Histoire et Évolution du Surf et du Bodyboard : Des Racines Ancestrales aux Identités Modernes

Le surf, sport emblématique des côtes et synonyme de liberté, de jeunesse et d'évasion, possède une histoire riche et complexe, s'étendant bien au-delà des plages contemporaines de l'Atlantique. Loin d’être une simple activité récréative, la glisse sur les vagues était, à l’origine, un rituel social, une pratique spirituelle et un marqueur culturel fort. Son évolution, depuis ses racines millénaires jusqu'à son statut de sport olympique, est intimement liée à l'ingéniosité humaine, à la passion de ses adeptes et au développement de toute une industrie, incluant l'évolution des marques et de leurs identités visuelles, leurs logos. Le bodyboard, né d'une innovation fortuite, a suivi un chemin parallèle, contribuant à démocratiser la pratique des sports de glisse et à enrichir ce paysage en constante transformation.

Les Origines Antiques du Surf et la Révolution Technologique des Planches

Contrairement aux idées reçues, l'histoire du surf ne se limite pas aux îles paradisiaques du Pacifique. Des dessins datant de 3 000 à 1 000 av. J.-C. montrent des pêcheurs incas sur des bateaux en roseaux dénommés « caballitos de totora » et des planches de bois, attestant ainsi que le surf est né sur la côte nord du Pérou, bien avant son avènement moderne. Par la suite, c’est en 1769 que le botaniste Joseph Banks a retracé la pratique du surf dans les îles polynésiennes, plus précisément à Hawaï, à l’occasion de son voyage sur le HMS Endeavour du célèbre capitaine James Cook. Au cours de son second voyage en 1778, ce dernier a consigné dans son journal que la population autochtone surfait sur les vagues en montant à genoux ou sur le ventre sur des planches. À cette époque, la plupart des surfeurs utilisaient des planches courtes dénommées « Alaia », tandis que les chefs de tribus se servaient de planches longues appelées « Olo ».

Le début du XXe siècle a marqué un tournant majeur avec la démocratisation du surf aux États-Unis, en particulier en Californie, grâce à l'influence de Duke Kahanamoku, un ancien double champion olympique de natation. Les planches de cette époque étaient encore très longues, pouvant atteindre jusqu’à cinq mètres, et très lourdes, pesant jusqu’à 50 kilos, ce qui rendait leur maniement complexe. Il a fallu attendre les années 1930 pour voir apparaître des planches à la fois plus maniables et plus légères. C’est à cette époque qu’elles se sont également équipées d’ailerons, une innovation permettant aux surfeurs de mieux contrôler leurs planches sur les vagues et d’imaginer de nouvelles manœuvres.

Les années 1950 ont apporté de nouveaux matériaux et l’apparition du rocker, transformant radicalement la pratique de ce sport et contribuant à populariser davantage le surf. Les années 1960 ont été le théâtre d’une autre révolution matérielle : la mousse polyuréthane a remplacé le bois, rendant les planches plus solides, plus légères et plus abordables, ce qui a largement contribué à démocratiser le surf. Ces avancées technologiques ont favorisé l’apparition des shapers, des artisans qui ont élevé la fabrication des planches au rang d’art. Aujourd’hui, les planches modernes ne pèsent parfois plus que 3 kilos et pénètrent plus facilement les vagues. Leur profil est aussi susceptible de varier selon la pratique du surf et la qualité des vagues, offrant une diversité allant des shortboards pour les surfeurs expérimentés aux planches hybrides pour ceux qui privilégient confort et vivacité, en passant par les longboards pour revivre le style des années soixante, ou encore les Mini-Malibu pour les vagues molles. Les débutants peuvent, quant à eux, adopter des planches de surf équipées d’un fond dur, d’un plateau en polypropylène et d’un noyau en mousse. Chaque planche raconte une histoire et une manière de surfer, reflétant une évolution constante de la forme et de la fonction.

La Révolution du Bodyboard : L'Ingéniosité de Tom Morey et l'Émergence d'une Nouvelle Glisse

Le bodyboard, discipline sœur du surf, a une histoire singulière, née de l’esprit inventif de Tom Morey. Surfer dans l'âme, Tom Morey a d'abord commencé sa carrière dans l'aéronavale, où il s'est familiarisé avec les "plastiques". Il a ensuite tout plaqué pour monter son business de surf et s'est installé à Hawaï en 1971. Après quelques essais infructueux de planches de 6 pieds qui se sont avérées trop fragiles, le 9 juillet 1971, Tom Morey a réalisé sa première shape à partir d'un pain en mousse de 4,5 pieds. Avec un couteau électrique et un morceau de métal chaud, il a façonné une forme générale rectangulaire, un nose carré et des rails à 45°. Le succès fut quasi immédiat, car il a shape une autre planche pour son voisin, vendue 10$.

