Le snowboard, discipline phare des sports de glisse, compte de très nombreux adeptes et pratiquants à travers le monde. Après avoir appris à survivre sur les pistes, il est temps de les dompter. Rapidement, on réalise qu'après les premières journées où la joie de progresser s'estompe, passer son temps à déraper sur les pistes devient vite lassant. Entre alors sur la scène le carving, ou l’art de glisser non plus avec sa planche en travers de la piste, mais pointée dans la même direction que son déplacement. Plutôt que de faire déraper la planche pour perdre de la vitesse, on utilise le sidecut pour la faire changer de direction comme si elle était calée sur un rail. Savoir carver est indispensable, quelles que soient les inclinations du snowboarder, que ce soit pour progresser vers une pratique freecarving et glisser à quelques centimètres de la neige, ou en freestyle, tant pour envoyer des rotations ou sur le half-pipe. De nombreux flat tricks requièrent également une excellente maîtrise du carving, qu'il soit regular comme switch. Le snowboard alpin, aussi connu sous ce nom, est entièrement axé sur la vitesse et le virage ultime.
Les Conditions Idéales pour un Carving Optimal
S’il est possible de carver au sens large dans presque toutes les conditions, ces dernières ne se valent pas toutes pour vraiment prendre son pied en ridant sur un rail. Pour un carving réussi, plusieurs facteurs environnementaux et matériels sont primordiaux.
L'Influence de la Pente et de la Largeur de Piste
Commençons par la pente. Pour débuter, une pente faible est préférable, car elle permettra de ne pas prendre trop de vitesse trop rapidement. Contrairement à la progression en dérapage, les virages carvés font perdre peu de vitesse et imposent de jouer avec la largeur de la piste pour maîtriser cette vitesse. La largeur de piste disponible est donc également un critère déterminant : plus il y a d’espace en largeur, plus il est possible de perdre de la vitesse. Avec l’expérience et le matériel approprié, il devient possible de s’attaquer à des pentes plus fortes, jusqu’à un certain point.
La Qualité de la Neige : Un Facteur Déterminant
La qualité de la neige est primordiale et la qualité optimale varie selon le niveau et le matériel du pratiquant, tout comme la qualité de la piste. Le graal pour carver, c’est la piste fraîchement damée que l’on dévale à 9h30 juste après l’ouverture des remontées. Plus la piste se dégrade au long de la journée, plus l’accroche se dégrade. En revanche, plus la neige est dure, moins cette dégradation sera rapide. Concrètement, s’il a neigé pendant la nuit, il faut se dépêcher pour en profiter pleinement. Si cela fait trois semaines qu’aucun flocon n’est tombé, il sera possible jusqu’à 16h de carver sur du béton.
Plus une neige est douce, plus la carre s’enfoncera facilement et donnera un bon début d’accroche. Cependant, le problème avec une neige douce est qu’elle oppose trop peu de résistance quand les virages sont un peu plus appuyés et finit par se dérober sous la carre. Une neige douce, comme celle tombée la veille par exemple, peut faire l’affaire pour les premiers essais à basse vitesse mais se révèle vite limitante.
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À l'inverse, plus la neige est dure, plus il sera difficile de faire mordre la carre. Mais avec une bonne technique et un matériel adapté, une neige assez dure est celle qui offre le plus d’appui et permet donc d’évoluer à plus grande vitesse sur des courbes plus serrées. La qualité de neige optimale est donc un compromis : trop douce et l’on ne peut pas prendre assez d’appui, trop dure et l’accroche fait défaut. Le must pour le commun des mortels est probablement une neige assez dure mais qui laisse apparaître les sillons de la dameuse. Dans ces conditions, l’accroche est excellente et facilement exploitable avec un peu d’entraînement.
Sécurité sur les Pistes : Anticiper pour Carver Sereinement
Avant de se plonger dans la technique, un rapide point sécurité s'impose. Il est essentiel de garder en tête qu’au moins 50% du public en station, et probablement 80% pendant les vacances scolaires, est incapable d’estimer correctement l’évolution des skieurs en aval, de prédire leur trajectoire, et de maîtriser tant leur propre vitesse que leur trajectoire pour éviter une collision. Les sources de ce phénomène sont multiples, allant du grand débutant, que nous avons tous été, qui malgré toute la bonne volonté du monde se fait piéger, aux inconscients lancés à 90km/h sur des snowblades lors de leur deuxième journée de « ski ».
