Le gilet de sauvetage est un équipement de sécurité essentiel pour la pratique de sports nautiques tels que la planche à voile, le kitesurf et bien d'autres. Il est primordial de comprendre les normes et réglementations en vigueur pour choisir un gilet adapté à votre pratique et garantir votre sécurité sur l'eau. Cet article vous fournira une vue d'ensemble des différents types de gilets, des normes de sécurité, des réglementations françaises et des critères de choix pour vous aider à faire le meilleur choix.
Rôle et importance des gilets de flottaison 50N
Le gilet de flottaison joue un rôle crucial dans la pratique sécurisée des activités nautiques en offrant une protection accrue en augmentant la flottabilité, ce qui aide à prévenir les risques de noyade. Il s'agit d'un équipement essentiel pour les sports comme le kitesurf, la voile ou le wing, et il est recommandé pour tous les pratiquants. Plus léger et moins encombrant qu'un gilet de sauvetage, cet équipement de flottaison est un allié précieux pour votre sécurité lors des activités nautiques, notamment lorsque vous chutez et devez redécoller votre voile.
Quelle est la différence entre un gilet de sauvetage et un gilet de flottaison ?
La distinction entre un gilet de sauvetage et un gilet de flottaison réside principalement dans leur fonction et leur utilisation. Un gilet de sauvetage est conçu pour maintenir la tête de l'utilisateur hors de l'eau, même s'il est inconscient. Il assure le retournement automatique du porteur sur le dos et présente une flottabilité d'au moins 100 Newtons. C'est donc un équipement de sécurité indispensable pour les personnes qui ne savent pas nager ou pour les situations à haut risque. En revanche, le gilet de flottaison vise à augmenter la flottabilité du porteur. Il ne garantit pas le retournement de la personne sur le dos ni le maintien de la tête hors de l'eau. Cet équipement est plus adapté aux personnes sachant nager et qui souhaitent un élément de sécurité lors de leur pratique. Il est important de noter qu'un gilet de flottaison est différent d'une veste d'impact.
Caractéristiques des gilets de flottaison
Les gilets de flottaison sont conçus en nylon, néoprène ou polyester, intégrant de la mousse pour assurer la flottabilité du pratiquant. Le choix du gilet dépend de l'activité nautique pratiquée. Pour débuter le SUP, la planche à voile ou le kitesurf, un gilet de flottaison peut suffire. Pour les activités plus intenses telles que le surf, le kitesurf, le wakeboard ou le ski nautique, une veste d'impact sera à privilégier pour limiter les chocs, surtout pour les pratiquants de niveau intermédiaire à expert. Il est crucial de choisir un gilet à la bonne taille pour garantir son efficacité en cas d'urgence. Un gilet trop grand ou trop petit ne sera pas efficace. Il est important de se sentir à l'aise et d'avoir un bon maintien. Le système de fermeture est également un élément à considérer. Un système de fermeture à l'avant est plus pratique pour les activités où vous êtes susceptible de devoir enlever et remettre le gilet régulièrement, tandis qu'un système de fermeture zippé ou à boucle peut être plus confortable pour les activités où le gilet doit rester en place.
Réglementation et normes en vigueur pour les gilets de flottaison
La réglementation exige que chaque gilet de flottaison soit homologué CE et respecte les normes ISO, notamment la norme ISO 12402. Cette norme classe les gilets selon leur niveau de flottabilité, exprimé en Newtons (1 Newton = 0.1 kg). Elle distingue notamment :
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- Les gilets de sauvetage à flottabilité permanente 150 N, recommandés pour une utilisation en eau vive.
- Les gilets d’aide à la flottaison 50 N et 100 N, recommandés pour une utilisation proche des côtes.
Plus un gilet possédera de Newtons, plus il sera efficace. Il est également recommandé de procéder à une vérification annuelle pour s'assurer de leur efficacité.
Les différentes classes de gilets de sauvetage et d’aide à la flottabilité
Les EIF sont classés en fonction de normes européennes de sécurité et de conception qui en définissent les critères de confort et d’indice de flottabilité. L’indice de flottabilité d’un gilet de sauvetage ou d’aide à la flottabilité, exprimée en Newtons (N), quantifie la force qui va avoir tendance à vous pousser vers le haut lorsque vous êtes dans l’eau (la poussée d’Archimède). Plus la valeur est élevée, plus la force exercée par le gilet pour vous maintenir à flot est forte et donc moins vous avez d’efforts à fournir pour vous maintenir à la surface.
