Votre gilet de sauvetage peut vous sauver la vie ! Il est bien plus qu'un simple équipement de sécurité ; c'est un dispositif crucial dont le fonctionnement repose sur des principes fondamentaux visant à garantir votre survie en milieu aquatique. Comprendre comment fonctionne votre gilet de sauvetage vous permet de le manipuler avec aisance, et de vous protéger, ainsi que votre enfant, pendant la navigation. Les gilets de sauvetage sont des équipements de protection individuelle (EPI) contre la noyade, conçus pour exercer une poussée verticale suffisante afin de maintenir les voies respiratoires du porteur hors de l'eau. Pour cela, la contrainte technique dont vous devrez vous préoccuper en priorité sera la capacité de flottabilité de votre gilet, mesurée en Newton (N). Retenez simplement que plus cette unité est faible, moins il sera efficace selon votre éloignement des côtes.
Historiquement, lors de l’invention du premier gilet de sauvetage, un modèle unique était disponible et était dédié à l’activité militaire. Heureusement pour vous, les temps ont changé ! De nos jours, l’offre de gilet de sauvetage est extrêmement variée et vous permet de vous procurer du matériel ultra personnalisable et adapté à votre pratique, que vous soyez débutants ou professionnels. Choisir l’équipement adapté à votre pratique est tout aussi primordial. Il vous faudra donc une connaissance suffisante en la matière pour vous procurer le matériel qui assure votre sécurité. Ayez tout de même bien en tête que certains gilets sont dotés de fonctions bien précises, et sont préconisés pour des activités particulières.
Les Différents Types de Gilets de Sauvetage et Leurs Mécanismes
On peut distinguer les gilets de sauvetage selon deux grands critères : leur flottabilité et le matériau utilisé. En bref, le principe suivant s’applique aussi aux nageurs : lors de travaux dans ou près de l’eau, un équipement de protection contre la noyade est obligatoire. On distingue deux types d’EPI contre la noyade : les gilets de sauvetage et les aides à la flottabilité. Les gilets de sauvetage permettent de flotter sur le dos. Grâce à la répartition de la flottabilité, l’utilisateur est automatiquement retourné dans une position où sa bouche est maintenue hors de l’eau et qui lui permet de continuer à respirer même en cas de perte de connaissance. Les aides à la flottabilité ne sont pas en mesure de retourner automatiquement l’utilisateur sur le dos dans une position de sécurité. Elles garantissent uniquement la flottabilité indiquée sur l’EPI et offrent le soutien nécessaire pour nager dans des eaux abritées (piscine, etc.). Elles ne protègent pas de la noyade en cas de perte de connaissance. Si vos collaborateurs perdent connaissance, ils ne sont pas protégés contre la noyade par une aide à la flottabilité.
Les Gilets de Sauvetage en Mousse
Le gilet traditionnel est le gilet en mousse. Sa flottabilité est garantie car elle ne dépend d’aucun système de gonflage, mais c’est bien sûr plus encombrant. Ce type de gilet est moins complexe à entretenir, donc cet article n’en parle que très peu. Les gilets en mousse présentent le premier avantage de proposer une flottabilité permanente, dès l’instant où l’on tombe dans l’eau. Ils sont ainsi bien adaptés à la voile légère, aux catamarans de sport, à la planche. Des activités pour lesquelles on pourra se contenter d’un gilet 50N, étant donné que ces sports se pratiquent souvent avec une combinaison Néoprène®, qui offre déjà un premier niveau de flottabilité. La mousse présente, en outre, une protection contre les chocs et protège du vent. Ils sont enfin faciles à entretenir (il suffit de les rincer) et coûtent généralement moins cher qu’un gilet gonflable.
Toutefois, les gilets en mousse ont des limitations. Le défaut des gilets mousse est qu’ils n’assurent pas systématiquement le retournement de la personne lorsqu’elle est dans une situation à risque dans l’eau. Les gilets en mousse avec une flottabilité plus importante (100N-150N) proposent, en revanche, une moindre liberté de mouvement et peuvent être moins confortables lorsqu’il fait chaud. De plus, ils prennent plus de place sur un bateau. À noter également que, contrairement aux gilets gonflables et aux gilets en mousse de flottabilité supérieure, les gilets 50N ne garantissent pas automatiquement le retournement de la personne tombée à l’eau sur le dos afin de libérer ses voies respiratoires. En cas de chute inconsciente, à la suite d’un malaise ou d’un accident, la personne peut donc rester sur le ventre et se noyer.
