Le monde du kitesurf, en constante évolution, voit cohabiter diverses approches et équipements, parmi lesquels le leash enrouleur de planche suscite un débat persistant. Cet article s'appuie sur une compilation d'expériences de terrain et d'analyses pour éclairer les caractéristiques, les motivations d'utilisation et, surtout, les dangers et les alternatives à cet accessoire. L'objectif est d'apporter une réflexion constructive sur ses avantages et ses inconvénients, ainsi que sur les solutions qui permettent de s'en séparer, en offrant un regard pédagogique basé sur des années d'enseignement.
Qu'est-ce qu'un Leash Enrouleur de Planche de Kitesurf ?
Un leash de planche en kitesurf est un moyen de rester connecté à la planche lors d’une chute par exemple et lorsque la planche quitte nos pieds. Souvent de type enrouleur, il fonctionne avec un système de retour par ressort qui offre une longueur de câble de quelques mètres, généralement entre 3 et 5 mètres. Le leash de planche se fixe au niveau des ailerons, tandis que le kitesurfeur porte l’enrouleur de rétention sur son harnais, un peu comme une laisse rétractable. Le prix d’un leash enrouleur est le plus souvent aux alentours de 70 €. Plus généralement, un leash de planche en kite peut être n’importe quel système de corde, câble, élastique ou spirale connectée entre le kitesurfeur et sa planche. En fait, le leash à enrouleur, ce n'est pas si gros, il ne pèse pas 1 kg, il ne faut pas exagérer.
Certains pratiquants personnalisent leur équipement, comme on peut le constater avec l'ajout d'un petit "coinceur" mobile en cordelette pour que la sangle demeure déployée, car sinon le foil revient inlassablement à cause du ressort. D'autres, en guise de coinceur, font un nœud coulant au milieu de la sangle, ou plutôt à la bonne longueur, qui bloque l'enrouleur en se coinçant dans l'entrée, mais qui se défait facilement lorsque la planche est déconnectée en tirant plus fort dessus. Cette pratique du nœud coulant était aussi utilisée par d'autres auparavant. Pour la sécurité, certains fixent le leash à enrouleur sur le côté du harnais à un largueur de leash d'aile, dont le leash est bien entendu enlevé, pour pouvoir se désolidariser rapidement de la planche si nécessaire. L'idée d'un nœud bloquant prusik est même adoptée pour la future pratique du foil.
Il est important de noter que si le terme "leash enrouleur Chinook Leucate" est mentionné, les informations disponibles décrivent principalement les bouts de harnais LiSA spécifiques au wingfoil, présentés comme top qualitatifs, fiables et durables. Ces équipements, développés depuis des années en windsurf, sont légers, symétriques et rigides pour transmettre les efforts, offrant un maximum de contrôle et de stabilité pour la vitesse ou les bords de race. Ces versions monopoint ou double attache sont disponibles en stock et à découvrir en magasin et sur chinook-leucate.com. La discussion sur les leashes enrouleurs dans le cadre du kitesurf se réfère donc à l'accessoire de manière générique, sans spécifier de caractéristiques particulières pour une marque comme Chinook.
Fonctionnalités et Raisons d'Utilisation du Leash Enrouleur
L’argument principal pour l’usage de cet accessoire est qu’il permet de ne pas perdre sa planche lorsque l’on tombe dans l’eau, car une planche de kite coûte de l’argent, et ainsi de ne pas devoir effectuer de nage-tractée. L’attrait pour cet accessoire est compréhensible pour tout débutant en kitesurf qui n’est pas certain de récupérer rapidement sa planche à tous les coups. Pour certains, le leash à enrouleur ne gêne pas pour les services qu'il rend régulièrement. Il peut même servir à tracter l’aile, restée gonflée, "à distance" alors que le pratiquant nage tranquillement à plat ventre sur la planche, après avoir retiré un côté du spread bar du harnais. Ainsi, il est possible de garder la barre pliée mais connectée avec un peu de mou, au cas où une risée permet de redécoller.