Le corps humain étant constitué en majorité d’eau et la graisse étant moins dense que l’eau, c’est le poids des muscles, des os et des vêtements qui déterminent la flottabilité d’une personne. En conséquence, les EIF sont classés essentiellement en fonction des pratiques des utilisateurs plutôt que de leur morphologie, à condition que les gilets puissent être ajustés correctement.
Tous les nouveaux gilets de sauvetage vendus en Europe doivent être conformes à la norme ISO 12402 de l'Organisation internationale de normalisation.
Les normes européennes sont au nombre de quatre et définissent des classes de flottabilité correspondant à des indices de flottabilité minimaux requis pour les gilets de sauvetage ou d’aide à la flottabilité : 50 N, 100 N, 150 N et 275 N. D’autre part, hors des gilets 50 N, plus la classe d’un gilet est élevée, plus grande est sa capacité d’aide au retournement de personne inconsciente (notamment en cas de port de vêtements lourds ou susceptibles de faire apparaître des poches d’air comme les cirés ou pantalon de cirés).
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Les fabricants proposent de plus des gilets d’indices de flottabilité intermédiaires dans un souci d’optimisation de la sécurité et du confort lors de la pratique d’activités nautiques. En particulier, les fabricants, en travaillant sur les différents éléments des gilets, peuvent en améliorer les propriétés d’aide au retournement.
- Gilets d’aide à la flottabilité de classe 50 N
Appelés gilets d’aide à la flottabilité, ils sont conçus pour maintenir l'utilisateur à flot dans « une position où la bouche et le nez sont hors de l’eau » (extrait norme ISO 12402-5), mais pas pour retourner sur le dos une personne inconsciente. Ce type d’équipement exige une participation active et convient pour des personnes sachant nager. Il est destiné à une pratique avec une assistance proche (secours ou moyen de flottaison) et « ne peut garantir la sécurité du porteur pendant une longue période » (extrait norme ISO 12402-5). Les gilets avec un indice de flottabilité supérieur à 50 N et inférieur à 100 N sont dans la classe de flottabilité 50 N.
- Gilets de sauvetage de classe 100 N
Il s’agit ici de gilets de sauvetage qui sont conçus pour des eaux calmes et protégées où l’arrivée des secours n’est pas immédiate. Ils peuvent nécessiter une participation active de l’utilisateur pour sortir le visage de l’eau et dégager ainsi le nez et la bouche.
- Gilets de sauvetage de classe 150 N
Ces gilets sont adaptés à la navigation en haute mer. Ils assurent le retournement de la personne, même inconsciente, en moins de 5 secondes.
- Gilets de sauvetage de classe 275 N
Ces gilets de sauvetage sont conçus pour des conditions de mer et de temps sévères au large ou dans un cadre professionnel. Ils visent à compenser le port de vêtements de protection lourds ou susceptibles de créer des poches d’air qui entravent la capacité d'auto-retournement des gilets de sauvetage.
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- Homologation SOLAS (Safety Of Life At Sea)
Certains gilets de sauvetage, en plus de suivre la norme européenne, sont homologués SOLAS. Cela concerne les activités nautiques pratiquées dans un cadre professionnel et garantit des normes minimales de sécurité pour les navires marchands. Dans l’Union européenne, ces équipements répondent aux exigences de la Directive Européenne MED 2014/93/EU.
Gilets de flottaison pour différentes catégories d'utilisateurs
Les gilets de flottaison se déclinent en différents modèles afin de s'adapter aux besoins spécifiques des amateurs d'activités nautiques telles que la voile, le stand up paddle, le kitesurf, la wing, le windsurf, et le kayak, entre autres. Il existe différents types de gilets à différents prix, disponibles pour assurer votre flottaison si vous tombez à l'eau. Des marques reconnues dans les sports de glisse proposent des aides à la flottabilité.
Exemples de gilets de flottaison
Le Flow Neo Vest est un gilet 50N idéal pour la pratique de la voile, du kite ou du windsurf. Testé et certifié pour la protection contre les chocs et les impacts, il aide également à la flottaison. Il offre une élasticité sans précédent, une coupe ajustée et une mobilité maximale. Ses pads antichocs protègent des collisions au niveau des côtes. Il est également compatible avec les ceintures de trapèze, mais également les harnais de kite.
