Guide complet : Mal de mer, croisières en catamaran et navigation en Martinique

La navigation de plaisance est une expérience inoubliable, offrant une liberté inégalée pour explorer des joyaux tels que la Martinique, surnommée l’Île aux Fleurs. Toutefois, pour de nombreux passagers, cette aventure peut être ternie par la naupathie, plus communément appelée mal de mer. Comprendre les mécanismes physiologiques de ce trouble et adopter les bonnes stratégies, notamment en choisissant le support adapté comme le catamaran, permet de transformer une appréhension en une expérience sereine et mémorable.

Physiologie et causes du mal de mer

Le mal de mer entre dans la catégorie du mal des transports. Les personnes qui en souffrent tombent malades dès lors qu’elles naviguent sur un bateau. Le mal de mer ou naupathie est considéré comme un trouble de l’adaptation au mouvement de l’eau. Durant les premières heures ou les premiers jours de votre croisière, vous allez ressentir principalement une disjonction entre ce que vous voyez et ce que vous ressentez.

C’est le déséquilibre des informations sensorielles perçues par le corps qui est à l’origine du mal de mer. Pour faire simple, l’oreille interne détermine le positionnement de la tête et donc du corps, les yeux fournissent des repères visuels concernant l’espace qui nous entoure et ce sont les pieds au sol qui nous permettent de savoir si nous sommes stables. Le phénomène est assez simple : d’un côté, les yeux indiquent au passager que le bateau ne bouge pas - ou peu. De l’autre, son oreille interne lui dit tout le contraire. Le mal de mer touche surtout quand les yeux et l’oreille interne n’envoient pas le même message au cerveau. Ce décalage crée nausée, sueurs froides et fatigue.

Quand l’oreille interne et la vue ne s’accordent pas, le corps réagit. Nul besoin d'être médecin pour diagnostiquer un mal de mer. En général, on s'habitue à cette sensation à la longue, mais certains passagers peuvent expérimenter ces effets, même après avoir quitté le navire. C'est ce qu'on appelle le mal de terre. Une belle manière de prolonger ses vacances… Enfant, adultes, hommes, femmes… nous sommes tous égaux face à la cinétose maritime.

Stratégies comportementales et environnementales à bord

Pour lutter efficacement contre la naupathie, il convient d'adopter des réflexes préventifs dès le début de la navigation. Le premier conseil qui peut permettre de lutter efficacement contre le mal de mer serait de se placer au centre du voilier. Effectivement, pour des raisons de physique, le centre du bateau est la partie la plus « stable ». Si vous sentez que le mal de mer commence à monter, privilégiez les endroits ventilés. Fixer l’horizon est une bonne solution pour diminuer les sensations de vertige.

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La gestion de l'état physique général est primordiale. Il est important d’être en pleine forme pour ne pas « tomber malade ». La fatigue peut être à l’origine du mal de mer. Alors, soyez responsable, reposez-vous ! Bien dormir permet de limiter considérablement la nausée, avant et pendant la traversée. Une bonne alimentation s’impose afin d’éviter le mal de mer. On a tendance à penser qu’avoir le ventre vide limite les ballonnements, hors c’est faux ! Avant d’embarquer, il faut penser à bien s’alimenter avec des aliments sains et équilibrés. Dormez correctement et arrivez hydraté. Petit-déjeuner léger et salé.

Le froid et l’humidité jouent également un rôle crucial. En mer, le vent contribue souvent à la sensation de froid, même sous un grand soleil. De même, l’humidité de la mer fait baisser la température ressentie. Couvrez-vous bien avant de ressentir les effets du mal de mer, et évitez à tout prix d’être mouillé (par une vague ou la pluie). Le froid est la première cause du mal de mer. Il faudra donc bien vous équiper et bien vous couvrir avant de prendre le large que ce soit pour quelques heures ou pour plusieurs jours.

Le stress ou la peur augmentent votre probabilité d’être malade. Consommer des boissons alcoolisées ou fumer de la nicotine provoquent un aggravation du mal de mer. Évitez de fumer autant que possible et bannissez les apéros. Vous aurez largement l’occasion de boire votre cocktail favori à terre, c’est-à-dire plus tard. Enfin, essayez de garder la tête bien droite et d’éviter un maximum de baisser la tête.