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Pour développer son entreprise, Tom Morey a réuni des fonds et est parti s'installer fin 1971 en Californie du Sud. L'inquiétude a recommencé à s'installer lorsque les fonds furent épuisés. Il a alors entrepris de s'associer avec Gordon & Smith afin de développer la production de ses planches. La première planche produite s'appelait SNAKE, acronyme de Side Navel Arm Knee Elbow, en référence aux parties du corps utilisées pour la pratiquer. Mais le nom ne sonnait pas bien. Tom Morey, passionné de musique, l'a bientôt remplacé par Boogie, un nom qui allait devenir emblématique. Il a ensuite quitté Hawaï pour la Floride, puis la Californie, rejoignant l'entreprise initiale Wilshire Foam Society et mettant de côté le surf business traditionnel. C'est un jour dans l'usine qu'il a aperçu une pile de "peaux" en mousse, résultant des déchets d'épuration de blocs de mousse, une ressource inattendue pour de nouvelles planches.

La vente du Boogie a débuté en circuit parallèle, par le biais d'une annonce dans Surfing Magazine, avec un prix fixé à 37$, l'âge de Tom Morey à l'époque. Il a ensuite proposé un kit à monter pour la somme de 45$. S'associant à Jim Faivre, ils ont ensemble créé Morey Boogie. L'entreprise a prospéré, devenant un pilier du bodyboard, mais l'économie de marché a eu raison de ces joyeux drilles, marquant l'évolution commerciale de ce nouveau sport. L'arrivée du bodyboard en France s'est faite très simplement : en 1976, Michel Hoff, en voyage aux USA pour les besoins de l'entreprise familiale, a été séduit par l'invention de Tom Morey et a décidé d'en ramener afin de les commercialiser, posant ainsi les bases du célèbre importateur pour la France et l'Europe des planches Morey Boogie. L'impact de ces nouvelles planches sur les plages a été immédiat, offrant une alternative plus accessible et souvent plus facile d'approche que le surf traditionnel.

L'Arrivée et l'Enracinement du Surf en France : Des Pionniers aux Clubs

L’histoire du surf en France débute à Biarritz en 1957, loin des côtes européennes où il est pourtant devenu indissociable de certains paysages français comme le Pays Basque ou les Landes. C'est Peter Viertel, un scénariste américain, qui a importé le surf lors d’un tournage sur la côte basque. En voyant les vagues, il a fait venir l’une de ses planches et est ainsi devenu le premier surfeur en France. Cet événement a marqué un tournant, attirant l’attention de passionnés locaux qui ont découvert une nouvelle manière de glisser. Très vite, les premières planches ont été importées, d’autres ont été fabriquées localement, et une petite communauté s'est formée, permettant au surf de s’installer discrètement en France.

Les débuts du surf en France reposent sur une poignée de surfeurs qui, au fil des années, ont partagé leur passion pour ce nouveau sport et l'ont développé localement. Ces pionniers ont joué un rôle clé avec la création des premiers clubs et infrastructures, ainsi que la diffusion des règles de sécurité et le partage de leurs connaissances. Le plus ancien de ces clubs est le Waikiki Surf Club, créé le 16 septembre 1959 par Carlos Dogny, Peter Viertel, Jacques Rott, Georges Hennebutte, Joël de Rosnay et Michel Barland. Parmi les membres du club figuraient notamment André Plumcocq, Robert Bergeruc, Pierre Laharague, Joseph et Jo Moraiz, Paul Pondepeyre, Henri Etchepare et Claude Durcudoy. Le Waikiki était installé dans les établissements des Bains de la Côte des Basques, un lieu historique pour la glisse française.

Ensuite, le Surf Club de la Chambre d’Amour a vu le jour le 27 août 1963. Il a été inauguré par le Dr Lacroix, maire d'Anglet, et Deborah Kerr, célèbre actrice américaine des années soixante et épouse de Peter Viertel, lequel avait introduit le surf en France six ans plus tôt. Installé dans l'établissement des bains de la cité angloye, il avait pour président Joël de Rosnay. Cette même année, deux autres clubs, l'USB et le Kostakoak de Bidart, sont venus grossir les rangs des institutions de surf naissantes. Jo Moraiz est considéré comme l’un des premiers ambassadeurs du surf français et est le créateur du premier surf shop à Biarritz et fondateur d’une école de surf dès les années 1960, contribuant ainsi à l'essor commercial et éducatif de la discipline.

