Le kitesurf, également connu sous le nom de kiteboarding, est un sport nautique passionnant qui combine des éléments du surf, du wakeboard et du parapente. Que vous ayez vu les photos de Barack Obama en train de faire du kitesurf et que vous vous soyez dit "Yes I can", ou que vous soyez simplement attiré par la promesse de voler au-dessus de l'eau, ce guide d'initiation répond à toutes vos questions. Pratiqué par les jeunes et les moins jeunes, les débutants et les riders confirmés, ce sport offre une connexion unique avec la nature, notamment les deux éléments que sont l'eau et le vent.
Qu'est-ce que le kitesurf ?
Le kitesurf est un sport individuel qui est devenu de plus en plus populaire ces dernières années. C'est assez simple en fait : avec un cerf-volant attaché à vous et une planche à vos pieds, vous utilisez le vent pour glisser à la surface de l'eau. Contrairement à la croyance populaire, le kitesurf n'attire pas seulement les grands athlètes et les amateurs d'adrénaline, mais aussi des personnes de tous âges et de tous niveaux, des enfants aux adultes, des mères, des pères, des grands-parents, des personnes souffrant d'un handicap physique, des médecins, des banquiers, des présidents, et devient pratiquement addictif pour tous ceux qui s'y essaient. La plupart des débutants sont totalement novices en matière de sports de glisse, de sports nautiques ou d'utilisation d'une voile.
Les origines et l'évolution du sport
Les origines du sport de kitesurf sont relativement récentes. C'est dans les années 1980 que le concept de cerf-volant de traction a été appliqué aux sports de glisse, comme le ski et le skateboard, ou aux véhicules à roues, comme le buggy, grâce aux recherches du Néo-Zélandais Peter Lynn. En 1982, le Français Rolad Le Bail fait breveter le “BirdSail”, précurseur du cerf-volant, tandis qu'au début des années 1990, les frères Corey et Bill Roeseler de Seattle créent le “Kiteski”. Plus tard, au milieu des années 1990, le shaper de planches de surf Jimmy Lewis et l'un des pionniers du kitesurf, Lou Wainman, ont commencé à expérimenter les premières planches twintip, c'est-à-dire bidirectionnelles. C'est ensuite grâce au travail des frères français Bruno et Dominique Legaignoux et à leur “WInd Powered Inflatable Kite Aircraft”, acronyme WI.P.I.K.A., breveté à Hawaï, que le kitesurf tel que nous le connaissons aujourd'hui est devenu, à la fin des années 1990, une véritable discipline sportive, sûre et accessible à tous.
Les différentes disciplines du kitesurf
Le kitesurf a beaucoup évolué au cours des dernières décennies et ce sport est divisé en plusieurs disciplines : wave riding, foiling, freestyle, slalom/course, speed, big air, wake park riding, kite buggying et kite landboarding. Il existe différents types d'ailes, différents types de planches et de multiples combinaisons pour chaque style de navigation et chaque situation. Si vous êtes un amateur de kitesurf, ou si vous avez essayé le kite, mais que vous ne l'avez pas apprécié sur l'eau, vous pouvez maintenant pratiquer cette activité de plein air sur la terre ferme en faisant du mountainboard ou du snowkite. Sur la neige, avec une paire de skis ou un snowboard, en montée, en descente ou en travers, il suffit d'un peu de vent pour vivre cette activité passionnante.
Pourquoi apprendre le kitesurf ?
Il y a plusieurs bonnes raisons d'essayer le kitesurf. Tout d'abord, pour ceux qui aiment voyager, ce sport devient une contrepartie idéale. Le kitesurf vous intègre dans une communauté étonnante d'individus intéressants et fascinants venant du monde entier. Deuxièmement, le kitesurf est bon pour la santé mentale. Pratiquer une activité de plein air au soleil vous apporte une bonne dose de vitamine D, la vitamine qui combat les maladies, réduit la dépression et favorise la perte de poids. La pratique d'un sport, quel qu'il soit, favorise la sécrétion d'endorphines, appelées hormones du bonheur ou de l'amour, et la décharge d'adrénaline que vous obtenez en pratiquant le kitesurf est le parfait soulagement du stress. En outre, le kitesurf vous aide à obtenir le corps d'été dont vous avez toujours rêvé en renforçant votre région abdominale, tout en améliorant votre concentration et votre équilibre. Et enfin, avec le kitesurf, vous découvrirez ce que Léonard de Vinci a toujours cherché : voler.
