Les multiples facettes du surf : entre styles de vie, techniques et équipements

En surf plus qu’ailleurs, avoir le style est une prérogative ! Le style surfeur est bien présent mais il en existe en vérité plusieurs. Un bon surfeur se doit d’être stylé sous peine de se fondre dans la masse et de passer inaperçu, et cela est encore plus vrai avec la crise, et la nécessité pour les surfeurs qui veulent vivre de leur passion de dégager un « truc » et de sortir du lot. Le surf, bien plus qu'une simple activité nautique, s'est imposé comme une industrie mondiale offrant une gamme de divertissements et de produits. Il convient donc de détailler les classifications et les modalités de sa pratique, tout en explorant les typologies humaines qui composent cette communauté singulière.

La typologie des surfeurs : une mosaïque de personnalités

Le monde du surf regorge de profils variés, chacun apportant sa propre vision de l'océan. Parmi les figures les plus emblématiques, on retrouve :

  • Le hippy : C’est le stéréotype le plus classique associé au surfeur. Ce type de surfeur apprécie en général la consommation de « plantes médicinales » et a une vision très imagée du sport, qu’il considère plus comme un art, et se base sur des sensations, pour revenir à l’esprit « pur » du surf. C’est un artiste, qui peint, ou joue d’un instrument (de préférence de la guitare).
  • Le punk : Surfeur extrême, qui aime le bon son violent et qui a un style à la rache. Le plus digne représentant est probablement Ozzie Wright, et les deux marques qui jouent le plus sur ce créneau sont sûrement Volcom et Lost. Ce sont probablement les seules marques à passer des films avec du punk bien chiadé, des gros airs vénères et des wipe out effrayants.
  • Le blond : C’est bien évidemment le surfeur que ces demoiselles préfèrent. On l’observe plus souvent l’été. Pour info, il est rarement blond de nature, c’est le fait de rester à l’eau si souvent qui lui a décoloré les cheveux.
  • Le nerveux : Aussi appelé le connard. Lui, quand il vient à l‘eau, ce n’est pas pour surfer, c’est pour emmerder les autres. À la moindre opportunité, il va gueuler sur celui qu’il aura désigné comme étant sa « victime » pour la journée, en baragouinant des choses incompréhensibles et en sortant des phrases telles que « putain mais tu le fais exprès ou quoi ? C’était ma vague ! » ou bien « Putain ya que des mauvais c’est pas possible ! ya plus de respect ! ». Il n’hésitera pas à vous lancer un duel, une joute dans le sable avec comme armes vos poings, se justifiant d’être l’un des précurseurs du surf sur CE spot. En général, ces surfeurs sont tout aussi nerveux qu’ils sont mauvais.
  • Le clubber : Oui, c’est un fait, il existe des surfeurs clubbers. Le film Modern Collective a bien décomplexé cela, à grand renfort d’électro bien puissante. Il n’est pas rare de croiser de nombreux surfeurs dans les soirées électro, les boites, et les bars « dansants ». Un style sobre mais propre, et une bonne mentalité en général.
  • Le padre : Surfeur ayant la quarantaine voire plus, c’est l’un des précurseurs de son spot. Il a parfois tendance à vouloir donner des leçons de savoir-vivre et de priorité, sous prétexte qu’il surfe depuis longtemps, mais peut être aussi le « tonton cool » du spot. Certains ont vu leur niveau baisser au fil des années, car ils surfent moins et font moins de sport ; ils reviennent alors souvent au longboard.
  • Le Kelly Schlaecker (Brice de Nice) : Lui, il est trop dans le style, tellement trop qu’il n’en a pas. Il a la dernière combinaison, la planche haut de gamme, il parle de surf sans arrêt, mais il ne surfe pas vraiment, ou il trouve des excuses pour ne pas se mettre à l’eau.
  • Les hipsters : Nouvelle espèce remise au goût du jour. Ils arborent des moustaches, un chapeau, un t-shirt avec une poche ou une ouverture large au niveau du col, un jean troué et des mocassins. Ils surfent des planches alternatives (fish, single ou longboard), se baladent avec leur cruiser (skate) et écoutent du rock garage.
  • Le compétiteur : Quand il est à l’eau, ça ne déconne pas. On dirait que chaque vague qu’il prend est notée. À coups de grosses manœuvres puissantes et de grosses gerbes, il exploite la vague jusqu’au re-entry final.
  • Le surfeur de gros : En dessous de 2m50, il reste chez lui. Ce surfeur a besoin d’adrénaline. Il possède un quiver de planches étudié pour chaque type de vagues et fait beaucoup de physique.