Lire aussi: Sécurité et leash de kitesurf
Dans certaines conditions spécifiques, l'utilisation d'un leash prend une dimension particulière. Par exemple, il peut servir à éviter que le foil ne se perde pendant une chute ou juste après, alors que l'aile doit rester en tension pour ne pas qu'elle ne se couche définitivement sur l’eau en hyper light. À ce moment, le foil ne peut être rattrapé que s'il est à moins de 2 mètres, ce qui arrive rarement. L'expérience de la perte d'un foil sur une sortie offshore, avec un vent tombant, illustre également cette problématique : le temps de gérer l’aile et sa récupération, le foil a dérivé très vite, de manière inattendue, et personne n'a pu le récupérer malgré la présence d'autres pratiquants. Pour pallier ce risque, un petit leash de 3 mètres de lignes, attaché au strap arrière et roulé dans la gaine, est utilisé, permettant au moins d’y accrocher le casque qui fait ancre flottante, le temps de tout plier.
Certains environnements de navigation présentent des risques accrus, comme les caissons, l'hiver, les digues en on-shore. Les fenêtres de navigation peuvent souvent se présenter de manière risquée, forçant à choisir entre ne pas naviguer ou naviguer dans ces conditions, la passion guidant alors le premier choix. S'il n'y a pas d'assistance de bateau disponible, on essaie de ne pas cumuler vent très light et offshore. En revanche, partir en light et off arrive car c'est une configuration très fréquente dans certains spots. Le courant est difficile à juger avant d'être sur l'eau, et le vent tombe parfois en pleine navigation. Ainsi, des solutions de type leash sont recherchées pour maximiser le retour au sec.
Il existe aussi une distinction entre le leash de navigation et un leash provisoire. Un pratiquant peut utiliser un leash provisoire à attacher après la chute pour que le foil ne parte pas dans les fils et ne pas perdre son foil. Il ne s'agit pas alors d'un leash de navigation comme en twin-tip. Certains naviguent principalement sur la mer du Nord où il y a beaucoup de courant et où, quand les conditions ne sont pas favorables, il y a un risque de perte. Quand l'aile tombe dans l'eau, ils s'assoient sur leur board, roulent leurs lignes et ramassent leur aile, puis il leur reste un bon entraînement de natation. Cependant, ils n'ont jamais ressenti le besoin d'un leash après une chute, mais peut-être n'ont-ils pas encore rencontré les conditions ou la situation quand on en a besoin. En Avril 2010, un pratiquant naviguant seul par thermique devant Palavas a vu le vent décliner, son aile tomber à l'eau, sans pouvoir la décoller, et a dû lutter. Cela souligne les situations imprévues où la récupération peut être complexe.
Pour les leashes de secours, certains utilisent une cordelette fine, style suspente gainée, de 3 à 4 mètres avec un petit mousqueton de leash au bout. Cette cordelette est fixée à la vis arrière du strap, puis enroulée jusqu'au mousqueton et rangée sous le néoprène du strap arrière. Elle est déroulée quand le besoin s'en fait sentir et accrochée au harnais. Bien que des doutes subsistent quant à un éventuel retour de planche avec un leash enrouleur, un pratiquant affirme l'utiliser en TT sans jamais avoir eu de souci, ayant adapté un largueur pour s'en débarrasser si nécessaire en cas de danger, lors d'une prise dans les lignes, ou dans le cas où la planche est ventousée en bordure de plage, le leash retenant le TT sous l'eau qui fait ancre et ne lui étant jamais revenu dessus. Cependant, il est important de noter que ne pas y croire ne signifie pas que cela n'arrivera pas, comme cela est arrivé à certains par le passé; il suffit de chercher un peu sur le net pour revoir son jugement.
Les Dangers Inhérents au Leash de Planche en Kitesurf
Le risque principal à l’utilisation d’un leash de planche est le retour de la planche lors d’une chute ou d’un problème avec l’aile par transfert d’énergie à la planche qui revient à son point de fixation. En cas de chute, la distance parcourue par le kitesurfeur peut être relativement grande, et il n’est pas rare de voir des pratiquants faire des vols planés de quelques mètres avant d’atterrir dans l’eau. Bien que la hauteur de la chute soit généralement faible, c’est davantage la distance parcourue horizontalement, au-dessus de la surface de l’eau, qui est impressionnante. Sans leash de planche, cela se traduit par un bon « plouf » et un fait amusant à raconter aux potes lors de l’apéro d’après-session.
