmes qu'un mauvais lestage peut entraîner. Effectuez la vérification de la flottabilité chaque fois que vous plongez avec une nouvelle combinaison, et chaque fois que vous plongez dans une eau différente. Si vous utilisez une bouteille de taille différente ou une bouteille fabriquée dans un matériau différent de celui utilisé lors de votre dernière plongée, vous devrez procéder à une nouvelle vérification de la flottabilité. La fin d'une plongée est le meilleur moment pour effectuer un contrôle de flottabilité, lorsque votre bouteille est plus vide. En effet, il est important de pouvoir rester sous l'eau lors d'un palier de sécurité, et en estimant votre poids avec une bouteille pleine, vous risquez de ne pas avoir assez de poids pour vous maintenir sous l'eau lorsque la bouteille sera plus légère. Il est préférable d'avoir un peu plus au départ que de ne pas avoir assez à la fin. Essayez d'effectuer votre contrôle de flottabilité dans des eaux calmes, avec peu ou pas de courant, afin de vous assurer qu'il se déroule sans stress.
Nous allons voir comment effectuer une vérification de flottabilité correcte :Tout d'abord, enfilez tout votre matériel de plongée, y compris le poids estimé dont vous pensez avoir besoin. Entrez dans l'eau avec un BCD complet et assurez-vous que vous êtes trop profond pour pouvoir vous tenir debout. Ensuite, dégonflez complètement votre BCD pendant que le détendeur est dans votre bouche et que vous respirez à un rythme normal. Lorsque le BCD est vide, vous devez encore flotter à la surface (à la hauteur des yeux) tout en respirant normalement. Enfin, expirez complètement et vous devriez vous enfoncer sous l'eau. Si vous vous enfoncez sous l'eau en apnée, vous devrez enlever un peu de poids et réessayer. Si vous flottez encore lorsque vous expirez complètement, vous devrez ajouter un peu de poids et réessayer.
Un point essentiel à retenir est que vous avez trouvé le bon lestage lorsque vous tenez le palier à 3 mètres, le bloc de plongée à 50 bars et votre gilet stabilisateur vide. À ce moment-là, vous êtes en flottabilité neutre, autrement dit, vous avez trouvé votre parfait équilibre pour évoluer sous l'eau. Pour calculer le lestage avec plus de précision, il est recommandé de faire des tests à la fin de vos plongées, quand il ne reste qu’environ 435 PSI / 30 bars de pression dans la bouteille. Si, à 5 mètres de profondeur, en portant toutes les pièces de l’équipement et avec un gilet de plongée vide, vous pouvez facilement maintenir une flottabilité neutre, vous avez frappé dans le mille !
Les Pièges du Sur-Lestage et les Idées Reçues
Dans le monde de la plongée, une partie des plongeurs et plongeuses ont encore une crainte viscérale d’être trop lesté. Une raison souvent évoquée pour diminuer le lestage en plongée est le risque d’essoufflement lorsque le plongeur est amené à palmer. Pourtant, le manque de lest peut aussi présenter des inconvénients en plongée, tel que la tendance à ne pas inspirer et expirer complètement (ou autrement dit, à s’empêcher de respirer normalement) pour pouvoir maintenir la profondeur du palier. Avec un lestage en plongée insuffisant, le risque est de moins bien évacuer l’azote et donc d’effectuer une mauvaise décompression.
On entend souvent les plongeurs dire : « Voilà le lestage que j’utilise toujours. » Si l’expérience passée peut être un bon point de départ, le lestage en plongée n’est pas fixe. Le sur-lestage est un problème courant. Victor Córdoba, directeur des ressources humaines de Dressel Divers et plongeur expérimenté, souligne que l'une des erreurs les plus courantes est de transporter plus de lest que nécessaire. Parfois, il s’agit d’une erreur involontaire, d’autres fois, les gens pensent vraiment que cela facilitera les plongées. Certains disent : « Si nous portons trop de lest, nous pourrons toujours le compenser grâce à notre BCD. » Faux ! Un plongeur correctement lesté maintient un contrôle précis de la flottabilité en jouant avec l’air dans ses poumons. Cependant, on observe souvent des plongeurs sous l’eau qui subissent des oscillations soudaines de leur flottabilité. En général, leur principal problème est qu’ils portent trop de poids et que, pour cette raison, ils doivent ajouter de l’air à leur BCD. Comme vous le savez, en fonction de petites variations de pression, l’air à l’intérieur de votre veste se dilate ou se contracte, ce phénomène produit des variations de leur flottabilité que ces plongeurs ne sont pas capables d’éviter ou de contrôler par eux-mêmes.
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L'anecdote de V., un jeune plongeur de 16 ans, illustre parfaitement ce point. V. était un jeune garçon assez frêle et pourtant, il se lestait de façon importante (5 à 6 kilos de plomb en eau douce !). Lors de la vérification classique du lestage en surface (exercice consistant à vider la stab et à expirer complètement de façon à vérifier qu’en fin d’expiration, les yeux du plongeur sont positionnés au niveau de la surface de l’eau), il paraissait correctement plombé, mais en profondeur, il avait les pires difficultés pour trouver son équilibre. Le constat avait été sans appel : V. ne vidait jamais complètement sa stab pendant l’exercice, de façon certainement inconsciente et/ou involontaire, si bien qu’il n’était jamais correctement lesté. Il a été démontré qu'après ajustement, il pouvait plonger avec seulement 2 kg de plomb en eau douce, et son équilibre était facile à obtenir. On ne le rappellera jamais assez, l’immersion est un acte volontaire sur lequel le plongeur doit agir : dans le cas d’une immersion en phoque, on ne s’immerge pas grâce à son lestage, mais par une démarche d’expiration prolongée permettant d’atteindre le premier mètre de profondeur. De même, lors d’une immersion en canard, ce n’est pas le lestage qui fait couler mais un geste technique réussi qui permet d’obtenir une cinétique suffisante, accompagnée d’une expiration afin de permettre d’atteindre la zone des 2-3 mètres.