L’avantage du catamaran pour le confort des passagers

Faut-il choisir une croisière en catamaran ? C’est la raison pour laquelle, lorsque VogAvecMoi organise des croisières pour ses membres, nous choisissons généralement des catamarans pour proposer la meilleure expérience de croisière possible. Dans un voilier dit monocoque, l’équipage est souvent rassemblé dans le cockpit extérieur du bateau, c’est-à-dire à l’extérieur dans la zone arrière, située autour du poste de barre du voilier. Si le mal de mer vous prend, vous aurez tendance à vouloir vous réfugier à l’intérieur du voilier pour vous allonger, parce que vous avez froid, peur ou pour dormir en espérant que le mal de mer disparaisse pendant votre sommeil.

Le catamaran offre deux avantages majeurs pour les novices :

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  1. Le catamaran protège mieux du froid : Sur un catamaran, les zones de vie sont plus nombreuses et mieux protégées des intempéries. Il est donc plus rare d’avoir froid lors de votre navigation sur un catamaran, car le cockpit est mieux protégé tant des vagues par la nacelle du catamaran que par un bimini rigide. De plus, si vous avez vraiment froid car vous n’avez pas l’équipement vestimentaire adapté, vous pouvez encore vous réfugier dans la nacelle du catamaran qui se situe de plein pied avec le reste du bateau, et qui vous permet de conserver votre repère visuel, l’horizon.

  2. Le catamaran fait moins peur aux novices : Dernier atout du catamaran, et pas le moindre, le catamaran ne gîte pas contrairement à un voilier monocoque. C’est-à-dire que le monocoque navigue souvent penché sur un côté de 10° jusqu’à 30°, et cette situation, pourtant normale pour un voilier, provoque un sentiment d’inquiétude (donc de peur) chez les novices en voile, générateur du mal de mer. Il est plus difficile de se déplacer à bord du bateau, les débutants peuvent avoir peur de tomber à l’eau ou que le bateau se retourne.

En effet, beaucoup de personnes sujettes au mal de mer sur un monocoque n’ont plus envie d’y remettre les pieds. En catamaran, oui on peut être malade, mais cette mauvaise expérience est rarement traumatisante, et ceux qui l’ont vécu à bord du catamaran auront quand même envie de revenir naviguer !

Solutions médicales et remèdes alternatifs

Si en plus de tous ces conseils, vous souhaitez opter pour une alternative médicale, sachez qu’il existe de nombreux traitements qui permettent d’éviter les vomissements. Attention tout de même, certains de ces médicaments pour lutter contre le mal de mer ont des effets très somnolents.

  • Le Mercalm est un traitement reconnu qui est très efficace pour lutter contre le mal de mer.
  • Pour lutter contre le mal de mer, les patchs qui se placent sous l’oreille vont permettre de dissiper les capteurs de l’oreille interne, la sensation de déséquilibre sera ainsi dissipée.
  • Les lunettes « boarding ring » intègrent un canal qui entoure les yeux d’un liquide coloré. Ce liquide suit les mouvements du bateau et permet à l’œil de les percevoir. L’objectif de ces lunettes est donc de coordonner les informations envoyées par les yeux et par l’oreille interne.
  • L’homéopathie : la Cocculine pourrait soulager les maux liés au mouvement du bateau. Par extension au mal des transports en général, il présente l'avantage de ne pas occasionner de somnolence.
  • Le gingembre : les gourmands opteront sans aucun doute pour cette autre solution. Bonbons au gingembre et pommes vertes sont réputés efficaces contre cette indisposition.
  • Le bracelet pour lutter contre le mal de mer : par acupression, ce bracelet va exercer une pression sur le point P6 sur votre poignet et vous évitera d'avoir des nausées.

Selon votre profil, votre pharmacien pourra proposer un antihistaminique anti-nausée ou un patch à la scopolamine là où c’est autorisé. Demandez un avis médical si vous êtes enceinte, si vous avez un glaucome ou des traitements en cours. Pour les médicaments, renseignez-vous auprès de votre médecin traitant, il ou elle est la seule personne à même de vous prescrire un traitement adapté. Les antiémétiques, antihistaminiques et autres patchs sont cependant à éviter pour les navigateurs réguliers à cause de leurs effets non désirés et nuisibles à la navigation des professionnels.

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