Lire aussi: Sécurité optimale avec un bon leash de surf
Avec un leash de planche, qu’il soit enrouleur ou non, lorsque la longueur du câble atteint son maximum, cela se traduit par un retour à l’envoyeur de la planche par effet de catapulte, ramenant ainsi la planche directement vers le kitesurfeur. Évidemment, les blessures qui en résultent sont souvent importantes, car une planche de kitesurf de type twintip est un objet fin, relativement lourd et affûté. D’autres perspectives sont à prévoir lorsque la planche ne réalise pas un « head-shot ». Le renvoi de la planche et de sa fixation peut venir se placer au niveau des lignes de l’aile et de la barre, provoquant le fameux death-loop, un phénomène extrêmement dangereux en kitesurf. Attaché en permanence au foil avec un leash, cela peut être considéré comme de la folie compte tenu des gamelles qui peuvent être prises à grande vitesse.
Il est clair que les risques de blessures d'un foil qui retourne dans la direction du pratiquant en cas de chute sont trop élevés en utilisant un leash, peu importe le type. Le leash devient un véritable danger quand on est "bien toilé", car en cas de passage du foil dans les lignes, cela doit devenir une grosse galère, comme cela est arrivé deux ou trois fois sans leash en 7m dans 20 nœuds, rendant la situation très tendue, allant même jusqu'à devoir larguer une aile.
Au-delà des risques physiques immédiats, l'utilisation d'un leash de planche freine totalement la progression du kitesurfeur. Personne ne commence le kitesurf avec l’intention de rester bloqué au niveau débutant après ses cours. Pourtant, avec un leash, il n’y a pas d’expérimentation, pas d’essais-erreurs, et surtout, on ne pratique plus la nage tractée. Le résultat est une stagnation et une absence de progression. Ainsi, la plupart des kitesurfeurs qui l’utilisent et avec qui il a été possible de discuter ne sont pas de grands inconscients ; ils sont généralement au courant des risques liés à l’utilisation du leash de planche. Cependant, tous ont une bonne raison justifiant son utilisation, comme la peur de perdre la planche ou le fait de ne pas devoir gérer la planche lors du redécollage de l’aile dans l’eau. Il est souvent constaté que des pratiquants expérimentés fustigent les débutants en critiquant le leash enrouleur, même pour des navigations tranquilles sans saut haut et avec casque.
Les Mythes et Idées Reçues Autour du Leash
Plusieurs idées reçues ou justifications sont souvent avancées par les utilisateurs de leashes, mais elles ne tiennent pas toujours la route face à l'analyse des risques.
« Je porte toujours un casque »
C'est une affirmation fréquente, et heureusement. Cependant, lors d’une chute, la planche termine sa trajectoire de fronde lorsque le pratiquant a déjà atterri dans l’eau ; par conséquent, il n’y a plus que la tête qui dépasse de l’eau. C’est précisément la zone classique des traumas liés au leash de planche. Il arrive que la planche, avec ses bords fins et saillants, préfère finir sa course directement dans la nuque, sous le casque. Ou, lorsque le kitesurfeur a eu le réflexe de se retourner et ainsi de voir la planche lui dire toute son amitié, elle finit en général sa course dans la mâchoire ou le nez, cet appendice proéminent que l’on ne regrette que lorsqu’il est définitivement broyé.
Lire aussi: Leash de bodyboard : Installation étape par étape
« Je ne fais pas de sauts » !
Faire des sauts en kitesurf en portant de surcroît un leash de planche serait proche d’une tendance suicidaire, mais il est bon de rappeler que la plupart des accidents graves et moins graves ne se produisent pas lors d’un saut. Ils surviennent plutôt lors d’une simple chute, d’une erreur de pilotage du kite ou lors d’événements non désirés qui peuvent se produire durant la pratique du kitesurf. Il est toujours intéressant d’avoir en tête une sorte de « Et si… » avant de se mettre à l’eau, comme par exemple : « Et si, je venais à croiser les lignes avec un autre kitesurfeur, quelles seraient les complications dues au leash de planche ? »
« Je ne l’utilise qu’avec du vent faible et/ou eau profonde » !
Que le vent soit faible ou fort, en général, on se toile de façon proportionnelle, en tenant compte du rapport surface de l'aile, vitesse du vent, poids et niveau du rider. L’idéal est quand même de pouvoir naviguer et donc de générer une force capable de sortir de l’eau et d’avancer. Les risques restent donc présents. En eau profonde, c’est bien justement à ce niveau-là qu’intervient l’apprentissage de la nage tractée ; personne ne fait un bodydrag s’il est dans un lagon avec 80 cm d’eau. De plus, les risques restent les mêmes, même en hyper light, si le pratiquant arrive à foiler, car la vitesse va tourner aux alentours d’une vingtaine de nœuds, peut-être plus comme le plan d’eau doit être bien glassy. Le risque de se faire mal en cas de chute, par exemple un décrochage brutal parce qu’on s’est pris un sac plastique, sera aussi grand que si l’on n’est pas en hyper light. Il y a souvent l'impression que des solutions sont recherchées pour compenser un mauvais choix de spot, mais si c'est le spot qui convient le mieux, il faudra aussi assumer les risques qui vont avec, avec ou sans leash. Pour les blessures, le risque reste, mais il faut aussi tempérer face à tous les autres risques du kite, notamment la gestion sur terre des ailes plus grosses pour une utilisation twin-tip et freestyle, par exemple, comparé au foil, moins dangereux sur ce point.
