Le gilet de sauvetage est un équipement individuel de flottaison (EIF) non négligeable pour garantir la sécurité des plaisanciers lors des pratiques nautiques. Un accident peut vite arriver, qu'il s'agisse d'un coup de vent, d'une filière qui lâche, d'une faute de barre ou simplement d'une perte d’équilibre qui peut amener à une chute dans l’eau. Remonter à bord du bateau en toute sécurité peut s’avérer parfois difficile, c’est pourquoi il est important de bien choisir son gilet de sauvetage. Ce dispositif permet à une personne de flotter plus facilement en cas de chute dans l'eau. Il permet de conserver la tête hors de l'eau et assure le retournement pour une personne inconsciente.
L'Impératif du Gilet de Sauvetage : Sécurité et Prévention des Accidents Maritimes
Pourquoi porter un gilet de sauvetage et quelle est la réglementation en cours ? Le gilet de sauvetage sauve des vies ! Dès que vous posez le pied sur un bateau et où que vous soyez par rapport au rivage, son utilisation est fortement recommandée. Les accidents n’arrivent, en effet, pas qu’au large. On constate, chaque année, de nombreuses chutes depuis une annexe sur le bref trajet du rivage au mouillage. Même proche des côtes, vous pouvez tomber à l’eau inconscient, à la suite d’un malaise ou si vous vous faites accidentellement projeter par la bôme de votre voilier. Cette recommandation est d’autant plus importante si vous êtes au large.
Quelles que soient les conditions climatiques et l’expérience de la mer que l’on peut avoir, le port du gilet de sauvetage est une recommandation prioritaire des Sauveteurs en Mer. Saviez-vous que l’espérance de vie après une chute à la mer est d’une heure dans une eau de 10°C à 16°C ? Selon la SNSM, le non-port du gilet de sauvetage est l’une des premières causes de noyade, car 8 noyés sur 10 auraient pu être sauvés. L'Équipement de sécurité des navires de plaisance en mer, éditée par le ministère chargé de la Mer et de la Pêche en collaboration avec la SNSM (mars 2024), fournit davantage d'informations cruciales.
La Réglementation Française : Obligations Générales et Spécificités
Le gilet de sauvetage est-il obligatoire en France ? C'est une question que l'on se pose souvent. En France, il n’y a pas d’obligation légale de « porter » un gilet à bord d’un bateau en mer, comme l'indique la division 240, article 240-2.12 des conditions d’utilisation des véhicules nautiques à moteur, page 16. Vous ne serez pas verbalisé si vous ne portez pas sur vous un gilet de sauvetage à bord de votre embarcation en mer. Toutefois, l’emport de gilets de sauvetage est bien obligatoire sur toute embarcation. Il en faut au moins 1 par personne à son bord.
La Division 240, modifiée en mai 2019 et actualisée le 1er juin 2019, est le texte qui régit les conditions et les matériels de sécurité pour la navigation de plaisance. Elle détermine la réglementation pour tous les bateaux de plaisance à usage personnel ou de formation inférieure à 24 mètres en fonction de la zone de navigation. La volonté de cette évolution est d'encourager le port du gilet de sauvetage. Le gilet de sauvetage fait partie de ces équipements obligatoires, mais le modèle du gilet est régi pour chaque zone de navigation. En France, ce qui détermine le type de gilet est l’éloignement d’un abri. Le gilet de sauvetage doit être adapté à la morphologie des personnes embarquées et à leurs besoins. Il doit être homologué et disposer d’une étiquette de conformité pour répondre à la norme. Ces équipements individuels de flottabilité (EIF) doivent être marqués CE ou arborer un logo « barre à roue » sur l’étiquette.