Lire aussi: Normes des gilets de wakeboard
Les Gilets de Sauvetage Gonflables et Leurs Systèmes de Déclenchement
Le gilet de sauvetage gonflable a aujourd’hui largement remplacé le gilet en mousse car il est plus pratique et plus confortable à porter. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort et permettent une meilleure mobilité lors des déplacements ou des manœuvres. Ces gilets sont idéals pour la navigation côtière, semi-hauturière ou hauturière. Par défaut, un gilet de sauvetage gonflable se porte dégonflé, et son porteur n'a pas besoin de fournir d'efforts pour son déclenchement : il est automatique. Le gilet gonflable automatique est un avantage important en termes de mobilité. Il peut aussi intégrer un harnais de sécurité, ce que nous recommandons fortement. Les gilets gonflables sont disponibles en 100, 150 et 275 Newton, et se gonflent soit manuellement, soit automatiquement.
Au cœur du fonctionnement d'un gilet gonflable se trouve un système de gonflage au gaz (CO₂). Il se compose d’une cartouche de gaz pour le gonflage et d’un système de déclenchement manuel ou automatique. Ces gilets étant gonflables, la flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air. La bouteille de gaz est à choisir en fonction de la flottabilité (en Newton) du gilet. La majorité des gilets fonctionne aussi grâce à un dispositif de gonflage buccal, nécessaire en cas de dysfonctionnement, offrant une sécurité supplémentaire en cas de problème avec le système principal.
Le Gilet Gonflable Manuel
Dans le cas du gilet gonflable manuel, c’est le plaisancier qui déclenche le gonflage en actionnant une tirette. Pour les premiers, il suffit de tirer sèchement sur une poignée pour libérer le gaz de la cartouche et les gonfler. Ce poinçon perfore l’opercule de la bouteille de gaz (CO2) qui gonfle le gilet. Cela évite les déclenchements intempestifs en cas de grosse vague, ou même de stockage dans une zone trop humide (pour les déclencheurs à pastille). Les gilets de sauvetage gonflables manuellement sont fiables, mais ne se déclenchent pas en cas de perte de connaissance, contrairement à un gilet à déclenchement (ou percussion) automatique. Le gilet gonflable à déclenchement manuel est idéal pour les activités nautiques au cours desquelles il y a de fortes chances de tomber à l’eau, comme le paddle, la voile légère. Ils sont conseillés en zones basiques et côtières, inférieures à 6 milles.
Le Gilet Gonflable Automatique
Les seconds se déclenchent seuls au contact de l’eau et se révéleront donc particulièrement utiles si la personne tombe à l’eau inconsciente. Le gilet gonflable automatique, quant à lui, présente l’avantage d’être opérationnel même pour un naufragé inconscient. Il existe deux technologies différentes pour ces déclenchements automatiques, qui sont toutes deux fiables et efficaces.
Système à Pastille (UML, Cellulose/Sel) : Il peut intégrer une pastille de cellulose ou de sel (qui va se désintégrer au contact de l’eau et déclencher l’ouverture de la cartouche). Le gilet gonflable automatique dit à pastille de cellulose fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gilet se déclenche donc qu’après immersion dans l’eau. Le système UML se déclenche au contact de l’eau. La bouteille de gaz contient lui aussi un ressort équipé d’une aiguille, mais celui-ci est maintenu par une pastille en papier, qui libère le ressort et l’aiguille au simple contact de l’eau. L’intérêt du gilet de sauvetage UML, qu'on oppose au modèle Hammar, demeure en son extrême rapidité de gonflage, qui fait de lui un produit très efficace en cas d’urgence. Son prix reste aussi un avantage, puisque des modèles deux fois moins chers que les gilets hydrostatiques Hammar peuvent se trouver facilement dans le commerce. Cependant, en optant pour ce système, vous ne serez pas à l’abri de déclenchements intempestifs à cause de l’humidité dans le bateau ou de projections d’embruns, bien que le système soit conçu pour résister aux embruns. La marque Spinlock propose de l’excellent matériel dans sa gamme Deckvest, comme le Gilet Deckvest 6D 170N qui s’accompagne si possible du kit de recharge UML Elite Spinlock.