Le Leash de Planche à travers les Études Scientifiques
Pour compléter et appuyer ces observations, une compilation de sources fiables et d'études scientifiques documente les blessures et les risques liés au leash de planche en kitesurf. Ces recherches apportent une perspective cruciale sur la sécurité de cette pratique.
Des études comme celle de Nickel et al. en 2004, une étude prospective sur les blessures en kitesurf, documentent spécifiquement les accidents causés par le retour de la planche. Les travaux de Prothoy et Duchenne de la Motte sur la traumatologie du kitesurf analysent les collisions planche/kitesurfeur, fournissant des données essentielles sur les mécanismes de blessures. Plus récemment, Crimmins et al. ont publié en 2025 une revue scientifique sur les accidents et les mécanismes complexes, tels que le death-loop, mettant en lumière la gravité de certains incidents. Une étude descriptive de Torland et al. en 2024 sur les blessures en kitesurf en Norvège a analysé les mécanismes d’accident, offrant des éclaircissements géographiques et contextuels. Enfin, une revue de littérature sur les statistiques de blessures et les facteurs de risque en kitesurf, intitulée "Injury Risk in Kitesurfing" et datée de 2025, synthétise l'ensemble des connaissances sur le sujet.
Ces recherches démontrent un consensus scientifique sur la dangerosité du leash de planche, notamment en raison du risque élevé de retour violent de la planche, susceptible de provoquer des blessures graves.
Approche Pédagogique et Discussion avec les Pratiquants
En tant qu'instructeur de kitesurf depuis plus de 15 ans, ayant enseigné sur différents spots à travers l’Europe, notamment en Belgique, en Zélande et à Tarifa, où l’école Matos Tarifa a été fondée, l'expérience terrain (RETEX) a montré une constante : malgré les risques bien connus, certains pratiquants continuent d’utiliser un leash de planche en kitesurf, et certaines écoles l’intègrent encore dans leur enseignement. L'article n'a pas vocation à répéter ce qui a déjà été dit ailleurs, mais plutôt à partager ce retour d’expérience pour proposer un regard pédagogique.
Aborder un kitesurfeur qui utilise un leash de planche doit se faire avec une extrême bienveillance et hors de tout jugement. C'est dans un esprit de partage et d’entraide que la discussion doit être menée. Lui signifier de façon brutale tout le mal que l’on pense de cet accessoire n’amènera qu’à une confrontation d’ego stérile et sans intérêt. Ce n’est ni constructif pour le rider qui apprend et qui naturellement répondra sur la défensive, ni pour celui qui souhaite entamer la démarche d’en parler, car ce sera voué à l’échec.
Il est crucial de garder la "kite attitude", d'avoir et de prendre le temps pour en parler. Pour en discuter avec un kitesurfeur, l’interpeller juste avant sa mise à l’eau n’est probablement pas la meilleure option. Sa motivation est d’aller naviguer, pas de se faire embêter avec un moralisateur qui lui fait perdre son temps de navigation. Par contre, après la session, une fois bien détendu par la navigation, semble être un moment plus propice. Il faut être ultra-sympa, prendre le temps d’en discuter calmement, poser des questions ouvertes comme : « Pourquoi, utilises-tu un leash en ce moment ? » Ensuite, il est important d'expliquer les risques liés à l’utilisation du leash s’ils sont méconnus, et d'apporter des solutions en fonction des raisons pour lesquelles il utilise un leash de planche.
Alternatives et Solutions pour la Récupération de Planche
Il est tout à fait normal de ne pas vouloir perdre sa planche de kite, et il existe plusieurs alternatives qui permettent d’aborder le kitesurf sans leash et avec une grande tranquillité d’esprit.
