Les sports de pleine nature connaissent un essor considérable, devenant incontournables dans notre société. Leurs pratiques, très variées et accessibles au grand public, attirent aussi bien les amateurs que les compétiteurs. Souvent exercées de manière auto-organisée, en dehors du cadre associatif, ces activités se déploient dans des espaces naturels spécifiques. Selon le Ministère des Sports (2013), ces nouvelles activités regroupent environ 25 millions de pratiquants au total. Le canoë-kayak, en particulier, a vu son nombre de pratiquants augmenter significativement, passant d'environ 300 000 selon la Fédération Française de Canoë-Kayak (FFCK) à 2,5 millions en 2016. Cet engouement contribue favorablement à la dynamique des zones rurales, comme le souligne Siau (2007, p16), y compris dans des départements comme le Tarn. Toutefois, cette popularité croissante engendre également des défis majeurs, notamment pour l'environnement, un élément particulièrement touché par le développement du tourisme actuel. Face à la construction d'aménagements, à l'augmentation des déchets et à la concentration des flux touristiques (François, 2004), le concept de "kayak éco-solidaire" émerge comme une réponse pertinente, cherchant à allier la pratique sportive à une démarche de préservation environnementale et d'engagement social. Il s'agit d'une approche qui va au-delà de la simple pratique récréative pour intégrer des dimensions éthiques et concrètes de développement durable, tant au niveau des équipements que des comportements et des initiatives structurées.
L'Impératif du Développement Durable face à la Croissance des Activités de Pleine Nature
Le constat alarmant de l'impact du tourisme sur la nature doit être pris en considération par tous les acteurs du secteur, notamment les prestataires de canoë-kayak. Ce challenge, communément appelé « développement durable », se définit selon l’INSEE comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », une citation emblématique de Madame Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987). Le rapport Brundtland, qui a popularisé cette définition, s'articule autour de trois notions piliers indissociables, visant à concilier les besoins économiques, sociaux et environnementaux. Cependant, le concept de développement durable est perçu comme une notion plutôt vague et, de ce fait, sujette à de nombreuses interprétations (Chartier, 2004). Cette flexibilité permet aux acteurs de se l’approprier de manière très variable, ce qui peut mener à des approches diverses en matière de responsabilité environnementale et sociale.
La littérature scientifique sur le développement durable converge généralement vers deux grandes approches. L’approche marchande, ou « théorie des parties prenantes », se définit comme l'idée que « tout groupe ou individu qui a une influence sur l’organisation » (Bajenaru-Declerck, 2009, p 81) doit être pris en compte. Fortement référencée dans la littérature spécialisée (Mercier, 2006), elle est basée sur le présupposé que les entreprises sont d’abord vouées à la recherche de profits, mais elle les appelle à rendre compte de l’impact de leurs actions sur la société. Par contraste, l’approche éthique ou morale considère que l’entreprise doit agir de manière responsable pour le bien de la société (Bajenaru-Declerck, 2009), mettant l’accent sur l’éthique et les valeurs. Bien que cette dernière reste marginale dans la littérature sur le développement durable, la dimension morale n’étant pas encore véritablement intégrée dans l’analyse économique, elle est fondamentale pour comprendre l'engagement des acteurs du kayak éco-solidaire.
Les Fondations Éthiques de l'Engagement Éco-responsable des Acteurs du Canoë-Kayak
Pour comprendre comment les dirigeants de bases de canoë-kayak décident de s’engager ou non dans une démarche de développement durable et de RSE (responsabilité sociétale des entreprises), il est primordial de se pencher sur le concept d’éthique et de valeurs. Cela permet d’appréhender en profondeur le processus de décision des acteurs. La notion de valeurs, telle que développée par Weber, est centrale à cet égard. Pour Weber, les valeurs sont les moteurs principaux de l’action humaine, les individus suivant leurs convictions profondes pour décider. Il distingue deux formes de cette conception « décisionniste » :
- L’éthique de conviction, qui a pour fondement « de ne pas trahir une valeur, de ne pas transgresser une norme » (Hottois, 1996, p 492). Elle met l’accent sur l'honneur des valeurs, quoi qu’il en coûte et quelles qu’en soient les conséquences.
