Naviguer en toute sécurité sur l’eau commence par des préparatifs appropriés, un des éléments les plus essentiels pour chaque plaisancier est sans doute le gilet de sauvetage. Que vous soyez un marin expérimenté ou un amateur de sports nautiques, le gilet de sauvetage vous protège d’imprévu en mer. En plus de répondre aux règles et impératifs de sécurité de la navigation, il protège chacun de vos passagers. À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame.
L'importance capitale de l'équipement de flottabilité
Le gilet de sauvetage est un élément de sécurité que tout usager à bord d’une embarcation se doit de posséder. Cependant il n’est pas obligé de le porter s’il se trouve proche d’un abri ou de la côte. Néanmoins sur l’eau nous ne sommes rien et un accident est vite arrivé. C’est pourquoi il est fortement conseillé de porter son gilet de sauvetage à bord de son navire de plaisance.
Lorsqu’il s’agit de naviguer ou de pratiquer des activités aquatiques, la sécurité nautique est primordiale. Au cœur de cet équipement de sécurité se trouve le gilet de sauvetage, un dispositif de flottaison essentiel qui sert à prévenir la noyade et à garantir la survie en mer. Une vague plus forte, un coup de vent, une faute de barre, ou simplement une perte d'équilibre… à l'eau. Remonter à bord d’un bateau s’avère très compliqué lors d’une chute à l’eau surtout quand on est seul. Imaginez-vous sans gilet de sauvetage, vous diminuez considérablement votre espérance de vie !
Comprendre les indices de flottabilité (Newton)
Les gilets sont classés par flottabilité qui s’exprime en Newton (50N, 75N, 100N, 150N, 165N, 200N, 225N, 250N et 275N). Plus le nombre est grand, plus le gilet va vous faire flotter et sera conseillé pour des conditions extrêmes, de grosses embarcations ou un fort éloignement de la côte. Et vice versa plus le chiffre est petit plus il sera adapté à une pratique proche du bord ou par temps calme.
La flottabilité d’un gilet de sauvetage est mesurée en newtons et détermine la capacité du gilet à maintenir une personne à la surface de l’eau. Exprimée en newtons (N), elle indique la force de portance du gilet une fois gonflé. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides.
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Voici les catégories de base selon la norme européenne :
- 50 Newtons (Aide à la flottabilité) : Utilisée dans divers contextes comme le canoë-kayak ou le paddle. Elle garantit la flottabilité d’une personne consciente, mais n’assure pas le retournement.
- 100 Newtons : Destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées.
- 150 Newtons : Adapté à une navigation pour toutes les eaux. Il assure le retournement sur le dos d'une personne inconsciente équipée d'une vareuse ou d'un ciré.
- 275 Newtons : Principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes.
Les gilets à flottabilité inhérente (Mousse)
Le plus simple des gilets est bien celui en mousse, aussi appelé gilet de flottaison. Un gilet à flottabilité inhérente est un type de gilet de sauvetage qui offre une flottabilité grâce à des matériaux qui flottent par eux-mêmes, tel que la mousse de polyéthylène ou mousse PVC. Ces gilets ne nécessitent pas d’être gonflés pour fonctionner, ce qui les différencie des gilets gonflables.
Ils sont considérés comme très sûrs, car ils n’ont pas de composants mécaniques ou de cartouches de CO2 qui pourraient potentiellement faillir. Le gilet en mousse est certainement le moins cher de tous. Entre 20 et 50 euros seront nécessaires pour s’en procurer un. On retrouve généralement trois plaques de mousse sur ce type de vêtement: une dorsale et deux au niveau du torse. Pour des pêches en kayak, un gilet d’aide à la flottabilité vous conviendra peut être.
Les gilets gonflables : Technologie et fonctionnement
Les gilets de sauvetage gonflables représentent une innovation majeure dans le domaine de la sécurité nautique, combinant confort et haute performance en flottabilité. Tous les gilets gonflables sont au minimum homologués à 100 newtons, assurant le retournement. Ces dispositifs sont conçus pour être à la fois légers et peu encombrants.
Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants. Un gilet à cartouche de CO2 est muni d’une cartouche qui, une fois percutée, vient gonfler un boudin autour de votre cou ce qui permet de maintenir la tête hors de l’eau.
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Il existe deux grands types de déclenchement :
- Manuel : Les gilets sont adaptés aux personnes habituées à être sur l’eau qui ne stressent pas une fois tombées à l’eau. On tire sur une poignée pour actionner le système.
- Automatique : Il ne s'active qu'en cas d'immersion complète dans l'eau, à une profondeur minimale de 10 cm.
- Pastille de sel/cellulose : La pastille se dissout au contact de l’eau et libère un ressort qui percute la cartouche.
- Système Hydrostatique (Hammar) : Se déclenche à la pression de l’eau. Il peut ainsi être éclaboussé sans risque que le système percute, idéal en navigation dans des conditions difficiles ou pour les équipiers d’avant.
La réglementation et les normes européennes
L'Europe impose des normes strictes pour l'utilisation d'un gilet de sauvetage ou d'une aide à la flottabilité. Tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet.
La Division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance. Le gilet de sauvetage doit être ajusté à votre morphologie. Pour les enfants jusqu'à 30 kg, ils doivent disposer en permanence d'un gilet de sauvetage d'une flottabilité certifiée de 100 N, quelle que soit la distance d'éloignement d'un abri.
Pour les professionnels de la mer et les conditions les plus exigeantes, les gilets SOLAS (Safety of Life at Sea) répondent à un cahier des charges renforcé, incluant souvent deux chambres indépendantes.
Choisir selon sa pratique et son activité
Choisir le bon gilet de sauvetage est essentiel pour assurer la sécurité en mer. Plusieurs questions permettent de définir son besoin : naviguez-vous souvent par mer formée ? Avec un ciré épais ? En solitaire ?
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- Pêche ou Paddle : Le gilet en mousse est recommandé car il offre une protection physique et reste simple d'entretien.
- Navigation hauturière : Le gilet gonflable 150N ou 275N est indispensable, souvent couplé à un harnais pour y fixer une longe. La norme EN ISO 12401 définit les exigences des harnais de sécurité et lignes de vie.
- Régate : Les modèles hydrostatiques (Hammar) sont préférés pour éviter les déclenchements intempestifs dus aux embruns.
Un gilet qu'on ne porte pas ne sauve personne. Le meilleur gilet est celui que vous porterez réellement.
Entretien, vérification et durée de vie
L'entretien régulier des gilets de sauvetage est crucial pour assurer leur fonctionnalité. Un gilet bien entretenu peut faire la différence entre la vie et la mort dans des situations critiques.
- Inspection : Avant et après chaque utilisation, vérifiez l’absence de déchirures, de moisissures ou de matériel corrodé.
- Nettoyage : En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé. Laissez le gilet sécher complètement à l’air libre, mais évitez l’exposition directe au soleil.
- Révision des gilets gonflables : Le gilet doit être révisé tous les deux ans par une station agréée. Il faut inspecter l'état de la vessie, de la cartouche CO2 et de la pastille de déclenchement.
- Remplacement : Une bonne règle générale est un remplacement tous les cinq à dix ans. Ne jamais utiliser de cartouche périmée ou vide.
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