Malgré la priorité du snowboarder par rapport aux skieurs en amont, carver sur toute la largeur de la piste est donc une entreprise risquée. Il est impératif de considérer que la sécurité repose entièrement sur les épaules du pratiquant. Il faut s'assurer constamment que personne n’arrive derrière et, dans le doute, s'abstenir. Un snowboarder qui, dans son bon droit, utilise pleinement la piste pour changer de direction sur un rail est un tableau pas si courant, et nombreux sont les pratiquants qui se font surprendre par sa trajectoire imprévisible pour les autres usagers.
Du Virage Dérapé au Virage Carvé : Les Fondamentaux Techniques
Le passage d’un virage dérapé à un virage carvé repose fondamentalement sur un principe simple : augmenter l’appui sur le pied arrière pour ne plus laisser partir la planche en dérapage. Pour commencer à expérimenter cette transition, il est conseillé de revenir sur une piste bleue ou verte et de s’entraîner à faire des traversées sur une carre en modulant les appuis. L'objectif est de laisser derrière soi une trace fine, en opposition à une trace large, qui est signe de dérapage. Il faut bien appuyer les mollets contre les spoilers en carre back, et plier les genoux en appuyant les tibias contre la languette des boots en carre front pour augmenter l’appui sur la carre désirée. Comme lors de l’apprentissage des premiers virages, il ne faut pas hésiter à faire des traversées en guirlande en modulant les appuis pour déraper afin de revenir sur une traversée carvée, et ainsi de suite, créant un enchaînement pédagogique.
Une fois que les traversées en carre front et en carre back peuvent être exécutées sans déraper, il est temps de réaliser de vrais virages, liés entre eux. Il convient de rester sur des pentes modérées tout en prenant un minimum de vitesse. Il s'agit alors de se contenter de bien répartir ses appuis et de laisser le sidecut guider la planche dans le virage. Lorsque les virages basiques sont maîtrisés et confortables, il est possible d'augmenter la pente et la vitesse. Cela permet d'améliorer la recherche de l’accroche lorsque les contraintes sont importantes, mais aussi d'enchaîner chaque virage beaucoup plus rapidement pour travailler le passage de carre à carre. Un travail intéressant est de se fixer pour objectif de faire une descente entière en carvant, en adaptant ses virages selon la pente. Pour cela, et comme souvent, il faut bien plier les genoux, notamment dans les grandes courbes : on a toujours l’impression d’être plus compressé que ce n’est réellement le cas. En carre back, il est possible d’aller chercher le grab de sa carre front avec la main arrière. En carre front, il est possible de grabber avec la main avant sa carre back. Contrairement au virage dérapé où l'on peut jouer avec la torsion de la planche pour aider au déclenchement du virage en faisant déraper le tail, en carving, on cherche à maintenir une pression constante sur toute la longueur de la planche pour que la carre reste sur un rail.
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Gérer la Vitesse et Adapter ses Courbes en Carving
Alors qu’un virage dérapé fait perdre de la vitesse, un virage carvé en fait gagner. Maîtriser cette vitesse passe donc principalement par l’allongement de chaque virage pour décrire des courbes plus complètes. Plus l’on utilise la largeur de la piste pour décrire des longues courbes qui s’éloignent de l’axe, plus l’on perd de vitesse. Inversement, plus les changements de carre sont rapides et les virages brefs, plus l’on conserve et accroît cette vitesse. Accumuler trop de vitesse peut devenir un cercle vicieux : le rayon des courbes augmente pour ne pas déraper, on passe donc plus de temps avec la planche pointée vers le bas, et on accumule encore plus de vitesse.
Carver sur sa carre back est souvent plus difficile qu’en carre front. Le virage sur cette carre est donc déterminant. S’il n’est pas à la hauteur, il limite le virage en carre front car il mène au cercle vicieux décrit précédemment.
Adapter ses Appuis à la Qualité de la Neige pour un Carving Efficace
La qualité de la neige a une influence importante sur la capacité à carver de manière plus ou moins agressive, comme cela a été vu précédemment.
Les neiges douces demandent vraiment à évoluer sur des œufs et s’avèrent souvent impossibles à carver décemment. Si le pratiquant évolue sur 20 cm de fraîche très légère tombée dans la nuit et damée juste avant l’ouverture, il ne doit pas s'étonner d’avoir beaucoup de difficulté. Dès que l’on met un peu trop d’appui, la neige s’écrase sous la carre et l’on finit arrêté dans son propre sillon.
À l’opposé, les neiges dures supportent beaucoup d’appui sans se dérober, et le défi est d’optimiser l’accroche de la carre pour ne pas déraper. C’est dans ces conditions qu’une bonne technique brille et que les petites erreurs se payent. Ces conditions pousseront à optimiser l’appui vertical de la carre sur la piste, à adopter une position plus ramassée, genoux exagérément pliés, avec le poids plus à la verticale de la planche. L’idée est de faire mordre au maximum la carre dans la neige pour avoir l’accroche recherchée.
