Devant la quantité de modèles disponibles sur le marché, il peut sembler difficile de trouver un gilet de sauvetage adapté. Taille, poids et newtons sont autant de critères à définir avant de vouloir acheter un gilet de sauvetage. S'il est porté, le vêtement de flottaison individuel, ou VFI, est un élément de sécurité essentiel qui vous permettra d'augmenter vos chances de survie dans l'eau en cas d'accident. À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame.
Comprendre les catégories d'équipements de flottaison
Les vêtements de flottaison individuels se déclinent en deux grandes catégories. Dans les deux cas, différents produits existent et s'adapteront facilement à la morphologie du porteur selon si c'est un homme, une femme ou un enfant.
Les gilets à flottabilité inhérente, plus connus sous le nom de gilet mousse ou brassière de sécurité, sont des gilets qui offrent une flottabilité grâce à des matériaux qui flottent par eux-mêmes, tels que la mousse de polyéthylène ou la mousse PVC. Ces gilets ne nécessitent pas d’être gonflés pour fonctionner, ce qui les différencie des gilets gonflables. Ils sont considérés comme très sûrs, car ils n’ont pas de composants mécaniques ou de cartouches de CO2 qui pourraient potentiellement faillir. Leurs matériaux de base sont robustes, ne pourrissent pas et résistent à la lumière, au déchirement ainsi qu’à l’écrasement.
De leur côté, les gilets gonflables représentent une innovation majeure dans le domaine de la sécurité nautique, combinant confort et haute performance en flottabilité. Ces dispositifs sont conçus pour être à la fois légers et peu encombrants, offrant une liberté de mouvement inégalée. Les gilets de sauvetage gonflables possèdent une ou plusieurs chambres et assurent le retournement d'une personne, même inconsciente. De par sa fabrication, un gilet gonflable est plus coûteux, mais plus confortable et moins encombrant. Les manœuvres et déplacements sur le pont sont ainsi facilités.
Il existe deux grandes familles de gilets gonflables : les gilets avec système de déclenchement automatique (le gonflage se fera soit par immersion ou pression de l'eau) et les gilets à déclenchement manuel (niveau de sécurité minimum, l'utilisateur doit actionner le système).
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Les critères techniques : Newtons et normes de sécurité
La flottabilité d'un gilet est exprimée en Newtons (N). Cette valeur indique la force de portance du gilet une fois gonflé. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides.
- 50 Newtons (Aide à la flottabilité) : Adaptée à un usage de loisir ou sportif (voile légère, dériveur, stand up paddle, kayak). Ce niveau offre un faible encombrement, mais présente des performances limitées en eaux agitées. Il n'assure pas le retournement.
- 100 Newtons : Adaptée à un adulte de corpulence moyenne, cette flottabilité est destinée aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées ou intérieures.
- 150 Newtons : Adaptée à un adulte de corpulence moyenne, c'est un standard pour la navigation côtière et hauturière. Il est capable de retourner une personne inconsciente équipée d'une vareuse ou d'un ciré.
- 275 Newtons : Conçus pour avoir une force suffisante pour retourner, en toute sécurité, sur le dos toutes personnes portant des cirés lourds après être passées par-dessus bord. Destiné à une utilisation hauturière dans des conditions extrêmes.
Tous les gilets de sauvetage doivent être agréés CE ou ISO. Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet. Pour les professionnels, les gilets IMO SOLAS répondent à la convention instaurée par l'Organisation Maritime Internationale, avec des exigences renforcées comme la présence de deux chambres indépendantes.
Choisir selon l'activité et le profil
Le choix du modèle dépendra avant tout de votre pratique. Si le gilet en mousse est plébiscité pour le kayak, le dériveur ou le jet ski en raison de sa résistance aux chocs et de ses poches de rangement, le gilet gonflable sera privilégié pour la navigation de plaisance, la régate ou la croisière où la liberté de mouvement est cruciale.
La réglementation (Division 240) impose des minimums. Par exemple, les enfants jusqu'à 30 kg doivent disposer en permanence d'un gilet de sauvetage d'une flottabilité certifiée de 100 N. Pour les adultes, le choix du modèle doit se faire en tenant compte du poids total du corps, qui augmente avec les couches de vêtements. Ainsi, même un excellent gilet peut faillir s'il n'est pas adapté à la charge pondérale réelle du porteur. En navigation solitaire, par mer formée ou avec un ciré épais, choisissez systématiquement le cran de flottabilité au-dessus du minimum réglementaire.
Systèmes de déclenchement et maintenance
Le mécanisme de gonflage automatique est le cœur technique de votre sécurité. Le système UML MK5, très répandu, utilise une pastille hydrosoluble qui se dissout au contact de l'eau. Le système Pro Sensor Elite intègre des indicateurs visuels avancés permettant de vérifier que la cartouche est correctement installée. Le système hydrostatique (Hammar) se déclenche uniquement par la pression de l'eau, ce qui évite les gonflages intempestifs en cas d'embruns ou de fortes pluies.
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L'entretien est vital. Avant chaque sortie, une inspection visuelle est indispensable :
- Vérifiez l'absence de déchirures ou de moisissures.
- Inspectez les coutures et les sangles.
- Pour les gonflables, vérifiez l'état de la cartouche et de la pastille de déclenchement via les fenêtres de visualisation.
- Rincez systématiquement à l'eau douce après usage en milieu salin.
- Stockez à l'abri de l'humidité et du soleil direct, qui dégrade les matériaux synthétiques.
Une vérification générale périodique, incluant le test des coutures et des systèmes gonflables, doit être effectuée tous les 12 mois. Un gilet de sauvetage bien entretenu est un gage de longévité, mais gardez à l'esprit qu'un remplacement tous les cinq à dix ans est préconisé par les professionnels.
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