Maîtrise et entretien du gilet stabilisateur en plongée sous-marine

Imaginez plonger en apesanteur sous l’eau - nez à nez avec un poisson. Comment est-ce possible ? Un gilet stabilisateur fait exactement ce que son nom décrit : il vous permet de contrôler votre flottabilité dans l’eau. Parfois, vous voulez flotter confortablement en surface. De temps en temps, notamment pendant un cours, vous voulez vous mettre à genoux ou vous tenir droit au-dessus du fond. La plupart du temps, vous voulez flotter sans effort entre deux eaux, en observant le paysage. Pour le faire de manière efficace, vous avez besoin d’un système de lestage et d’un gilet qui vous va bien pour ajuster votre flottabilité. Le gilet sert aussi à tenir votre bouteille.

Le gilet stabilisateur, stab ou bouée (à l’époque) est l’un des éléments principaux de l’équipement du plongeur. Il est à la fois un élément de confort mais aussi de sécurité. Dans l’univers passionnant de la plongée sous-marine, le gilet stabilisateur tient une place centrale, bien au-delà de son apparence de simple accessoire. Aussi appelé « stab » dans le jargon des plongeurs, il constitue véritablement un instrument de contrôle flottabilité indispensable, garantissant la sécurité plongée tout au long de l’immersion. À travers ses multiples fonctions - fixation du bloc, contrôle précis de la flottabilité, maintien d’une position stable sous l’eau - ce gilet joue un rôle crucial dans la réussite de chaque plongée.

Fonctionnement et anatomie de la stab

Le gilet stabilisateur, au premier abord, se présente comme un appareillage simple : une veste équipée d’un harnais câblé autour d’une bouteille de plongée. Mais son rôle dépasse largement cette fonction. Son principal objectif est la gestion de la flottabilité, indispensable pour réussir toute plongée sous-marine. En effet, contrôler sa flottabilité revient à trouver un équilibre parfait entre le poids du matériel, le volume d’air contenu dans la vessie du gilet et la pression exercée par le corps dans l’eau.

Par ailleurs, le gilet stabilisateur assure la fixation solide de la bouteille grâce à des sangles robustes et des clips de qualité. Ces éléments garantissent que la bouteille reste bien en place quel que soit le mouvement, permettant au plongeur de se concentrer sur sa navigation sous-marine et sa détente. La présence des poches sur la stab est aussi à noter, car elles offrent un espace de rangement pratique pour installer des accessoires indispensables, des outils ou même collecter des déchets sous-marins.

Le mécanisme ingénieux de la stab permet d’ajuster le niveau d’air à l’intérieur de sa vessie gonflable, modulant ainsi la flottabilité gravitationnelle et hydrodynamique selon les besoins particuliers du moment. Une bonne maîtrise du remplissage gilet et de la vidange gilet permet au plongeur d’évoluer en toute sérénité, de moduler finement sa position dans la colonne d’eau, et d’optimiser sa consommation d’air.

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Techniques de gestion de la flottabilité

Existe-t-il un secret pour atteindre le poids neutre parfait, celui qui nous permet de flotter sous l’eau, de ressentir une véritable sensation d’apesanteur ? Le premier signe est notre façon de descendre : coulons-nous comme une pierre, et une fois au fond, gonflons-nous frénétiquement notre gilet stabilisateur pour éviter de labourer le fond marin ?

Mettez régulièrement à jour votre carnet de plongée. Notez le poids utilisé (en kilos), l’épaisseur de votre combinaison et le type de bouteille (une bouteille de 15 litres est plus lourde qu’une de 12 litres, et les bouteilles en aluminium offrent une meilleure flottabilité). Dégonflez le gilet stabilisateur. Tenez le dispositif de gonflage en hauteur, vérifiez que le point d’attache aux épaules est bien en haut, ouvrez et dégonflez ; enroulez vos bras autour de votre poitrine pour expulser soigneusement tout l’air.

