Le kitesurf est l'un des sports les plus cool que vous puissiez pratiquer sur l'eau, ou de regarder le Red Bull King of the Air. Ce sport nautique combine un cerf-volant et une planche pour vous propulser sur l'eau. Malgré son nom, il n’est pas nécessaire d’avoir un spot à vagues pour le pratiquer. Il est possible d’en faire sur des lagons plats, comme sur des mers agitées ou en grosses vagues. Tout ce dont vous avez besoin, c'est de vent et d'eau.
Origines et évolution de la discipline
Le kitesurf, également connu sous les noms de kiteboarding, planche aérotractée (terme officiel recommandé par la Commission générale de terminologie), flysurf ou surf aérotracté, possède une histoire technique fascinante. En 1984, les frères bretons Dominique et Bruno Legaignoux déposent le brevet d'une aile courbe à structure gonflable, qui deviendra le principe fondateur de toutes les ailes modernes. En 1992, les premiers kitesurfeurs testent ce concept sur des planches de funboard, et le sport commence à se structurer.
Le véritable décollage commercial survient à la fin des années 1990 : les ventes d'ailes passent de 100 exemplaires en 1997 à plus de 15 000 en 2001, et dépassent les 100 000 unités annuelles en 2010. En 2005, l'arrivée des ailes de type "bow" révolutionne la sécurité et la maniabilité. Depuis 2014, le kitesurf sur foil (kitefoil) ouvre une nouvelle dimension : la planche décolle de l'eau, supprimant presque toute friction, et permet de naviguer avec très peu de vent.
Prérequis et condition physique
La plupart des débutants sont complètement novices dans les sports de glisse, les sports nautiques et l’utilisation d’une voile. "Beaucoup n'ont jamais piloté un cerf-volant ou pratiqué un autre sport nautique dans leur vie. Certains n'ont même jamais mis de combinaison" explique Kirsty Jones, triple championne du monde.
Contrairement aux idées reçues, pas besoin d’être un bodybuildeur pour le kitesurf. Un kit est plutôt léger, donc inutile de se muscler en conséquence. Tout kitesurfeur qui respecte ce sport conviendra aisément que les cours pour débutants sont essentiels. En plus de vous aider à vous lever sur la planche, un bon instructeur vous fournira le savoir-faire et les procédures de sécurité essentiels. Sans cette connaissance, vous êtes un danger pour vous et pour les autres, que ce soit sur l’eau ou sur la plage.
Lire aussi: Choisir sa combinaison Rip Curl
L’apprentissage et le matériel
Vous pouvez trouver des écoles de kitesurf et des instructeurs dans le monde entier. "Mais je pense que cette certification ne suffit pas. Un instructeur ayant beaucoup d'expérience pourra mieux vous accompagner. Ce dernier doit aussi simplement être attentionné envers vous, afin de vous procurer toute la confiance dont vous avez besoin pour débuter", précise Luke Denny, instructeur britannique.
Les débutants doivent toujours recevoir des gilets de flottaison et des casques appropriés. Commencer avec des équipements de mauvaise qualité n'est pas recommandé. Tout instructeur décent ou école doit vous fournir l’ensemble du matériel de kitesurf nécessaires à cette discipline. Les plus courantes sont les ailes gonflables à boudins, qui disposent d'une bride sur le bord d'attaque. Leur structure rigidifiée par gonflage leur permet de redécoller de l'eau en cas de chute - un atout majeur pour les débutants.
Disciplines et progression
Selon votre niveau, vos sensations recherchées et les conditions du spot, plusieurs disciplines s'offrent à vous :
- Freeride : La pratique la plus répandue, idéale pour progresser et explorer de nouveaux spots.
- Freestyle : Réalisation de figures acrobatiques en l'air (rotations, grabs, kiteloops).
- Wave riding : Utilisation des vagues comme terrain de jeu avec une planche directionnelle.
- Kitefoil : Navigation en vol au-dessus de l'eau.
- Wakestyle : Inspiré du wakeboard, cette discipline privilégie les figures réalisées avec l'aile basse, en s'affranchissant du harnais.
- Course et vitesse : Pratique compétitive où le record du monde de vitesse sur 500 mètres est de 57,97 nœuds, établi par Alexandre Caizergues.
Comprendre le "Dehook" (ou déhooké)
Le terme "dehook" (ou déhooké) signifie naviguer sans être accroché par le harnais. C'est une étape clé pour les pratiquants souhaitant s'orienter vers le freestyle ou le wakestyle. En se déhookant, le rider s'affranchit du point d'attache mécanique du harnais, ce qui modifie radicalement la traction et le comportement de l'aile.
Le Railey est l'une des premières figures lorsqu'on apprend le déhooké. On cale l'aile à 13h et elle ne doit absolument pas bouger pendant toute la durée du tricks. On abat vers l'aile planche à plat dans le sens des lignes afin de détendre les lignes. À ce moment-là, tu peux te déhooker et commencer à cranter en mettant davantage de pression sur le pied arrière. Le fait de retendre rapidement tes lignes va te sortir de l'eau.
Lire aussi: Combinaison kitesurf : le guide complet
D'autres figures comme le Backloop déhooké ou le S-Bend (un railey combiné à une rotation front) demandent une maîtrise parfaite du gainage et de la gestion de la barre. Il est crucial de noter que si en déhookant tu mets ton aile au zénith, tu vas prendre de la hauteur, ce qui nécessite une excellente préparation technique.
#
Lire aussi: Kitesurf: Spots et Conseils