- L’éthique de responsabilité, qui se définit par « l’attention portée aux conséquences de son action » (Kuty, 2020, p 81). Elle exige de prendre en compte l’efficacité des moyens et les actions à réaliser, reconnaissant que celles-ci peuvent avoir des répercussions significatives.
S’inspirant des travaux de Weber, Larrère (2006, 2008, 2018) a développé le concept d’éthique environnementale, accordant une importance particulière à la nature, aux entités vivantes, à la biologie et l’écologie. L’éthique environnementale tire son origine de la crise environnementale des années 1960, une période marquant l’apparition des premières réflexions liées à la croissance économique et technologique, ainsi qu’à l’épuisement des ressources naturelles. Ce concept suggère « un contrôle normatif de nos activités dans la nature ». Deux formes principales d'éthique environnementale sont identifiées :
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- L’éthique biocentrique considère que « toute entité vivante, quelle qu’elle soit, déploie, pour se maintenir dans l’existence et pour se reproduire, des stratégies complexes : elle instrumentalise son environnement à son profit, pour elle-même, c’est une fin qui comme telle, mérite le respect. Comme cette éthique accorde une valeur morale à chaque entité vivante, on l’a dit biocentrique » (Larrère, 2006, p 82). Cette morale biocentrique est déontologique, fondée sur le respect de la nature et la protection des espèces, tendant à poser des interdits limitatifs, selon le principe du « pas touche ».
- L’éthique écocentrique « considère que c’est parce que nous faisons partie de la même communauté d’êtres vivants, ou de la même communauté biotique, que nous avons des devoirs aussi bien à l’égard de ses membres (les entités qui la composent) que de la communauté comme un tout. C’est pourquoi on la dit écocentrique » (Larrère, 2006, p 82). Elle suppose l’idée que nous pourrions développer des sentiments moraux d’appartenance et de proximité entre êtres humains et communauté biotique. Cette éthique se rapporte aux travaux « Land Ethic » d’Aldo Leopold, considéré comme le fondateur de l’éthique écocentrique. L’éthique écocentrique est conséquentialiste, se basant sur les effets produits sur la communauté biotique. Elle prône des valeurs de bonnes pratiques envers la nature, permettant d’allier respect pour les membres de la communauté et responsabilité de ceux qui s’y trouvent (Larrère, 2006). Elle se démarque de l’éthique biocentrique en ce qu’elle permet de situer la place de l’homme dans la nature, proposant des modèles d’actions et de conduites pour intégrer harmonieusement les activités humaines dans l’environnement naturel.
L'Engagement des Dirigeants de Bases de Canoë-Kayak : Étude de Cas et Sensibilités Éthiques
Une étude consacrée à l’éthique environnementale des dirigeants de bases de canoë-kayak met en lumière la mesure dans laquelle elle influence l’intensité et la nature de leur engagement éco-responsable. Basé sur des entretiens semi-directifs réalisés auprès de dirigeants de bases associatives et commerciales, ce travail a permis de comprendre quelle forme d’éthique environnementale domine et quelles actions sont mises en place en faveur du développement durable. Les résultats ont montré que les actions engagées sont induites à la fois par une éthique environnementale principalement écocentrique et, dans une moindre mesure, biocentrique, mais également par le parcours de vie des dirigeants, leur rapport à l’environnement et leur conception personnelle du développement durable.