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La Structuration Fédérale et l'Évolution des Identités Institutionnelles

La création de la Fédération Française de Surfriding en 1964, sept ans après l'apparition du surf en France sur les vagues de Biarritz, a marqué une étape décisive dans la structuration du surf en France. C'est Monsieur Guy Petit, maire de Biarritz à l’époque, qui est à l'origine de cette institution, dont le siège est basé à l'office du tourisme de Biarritz. L’objectif principal de la création de la Fédération était de réunir toutes les « tribus » des plages qui se faisaient concurrence, un projet qui aboutit le 20 août 1964, au lendemain de la diffusion à la télé de l'émission « Les coulisses de l'exploit » consacré au surf, avec la réunification de ces clubs par le Maire de Biarritz Guy Petit à la Côte des Basques.

Si les championnats de France avaient lieu à Biarritz depuis 1961, les premiers championnats sous l'égide de la Fédération Française de Surfriding se sont disputés en 1965 à Anglet. Joël de Rosnay et Marie-Christine Delanne y furent sacrés champions de France, inaugurant ainsi l'ère des compétitions officielles sous l'égide fédérale. La déclaration en préfecture de la Fédération n’est intervenue que le 13 juin 1965. Deux ans après la création de la FFS, le Comité régional d’Aquitaine a vu le jour en 1966. Cette même année, le surf a gagné les Landes et la côte girondine, avec deux pôles incontournables : Hossegor et Lacanau, après avoir obtenu l'agrément ministériel.

Les années soixante-dix ont marqué le développement continu de la Fédération Française de Surfriding. En 1972, la F.F.S. a été habilitée, renforçant son rôle régulateur. L’émergence du skateboard, avec son boom en 1977, a incité la F.F.S. à être habilitée à réglementer également cette discipline. La Fédération a alors changé de sigle et est devenue la Fédération Française de Surf et Skate (FFSS) en 1977, un changement de nom qui reflétait l'élargissement de ses compétences et qui aurait naturellement entraîné une évolution de son logo pour incarner cette nouvelle identité. Jean-Baptiste Caulonque a succédé à Jacques Fagalde à la tête de la Fédération cette année-là.

En 1980, la FFSS a obtenu l’organisation des Championnats du Monde amateurs à Hossegor et Biarritz, marquant l'émergence d'un jeune américain nommé Tom Curren. La France en sera de nouveau le pays hôte en 1992 (Lacanau) et 2008 (Seignosse), consolidant sa place sur la scène internationale du surf. Jean-Pierre Vilaverde a été élu président de la Fédération en 1980. Un nouveau tournant s'est opéré en 1984, lorsque la FFSS a déménagé et s'est installée à Hossegor, dans un bâtiment de la mairie, ancrant davantage son siège au cœur des spots de glisse français.

L'Ouverture Internationale et la Professionnalisation du Surf Français

Après les Australiens et les Américains, ce sont les Tahitiens qui vont apporter un nouvel élan au surf français. Ceux-ci ont dominé implacablement les compétitions nationales, avec des figures comme Henri Lucas, Patrick Juventin et Arsène Harehoe, ce dernier, surnommé le Dark Horse, remportant notamment 5 titres nationaux entre 1976 et 1989. En 1976, Tahiti a même accueilli les championnats de France à 20 000 km du siège de la FFS, et le comité tahitien les organisera une seconde fois, en 1987, avant de quitter le giron fédéral avec la création de la Fédération tahitienne de surf. Au cours de la quinzaine d'années de relations étroites, les Polynésiens ont apporté une vague de fraîcheur au surf national, caractérisée par un engagement total, une insolente décontraction en compétition et une maîtrise parfaite des tubes. Le surf métropolitain a toutefois superbement réagi, entraîné par le Biarrot Thierry Sansoube, et trois surfeurs - Thierry Fernandez, Jean-Louis Poupinel et Thierry Domenech - ont dominé le surf français pendant de nombreuses années, portant haut les couleurs de la France lors des championnats d'Europe mais aussi du monde dans les années 80.

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Après Tahiti, le surf français s'est enrichi de l'apport d'une autre terre de surf : la Ligue réunionnaise de surf, qui a vu le jour en 1984 par la volonté de Maxence de la Grange. Il est parvenu, comme Guy Petit en 1964, à fédérer les deux clubs rivaux des Roches Noires et de Boucan Canot. Sur ce caillou de l'océan Indien, léché par les swells massifs de l'Antarctique, le surf est apparu au début des années 70. Influencés par les pionniers australiens, installés sur l'île Maurice voisine, mais aussi par les Sud-Africains, les Réunionnais se sont mis à organiser des compétitions à grande échelle, et une génération de compétiteurs aux dents longues a débarqué en métropole. Eric Coutelier a été vice-champion de France derrière Vetea David en 1984, Anne-Gaëlle Hoarau a dominé le surf féminin français pendant plus de dix ans, et Stéphane Sisco a été le numéro 1 européen du bodyboard pendant cinq ans. Pour progresser et viser le titre en surf, les Réunionnais ont compris que la formation était un passage obligé. Avec Christophe Mulquin et Patrick Florès à leur tête, les sélections réunionnaises ont dominé les championnats de France dans les années 90.