Les planches de surf : Anatomie et catégories

Chez Morex, le surf est une passion qui anime chaque aspect de la marque. Chaque surfeur a des besoins spécifiques, que ce soit pour maîtriser les bases ou repousser ses limites. Pour bien comprendre le matériel, il faut s'intéresser au shape, c'est-à-dire l'outline (silhouette) de la planche, ainsi qu'aux caractéristiques techniques de ses composants.

Comprendre le shape : Le rôle du tail

Le nose (nez) est l’extrémité avant, tandis que le tail est la partie arrière. Le tail joue un rôle crucial dans la performance :

  • Fish Tail : Reconnaissable par deux encoches profondes, il favorise une libération d'eau efficace, offrant une maniabilité exceptionnelle, idéale dans les vagues plus petites et molles.
  • Swallow tail : Avec ses deux encoches courbes, il crée une silhouette en V inversé. Il offre une meilleure adhérence, permettant des virages rapides et précis.
  • Round tail : Son extrémité arrondie offre une surface plus large, favorisant la stabilité et la douceur de la conduite dans des vagues plus grosses.
  • Pin tail : Étroit et effilé comme une pointe de flèche, il offre une excellente adhérence. Il est privilégié pour les vagues de grande taille et creuses.
  • Squash tail : Forme carrée ou légèrement arrondie, c’est le tail le plus polyvalent. Il offre une libération rapide de l’eau tout en conservant du "hold" (adhérence).

Catégories de planches

  1. Shortboard : Planche courte (entre 5' et 6'10"), étroite, avec un nose pointu, des rails minces et un rocker élevé. C’est la planche star des compétitions, conçue pour être très maniable et rapide afin de réaliser des manœuvres radicales dans des vagues creuses. Attention, elle demande un bon niveau technique et une excellente condition physique.
  2. Longboard : Mesurant généralement plus de 9 pieds, c’est la forme la plus traditionnelle. Avec son nez arrondi, elle est très stable et permet d'attraper les vagues très tôt. Toutefois, elle est lourde et complexe à manœuvrer. Le passage de la barre est difficile car on ne peut pas faire le "canard" (duck dive), il faut donc maîtriser la technique de la tortue (se retourner sur le dos avec la planche).
  3. Fish et Retro-Fish : Idéales pour les petites vagues ou les vagues molles grâce à leur largeur et épaisseur qui offrent une très bonne flottabilité. Les retro-fish, montés en twin fin, sont plus typés "old school" pour un surf fluide.
  4. Évolutives (Eggs / Mi-longueurs) : Entre 7 et 8 pieds, elles combinent les meilleurs attributs du longboard et du shortboard. C’est la planche parfaite pour aider un débutant à progresser.
  5. Guns : Grands shortboards façonnés pour des conditions de surf extrêmes, destinés aux surfeurs experts affrontant des vagues massives.
  6. Softboards : Planches en mousse destinées aux débutants pour leur grande stabilité et leur flottabilité, bien qu'elles limitent les manœuvres poussées.

Modalités de pratique : Au-delà du surf classique

Le surf, bien qu'originaire de la tradition polynésienne et revitalisé au XXe siècle grâce à des pionniers comme Duke Kahanamoku, a engendré de multiples variantes :

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  • Surf de base : Pagayer, se lever et manœuvrer en harmonie avec la vague.
  • Surf tracté (Tow-in) : Nécessite l'appui de jet-skis pour attraper des vagues de plus de 10 mètres.
  • Stand up paddle (SUP) : Discipline où l'on se tient debout sur une planche spéciale en se propulsant avec une pagaie, utilisable sur mer ou lac.
  • Bodyboard : Utilisation d'une petite planche en mousse sans ailerons en position allongée, genou à terre, ou debout.
  • Bodysurf : Glisser directement avec son corps sans planche, souvent aidé par des palmes et une main-board.
  • Kayak surf : Transférer le kayak en mer pour profiter de la puissance des vagues.
  • Skimboard : Mélange de surf et de skate, utilisant une petite planche sur le bord de l'eau là où les vagues se brisent.
  • Planche à voile (Windsurf) : Combinaison d'une voile articulée sur une planche pour naviguer selon les vents.
  • Kitesurf : Utilisation d'un cerf-volant de traction pour se déplacer sur l'eau, même en l'absence de vagues.
  • Prone : Style moderne utilisant des hydrofoils pour flotter en position allongée avec une réactivité surprenante.

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