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Le Carving Dynamique : Pop, Transitions Aériennes et Cross-under
Le carving offre des sensations de glisse véritablement ludiques. Le côté vraiment, vraiment fun du carving est atteint lorsque l'on commence à appuyer ses courbes et profiter du pop. Les transitions de carre à carre aériennes sont une étape passionnante. Une fois les virages carvés basiques acquis, il est possible de commencer à ajouter une bonne dose de dynamisme, surtout sur les courbes plus resserrées avec des changements de carre rapides en faisant usage du cross-under. L’idée avec le cross-under est de garder le haut du corps relativement stable tandis que l’on fait passer la planche de carre à carre sous son corps. On descend alors en ligne droite, dans l’axe de la piste, mais en faisant décrire des « S » très étirés à la planche en prenant appui sur chaque carre tour à tour. La technique a l’avantage de faire passer de carre à carre très rapidement, mais les appuis sont tout aussi brefs.
Plus qu’une courbe continue, il faut avoir l’impression de rebondir de carre à carre, d’appui en appui. On pousse un peu la planche vers l’avant à la fin de chaque appui, pour profiter de la dégressivité du sidecut qui va aider à refermer le virage. On entre dans chaque courbe avec les genoux plus fléchis, on se détend lors de l’appui, puis on ramène les genoux au changement de carre qui s’effectue quelques centimètres au-dessus de la piste. Il n’est pas indispensable de quitter la neige lors de ce type de virage, mais c’est bien plus amusant.
L'Eurocarve, le Vitelli Turn et l'Extreme Carving : L'Excellence du Virage Couché
L’eurocarve ou vitelli turn et l’extreme carving représentent l'apogée du virage couché. L’eurocarve permet de mettre le pied dans le monde du freecarving, de l’extreme carving, ou tout autre nom que l’on souhaite donner à ce petit jeu fort agréable qui consiste à descendre aussi bas que possible sur la neige à chaque virage. Dans l’absolu, "vitelli turn" et "eurocarve" sont juste deux termes qui désignent un virage carvé au ras de la neige, corps déplié, où l’on pose la main, le coude, voire plus si affinités. Là où l’eurocarve désigne en général un unique virage couché, l’extreme carving vise à les enchaîner fluidement.
La question de la technique correcte à adopter est assez complexe, bien plus encore que la problématique de la co-rotation, qu’elle rejoint. La technique de carving utilisée en slalom, aussi employée par des pionniers comme Serge Vitelli, dont le nom a inspiré le terme, et celle recommandée par les références en extreme carving sont presque diamétralement opposées. Leur visée est également différente. Dans le premier cas, celui du slalom, on recherche l’efficacité pour changer de direction rapidement en conservant, voire en augmentant sa vitesse. Dans le second cas, celui de l'extreme carving, le but est d’enchaîner les virages couchés, tant frontside que backside, en restant fluide et esthétique.
Une grosse différence dans ces philosophies qui s’opposent réside dans le positionnement du haut du corps : le plus souvent, il est face au nose de la planche en slalom, alors que la méthode développée par les fondateurs de l’extreme carving prône l’alignement du corps avec la planche.
Ces deux domaines réunissent un corpus technique conséquent à eux seuls. Voici quelques éléments rapides pour s'approcher du vitelli turn. Il est conseillé de commencer avec une bonne base en virage carvé classique, et d’essayer de prendre de plus en plus d’angle en recherchant avant tout l’efficacité. Une erreur à éviter est de vouloir toucher la neige sans avoir l’angle requis pour positionner tout son corps au plus près de la piste. Ce faisant, on se penche vers la neige plutôt que de garder le dos droit et bien souvent on finit par perdre l’accroche. Les genoux doivent quasiment toucher la neige et il est possible de grabber sa carre back avec la main avant tandis que la main arrière est au contact de la neige. Une fois que le pratiquant réussit à carver assez bas, genoux fléchis, avec une bonne accroche, il peut alors se déplier vers l’avant. Au départ, la tendance est aussi souvent d'aller chercher la position finale sur la fin du virage, alors qu’on est déjà presque perpendiculaire à l’axe de la piste, ce qui est bien trop tard pour initier correctement le mouvement.