La professionnalisation du surf a été un axe majeur de développement pour la Fédération. Le premier diplôme, le Brevet Fédéral, a vu le jour en 1973. En 1984, un arrêté ministériel a créé le Brevet d’État de Surf. Le surf s'est alors professionnalisé, et la première session s'est déroulée en septembre 1987, où six récipiendaires ont obtenu le premier BE surf. Chose inimaginable 20 ans auparavant, des jeunes surfeurs pouvaient désormais vivre du partage de leur passion, une évolution qui a permis de structurer les carrières et d'ouvrir de nouvelles perspectives économiques. Les années 80 ont également été marquées par l'apparition du surf à l'école. Plutôt que de voir les jeunes déserter l’école pour aller surfer, la Fédération a introduit le surf dans l’école. Finement joué, car du coup les surfeurs y sont restés. En 1987, la création du Sport-Etude a officialisé ce premier acte, et par la suite, l’accompagnement scolaire du haut niveau sera couronné par la labélisation du Pôle France en 1996, complété par quatre Pôles Espoirs en région. Ces démarches de la Fédération visaient à accompagner le double projet, sportif et scolaire.

La Fédération a été officiellement reconnue par le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) en 1989, devenant la première Fédération nationale de surf au monde à être reconnue par son propre Comité National Olympique. Un an plus tard, en 1990, la Commission Nationale du Sport de Haut Niveau a reconnu le surf comme discipline de Haut Niveau. Le surf a ainsi bénéficié des dispositions prévues pour les sportifs de Haut Niveau, incluant un suivi social, des aides individualisées, un suivi médical et des structures d'accession au Haut Niveau. Toujours en 1990, on a assisté à la création d’un poste et à la nomination d’un Directeur Technique National, agent du Ministère des sports, placé auprès de la FFSS pour en assurer le développement. Francis Distinguin a été le premier DTN du surf français, fonction qu'il occupera jusqu'en 2008.

En 1993, Alain Farthouat a succédé à Jean Saint-Jean à la tête de la Fédération. Un an plus tard, en 1994, les appellations antérieures « Sports études, Centre Permanent d'Entraînement et de Formation » ont été remplacées par « Pôle France ». Les Pôles Espoirs à La Réunion et en Guadeloupe, puis de Bretagne, ont obtenu par la suite leur labélisation. En 1995, la Commission Nationale de Sport de Haut Niveau a validé la filière Haut niveau surf et a également vu la création du label qualité « École Française de Surf », garantissant l'excellence de l'enseignement. La labélisation du Pôle France de Biarritz en 1996 a consolidé ces dispositifs de formation. Les années quatre-vingt-dix ont été marquées par la montée en puissance des équipes de France. Nicolas Capdeville a remporté le premier de ses deux titres mondiaux à Lacanau lors des Mondiaux ISA que la France a organisés en 1992. À la fin des années 90, un phénomène a émergé : Jérémy Florès, né à La Réunion, formé par son père sur les vagues australiennes. Il a intégré les équipes de France très tôt et est devenu à 17 ans le plus jeune surfeur à remporter le circuit WQS pour intégrer le WCT dès 2007. Les années 2000 ont aussi marqué l'avènement du surf féminin en France, élargissant la diversité des talents et des pratiques.

L'Économie de la Glisse, la Culture Surfwear et l'Évolution des Marques

À la fin des années 80, un phénomène que personne n’a prédit s’est produit : la mode du surf est soudainement sortie de son cercle restreint d’initiés et a déferlé, d’abord sur les plages, puis dans les villes. Le surfwear, dont les racines se trouvent dans les années 1960, une époque où le surf est devenu plus qu'un simple sport, mais un mode de vie, a connu un essor fulgurant. Les surfeurs, recherchant des vêtements adaptés aux conditions maritimes, ont commencé à porter des tenues légères, résistantes à l'eau et à l'usure. Des pièces emblématiques telles que les shorts de surf, les t-shirts en coton biologique et les vestes imperméables ont été conçues pour répondre aux besoins des passionnés de sports de glisse.