Lire aussi: Normes des gilets de wakeboard
Le chef de bord est le membre de l’équipage qui a la responsabilité d’embarquer du matériel de sécurité adapté à la navigation pratiquée. Il doit s’assurer que tous ses passagers portent un gilet de sauvetage homologué. Il doit être en bon état et s’adapter, selon la morphologie du passager (taille, poids…). Selon la zone de navigation et en fonction de l'usage, le gilet doit être adapté et respecter une certaine capacité de flottabilité exprimée en Newton. Avant l'appareillage, il est essentiel de définir les règles quant au port de l'équipement individuel de flottabilité (EIF).
Gilet de Sauvetage et Zones de Navigation : Adapter l'Équipement à la Pratique
La flottabilité, exprimée en newton (N), renseigne sur la capacité à faire flotter un corps. Plus le chiffre est élevé, plus le gilet vous aidera à flotter.
Une liste d’équipements obligatoire régie par la Division 240 varie en fonction de la zone de navigation :
- Pour les enfants de moins de 30 kg : Il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage de 100 Newton minimum quelle que soit la zone de navigation. Il est important de s'assurer, en premier lieu, qu'il est adapté au poids et à la morphologie de votre enfant. Les gilets sont spécifiques aux enfants, il ne faut donc pas choisir un petit gilet pour adulte. Afin de garantir un parfait ajustement et qu’il ne remonte pas en cas d’immersion, il est important qu’il soit équipé d’une sangle sous-cutale (qui passe entre les jambes et sous les fesses).
- Dans une zone de moins de 2 milles d’un abri : Il est imposé de porter une aide à la flottabilité de 50 Newton. Il peut être souvent utilisé pour des régates en dériveur. Pour la plaisance (navigation à voile ou à moteur), Les Sauveurs en Mer recommandent de porter un gilet de 100N ou 150N même si on navigue à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Une aide à la flottabilité de 50N ne permet pas, par exemple, un dégagement des voies aériennes si la personne est inconsciente.
- Entre 2 et 6 milles d’un abri : La réglementation exige un gilet de sauvetage d’au moins 100 Newton que l’on retrouve souvent sur de petites embarcations.
- Au-delà de 6 milles d’un abri : Il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage de 150 Newton. Ces gilets de sauvetage assurent le retournement afin de maintenir vos voies respiratoires et la tête hors de l’eau.
- En navigation hauturière : Il est indispensable de compléter votre gilet d’un harnais et d’une longe.
Le tableau ci-dessous récapitule les exigences de flottabilité selon les zones :
| Zone de navigation | Flottabilité (Newton) |
|---|---|
| Moins de 2 milles d'un abri | 50 Newton |
| Entre 2 et 6 milles d'un abri | 100 Newton |
| Au-delà de 6 milles d'un abri | 150 Newton |
| Pour les enfants de moins de 30kg | 100 Newton |
Il est important de bien distinguer le gilet de sauvetage de l’équipement d’aide à la flottabilité. Un abus de langage est de parler de "Gilet de sauvetage 50 N", alors que le produit s'appelle réglementairement "Aide à la flottabilité". Un modèle 50 N est la plupart du temps assez spécifique, dédié à un type de pratique. L’aide à la flottabilité est parfaitement adaptée pour un pratiquant qui navigue sous couvert d’un bateau accompagnant pour la sécurité (école de voile, ski nautique…). Ces équipements 50 N ne possèdent pas de sifflet, ni de bandes réfléchissantes. Leur couleur n'est pas fixée par la réglementation (certains sont même noirs ou bleu marine : pas faciles à repérer dans l'eau). Ce n'est qu'à partir de 100 N que le soutien de la tête et le retournement sont exigés. C'est aussi à partir de ce type de gilet que l'on peut flotter sans avoir à nager (donc même si l'on est inconscient).
Lire aussi: Tout savoir sur les gilets Aqualung
Une définition d’un abri est tout endroit de la côte que l’engin et le pratiquant peuvent aborder, sur lequel ils peuvent trouver refuge et d’où ils peuvent repartir sans assistance.