Lire aussi: Tout savoir sur les gilets Aqualung
Système Hydrostatique (Hammar) : Il peut être équipé d’un détecteur de pression de l’eau (système Hammar) qui va déclencher le gonflement. Le gilet gonflable automatique pressiostatique fonctionne avec une valve hydrostatique qui s’active sous l’effet d’une pression faible de l’eau. Ils se déclenchent de façon autonome en cas de chute. La principale utilité du gilet de sauvetage Hammar est son fonctionnement. Il vise principalement à vous donner davantage de libertés sur le navire car vous ne risquerez pas son déclenchement inopiné à cause d’embruns ou paquets de mer.
Tous ces gilets automatiques permettent également de retourner automatiquement la personne tombée à l’eau. Le déclenchement au contact peut survenir en cas de grosse vague par exemple, sans qu’il n’y ait forcément de danger, une situation que le système hydrostatique Hammar est conçu pour éviter.
Flottabilité et Niveaux de Performance (en Newtons)
La flottabilité est exprimée en Newton et renseigne sur la capacité à faire flotter un corps. Le marquage des EPI fournit l’information sur le type et le niveau de performance de chaque gilet de sauvetage. Un gilet de sauvetage destiné à être utilisé en haute mer doit répondre à d’autres exigences qu’une aide à la flottabilité destinée aux eaux calmes. Les chiffres renvoient aux niveaux de performance de la norme EN ISO 12402-6.
50 N (Aides à la flottabilité) : La flottabilité d'un vêtement de flottaison individuel s’élève à 50 newtons. Cela est amplement suffisant pour pratiquer des activités telles que de la navigation côtière, du cabotage, voir même de la natation. Côté sports aquatiques, ces gilets paddle & kayak conviendront aussi à la pratique de la planche à voile, du dériveur léger, du ski nautique, du jet ski et du kitesurf. Leur polyvalence permet ainsi de s'adapter à de nombreux sports d'eau. Ces gilets 50N ne proposent qu’une aide à la flottabilité. Elles peuvent être portées uniquement par de bons nageurs à proximité d’un rivage, à condition que des opérations de sauvetage soient possibles en peu de temps. Elles ne sont pas adaptées aux eaux agitées. Ils peuvent être utilisés lorsque l’on reste à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Une aide à la flottabilité de 50N ne permet pas, par exemple, un dégagement des voies aériennes si la personne est inconsciente.
100 N (Gilets de sauvetage) : Les gilets de sauvetage de niveau de performance 100 vous offrent une protection contre la noyade lorsque vous devez attendre les secours dans des eaux abritées. Ne portez pas ces gilets dans des conditions difficiles. Dès que l’on s’éloigne vers la haute mer, il est impératif de choisir un gilet de 100N, 150N ou 275N. Ces gilets garantissent le retournement sur le dos d'une personne inconsciente sauf dans de rares cas.
Lire aussi: Tout savoir sur les gilets de kitesurf
150 N (Gilets de sauvetage) : Un gilet de sauvetage de 150N suffira à maintenir la tête d'un adulte hors de l'eau. Son usage est destiné à la navigation hauturière de plaisance et sportive, il est préconisé pour la conduite de bateaux à voile et à moteur, ou pour de la régate en catamaran à voile ou à moteur. Les gilets de sauvetage de niveau de performance 150 sont conçus pour des adultes de taille et de poids moyens. En cas de perte de connaissance, le gilet de sauvetage les retourne automatiquement dans une position de sécurité, qui protègent leurs voies respiratoires. Ces gilets sont fortement recommandés en cas de longue traversée, mais également en hiver, lorsque l’on est plus lourdement équipé (polaire, imperméable, chaussures, etc.).
275 N (Gilets de sauvetage) : Son emploi est destiné à la navigation hauturière sportive et à l’usage professionnel, il est préconisé pour la conduite de navires à voile et à moteur, de vaisseaux industriels et de vaisseaux professionnels. Les gilets de sauvetage de niveau de performance 275 sont adaptés à une utilisation en haute mer dans des conditions extrêmes. Portez ce gilet lorsque vous transportez des poids supplémentaires et que vous avez besoin de plus de flottabilité. La bouche et le nez sont maintenus hors de l’eau avec ce gilet de sauvetage. Plus on s’éloigne des côtes, plus il est nécessaire d’assurer une sécurité maximale pour les personnes à bord et donc d’opter pour les gilets de 150 ou 275 Newton. Si le temps est mauvais et que vous êtes loin en mer, les secours mettront plus de temps à arriver. Un gilet de 275N permet, en cas d’accident, d’assurer une plus longue flottabilité et de garder la tête hors de l’eau plus facilement dans les vagues.