Pour ceux désireux d'approfondir la pratique et de s'améliorer, deux références clés méritent d'être explorées. La première, en anglais, est une bonne lecture pour avoir une idée des différents styles, leurs forces et leurs faiblesses : "The Carver’s Almanac". La seconde est une référence incontournable en la matière, avec une philosophie bien définie. Patrice Fivat et Jacques Rilliet sont à l’origine de l’extreme carving et de ses spécificités techniques. Ils ont créé en 2003 la marque SWOARD afin de proposer des planches adaptées tant en hardboots que softboots. Ils organisent tous les ans des journées de test mais aussi de formation ainsi que des événements communautaires pour partager cet amour du virage couché sur les pistes. L'interview récente de Patrice sur snowsurf offre également des perspectives précieuses.
Équipement Spécifique pour le Carving : Le Snowboard Alpin
Pour vraiment carver fort, un équipement adapté est essentiel. Le carving étant plus ou moins la seule activité non-freestylesque appréciable sur piste une fois les premières joies de la glisse passées, optimiser son quiver pour profiter des journées où la poudreuse n’est pas au rendez-vous est plutôt une bonne idée.
Deux voies sont possibles en matière d'équipement. Soit le pratiquant reste sur le schéma classique des softboots, c'est-à-dire des boots classiques et des fixations à coque. Soit il bascule du côté des hardboots, en optant pour des fixations à plaques, des planches étroites et des angles extrêmes, ce qui correspond au snowboard alpin au sens large. La deuxième option offre les meilleures performances en carving, mais elle mène vers un marché de niche assez confidentiel. La première option, avec des softboots, reste viable, et des marques comme SWOARD avec sa "Dual" proposent des planches à cambre classique qui s’utilisent avec des softboots. La F2 Eliminator est une autre planche mythique qui fait référence dans ce domaine. La plupart des planches freeride polyvalentes conçues pour charger sont compétentes en carving. Les snowboards freecarve sont généralement plus longs, plus étroits et plus rigides pour assurer la stabilité et la capacité de maintien des carres lors des descentes à grande vitesse. Pour pouvoir garder une bonne stabilité à une vitesse élevée, le snowboarder doit être vêtu de chaussures de neige bien rigides. Le snowboard alpin est conçu pour les pentes raides et fortes, et il donne au snowboarder la capacité de virer rapidement sans risquer de déraper, permettant ainsi les virages coupés ou carving. Il est important de noter qu'il s’agit d’une planche difficile à manier dans la neige et s’adresse surtout aux pratiquants les plus expérimentés.
Panorama des Styles de Snowboard et Types de Planches
Depuis sa création en tant que sport d'hiver établi, le snowboard s'est développé dans différents styles, chacun avec ses propres équipements et techniques. Les planches de snowboard, accessoires indispensables à la bonne pratique de cette activité, ne se valent pas toutes. Elles sont classées en six grandes catégories : freestyle, freeride, boardercross, splitboard, alpine et poudreuse.
Le Snowboard All Mountain (Freeride Polyvalent)
Le snowboard all mountain est un style polyvalent qui offre l'indépendance de rouler, de sculpter et de sauter sur n'importe quel terrain. Les équipements généralement utilisés en freeride sont les bottes de snowboard souples, les fixations à plaques et les fixations à sangles ou fluides. C'est le type de snowboard le plus populaire pour ses sensations fortes et les astuces du sport. La planche freeride est dotée d’un talon et d’une spatule (nose et tail pour les connaisseurs) de formes opposées qui donneront une hauteur supplémentaire dans une neige profonde. C’est la planche polyvalente par excellence, puisqu’elle a été conçue pour s’adapter parfaitement à tous les types de terrain neigeux. La forme de cette planche est dite directionnelle, ce qui lui confère une excellente maniabilité.
Le Freestyle : Sauts, Figures et Half-pipe
Le Freestyle se concentre sur les sauts, les figures, les glissades sur rail, les halfpipes et le switch riding. Il est plus adapté aux professionnels car les techniques sont majoritairement aériennes. La planche freestyle, également appelée Twin tip, est de forme symétrique et a été conçue pour une glisse dans les deux sens. Elle a pour avantage de privilégier surtout le style et les figures. Il s’agit de planches généralement larges et plutôt courtes pour essentiellement permettre au snowboarder d’avoir une stabilité accrue lors de la réception et du « tourner court », un virage bref et sec dans le jargon de la discipline. Elles ont également la particularité d’allier souplesse et légèreté, deux qualités fondamentales pour réaliser des tricks (figures de style). C’est la planche idéale pour le Snow Park, lieu par excellence pour réaliser de nombreux tricks.