Types de Gilets de Sauvetage : Caractéristiques, Avantages et Usages
On peut distinguer les gilets de sauvetage selon deux grands critères : leur flottabilité et le matériau utilisé.
La Flottabilité des Gilets :
Nous trouverons des gilets de 50 newton (N), 100N, 150N et 275N. Les gilets 50N ne proposent qu’une aide à la flottabilité. Ils peuvent être utilisés lorsque l’on reste à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Dès que l’on s’éloigne vers la haute mer, il est impératif de choisir un gilet de 100N, 150N ou 275N. Ces derniers sont fortement recommandés en cas de longue traversée, mais également en hiver, lorsque l’on est plus lourdement équipé (polaire, imperméable, chaussures, etc.). Plus on s’éloigne des côtes, plus il est nécessaire d’assurer une sécurité maximale pour les personnes à bord et donc d’opter pour les gilets de 150 ou 275 newton. Si le temps est mauvais et que vous êtes loin en mer, les secours mettront plus de temps à arriver. Un gilet de 275N permet, en cas d’accident, d’assurer une plus longue flottabilité et de garder la tête hors de l’eau plus facilement dans les vagues. Adaptez le choix de votre gilet à votre pratique sportive et aux risques pris plutôt qu’à l’éloignement d’un abri.
Gilets en Mousse ou Gonflables :
Ce sont les deux grands types de gilet de sauvetage que vous pourrez trouver, avec les différents niveaux de flottabilité détaillés ci-dessus.
Les gilets de sauvetage en mousse : Ils présentent le premier avantage de proposer une flottabilité permanente, dès l’instant où l’on tombe dans l’eau. Ils sont ainsi bien adaptés à la voile légère, aux catamarans de sport, à la planche. Des activités pour lesquelles on pourra se contenter d’un gilet 50N, étant donné que ces sports se pratiquent souvent avec une combinaison Néoprène®, qui offre déjà un premier niveau de flottabilité. La mousse présente, en outre, une protection contre les chocs et protège du vent. Ils sont enfin faciles à entretenir (il suffit de les rincer) et coûtent généralement moins cher qu’un gilet gonflable. Les gilets en mousse avec une flottabilité plus importante (100N-150N) proposent, en revanche, une moindre liberté de mouvement et peuvent être moins confortables lorsqu’il fait chaud. De plus, ils prennent plus de place sur un bateau. À noter également que, contrairement aux gilets gonflables et aux gilets en mousse de flottabilité supérieure, les gilets 50N ne garantissent pas automatiquement le retournement de la personne tombée à l’eau sur le dos afin de libérer ses voies respiratoires. En cas de chute inconsciente, à la suite d’un malaise ou d’un accident, la personne peut donc rester sur le ventre et se noyer.
Lire aussi: Tout savoir sur les gilets de kitesurf
Les gilets de sauvetage gonflables : Ils sont disponibles en 100, 150 et 275 newton, et se gonflent soit manuellement, soit automatiquement. Pour les premiers, il suffit de tirer sèchement sur une poignée pour libérer le gaz de la cartouche et les gonfler. Les seconds se déclenchent seuls au contact de l’eau et se révéleront donc particulièrement utiles si la personne tombe à l’eau inconsciente. Il existe deux technologies différentes. Ils peuvent intégrer une pastille de cellulose ou de sel (qui va se désintégrer au contact de l’eau et déclencher l’ouverture de la cartouche) ou être équipés d’un détecteur de pression de l’eau (système Hammar) qui va déclencher le gonflement. Tous ces gilets permettent également de retourner automatiquement la personne tombée à l’eau. Les gilets gonflables, beaucoup plus confortables que les gilets mousse, ne sont disponibles qu'à partir de 150 N. Ces gilets sont homologués quelle que soit la distance de navigation d'un abri et offrent évidemment une meilleure sécurité que tous les autres modèles. Il existe plusieurs systèmes de déclenchement : manuel, automatique ou hydrostatique. Les gilets gonflables manuels correspondront pour des utilisations en plan d'eau intérieur (lacs), kayak, ou rivière. En mer, lors des pratiques sportives en dériveur par exemple, le gilet manuel est très pratique pour éviter les gonflables intempestifs. Lors d'une sortie en mer, il est vivement conseillé de vous orienter vers un modèle à déclenchement automatique en navigation côtière, semi-hauturière ou régate.