Pour la plaisance (navigation à voile ou à moteur), Les Sauveteurs en Mer vous recommandent de porter un gilet de 100N ou 150N même si on navigue à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Adaptez le choix de votre gilet à votre pratique sportive et aux risques pris plutôt qu’à l’éloignement d’un abri.
Réglementation et Recommandations d'Usage
Seuls les gilets de sauvetage et aides à la flottabilité conformes aux normes européennes offrent une protection fiable. La réglementation de la division 240, il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Celui-ci peut être collectif, sous la forme d'une lampe torche étanche ayant au moins 6 heures d'autonomie, ou individuel. Le feu individuel doit lui aussi être étanche, avoir une autonomie de 6 heures, et doit être impérativement soit porté par chaque personne à bord, soit fixée sur l'équipe individuel de flottabilité, à savoir la brassière ou le gilet de sauvetage. De plus, il est recommandé d'équiper votre gilet de sauvetage d’un sifflet fixé de telle manière que son utilisation se fasse sans difficulté.
Il n’ y a pas d’obligation légale de « porter » un gilet à bord d’un bateau, comme l'indique la division 240 article 240-2.12 des conditions d’utilisation des véhicules nautiques à moteur, page 16. Cependant, l’emport de gilets de sauvetage est bien obligatoire sur toute embarcation. Il en faut au moins un par personne à son bord. Vous trouverez plus d’information sur la fiche d’information « L’Équipement de sécurité des navires de plaisance en mer » éditée par le ministère chargé de la Mer et de la Pêche en collaboration avec la SNSM (mars 2024).
Quand utiliser un gilet de sauvetage ? Dès que vous posez le pied sur un bateau et où que vous soyez par rapport au rivage. Les accidents n’arrivent, en effet, pas qu’au large. On constate, chaque année, de nombreuses chutes depuis une annexe sur le bref trajet du rivage au mouillage. Même proche des côtes, vous pouvez tomber à l’eau inconscient, à la suite d’un malaise ou si vous vous faites accidentellement projeter par la bôme de votre voilier. Cette recommandation est d’autant plus importante si vous êtes au large. Quelles que soient les conditions climatiques et l’expérience de la mer que l’on peut avoir, le port du gilet de sauvetage est une recommandation prioritaire des Sauveteurs en Mer.
Des chiffres clés sur le port du gilet de sauvetage en mer, issus d’une étude menée par la SNSM avec le soutien de la MACIF en 2014, ont interrogé les Français sur les freins au port du gilet. Sont cités dans cet ordre : l’inconfort (48 %), l’habitude (42 %), le fait de ne pas en voir l’utilité (37 %), le sentiment de rendre moins performant (22 %), le poids (17 %), l’aspect non esthétique (11 %) et le prix trop élevé (9 %). L’utilisation d’un gilet est freinée par le manque de confort, l’habitude et des idées fausses qui ont la vie dure et prouvent qu’il faut redoubler les efforts d’information auprès du grand public. Même s’il fait chaud, les Sauveteurs en Mer recommandent son utilisation en permanence pour naviguer ou pour exercer des activités nautiques, que vous sachiez nager ou non. Ces dernières années, les fabricants ont fait de réels efforts d’ergonomie, de compacité, de poids et de tenue près du corps (mais aussi de style) et il est ainsi tout à fait possible de trouver des gilets légers, faciles à enfiler et confortables à porter, même par beau temps ! Les gilets automatiques existent en taille enfant. Moins contraignants pour eux aussi, ils sont à privilégier pour leur assurer une sécurité maximum.
Entretien et Révision des Gilets de Sauvetage
Dernière bonne raison de vous intéresser à son fonctionnement : adopter les bons réflexes pour entretenir votre gilet de sauvetage. Grâce à cela, vous comprendrez les raisons d’un potentiel dysfonctionnement et les méthodes pour y remédier. Les gilets de sauvetage sont exposés à un environnement marin agressif (eau, sel, rayons UV, frottements). Quel que soit le type de gilet, il est essentiel d’en assurer sa fiabilité grâce à un entretien courant de qualité. Cela permettra d’augmenter sa longévité et d’atteindre la prochaine échéance de révision en toute sécurité. Les gilets de sauvetage ont une durée de vie limitée, accentuée par les agressions auxquelles ils sont soumis (rayonnement ultra-violet, en mer avec le sel, abrasion, micro-organismes, hydrocarbures, compression).
