Guide complet sur le choix et l'utilisation des kayaks de creeking

L'univers du kayak de creek : entre robustesse et technicité

Le kayak de creek est une discipline exigeante qui nécessite un matériel adapté aux conditions extrêmes, aux rivières de classe V ou VI, et à la recherche constante de la performance technique. Lorsqu'on aborde le choix d'un embarcation, plusieurs paramètres deviennent cruciaux : la flottabilité, la robustesse des matériaux, la longueur du bateau et la capacité de calage. Le plastique, toujours aussi costaud sur les modèles classiques, reste une référence de durabilité, bien que certains pratiquants émettent des réserves sur la qualité des polymères utilisés par certains fabricants.

Les défis de la flottabilité et du volume

L'un des points fondamentaux pour tout kayakiste de rivière est l'adéquation entre son poids et le volume du bateau. Pour un pagayeur pesant 80 kg, le choix d'un modèle comme le Salto peut s'avérer risqué : vous allez clairement manquer de volume et de flottabilité. Ce manque de volume peut se traduire par une sensation de sous-marin, particulièrement lors de la réception de grosses chutes ou dans des courants puissants. Un ami l'a testé sur la Chuisera avec de l'eau, cl. V/VI, et avec ses 84kg, il a clairement eu la sensation du sous-marin, surtout sur certaines grosses réceptions. La gestion de la flottabilité n'est pas seulement une question de confort, c'est une question de sécurité et de capacité à réagir rapidement dans des environnements d'eaux vives complexes.

La question de la longueur et de la vitesse en course

Dans le cadre des compétitions, la question de la longueur des kayaks soulève de nombreux débats. Pour moi, limiter la longueur des kayaks, c'est justement pour la vitesse, car des creek, il en existe à 2m70 et même plus. Pour de la course, il est souvent conseillé de regarder des bateaux plus longs, car il y a des modèles comme le Magnum qui sont reconnus pour leur vitesse et leur volume. Certains organisateurs imposent des règles strictes, spécifiant que le kayak peut avoir une longueur de 270 cm maximale et que seuls les kayaks de creek ou d'eaux vives produits en série, répondant aux nouvelles normes de sécurité, sont autorisés.

Pourtant, cette rigidité réglementaire est parfois critiquée. Les organisateurs se réservent le droit de refuser l'admission à certains kayaks jugés trop rapides, ce qui est perçu par certains comme une entrave à l'esprit libre de la discipline. Il ferait mieux d'imposer un bateau type en les prêtant par exemple, plutôt que de proscrire certains bateaux jugés trop rapides. Pour une course avec un esprit free, je trouve ça un peu rigide. Aucun bateau n'a jamais été refusé parce que trop rapide dans les courses extrêmes que j'ai pu pratiquer.

Panorama des modèles et marques sur le marché

Le marché offre une diversité impressionnante pour ceux qui cherchent à s'équiper. Parmi les options courantes ou spécialisées, on retrouve l'Habitat de Wavesport, l'Hercule de Prijon, le Solo de Fluid, le Burn ou même le Karnali de Pyranha, qui doit être plus rapide, le Jefe ou Remix de Liquidlogic, le Nomad ou Mamba de Dagger, et le nouveau Salto d'Eskimo. Si tu cherches quelque chose de peu courant, tu as les Bigdog, bien que jamais vus. Le Lettman en composite, vue la longueur et le poids, est une véritable bête de course. Il existe aussi le Mad Boy ou le Critical Mass de Drago Rossi.

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Le choix d'un modèle comme le Magnum, qu'il s'agisse d'un 80 ou d'un 72, est souvent cité comme le top en matière de vitesse, de giclée et de volume, représentant vraiment le meilleur bateau que j'ai jamais navigué. Toutefois, la disponibilité de certains modèles reste fluctuante, la production pouvant s'arrêter et reprendre au fil des saisons. Riot, par exemple, devrait reprendre sa production à la rentrée. A propos de Magnum, j'aimerais bien en acheter un, mais aucune trace sur les sites internet des différents revendeurs. La production devrait reprendre en septembre/octobre. Certains espèrent que les fabricants utiliseront un plastique moins médiocre à cette occasion.

Optimisation du matériel : le calage et la personnalisation

Quel que soit le modèle choisi, le calage interne est souvent le point faible des bateaux sortis d'usine. Pour le confort et la précision de navigation, le prix n'est pas cher, mais au niveau calage, il faut prendre de la mousse et se faire son propre calage. Un kayak bien calé devient le prolongement du corps, permettant une meilleure transmission des forces et une plus grande réactivité dans les passages techniques. Pour ceux qui recherchent une performance ultime, la question de la fabrication personnelle se pose : pour un bateau de course, pourquoi pas un shape perso ?

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