Chez ION, la Booster Vest est un modèle double boucle pour la pratique de sports nautiques : Kite, Windsurf, Wake ou Ski Nautique. Grâce à son homologation CE EN393 / 50N, ce gilet garantit ainsi une aide à la flottabilité sans gêner la liberté de mouvement. Grâce à ses deux boucles et sa fermeture Zip sur l'avant, il est très facile à mettre en place.
La marque Jobe a également créé des modèles pour les hommes et les femmes pour le ski nautique par exemple. Tous leurs gilets ont une flottabilité minimale de 50N et sont certifiés IS0.
Pour les femmes, certains gilets sont conçus avec une coupe plus adaptée à leur morphologie. Des gilets pour les hommes sont également disponibles, souvent avec plus de flottabilité pour compenser un poids généralement supérieur. Pour les enfants, les gilets sont souvent dotés de caractéristiques supplémentaires comme des sangles sous-fessières ou des ceintures pour un maintien optimal.
Quel gilet pour quel poids ?
Le gilet de sauvetage est un élément de sécurité indispensable dans la pratique des sports ou activités nautiques. Appelé équipement individuel de flottabilité (EIF) dans les réglementations nationales et internationales, son port ou sa présence à bord des embarcations est obligatoire dans la majorité des cas dès que l’on sort des activités de bord de mer ou de bord de plan d’eau. Il existe de multiples modèles et types de gilets de sauvetage qui sont plus ou moins adaptés aux différentes pratiques nautiques. Normes de sécurité, confort d’utilisation, budget sont autant de paramètres à prendre en compte dans le choix d’un gilet de sauvetage. Ainsi, la pratique régulière de la navigation au large par gros temps ou temps incertain ne nécessitera pas le même budget et le même type d’équipement que l’occasionnel cabotage en famille ou entre amis durant les fins de semaines ensoleillées. De même, un sportif assidu à la pratique de la voile légère portera un intérêt particulier à l’aisance de mouvement dans son choix de gilet. Au-delà de la réglementation, le gilet de sauvetage ne doit pas être perçu comme une contrainte mais comme un accessoire indispensable pour profiter au mieux de votre loisir : un gilet de sauvetage adapté à votre activité et votre morphologie vous apporte une garantie de sécurité en cas de problème sans vous entraver dans votre pratique.
La réglementation française
La réglementation française sur l’usage des équipements individuels de flottabilité dans le cadre de la navigation de plaisance est fixée par ce qu’on appelle communément la division 240 qui stipule les « règles de sécurité applicables à la navigation de plaisance en mer sur des embarcations de longueur inférieure ou égale à 24 m » (extrait du texte de la division 240). La réglementation est complexe et il est recommandé de se renseigner auprès de la fédération sportive de rattachement de votre activité si vous avez un doute sur ce qui s’applique pour votre pratique.
Le matériel de sécurité embarqué à bord ou porté lors de la pratique d’une activité nautique est fonction de la navigation pratiquée et de la distance d’éloignement d’un abri. Un abri étant un endroit de la côte où une embarcation et son équipage peuvent se mettre en sécurité. Pour les annexes, le navire porteur est considéré comme un abri (Article 240-2.09 de la division 240).
Dans le cas de la pratique d’une activité incluant plusieurs personnes à bord d’une même embarcation (voilier, bateau à moteur, annexe, dériveur, etc.), un chef de bord doit être désigné. Il est alors le responsable du respect des règles de sécurité et notamment, de l’embarquement et du bon usage des gilets de sauvetage.
Distances d'éloignement d'un abri et obligations
- Moins de 300 mètres d’un abri
Dans cette zone, les engins de plages et les embarcations propulsés par l’énergie humaine (kayak, paddle, surf, bouées, etc.), les planches à voile, les kite-surf et les planches nautiques à moteur (planches électriques à foil) sont dispensés du port d’un gilet d’aide à la flottabilité ou de sauvetage.
Les annexes de bateau n’ont pas d’obligations réglementaires à moins de 300 m d’un abri côtier, mais seulement une recommandation d’embarquer un gilet de sauvetage de classe de flottabilité d’au moins 50 N par personne. En revanche, à plus de 300 m d’un abri côtier (et donc moins de 300 m du navire porteur), la recommandation précédente devient une obligation, ainsi que l’embarquement d’un moyen de repérage lumineux étanche.
Le reste des embarcations ou des activités nautiques sont soumises au port d’un gilet au minimum 50 N.