Des entretiens réalisés auprès de prestataires positionnés sur des bases de canoë-kayak au bord de la rivière du Tarn ont révélé des profils variés. Quatre entretiens d’une durée comprise entre 40 minutes et 1h10 ont été conduits, abordant la biographie des dirigeants, le fonctionnement de leur structure, leur éthique environnementale et leur conception du développement durable. Les dirigeants interrogés présentaient des parcours scolaires divers, allant du bac professionnel au Master, et avaient tous pratiqué le canoë-kayak à des niveaux différents. Un seul, Luc (CDCK), avait eu des expériences professionnelles dans le domaine avant de devenir dirigeant, et aucun ne possédait de diplôme en gestion d’organisation.
Le rapport à la nature des dirigeants est un élément clé de leur éthique environnementale. En fonction de leurs valeurs, ils expriment une éthique plus ou moins biocentrique ou écocentrique. Ainsi, le respect de la nature, la protection des espèces et la mise en place d’interdictions pour protéger l’environnement sont assimilés à une éthique davantage biocentrique. Les résultats de l'étude indiquent que les dirigeants considèrent la nature comme essentielle, mais à des degrés divers. Yvon, par exemple, estime qu’il ne faut pas la polluer et souligne l’aspect civique du développement durable. Jean Pierre, Corentin et Luc, quant à eux, protègent et respectent la nature, conscients de la proximité de leur activité avec celle-ci. L'importance de sensibiliser les gens aux espèces, notamment en raison de la chaîne écologique et du cycle naturel, est également mise en avant. Le choix de travailler dans une base de canoë-kayak témoigne d'un rapport privilégié à la nature pour tous les dirigeants.
La dimension sociale est également prise en compte. Luc, dirigeant associatif (CDCK), se distingue par l’intérêt supplémentaire qu’il accorde aux relations humaines, affirmant que la dimension sociale de l’activité dépasse l’environnement et constitue l’élément le plus important. Cependant, un lien avec l’éthique écocentrique d’Aldo Leopold, centrée sur l’« esthétique environnementale » et la préservation de la beauté de l’environnement (Larrère, 2018), a été relevé. Jean Pierre et Corentin (entreprise) considèrent la faune et la flore comme des éléments indispensables à l’activité canoë-kayak.
Concernant la conception du développement durable, Luc (CDCK) et Jean Pierre (entreprise) l’associent à l’impact des actes sur le milieu naturel de pratique, insistant sur l’importance de réfléchir aux conséquences et de limiter l’impact écologique du canoë-kayak. Yvon (association multi-activités) et Corentin (petite entreprise) prennent en compte la dimension future du développement durable. Toutefois, des nuances existent, comme le montre Jean Pierre (entreprise) qui considère le développement durable comme « humain et psychologique », tout en exprimant un scepticisme critique : « le développement durable continue de polluer », « la bonne conscience du développement durable, elle est durable mais je ne sais pas trop dans quel sens ». Malgré ce scepticisme, son engagement est réel et se matérialise au quotidien par des actions concrètes telles que le nettoyage de la rivière et le recyclage des anciens canoës. Corentin, de son côté, s’engage par l’utilisation de produits éco-responsables et des activités pédagogiques de sensibilisation à la protection de la faune et de la flore.
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Il est clair que la préservation de l’environnement est une préoccupation majeure pour tous les dirigeants. Des actions de sensibilisation sont systématiquement mises en œuvre, reflétant une volonté unanime de s’engager pour « préserver » la nature. Les raisons de cet engagement sont souvent très personnelles : pour Yvon, il s’agit d’une conviction civique (« on ne doit pas salir la nature ni la polluer ») ; pour Yvon et Luc, les raisons sportives, l’esprit respectueux des Activités Physiques de Pleine Nature (APPN) et la passion pour leur sport et son milieu sont déterminants. Jean Pierre, en revanche, parle d’une « philosophie de vie » et d’une « éthique » profonde, caractérisée par une relation harmonieuse avec la nature. Ainsi, le parcours de vie des dirigeants peut influencer directement les actions éco-responsables qu’ils mettent en place. En ce qui concerne l’éthique biocentrique, tous les dirigeants apprécient la faune et la flore sauvage, et Yvon (dirigeant associatif) ainsi que Jean Pierre et Corentin (entreprise) partagent la volonté commune de « protéger » et « préserver » les espèces animales. Un point d'accord unanime est que la principale action de développement durable doit être la sensibilisation du public à l’environnement.