Entretien Courant
En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé, le stockage dans un endroit sec, aéré et à l’abri des rayonnements solaires est recommandé, les réparations de fortune déconseillées. Rincez-le à l’eau douce pour enlever le sel. Il est souvent préférable de faire ce rinçage à l’éponge humide, en particulier si le déclencheur est à pastille (sinon démontez le déclencheur). Un contrôle tactile et visuel doit être réalisé régulièrement. Avant de prendre la mer, il est indispensable d’informer l’équipage sur l’utilisation des gilets et brassières de sauvetage. La maintenance personnelle de votre gilet de sauvetage est un réflexe à adopter, mais il ne remplace pas l’avis d’un professionnel.
Révision Périodique et Réarmement
Il n’y a pas d’obligation réglementaire explicite concernant l’entretien et l’inspection des gilets de sauvetage. Cependant, il n’y a pas de réglementation pour la révision des gilets, mais veillez à bien les examiner avant de prendre la mer pour être sûrs de naviguer en toute sécurité ! Les fabricants recommandent généralement une révision préventive tous les 2 ou 3 ans, ou systématique après un déclenchement, et bien sûr en cas de péremption des différents composants. Il est recommandé de réviser son gilet de sauvetage chaque année. Vous trouverez ci-dessous nos recommandations pour réaliser vous-même la révision de votre gilet. C’est en particulier l’occasion de faire un nettoyage plus assidu, à l’eau courante.
Pour les gilets gonflables, il vous faudra remplacer la cartouche de gaz après utilisation du gilet de sauvetage, ou si elle n'est plus opérationnelle. Pour un gilet automatique, il faudra en plus changer également la pastille à sa date d'expiration ou après utilisation du gilet. Il faudra en effet réarmer votre gilet dans plusieurs cas : dès que son mécanisme a été percuté, car une fois percuté, il n'est plus efficace. Pour les gilets manuels, il s'agira de changer la bouteille et le clip. Pour les automatiques, il faudra changer la bouteille et le déclencheur (le mécanisme ou la pastille de sel, selon la solution de déclenchement de votre gilet).
Il est aussi crucial de procéder au réarmement si la bouteille de gaz est corrodée ou percée. Si vous pouvez vous en apercevoir visuellement, changez la bouteille. Si vous ne pouvez pas vous en apercevoir, contrôlez le poids de la bouteille : son poids minimum est indiqué dessus. Le voyant est vert ; on vient replacer une nouvelle cartouche. Pour ne pas avoir de surprise et assurer votre sécurité, il est important de vérifier votre matériel régulièrement. Il vous faudra ainsi vérifier les dates de péremption de votre pastille de cellulose. Elle doit être bien vissée, le capuchon présent doit être vert. S'il est rouge, il est à changer. Vérifier qu'il n'y a pas de trou sur la vessie. Enfin, la cartouche CO2 doit être bien vissée, sans trace de rouille, et le poids doit être conforme à ce qui est écrit dessus, au gramme près. Pour le vérifier, vous pouvez peser la cartouche.
Que votre gilet de sauvetage gonflable automatique fonctionne avec un système au contact ou hydrostatique, le réarmement s'opère de la même façon. Pour le système UML, il suffit de visser le percuteur à la cartouche de gaz. Pour les systèmes Hammar, une clé est fournie avec les kits afin de pouvoir les fixer. Les systèmes de réarmement disponibles pour les gilets gonflables manuels sont UML et Halkey Roberts. Le système UML pour les gilets gonflables à déclenchement manuel comprend les solutions UML micro, mini, new micro, New pro sensor elit manual, Pro sensor manuel. Vous pouvez retrouver sur le site le kit de réarmement UML manuel avec cartouche de 33 g. Vous pouvez également retrouver le clip seul pour les déclencheurs UML manuel. Pour le système Halkey Roberts, les solutions disponibles sont le système HR Single Point 3F, 840 manual, et mini.
À noter également que la plupart des fabricants recommandent le remplacement complet du gilet au bout de 10 ou 12 ans. La durée de vie est indiquée sur les instructions présentes sur le gilet. Cette date est valable à compter de la production du gilet, également inscrite sur le gilet.