La seule exception est l’usage des engins à sustentation hydropropulsés (Flyboard) qui nécessite le port d’une combinaison en plus d’une aide à la flottabilité d’au moins 50 N.
- De 300m à moins de 2 milles d’un abri
En règle générale, la pratique d’une activité nautique dans la zone de 300 m à 2 milles nautiques d’un abri impose le port au minimum d’un gilet de sauvetage de classe 50 N.
Suivant votre activité (dériveur, kayak, etc., renseignez-vous auprès de votre fédération), vous pouvez en être dispensé à condition de porter une « combinaison humide en néoprène ou sèche assurant au minimum une protection du torse et de l’abdomen, une flottabilité positive et une protection thermique » (extraits de la division 240).
Dans le cas d’un voilier (habitable ou dériveur de plus de 4 m) ou d’un bateau à moteur, vous devez embarquer autant de gilets de sauvetage (au minimum de classe 50 N) que de personnes à bord. Le port n’est pas obligatoire tant que le chef de bord ne l’a pas décidé.
Dans la pratique de la navigation en solitaire, Il est recommandé de porter en permanence un gilet de sauvetage (au minimum de classe 50 N).
D’autre part, pour certaines activités ou suivant les conditions de pratique, vous devez disposer d’un dispositif lumineux. Il peut être collectif (voilier habitable avec dispositifs réglementaires par exemple) ou individuel (voile légère, kayak, etc.). Dans ce dernier cas, il doit être étanche et d’une autonomie d’au moins 6 heures (type lampe flash, lampe torche ou cyalume). Il peut aussi être fixé à votre gilet de sauvetage et vous trouvez des modèles de gilets de sauvetage qui intègrent un élément lumineux.
- De 2 milles à moins de 6 milles d’un abri
Au-delà des 2 milles nautiques et jusqu’à 6 milles nautiques d’un abri, les activités autorisées nécessitent le port ou l’embarquement de gilets de sauvetage avec un indice de flottabilité minimum de 100 N.
Un dispositif lumineux étanche et d’une autonomie d’au moins 6 heures est obligatoire dans les mêmes conditions que pour une navigation à moins de 2 milles d’un abri.
Certaines activités sont dispensées de gilets de sauvetage si les participants portent une combinaison néoprène ou sèche :
de flottabilité au moins 50 N.
qui assure la protection du torse et de l’abdomen.
de couleur vive autour du cou ou des épaules ou équipée d’un dispositif lumineux permanent.
Plus de 6 milles nautiques d’un abri
À plus de 6 milles nautiques d’un abri les voiliers et navires à moteur doivent embarquer autant de gilets de sauvetage, de classe 150 N au minimum, qu’il y a de personnes à bord.
De plus chaque membre d’équipage doit disposer d’un harnais et d’une longe.
Quel type de gilet de sauvetage choisir?
Deux types de gilets de sauvetage existent :
- gilets en mousse
- gilets gonflables
Les deux respectent les normes de sécurité officielles, et c’est votre budget, votre pratique de la voile et l’utilisation anticipée des gilets qui vont orienter le choix.
Gilets en mousse
C’est parmi ce type de gilets de sauvetage que se trouvent les gilets les moins chers à l’achat. La flottabilité est permanente du fait de la présence de mousse. C’est le volume total de mousse qui détermine sa catégorie de flottabilité, les gilets de classe 150 N étant les plus volumineux. Les plus volumineux peuvent freiner la mobilité pendant les manœuvres ou les déplacements. Ils se présentent sous forme de brassières ou de gilets. Dans ce dernier cas en particulier, ils permettent aussi de fournir une protection aux chocs. Les brassières s’enfilent autour du cou et sont maintenues grâce à des sangles entre le thorax et le bassin. Les gilets disposent généralement de sangles sous cutales pour un meilleur maintien. Dans la classe de flottabilité 50 N et sous forme de gilets, ils sont peu encombrants et adaptés à la pratique de la voile légère en bord de mer, du kayak ou encore du kite-surf. Mis à part un rinçage à l’eau douce après usage en mer, ils ne demandent pas d’entretien particulier. Ne supportant pas de date de révision (à la différence des gilets gonflables), ils sont une option intéressante si vous pratiquez votre activité nautique de façon occasionnelle : il n’y a pas de risque de devoir reporter votre sortie en mer à cause d’un gilet inutilisable, car vous avez oublié la date de révision. Si vous pratiquez la voile habitable, les gilets en mousse sont particulièrement adaptés à un usage d’appoint. Le budget reste contenu et la fonction sécuritaire est garantie. Cela vous permet de disposer de l’équipement pour accueillir occasionnellement des membres d’équipage ou des passagers.
