Le kitesurf est un sport en vogue depuis plusieurs années. Créé par les frères Bruno et Dominique Legaignoux, qui ont déposé un premier brevet en 1984, ce sport nautique consiste à glisser sur une planche tout en étant tracté par un cerf-volant, le kite (ou aile en français). Contrairement aux idées reçues, ce sport est ultra-accessible et n’est pas le plus exigeant des sports de glisse. Moins difficile que le windsurf, le kite n’exige pas d’être une brute pour ressentir tout le plaisir de la navigation. Un minimum de condition physique reste toutefois indispensable pour évoluer en toute sécurité, car le kite fait travailler les cuisses, les fessiers, le dos, les abdos, les bras, les mollets, les orteils, bref quasiment tout le corps.
L'apprentissage et l'encadrement professionnel
Si vous êtes à la recherche d'un nouveau défi ou d'un moyen de vous déconnecter de la routine quotidienne, pourquoi ne pas apprendre à faire du kitesurf ? L'apprentissage dans une école est l’étape la plus cruciale pour progresser rapidement et en toute sécurité. Prendre des cours avec un professionnel qualifié, qui vous permettra de maîtriser les techniques de sécurité, est un indispensable à ne pas négliger. Apprendre le kitesurf tout seul est une fausse bonne idée : c'est possible en effet, mais très déconseillé, car il faut prendre en compte les bourrasques de vent et autres dangers de ce sport.
En principe, il convient de suivre environ 18h de formation, à raison de 4 à 5 jours de cours, pour acquérir les bases. Chaque cas est unique et tout dépend des capacités d’apprentissage et des facultés d’adaptation de chaque personne. Un apprenti ayant déjà pratiqué des sports de glisse, comme le wakeboard, le skate, le surf ou la voile, aura forcément plus de facilités. Une des premières notions à maîtriser est la fameuse fenêtre de vent : quand l’aile est au zénith (au-dessus de vous), la puissance est minimale, et il conviendra de décaler son aile sur les côtés de la fenêtre de vol pour ressentir une puissance suffisante.
Le matériel : choix et préparation
Le matos du kitesurfeur est principalement composé de trois éléments : la planche (la plus vendue étant la Twin Tip, planche multidirectionnelle permettant d’évoluer dans toutes les directions), la barre et ses lignes, et le cerf-volant. Chaque composant se décline en différentes tailles et matières, que le rider choisira en fonction de ses aptitudes, de ses caractéristiques physiques et des conditions météo.
Pour débuter, n’hésitez pas à demander à l’école dans laquelle vous avez réalisé votre stage s’ils vendent du matériel d’occasion. Le matos neuf n’est en effet pas donné, autant s’orienter donc pour se lancer vers du matériel datant des années précédentes. L’aile de kite se choisit en fonction de votre poids et de la force du vent. Il est extrêmement important de vérifier la météo avant de partir pour adapter votre matériel en conséquence. Pensez également à vérifier l’état de votre coupe-ligne : il est assez rare de s’en servir, et caché dans son logement on l’oublie bien souvent, mais il est vital en cas d'urgence.
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Comprendre l'influence de la marée et du courant
Le vent, la marée et les vagues sont les trois éléments à analyser avant chaque session. Sur la façade atlantique et les grands fleuves, la marée influence directement la pratique. La marée basse impose une vigilance sur les bancs de sable et les rochers, surtout en foil où le risque d’accrocher le fond est élevé.
Concernant l'interaction entre le vent et la marée, il est crucial de comprendre la mécanique des fluides :
- Lorsque le vent souffle dans le même sens que le courant (marée descendante par vent d'ouest par exemple), les deux forces s'additionnent pour vous pousser vers le large. Cela rend la remontée au vent (upwind) beaucoup plus difficile, car vous avez l'impression de manquer de vent relatif.
- À l'inverse, lorsque le vent souffle à l'opposé du courant (vent contre marée), le plan d'eau a tendance à s'aplatir, ce qui facilite la navigation vers le haut du vent.
Pour un débutant, la marée montante est souvent recommandée car le courant pousse vers la plage, ce qui limite les risques de dérive. Cependant, dans des zones de courant fort (comme sur le fleuve), il est impératif de calculer la résultante des forces. Si vous avez 11 nœuds de vent et un courant de 4 nœuds dans le même sens que votre direction de navigation, votre vitesse apparente diminue drastiquement. Une bonne préparation consiste donc à consulter les horaires de marée et à choisir un spot dont l'orientation est compatible avec le cycle de marée du moment.
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