Le Kayak Éco-Solidaire en Pratique : Initiatives Concrètes et Innovations
Le kayak éco-solidaire se définit par une double approche : la préservation de l'environnement et l'engagement social, transformant la pratique sportive en un levier d'action positive. C'est le cas de l'association ABC (association biologie coopérative) qui a installé une activité de location de kayak éco-solidaire sur le parking de la base nautique du Brusc. Cette initiative, lancée début juillet, incite les kayakistes à participer activement à la préservation de l'environnement et consacre une partie de ses bénéfices à des repas solidaires. Mohamed et Djamel, bénévoles de l'association, accueillent les visiteurs, leur proposant des embarcations à des prix attractifs. Pour une demi-journée ou une journée de location, les participants reçoivent un filet à oursin et des gants pour ramasser les déchets rencontrés en mer. Les déchets récoltés sont ensuite triés et remis à l'association marseillaise Sauvage 2050, partenaire d'ABC, qui les transforme en bijoux. Cette activité permet non seulement de nettoyer les criques entre le port du Brusc et les Embiez, offrant une randonnée « éco-solidaire en joignant l’utile à l’agréable », mais aussi de financer le restaurant solidaire du Brusc, assurant la pérennité des actions de l'association en faveur des personnes isolées pendant les mois d'hiver (d'octobre à mars).
Une autre illustration éloquente de cette démarche est le "Projet Azur", une véritable « éco-aventure participative » menée par Anaëlle Marot. Diplômée en 2017 d’une licence professionnelle de tourisme et économie solidaire, et chargée de mission chez Unis-Cité, Anaëlle Marot a planifié un parcours de 500 kilomètres à vélo de Cerbère à Marseille, suivi de 500 kilomètres en kayak de Hyères à Menton. Son objectif est de nettoyer la mer Méditerranée et de sensibiliser le public à la pollution plastique, un fléau majeur pour cette mer, considérée comme la plus polluée du monde par l'Ifremer, avec 200 000 tonnes de plastique déversées chaque année sur les huit millions de tonnes mondiales. Entre septembre et octobre 2019, Anaëlle Marot et plus d’une centaine de participants ont ramassé plus de 500 kilos de déchets sur 27 sites. Pour la collecte en mer, trois plongeurs accompagnent le kayak. Le Projet Azur travaille « en synergie avec des associations locales de défense de l'environnement, les acteurs publics et les citoyens ». Les déchets récoltés sont triés, confiés à des entreprises de recyclage, et servent également d’outil de sensibilisation pour les vacanciers et les locaux. Ayant reçu le soutien financier du programme MAIF Sport Planète et logistique de la Fédération Française de Canoë-Kayak, cette initiative a déjà permis de collecter 385 kilos de déchets et cinq litres de mégots, avec la participation de 127 citoyens, dont 58 kilos ont été recyclés. L'édition 2020 a malheureusement révélé la présence de masques de protection et une augmentation des petits morceaux de plastique de suremballage, conséquences de la crise du Covid-19.
Le kayak participatif et solidaire se manifeste également à travers des actions locales comme celles de Lyon Kayak, qui, en tant que signataire de la charte « anti-plastique », organise des courses où les participants sont invités à ramasser un maximum de déchets sur la Saône, en ciblant prioritairement les plastiques. Des gants et récipients sont distribués au départ, et des bénévoles récupèrent les déchets à l'arrivée, récompensant les participants par tirage au sort. Ces exemples montrent comment le kayak se transforme progressivement en une activité associée au tourisme sportif responsable, où les pratiquants recherchent des expériences qui limitent l’impact sur les écosystèmes aquatiques et génèrent des bénéfices sociaux.