Gilets gonflables
Le gonflage du gilet est assuré instantanément par une cartouche de CO2 (dioxyde de carbone) dont la percussion est manuelle ou automatique suivant les modèles. Ce type de gilet de sauvetage présente des coûts supplémentaires d’entretien associés au remplacement de la cartouche et du système de déclenchement automatique le cas échéant. Ils sont disponibles pour toutes les classes de flottabilité de 50 N à 275 N. Généralement plus confortables que leurs homologues en mousse, ils se présentent sous forme de plastron d’encombrement très réduit avec des sangles de fixation et peuvent intégrer un harnais. Correctement ajustés, ils se portent sans perte d’agilité pendant les manœuvres et ne gênent pas dans les déplacements à bord. En voile habitable, l’équipage habituel et actif est généralement pourvu de gilets gonflables. Les membres d’équipage moins actifs ou les passagers occasionnels peuvent se voir affecter des gilets en mousse.
- Déclenchement manuel
Les gilets de sauvetage à déclenchement manuel se gonflent en tirant sur un cordon qui déclenche la percussion de la cartouche de CO2. Ce mode de déclenchement du gilet suppose la participation active du porteur ce qui peut être un risque dans certaines situations et est impossible en cas de perte de connaissance.
- Déclenchement automatique (hydrosoluble)
Ce type de gilet automatique est bien adapté pour la pratique de la voile en habitable : le gilet de sauvetage se gonfle automatiquement en cas d’immersion dans l’eau. Le gonflage est déclenché par un dispositif sensible à l’eau mais résistant aux embruns et à l’humidité.
Le gilet de sauvetage en planche à voile, kitesurf et autres sports nautiques
À la différence des impact vest de protection, les gilets de sauvetage ont les normes CE 50N, 100N ou 150N qui permettent de garantir la flottaison et de conserver la tête hors de l'eau en cas d'évanouissement. La norme des gilets de sauvetage est définie en fonction de leur flottabilité. On exprime la flottabilité d'un gilet avec une mesure en Newton. Pour pratiquer les sports comme la planche à voile ou le kitesurf, il faut un gilet avec une norme d'au moins 50 Newton.
Choisir son gilet en fonction de la distance d'un abri
Dans le milieu nautique, les activités sont classées en fonction de leur distance de pratique d’un abri. Le temps que les secours mettent pour venir sauver un naufragé dépend effectivement de la distance entre le navire et les côtes. Il vous faut donc un gilet qui vous permette d’être maintenu à la surface de l’eau le plus longtemps possible en les attendant. Le choix de votre gilet de sauvetage se fait aussi selon le niveau de confort recherché et nécessaire pour la bonne pratique de votre activité. Pour les pratiquants de loisirs nautiques à moins de 2 milles d’un abri, comme la voile légère, le stand up paddle, le kitesurf ou le wakeboard, vous serez obligés de vous munir d’un gilet d’aide à la flottabilité de 50 Newtons minimum. C'est le modèle de gilet de sauvetage pour sports nautiques qui est recommandé dans le cadre d'une activité de ce type sur l'eau. La norme EN ISO 12402-5 le rend obligatoire. Elle concerne donc les personnes sachant bien nager, évoluant à proximité du rivage et des secours. Ce gilet d’aide à la flottabilité ne garantit pas le retournement d'une personne inconsciente. Pour la pratique de la voile légère, le modèle de gilet de sauvetage 50N ProRacer Gill fera toute la différence. Ce produit est disponible en taille adulte ou enfant. Si vous portez du matériel qui vous alourdi légèrement, porter un gilet de sauvetage de 100 Newtons d’entrée de gamme est une bonne idée. Pour les adeptes de la navigation côtière, à moins de 6 milles d’un abri, il faudra porter un gilet de sauvetage à flottabilité 100 Newtons. La norme EN ISO 12402-4 rend ce gilet obligatoire. Elle concerne l’adulte et l’enfant naviguant sur des plans d’eau calme et abritées, à distance modérée des secours. Pas toujours disponibles en système gonflable, ces gilets assurent un retournement sur le dos du porteur en 10 secondes.