Expulsez également l’air de vos poumons pour descendre les premiers mètres ; vos poumons constituent un gilet stabilisateur naturel. Avant de descendre, prenez quelques respirations profondes pour vous détendre, puis descendez en limitant les mouvements inutiles. Nos poumons, remplis d’air, peuvent fournir une flottabilité allant jusqu’à 5 kg. C’est pourquoi il est essentiel d’expirer complètement pour descendre. Même une fois au fond, avant de gonfler votre gilet stabilisateur, observez l’effet d’un cycle respiratoire : avec les poumons pleins, vous avez tendance à remonter ; avec les poumons vides, vous descendez. Ajustez correctement votre lestage pour maintenir un bon équilibre.

D’abord, nous attachons notre stab à la bouteille, ensuite nous devons la connecter au détenteur via le direct system afin de pouvoir y ajouter de l’air. Le bouton déflateur sert à enlever l’air de notre gilet, afin de le faire fonctionner efficacement, vous devez toujours le placer verticalement au-dessus de votre tête. Si vous êtes en position horizontale, vous pouvez également utiliser l’une des purges situées à divers endroits dans la stab. La plupart des gilets ont des purges basses sur le rein droit et des purges hautes sur l’épaule droite, mais cela dépend aussi du modèle. Les boutons de gonfleur et déflateur doivent être utilisés délicatement et vous ne devez pas gonfler/dégonfler la stab trop rapidement lors de la plongée. Il faut toujours appuyer sur ces touches très légèrement pour ajuster votre flottabilité sous l’eau.

Typologie des équipements : réglable vs wing

Le plongeur ne doit pas choisir son gilet à la légère, il peut être à volume d’air dorsal, intégral, enveloppant, réglable. Avec une flottabilité différente qui a son importance en fonction du poids de la bouteille de plongée utilisée (12 litres, 15 litres, bi bouteille). Le confort du dosseret peut varier d’un modèle à l’autre ainsi que les options : poche à plomb, grandes poches.

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Le gilet réglable enveloppe le plongeur autour du torse avec une flottabilité répartie, idéal pour les débutants. Ce type populaire est souvent recommandé aux débutants du fait de sa stabilité en position verticale à la surface et de ses nombreuses poches de rangement intégrées. Ces caractéristiques facilitent la manipulation d’accessoires et même la réduction de la charge grâce aux systèmes de poids intégrés.

Le « wing » (l’aile en anglais), quant à lui, est un type de gilet à flottabilité dorsale. Celui-ci vient de la plongée technique, il a été utilisé avec un twinset de deux bouteilles ou avec recycleur, mais maintenant il est répandu à la plongée de loisirs avec une utilisation d’une seule bouteille. Il se compose d’une plaque arrière métallique (aluminium ou acier), d’harnais et d’une vessie gonflable qui fait penser à des ailes de par sa forme. Presque tous les gilets de ce genre sont gonflés uniquement dans le dos du plongeur, ce qui donne une plus grande liberté de mouvement alors qu’un gilet réglable se gonfle tout autour de la taille. En outre, toutes les pièces du wing sont remplaçables puisque tout est assemblé : harnais, vessie, poches, sangles. Donc, si une partie du gilet est usée ou déchirée, vous n’avez pas à acheter une nouvelle stab. En outre, de nombreux plongeurs disent que le système d’aile leur permet d’améliorer leur position sous l’eau comme l’air ne se trouve que dans le dos. Cependant, avec un wing, il est plus difficile de rester vertical à la surface comme la partie gonflée, située dans le dos, vous pousse vers l’avant.

Entretien et longévité du matériel

Un gilet bien entretenu peut durer une bonne dizaine d’années voire plus. À l’inverse, un gilet mal rincé va se dégrader en 2 ou 3 ans. Sauf sur certains modèles à vessie interne comme la Masterjacket de Scubapro ou les wings des grandes marques Tek (Oms, Dive rite…), l’étanchéité du gilet est assurée par l’enveloppe extérieure. Il est donc important d’en prendre soin sans quoi, elle peut devenir poreuse et ne pourra pas être réparée.

L’inflateur qui vous permet de gonfler et de dégonfler votre gilet est aussi un organe primordial, tout comme le tuyau annelé. Un mauvais traitement (rinçage par exemple) peut être à moyen et long terme une cause de fuite. Il peut également être l’origine d’un blocage du mécanisme provoquant un gonflage en continu dangereux lors des plongées. Les purges hautes et basses doivent aussi attirer votre attention. Comme tout l’équipement de plongée, il ne faut pas le mettre dans le bac de rinçage collectif, l’eau est encore plus salée que l’eau de mer.