Il est clair que les plongeurs sur-lestés le sont pour deux raisons principales : la crainte irrationnelle de ne pas réussir à s’immerger en début de plongée, et celle non moins injustifiée de ne pas réussir à rester équilibré dans la zone des trois mètres en fin de plongée quand on a plus que 50 bar dans son bloc. Plutôt que de se poser les bonnes questions (« Pourquoi ai-je du mal à m’immerger ? », « Pourquoi je ne tiens pas mon palier ? »), ces plongeurs optent pour un lestage excessif. Un bon rituel à mettre en place pour se libérer l’esprit est de systématiquement vérifier son lestage avant l’immersion. Cela peut paraître simple, mais être sûr d’être correctement lesté avant de s’immerger libère la tête et donne de la sérénité pour la suite de la plongée.
Maîtriser l'Équilibre Sous l'Eau : Répartition et Posture
Bien lester son gilet ne se résume pas à la quantité de poids transportée, mais aussi à son emplacement. Maintenir un profil horizontal et équilibré dans l'eau contribue à réduire la résistance à l'eau et à améliorer l'efficacité. Il est crucial de bien répartir son lestage pour ne pas être déséquilibré une fois sous l'eau. Répartissez vos plombs uniformément de chaque côté pour éviter toute sensation de déséquilibre. Vous pouvez également ajuster la position de votre bouteille pour favoriser une posture optimale. Tenez également compte de la flottabilité de vos palmes. Des palmes plus lourdes peuvent vous obliger à placer vos plombs plus haut sur votre corps, tandis que des palmes plus légères peuvent nécessiter des plombs aux chevilles.
Comme tous les plongeurs le savent, la position horizontale est la meilleure car elle offre le moins de résistance pour avancer. Imaginez que le corps humain est une bascule. Dans l’eau, l’axe de la bascule ou centre de flottaison est situé à environ 7 cm sous le sternum, et entre 10 cm et 15 cm. La flottabilité positive est principalement assurée par le corps et la combinaison en néoprène. Ces deux éléments sont répartis uniformément sur tout le corps. Le poids de la bouteille est concentré sur un point situé au-dessus du centre de flottaison. En plaçant le lest à la taille, nous pouvons équilibrer le poids de la bouteille et maintenir une position horizontale avec très peu d’air dans la BCD. Si nous sommes correctement lestés, nous éviterons la sensation de la tête et des épaules qui tombent. Si, au contraire, le plongeur est trop lesté, il devra constamment déplacer les palmes afin de relever les jambes et de maintenir la position horizontale. En conséquence, la consommation d’air augmente et le confort diminue. Le lestage excessif peut également avoir des conséquences pour les autres et pour l’environnement naturel.
Le Rôle Crucial de la Respiration dans le Contrôle de la Flottabilité
L'une des premières choses que l'on apprend en formation de plongée, c'est que le contrôle de la flottabilité repose sur trois facteurs clés : le gilet stabilisateur, les plombs et le volume pulmonaire. La troisième clé du contrôle de la flottabilité n’est autre que la respiration. Grâce à elle, nous parviendrons à une gestion précise de cette compétence. En remplissant nos poumons d’air et en les vidant, nous pouvons monter ou descendre dans l’eau. De cette façon, nous utilisons les poumons comme un BCD naturel. Lorsqu’ils se dilatent ou se contractent avec une respiration normale, ils modifient notre flottabilité comme un poids de lest, d’environ 1 kg. Oui, le contrôle de la flottabilité exige que la respiration soit lente et profonde.
Pour maîtriser son lestage, il faut se concentrer sur sa ventilation. En effet, il faut d’une part adopter une ventilation basse (on appelle ça aussi « respiration diaphragmatique ») en baissant le diaphragme. Ceci permet de limiter les variations de volume qui peuvent être importantes quand on ventile par le haut des poumons. D’autre part, il faut garder le cycle ventilatoire « de surface » (c’est à dire « inspiration-expiration-apnée expiratoire »). Trop nombreux sont les plongeurs qui, dès l’immersion, adoptent un rythme respiratoire « inspiration-apnée inspiratoire-expiration ». Ce rythme provoque à la longue des maux de tête, nuit à l’équilibre, et emmène vers l’essoufflement. Un plongeur correctement lesté maintient un contrôle précis de la flottabilité en jouant avec l’air dans ses poumons, évitant ainsi les oscillations soudaines de sa flottabilité. Lorsqu’il vous reste 70 bars dans votre bouteille, mettez-vous à l’horizontale (c’est la bonne position pour la plongée) et forcez un peu sur l’inspiration et l’expiration. Avec un lestage correct, vous devez rester en équilibre sans monter ni descendre exagérément. Si vous vous écrasez, vous êtes trop lesté.
Dans la pratique, il est rare de devoir palmer avec force. La plupart du temps, l’organisation des plongées loisir est telle que les plongeurs sont invités à aller dans le sens du courant, cela pour éviter les efforts. De manière tout à fait exceptionnelle, se déhaler en s’accrochant à des roches en cas de fort courant soudain peut être nécessaire, bien sûr sans rien casser.