Lire aussi: Livres et Conseils Tour du Monde Voile
Équipement essentiel pour la pratique
En kitesurf, l'équipement est essentiel ! Il est important que votre école dispose d'un bon matériel, pas trop ancien, car la sécurité s'est beaucoup améliorée ces dernières années. Pendant vos cours, vous aurez besoin d'une planche, d'un casque, d'un gilet de sauvetage et d'un cerf-volant. Le cerf-volant est l'aile qui vous tire et vous aide à naviguer sur l'eau. La barre, la plupart du temps, comporte 4 ou 5 lignes qui sont reliées à l'aile et vous permettent de diriger l'aile vers la droite ou la gauche. Le harnais permet de transférer la force de l'aile du pilote vers le bas du corps, soulageant ainsi les bras. Il existe le harnais d'assise, souvent choisi par les écoles de kitesurf pour les débutants car il est plus bas qu'un harnais de taille, et le harnais de taille, qui n'a pas de cuissardes et qui est plus adapté aux sauts. La laisse de sécurité (leash) est l'une des pièces d'équipement les plus importantes que vous devez avoir ; reliée à votre harnais et à la barre au niveau de ce que l'on appelle le chicken loop, c'est un système de sécurité essentiel.
Conditions physiques et prérequis
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le kitesurf est accessible à presque tout le monde et pas seulement aux athlètes de haut niveau. Il y a cependant un âge minimum. Selon les écoles, il peut être de 7 ans. En ce qui concerne la condition physique, tous les participants doivent savoir nager et avoir une condition physique minimale. Il n'est pas nécessaire d'être un surhomme en pleine forme et d'avoir beaucoup de force pour contrôler un cerf-volant. Un cerf-volant n'est pas lourd et est attaché à votre harnais, il n'est donc pas nécessaire de se muscler en conséquence. Cependant, une bonne condition physique générale vous aidera à progresser plus rapidement, vous donnera plus d'endurance sur l'eau et évitera les blessures. La pratique d'autres sports de glisse similaires (snowboard, wakeboard, skateboard, voile, planche à voile, surf, etc.) peut également vous aider à progresser plus rapidement.
L'importance de la formation professionnelle
Il n'y a pas de technique miraculeuse… Les cours d'initiation sont indispensables pour apprendre à pratiquer le kitesurf en toute sécurité et dans les règles de l'art. Sans ces connaissances, vous êtes un danger pour vous-même et pour les autres, que ce soit sur l'eau ou sur la plage. Il est indispensable de s'initier au kitesurf de la meilleure façon possible pour ne pas perdre du temps, ne pas avoir de lacune technique, ne pas se dégoûter, ou tout simplement ne pas provoquer d'accident. S'inscrire à un stage de kitesurf, c'est suivre une formation sur plusieurs jours. Votre instructeur suit une méthodologie pour vous faire découvrir le kitesurf étape par étape. Il est conseillé de choisir une école certifiée (par des organisations comme IKO ou VDWS) pour garantir une qualité d'enseignement, une pédagogie adaptée et une sécurité maximale. Apprendre avec un ami, même expérimenté, est souvent déconseillé car il n'aura pas forcément la pédagogie pour enseigner ce sport.
Déroulement de l'apprentissage : de la terre à l'eau
Dans un premier temps, le professeur se présentera et vous demandera de vous présenter. La première chose que vous apprendrez est de comprendre comment fonctionne le vent (d'où vient le vent, qu'est-ce qu'un bon vent pour le kite, quelle est la fenêtre de vent, où peut-on faire voler le kite, etc.), comment fonctionne un kite, quels sont les trois systèmes de sécurité, quels sont les dangers potentiels sur un spot. Mon premier cours était axé principalement sécurité. J’ai appris à tirer mes lignes, où et comment bien les relier au kite, à gonfler mon aile, à la placer au sol. Le prof de kite nous a aussi montré les points de sécurité à connaître au niveau du pilotage et du harnais, en cas de pépin. J’ai ensuite appris à décoller mon aile (pour cela, il faut d’abord contrôler l’orientation du vent), et à la piloter. C’est donc sur la plage, en faisant partir le kite à droite, puis à gauche, puis en faisant des genres de 8 que j’ai apprivoisé mon aile.