Les marques de textile, qu'elles soient anglo-saxonnes ou françaises, ont alors connu un essor fulgurant et une croissance à deux chiffres. Le business de la glisse était né, surfant avec succès sur une image surf bâtie de fun, de liberté, de jeunesse et d’écologie. Cette activité économique s'est développée, créatrice d’emplois pour les jeunes surfeurs passionnés. Pour entretenir le rêve, les marques ont investi dans des compétitions qui se sont multipliées, et ont soutenu activement les champions français. L'évolution des logos et de l'identité visuelle de ces marques est devenue cruciale pour communiquer cette "image surf", attirant non seulement les pratiquants mais aussi un public plus large en quête de ce mode de vie. Le surfwear a ainsi transcendé le sport pour devenir un véritable mode de vie, les vêtements de surf étant portés non seulement sur la plage, mais aussi dans la vie de tous les jours, symbolisant une connexion avec la nature et une quête d'évasion. Des entreprises comme Hono, par exemple, mettent en avant leur forte conviction en la durabilité et la responsabilité sociale, des valeurs qui se reflètent dans leurs collections et leur branding, où chaque pièce est conçue non seulement pour être performante sur les vagues, mais aussi pour accompagner le quotidien.

Initiatives Sociales et Événements Historiques

La Fédération Française de Surf n'a cessé d'innover et de s'engager sur le plan social. En 1997, la création de l’association « Surf Insertion » a eu pour but d’assurer l’accessibilité, l’insertion professionnelle, l’éducation et la formation des jeunes des quartiers sensibles, ainsi que dans les zones rurales d’Aquitaine et sur tout le territoire français, à travers la pratique des sports de glisse. Plus récemment, en 2013, l’Association Handi Surf, créée un mois plus tôt, a reçu de la Fédération Française de Surf l’agrément « Association Nationale » en janvier, démontrant une volonté d'inclusion et d'accessibilité pour tous.

La Fédération Française de Surf a célébré ses 50 ans le mercredi 20 août 2014 à la Côte des Basques, là où tout a commencé cinq décennies auparavant. Pour marquer cet événement, du 18 au 26 octobre 2014, la Fédération a organisé ses championnats de France à Hossegor, où quelque 450 compétiteurs de la France entière et de l'outre-mer y ont participé. Durant dix jours, les conditions exceptionnelles ont permis de délivrer les 25 titres des 7 disciplines. En 2014, la Fédération Française de Surf regroupait 15 061 licenciés, dont un tiers de féminines, répartis dans 164 clubs de l'Hexagone et d'outre-mer, et avait par ailleurs délivré 55 000 licences loisirs. En 2015, ce chiffre a grimpé à 77 000 licenciés, montrant l'ampleur croissante du sport.

Un moment historique a été franchi en 2016 : après 22 ans de combat pour faire reconnaître le surf et le faire intégrer au programme olympique, l’International Surfing Association (ISA) a obtenu l’accord du CIO. Le 3 août 2016, la 129e session du CIO, réunie à Rio de Janeiro, a décidé de l’inclusion de 5 nouveaux sports, dont le surf, pour les JO de Tokyo 2020. Le surf a ainsi rejoint enfin la grande famille de l’Olympisme, une reconnaissance ultime pour un sport dont les origines sont ancrées dans la culture ancestrale. En 2017, la Fédération Française de Surf a organisé les 30es championnats du monde des nations à Biarritz. L'événement, qui a regroupé 47 pays, s'est tenu à la Grande Plage du 20 au 28 mai, et a été une totale réussite, plébiscitée par le public, les institutions et Paris 2024, dont la compétition a soutenu la candidature à l'organisation des JO. Cerise sur le gâteau : l'équipe de France a remporté le titre mondial des nations.

L'influence française au niveau international s'est confirmée en 2018 lorsque Jean-Luc Arassus, président de la FFSurf, a été élu au bureau directeur de l'International Surfing Association lors de l'assemblée générale élective de la fédération internationale le dimanche 16 septembre à Tahara, au Japon. Il est le 3e Français à intégrer le board de l'ISA après Jacques Hèle (élu président en 1990) et Francis Distinguin. En 2020, Jacques Lajuncomme a été élu président de la Fédération Française de Surf pour quatre ans, et a été réélu pour quatre nouvelles années en 2024, en tant que tête de liste de "Réussir Ensemble", s'adjugeant 99,55% des voix lors de l'AG élective. Enfin, en 2025, Cédric Leroy a été nommé Directeur Technique National de la Fédération Française de Surf. Spécialiste du sport de haut niveau, il a travaillé à la Fédération Française de Voile, où il a occupé plusieurs postes clés.

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