Ne faites jamais sécher votre gilet au soleil, le sel plus les UV vont lui faire prendre un coup de vieux en quelques heures. Rangez-le humide dans votre sac en attendant de le rincer soigneusement à la fin du week-end. Une fois chez vous, remplissez un bac ou une baignoire d’eau claire. Dévissez les purges basses et hautes (attention de ne pas perdre le disque d’étanchéité) et videz le gilet de l’eau de mer contenue à l’intérieur. Trempez votre gilet dans le bac et essayez de faire rentrer de l’eau douce par le trou des purges. Vous pouvez placer un lestage dessus pour être sûr que l’ensemble soit bien immergé. Après quelques heures, videz le bac et renouvelez l’eau. Vous pouvez aussi utiliser un produit spécial désinfectant anti bactérien, anti fongique (Abyssnaut ou B.C life). Gonflez votre gilet à la bouche ou avec les bouteilles de plongée pour le mettre sous pression, le séchage se fera mieux et vous pourrez vérifier que la soupape est bien étanche.

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Le raccord de l’inflateur sur lequel vient se fixer le tuyau du direct system doit être dépourvu de sel ou de corrosion, tout comme les anneaux inox. Le stockage doit se faire sur un cintre à l’abri de la lumière et dans un endroit aéré plutôt qu’humide dans le sac de plongée. Vérifiez que les sangles et bretelles du harnais ne s’effilochent pas. Si c’est le cas, brûlez les fils avec un briquet pour éviter que ça ne s’étende. Le velcro de la sangle ventrale peut capter algue, cheveux… vous pouvez utiliser une brosse pour le nettoyer. Si malheureusement vous avez un petit trou dans l’enveloppe, celle-ci n’est plus étanche. Il existe des produits qui permettent de boucher ces petits trous (l’Aquasure). C’est une pâte transparente qui s’applique sur gilet bien sec comme une rustine et qui durcit en séchant.

Si vous avez des accessoires fixés sur votre gilet ou dans les poches, il est préférable de les enlever et de les rincer consciencieusement dans un autre bac (dévidoir, parachute de palier, phares, boussole, compas, poche à plombs, ordinateurs de plongée…). Si vous avez un couteau enlevez-le du fourreau et une fois sec, passez une fine couche de graisse silicone pour retarder la rouille. Vous pouvez mettre de la graisse sur les fermetures éclairs des poches du gilet afin d’éviter le blocage des curseurs. La lampe doit également être rincée à part. Pensez à actionner l’interrupteur sous l’eau courante et à enlever les piles ou accus pour éviter un éventuel dégazage avant le stockage.

Comme tout matériel de plongée, il est recommandé tous les ans ou tous les 2 ans de faire réviser votre gilet dans un centre SAV agréé par votre marque. Le technicien démontera entièrement l’inflateur et le nettoiera au bac à ultrasons avant de changer la valve et les kits joints. Certains gilets stabilisateurs haut de gamme ont des inflateurs détendeurs sur lesquels on peut respirer et qui demandent une grande attention surtout s’ils remplacent votre détendeur de secours.

Réparation technique de l'inflateur

Quel plongeur n’a jamais été confronté à ça : un raccord mal serré ou juste une fuite ? Avant le démontage, la première chose à faire est de commander les joints. C’est tout le but de cet article : créer une nomenclature des joints pour pouvoir les obtenir rapidement. Étape 2 : mettre le tournevis du côté tube annelé pour bloquer l’écrou qui se trouve à l’intérieur. Étape 3 : utiliser la pince à bec pour dévisser la coupelle autour du bouton de gonflage. Utiliser des outils spécifiques pour joint ou alors de petits tournevis pour les sortir. Nettoyer l’ensemble des pièces avec une solution d’eau + vinaigre blanc (10%), vous pouvez même laisser tremper les pièces dedans. Remplacer ces joints par les neufs, ajouter de la graisse silicone sur l’ensemble des pièces et des joints. Remonter le tout et tester.

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