Pour mon deuxième cours, j’ai refait du pilotage sur le sable, puis je me suis lancée en nage tractée. La nage tractée, ça se passe dans l’eau, sans planche mais avec l’aile. Le but, c’est de comprendre comment « faire vivre l’aile » pour qu’elle ait assez de force pour nous tracter. Le troisième cours, planche au pied, et la grande épreuve du water-start ! Le water-start, c’est quand on sort de l’eau, c’est le début de la gloire. Dans un 2ème temps l’instructeur va vous expliquer la technique pour pouvoir « sortir de l’eau » c’est à dire être debout sur la planche. Vous devrez repérer la direction du vent et les différents obstacles. Votre instructeur va donc vous apprendre par des méthodes simples et précises à remonter au vent.
Lire aussi: Apprendre à nager : Le guide ultime
Les procédures de sécurité critiques
Pendant que vous faites du kite, il peut arriver que vous perdiez le contrôle de l'aile pour de multiples raisons. Il y a 3 étapes à suivre dans le bon ordre si quelque chose comme cela vous arrive. La première mesure de sécurité à prendre est de lâcher complètement la barre, l'aile tombera dans l'eau et, dans 95% des cas, cessera de vous tirer. Si le cerf-volant continue à vous tirer ou commence à faire des loopings, vous devez utiliser le largage rapide qui ouvrira le chicken loop. Vous serez toujours relié à votre aile avec votre leash de sécurité, mais l'aile se posera sur l'eau contre le vent, et il n'y aura donc plus de puissance. Si l'aile continue à vous tirer parce que le largage est bloqué ou que l'aile est coincée dans la vague, dans un arbre ou dans un bateau, vous devez relâcher le leash de sécurité. Vous ne serez plus relié à votre aile et vous pourrez nager jusqu'à la plage.
Analyse des conditions météorologiques et du spot
Avant de commencer une session de kite, il est important de vérifier les conditions météorologiques, les marées et le spot. Vous pouvez consulter des sites web spécialisés comme Windguru ou Windfinder pour vérifier les prévisions et savoir quelles conditions de vent vous attendent pour la journée. Il est fortement recommandé de ne pas pratiquer le kite par mauvais temps ou lorsqu'un vent fort est annoncé. On dit qu'il est possible de faire du kite de 12 nœuds (22 km/h) à 30 nœuds (55 km/h) pour les débutants, avec plus de 30 nœuds de vent vous vous mettez en danger. En arrivant sur le spot et avant de commencer votre leçon, il est important d'inspecter rapidement le spot et la direction du vent afin d'identifier les dangers potentiels et de minimiser vos risques (zone de baignade/kite, récifs, courants, bateaux, bouées, conditions de vent, service de secours).
Progression et autonomie
Après avoir acquis des bonnes bases d’initiation, un autre stage de perfectionnement peut-être nécessaire entre les premiers bords et l’autonomie complète. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte dans sa progression en kitesurf : la puissance du vent et la direction, mais aussi la difficulté du spot ou des vagues. Le kitesurf est un sport dans lequel on progresse très rapidement, tous les jours tu vas apprendre de nouvelles choses. Avant de débuter, il faut accepter d’apprendre un sport de zéro, d’être débutant et de commencer du début. Apprendre le kitesurf, c’est accepter de tomber, et de recommencer. Il faut persister dans l’initiation et ne pas abandonner. Pour cela, ne soyez pas trop exigeant dans votre apprentissage pour ne pas rencontrer de frustration. Chaque personne apprend à son rythme.
#
Lire aussi: Enjeux contemporains du voile islamique