Jean-Christophe Cano : Parcours d'un footballeur devenu agent, entre gloire passée et démêlés judiciaires

Introduction

Jean-Christophe Cano, ancien défenseur et milieu de terrain, a marqué l'histoire du Stade Rennais par un but décisif. Devenu agent de joueurs, son parcours est jalonné de moments de gloire et d'épisodes plus sombres. Cet article retrace son parcours, de son but mythique à Lorient synonyme de montée en D1, à ses activités d'agent et ses récentes mises en cause judiciaires.

Un but mythique à Lorient

Le 5 mai 1990, lors de l'ultime journée de D2 (groupe B) à Lorient, Jean-Christophe Cano inscrit de la tête un but devenu mythique pour les supporters du Stade Rennais. Ce but, survenu dans les derniers instants du match, propulse le club breton en D1.

Cano se souvient : "On joue les tout derniers instants au Moustoir, Rennes mène 1-0, mais doit encore marquer pour retrouver la première division… Juste avant mon but, j’ai une putain d’occasion (sic). Aujourd’hui encore, avec les images, je me demande où est passé le ballon. Quand je l’ai vu ensuite monter [cf. video], je me suis jeté dessus comme un mort de faim… que je suis toujours, d’ailleurs. Je n’ai pas changé (sourire)."

Le contexte était particulièrement tendu, car Valenciennes, autre prétendant à la montée, jouait également sa place. "On a su qu’il fallait absolument gagner par plus d’un but d’écart. Il restait quelques secondes, donc on a joué notre va-tout. On apprend que le match à Angers est terminé, et que les Valenciennois font un tour d’honneur pour fêter leur accession. Quand on marque à la dernière seconde, on sait qu’on y est. Ça a été l’explosion…"

Ce but a une saveur particulière pour Cano, qui revenait de blessure : "C’était une blessure très compliquée, qui m’a d’ailleurs obligé à arrêter ma carrière précocement. Mais «Keru» [Raymond Keruzoré, l’entraîneur rennais d’alors] avait confiance, il savait qu’il pouvait compter sur moi."

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Une communion inoubliable avec les supporters rennais

Le retour à Rennes fut triomphal. "De la route de Lorient jusqu’à la place de la Mairie, on était escortés, il y avait un monde, c’était formidable. La communion avec la ville m’a plus marqué que la fête entre nous, joueurs."

Cette montée en D1 a marqué les esprits en raison de la forte identité bretonne de l'équipe et du lien étroit avec le public. "C’était particulier, il y avait dans l’équipe une ossature composée d’anciens Lavallois, de Bretons, avec Keruzoré, Patrick Delamontagne… Sans oublier Erik van den Boogaard. On avait vraiment un lien fort avec notre public."

Malgré son attachement au club, Cano regrette de ne pas y être resté plus longtemps et d'avoir été oublié lors du centenaire du SRFC. "J'avais été un peu frustré de ne pas être resté plus longtemps au Stade Rennais [Jean-Christophe Cano y a évolué entre 1988 et 1990]. Ça m’aurait paru logique. Ce club, j’y ai laissé mes tripes (sic)."

Tempérament et franc-parler

Jean-Christophe Cano est connu pour son tempérament affirmé et son franc-parler. "Quand je suis revenu à l’intersaison 89-90, après avoir effectué ma préparation avec l’OM, l’équipe était en passe de reprendre le championnat. Keru m’avait mis remplaçant pour le premier match, ce que je n’avais pas accepté. J’ai mis les vissés dès le mardi suivant à l’entraînement, et j’ai commencé à aiguiser tout le monde (sic). Le samedi d’après, j’étais de nouveau dans l’équipe."

Ce tempérament ne lui a jamais joué des tours, car il a toujours été bien accepté à Rennes. "Jamais, car j’ai tout de suite été accepté par l’ensemble des gens à Rennes, par mes voisins, tout le monde… C’est vrai que je vais vers les gens. C’est peut-être ça, aussi, la clé de ce genre de réunion."

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Agent de joueurs et affaires judiciaires

Après sa carrière de joueur, Jean-Christophe Cano est devenu agent de joueurs. Il a notamment conseillé Paul-Georges Ntep et défendu les intérêts d'André-Pierre Gignac.

En février 2023, il a été mis en examen pour "exercice illégal de l’activité d’agent sportif" et placé sous le statut de témoin assisté pour "extorsion de fonds par violences en bande organisée" et "association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime."

L'affaire concerne des pressions exercées sur la mère d'un jeune joueur de l'Olympique Lyonnais. Selon les informations, la mère du footballeur aurait été menacée par un homme avec une arme de poing et sa voiture aurait été incendiée après son refus de payer une somme d'argent.

Jean-Christophe Cano conteste les accusations portées contre lui et précise qu'il n'est pas mis en examen pour les faits "d'extorsion de fonds par violence en bande organisée" et "association de malfaiteurs en vue de la commission d'un crime."

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