Naviguer en scooter des mers ou en jet ski est une activité qui procure des sensations fortes, mais elle impose des impératifs de sécurité rigoureux. À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame. Un bon gilet de sauvetage est essentiel lorsque vous naviguez en scooter des mers ou en jet ski. En plus de la flottabilité que procurent ces gilets, ils vous offrent une protection lors des chutes.
La distinction entre aide à la flottabilité et gilet de sauvetage
Pour bien choisir, il faut d'abord comprendre la différence entre les dispositifs. Un gilet de ski nautique, également appelé gilet de protection, est conçu pour l’action : ski nautique, wakeboard, kneeboard, bref, toutes les activités où vous tombez régulièrement (et à grande vitesse) dans l’eau. Il vous offre une grande liberté de mouvement et une certaine protection en cas de chute, mais n’est pas conçu comme un dispositif de sécurité en cas d’urgence.
En dessous de 100 N, une brassière est considérée comme une aide à la flottabilité. La flottabilité d'un gilet est exprimée en Newtons (N), une mesure de la force de flottabilité fournie. Les gilets de sauvetage sont classés selon différents niveaux de flottabilité, adaptés à divers environnements aquatiques. Contrairement aux gilets de sauvetage, la plupart des modèles de vêtement de flottaison individuel (VFI) fournissent une flottabilité réduite et ne sont pas conçus pour retourner automatiquement le visage de l’utilisateur vers le haut ou pour l’incliner sur le dos.
Matériaux et ergonomie pour le jet ski
Tout d'abord, les gilets sont fabriqués à partir de différents matériaux, nylon et néoprène. Le nylon a la propriété d'être un matériau un peu plus lisse, il remonte donc plus facilement. Le néoprène, en revanche, a un ajustement beaucoup plus soigné. De ce fait, il s'adapte mieux à votre corps, tient mieux en place et offre plus de liberté de mouvement que le nylon. Les vestes en néoprène jet ski sont souples et imperméables. Elles ont aussi une durée de vie plus longue en raison de leur résistance à la dégradation à cause des UV et de l'abrasion. En effet, la matière néoprène est une sorte de mousse de caoutchouc flexible qui, en cas d'incident ou d'accrochage, réduit les dommages subis sur le gilet.
Vous avez également le choix entre des gilets avec une fermeture frontale et une fermeture latérale. En raison du panneau complet sur la poitrine, les gilets à fermeture latérale offrent un peu plus de protection que les gilets à fermeture frontale. La fermeture à l'avant vous permet d'enfiler et d'enlever plus facilement votre gilet. Nous voyons également de plus en plus d'impact shields sur les motomarines.
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Critères de choix et normes de sécurité
L'Europe impose des normes strictes pour l'utilisation d'un gilet de sauvetage ou d'une aide à la flottabilité. Tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet. La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275).
- 50 Newtons : Flottabilité minimale adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Ils sont utilisés dans divers contextes, tels que la navigation de plaisance, la pêche, le canoë-kayak.
- 100 Newtons : Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d’avoir à attendre l’arrivée des secours en eaux abritées.
- 150 Newtons et 275 Newtons : Ces niveaux sont principalement destinés à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides.
La division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance. Il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Celui-ci peut être collectif, sous la forme d'une lampe torche étanche, ou individuel.
Entretien et vérifications techniques
Le meilleur gilet est celui que vous porterez réellement. Un gilet qu'on ne porte pas ne sauve personne. L’entretien régulier des gilets de sauvetage est crucial pour assurer leur fonctionnalité et leur fiabilité en cas d’urgence. Avant et après chaque utilisation, vérifiez l’absence de déchirures, de coupures, de moisissures, de coutures défaillantes ou de matériel corrodé. En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé. Laissez le gilet sécher complètement à l’air libre, mais évitez l’exposition directe au soleil, qui peut affaiblir les matériaux synthétiques.
La durée de vie d’un gilet de sauvetage dépend de la fréquence et des conditions d’utilisation, mais un remplacement tous les cinq à dix ans est une bonne règle générale. Pour les gilets gonflables, il vous faudra remplacer la cartouche de gaz après utilisation du gilet de sauvetage, ou si elle n'est plus opérationnelle. Pour un gilet automatique, il faudra en plus changer également la pastille à sa date d'expiration ou après utilisation du gilet.
Conseils pour l'essayage et l'ajustement
L’essayage est une étape critique dans le choix d’un gilet de sauvetage. Lors de l’essayage, il est important de porter des vêtements similaires à ceux que vous porteriez habituellement lors de vos activités nautiques. Enfilez le gilet de sauvetage, attachez toutes les sangles et ajustez-les jusqu’à ce que le gilet soit bien ajusté mais confortable. Il ne devrait pas remonter au-dessus de votre menton ou de votre visage lorsque vous levez les bras.
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Pour vérifier si le gilet reste en place, demandez à un ami de se placer derrière vous et de tirer le gilet par les épaules. Un gilet de sauvetage doit s’adapter parfaitement au corps de l’utilisateur pour assurer son efficacité en cas d’immersion. Des gilets trop grands peuvent remonter autour du visage, tandis que ceux trop serrés peuvent être inconfortables et restreindre les mouvements. Pour les enfants, il est impératif qu’il soit équipé d’une sangle sous-cutale (qui passe entre les jambes et sous les fesses) afin de garantir qu’il ne remonte pas.
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