Maîtriser la Nage Tractée (Body-Drag)
Il n’y a aucune honte à reprendre un cours de perfectionnement. Soit par orgueil, par manque de temps ou pour des raisons financières, une fois sortis des cours, très peu de kitesurfeurs effectuent la démarche de prendre des cours de perfectionnement. Ces cours pourraient par exemple leur apprendre à faire un self-rescue si cela n’a pas été vu en école, à pouvoir ramener la planche d’un autre kitesurfeur, à aider un rider en détresse, ou à apprendre à sauter. Pour le leash de planche, la motivation des finances est, selon certains, un faux prétexte. Un leash de planche enrouleur coûte près de 70 €, ce qui est finalement plus cher qu’une heure de cours de perfectionnement en cours privé pour apprendre la nage tractée correctement.
Le body-drag, ou nage tractée, permet de se déplacer au vent et sous le vent lorsque l’on perd la planche. C’est la base en kitesurf, et elle doit être enseignée de façon complète dès qu’un orteil touche l’eau. En body-drag up-wind et down-wind, sans et avec la planche, c’est un fondamental sans lequel un kitesurfeur ne peut pas être considéré comme autonome et indépendant. La nage tractée est une étape indispensable lors des cours de kitesurf, mais encore faut-il qu’elle soit maîtrisée et apprise de manière à être efficace en toutes situations, y compris en présence de vagues, de courants ou par vent difficile.
Voici cinq conseils pour être efficace en body-drag, basés sur dix années d’enseignement du kitesurf où les erreurs observées sont presque toujours les mêmes :
- Choquer l’aile aux changements de directions : Il est impératif de libérer la barre complètement (choquer signifie remonter la barre) lorsque l’on passe l’aile d’un côté à l’autre de la fenêtre de vent. Sans cela, l’aile ne passera pas complètement sur le bord de fenêtre vers 12h, mais entraînera un peu de puissance vers l’avant, ce qui fait perdre toute la progression réalisée lors du bord en nage tractée.
- Sur le flanc, pas sur le ventre ! : Il faut impérativement se positionner sur le flanc, sur le côté, pour que l’eau prenne appui. Le corps remplace alors la planche et permet de donner un cap up-wind avec une légère vitesse d’avancement sur l’eau. Si vous êtes sur le ventre à plat, l’eau passe sous votre corps et vous descendez au vent sans atteindre l’objectif de remonter au vent.
- Vouloir trop remonter au vent : La remontée au vent s’effectue par un angle d’environ 15° à 30° maximum au vent par rapport aux lignes de votre kite. Omnibulés par leur planche laissée au vent, beaucoup de pratiquants forcent trop sur l’angle de remontée, annulant ainsi l’effet de cap. En clair, si vous tentez de forcer votre remontée au vent à l’extrême, par exemple un angle de 90° par rapport aux lignes de votre kite, vous perdrez l’effet de remontée au vent et vous vous transformerez en ancre, de plus, ce n’est pas du tout confortable.
- Confondre vitesse et précipitation ! : Manger des paquets de mer lors d’un bodydrag alors que notre planche est loin derrière nous n’est pas forcément le moment le plus agréable en kitesurf. Cependant, faire des bords de nage tractée trop courts vous pénalise. Gardez un œil sur votre planche, respirez, et faites des bords suffisamment longs pour qu’ils soient efficaces.
- Entraînez-vous ! : D’accord, ce n’est pas le plus amusant à faire, mais franchement, une nage tractée efficace pour aller récupérer sa planche passe par de l’entraînement. Profitez d’un spot calme, abandonnez votre planche à plusieurs reprises et retournez la chercher de plus en plus rapidement. Avec un peu d’entraînement, le stress de perdre la planche disparaît, on la garde toujours à vue et on la récupère systématiquement en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
Utiliser un Système de Flottaison (Type Gojoe ou DIY)
Si malgré tout, la peur de perdre sa planche persiste, un système Gojoe de la marque Ocean Rodeo est un accessoire fonctionnel pour rendre la planche visible de loin et pour l'aider à descendre au vent. C’est une bouée qui se positionne au niveau de la poignée de la planche, facile à installer, pour à peu près le même prix qu’un leash enrouleur, sauf que c’est totalement sans danger. Au niveau du style, c’est pareil, un leash n’est pas plus classe à voir qu’une bouée sur une planche. Si l'on est plutôt adepte du "Do It Yourself" (DIY), il est tout à fait possible de créer un système similaire à moindre coût avec, par exemple, une frite de piscine, un ballon dans un filet, un brassard de natation. Il faut simplement faire preuve de créativité.
#