Vers un Équipement de Kayak plus Durable et des Pratiques Responsables
La mutation vers un kayak éco-solidaire n'affecte pas seulement les comportements, mais également les équipements. Les pratiquants, de plus en plus conscients, recherchent des matériels qui limitent leur impact sur les écosystèmes aquatiques. Pour guider ces choix, des plateformes comme "the equipment guide" proposent des tests détaillés et comparatifs, permettant d’identifier le matériel le plus fiable et durable, au-delà de la communication parfois trop marketing des fabricants.
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Les matériaux au cœur de la durabilité
Le choix des matériaux détermine largement l’empreinte écologique d’un kayak. Les coques en polyéthylène recyclé connaissent une forte croissance, car elles offrent une seconde vie à des plastiques collectés. Certains fabricants vont plus loin en intégrant des fibres naturelles qui renforcent la structure. En moyenne, un kayak conçu à partir de 70% de matériaux recyclés permet de réduire les émissions de CO₂ de près de 30% par rapport à un modèle classique. Cette donnée illustre l’importance d’opter pour une construction innovante et écoresponsable.
Des accessoires éco-conçus
Les pagaies et gilets de sauvetage suivent également cette tendance. Plusieurs marques utilisent désormais de l’aluminium recyclé pour les manches de pagaie, associé à des pales en nylon renforcé. Les textiles, quant à eux, se tournent vers le polyester recyclé ou le coton biologique certifié. Ainsi, chaque élément de l’équipement contribue à réduire l’impact global d’une sortie sur l’environnement.
Réparabilité et longévité comme critères décisifs
La durabilité d’un kayak ne se limite pas à ses matériaux. La réparabilité représente un aspect fondamental pour prolonger la durée de vie des équipements. Un kayak gonflable doté de valves standardisées ou d’un kit de réparation spécifique peut voir son utilisation prolongée de plusieurs années. Selon des données publiées dans le cadre de projets européens de sport durable, un kayak entretenu régulièrement et réparé en cas de microfissures peut voir sa durée de vie passer de 5 à plus de 12 ans. De plus, la proposition de pièces détachées disponibles sur le long terme par certains fabricants renforce la confiance des pratiquants et encourage la maintenance plutôt que le remplacement.
Transparence des marques et choix éclairés
La demande croissante pour plus de transparence encourage les marques à communiquer sur leurs méthodes de production. Des initiatives comme des labels écoresponsables pour les sports de pagaie commencent à émerger en France et en Europe. Ces labels évaluent des critères précis tels que l’origine des matériaux, la consommation énergétique des usines ou encore la politique de recyclage. Pour les pratiquants, ces certifications deviennent un repère fiable afin de distinguer les véritables démarches engagées des simples déclarations marketing. Bien qu’un kayak durable coûte parfois 15 à 25% plus cher qu’un modèle standard, la longévité et la qualité réduisent à long terme le coût global pour l’utilisateur. Les marques qui détaillent clairement leurs processus de fabrication, comme le pourcentage de plastique recyclé ou l’énergie utilisée dans les usines, apportent des garanties précieuses. Ce niveau de transparence devient un critère de choix aussi important que le confort ou la performance.
L’importance du contexte régional
La pratique du kayak durable s’inscrit aussi dans une dimension locale. En France, certaines entreprises privilégient des circuits courts en produisant en Europe plutôt qu’en Asie, réduisant ainsi l’empreinte carbone liée au transport. Dans les régions de Bretagne et d’Auvergne-Rhône-Alpes, des ateliers spécialisés réparent et reconditionnent des kayaks usagés. Ce modèle circulaire favorise l’économie locale tout en diminuant la consommation de nouvelles ressources. Pour les pratiquants, s’équiper auprès de fournisseurs régionaux représente une double valeur ajoutée : réduire l’impact écologique et soutenir les acteurs locaux.