Le Jib : L'Art de Glisser sur des Surfaces Non Standard
Le style Jib consiste à effectuer des figures sur des surfaces non standard. Les mouvements et les astuces sont évidents dans le nom même «jib» qui, en tant que nom, signifie rails métalliques, boîtes, bancs, rebords en béton, murs, véhicules, roches et rondins. En tant que verbe, cela signifie sauter, glisser et monter sur ces objets. Le Rail Jam est un événement majeur de jib et les coureurs exécutent des figures sur des rails, des boîtes, des tuyaux, des manèges muraux et plusieurs autres fonctionnalités créatives.
Le Slopestyle : Le Parcours d'Obstacles et de Figures
Ce style consiste à effectuer des figures en descendant sur un parcours. Le parcours est généralement rempli d'obstacles tels que des boxes, des rails, des sauts et des foc.
Le Big Air : L'Envol et les Figures Aériennes
Les coureurs qui optent pour le style Big Air exécutent des figures après avoir lancé un saut artificiel, spécialement conçu pour cela. Les coureurs exécutent des figures dans les airs tout en essayant d'atteindre une hauteur et une distance importantes et de terminer avec un atterrissage en douceur.
Le Half-pipe : L'Acropbate dans le Fossé Semi-Circulaire
Ce style est exécuté dans un fossé semi-circulaire creusé dans les montagnes ou dans une rampe spécialement construite en neige avec des murs.
Le Boardercross (Snowboard X) : La Course Contre la Montre et les Adversaires
Aussi connu sous le nom de «Boarder X» et «Snowboard X», il s'agit d'un ajout relativement récent dans l'industrie du snowboard. En 2006, il a gagné sa place en tant que sport olympique d'hiver officiel. En Boardercross, un certain nombre de coureurs parcourent un parcours similaire à une piste de motocross de moto, un parcours chronométré qui consiste en des franchissements de portes, de bosses et autres virages relevés. La planche Boardercross a une taille moyenne, à mi-chemin entre une planche alpine et une planche freestyle. Elle a été conçue pour le parcours d’obstacles dit boardercross, d'où elle tire d'ailleurs son nom. Elle est faite en Flex, un matériau réputé pour sa rigidité, et elle s’adresse à toutes les catégories de pratiquants.
Le Big Mountain : L'Exploration du Terrain Vierge
Le Big Mountain est exécuté sur un terrain dégagé où les coureurs doivent relever le défi de trouver leur chemin dans la montagne avec le plus de style et de difficulté.
Le Snowboard Racing : Vitesse et Précision entre les Portes
Le Snowboard Racing oblige le pilote à effectuer un parcours de descente constitué d'une série d'indicateurs de virage qui se présentent sous la forme de portes. Ces portes se composent d'un grand poteau et d'un poteau court reliés par un panneau triangulaire qui sont placés à une distance prescrite dans la neige. Le snowboard freecarve, dans le contexte des compétitions olympiques, oblige le cavalier à manœuvrer autour des portes et des poteaux. Il existe deux types de courses de snowboard aux Jeux olympiques : le slalom parallèle et le slalom géant parallèle. En slalom parallèle, les coureurs descendent à travers des ensembles de portes qui nécessitent des virages techniques serrés et rapides tout en affrontant un autre adversaire dans l'autre parcours.
Le Splitboard : La Planche Randonneuse Polyvalente
Le Splitboard a la particularité de pouvoir être scindé en deux dans le sens de la longueur. Une fois scindée, la planche se transforme en ski. Il s’agit donc d’un snowboard qui peut se muter en paires de skis. Il est donc idéal pour s’adonner au freeride et à de la randonnée sur neige. Une fois scindées, les deux parties peuvent se déplier davantage, de sorte à constituer de véritables skis. La planche est livrée avec une interface « mode ride » et « mode ski » que le rider peut facilement basculer entre les deux. Le changement ne prend que 1 à 2 minutes et se fait en déverrouillant les spatules et les queues du snowboard et en déplaçant les fixations du mode ride au mode ski. L'étape suivante consiste à appliquer les peaux d'escalade fixées sur le côté de la planche et à procéder à l'écorchage. Le retour de la planche en mode ride implique les mêmes étapes mais en sens inverse. Le Splitboard offre une flottabilité, une capacité de glisse et une facilité d'utilisation lors du transport d'un sac à dos.
La Planche Poudreuse (Powder) : Flotter sur la Neige Fraîche
Destinée à la poudre comme son nom l’indique, elle s’adresse à toutes les catégories de snowboarder, du débutant au plus expérimenté. Sa queue particulière, dite swallow-tail (queue d’hirondelle ou de pie), est facilement reconnaissable et confère à la planche une capacité de déformation élevée, favorisant la flottabilité.