Gilet de Ski Nautique et Gilet de Protection : Distinction Cruciale
Un gilet de ski nautique, également appelé gilet de protection, est conçu pour l’action : ski nautique, wakeboard, kneeboard, bref, toutes les activités où vous tombez régulièrement (et à grande vitesse) dans l’eau. Il vous offre une grande liberté de mouvement et une certaine protection en cas de chute. Mais il n’est pas conçu comme un dispositif de sécurité en cas d’urgence. Utilisez un gilet de ski nautique lorsque vous pratiquez activement un sport nautique, comme le wakeboard ou le ski nautique derrière un bateau. Un gilet de ski nautique est idéal pour les activités nautiques, mais ne remplace en aucun cas un gilet de sauvetage à bord. Un gilet de sauvetage (ou un gilet de natation avec une flottabilité suffisante) est là en cas de problème : vous tombez du bateau, vous perdez connaissance ou vous devez attendre les secours.
Pour les Véhicules Nautiques à Moteur (VNM) équipés d'un coupe-circuit, celui-ci doit être obligatoirement porté. Le port d'un équipement en néoprène de 2 mm d'épaisseur est obligatoire (short ou combinaison intégrale) pour tous les pratiquants d'un scooter des mers. Attention aux chutes des passagers par l'arrière ! Un code de bonne conduite aux VNM a été réalisé par la Fédération des industries nautiques et trois constructeurs de VNM. Il est soutenu par le Secrétariat d'Etat chargé de la mer. Pour que les pratiquants puissent démarrer en téléski nautique, il est indispensable de leur donner les consignes techniques et de sécurité ; dès lors, il y a bien encadrement sportif : l'art. L212-1 (c. sport) s’applique. Conformément aux dispositions de l'article L131-16 du Code du sport, la FFSNW, en tant qu'association délégataire, établit les règles techniques spécifiques au ski nautique pour chacune des disciplines dont elle a la responsabilité.
Choisir le Gilet Adapté : Critères Essentiels pour Votre Sécurité
Les différents types de gilet répondent, tout d’abord, à des normes précises et strictes, concernant la flottabilité, la présence d’un sifflet, de bandes réfléchissantes, etc. Chacun présente ensuite ses avantages et ses inconvénients. Le choix se fera donc en fonction de sa pratique (type d’activité, zone et fréquence de navigation), de sa morphologie, de son poids et, bien évidemment, du prix. Adaptez le choix de votre gilet à votre pratique sportive et aux risques pris.
Pour être secouru, il faut être visible, c'est pourquoi il est impératif de posséder une lampe torche étanche ou un dispositif lumineux individuel pour compléter votre gilet de sauvetage. Cet équipement de sécurité est obligatoire en navigation même à moins de 2 milles d’un abri. Cet identifiant, en caractères d’un centimètre minimum de hauteur, doit être inscrit sur la voile ou sur un support qui en est solidaire. Le moyen de repérage lumineux individuel doit être étanche et avoir une autonomie d’au moins 6 heures.
Pour naviguer tranquillement, par exemple sur un bateau électrique ou un petit sloop sur des eaux intérieures abritées, un gilet de sauvetage homologué avec une flottabilité de 100 N est souvent suffisant, à condition que tous les passagers sachent nager. Vous naviguez sur des eaux intérieures avec des enfants ou des personnes qui ne savent pas bien nager ? Dans ce cas, un gilet de sauvetage d’une flottabilité minimale obligatoire de 100 N est recommandé. Vous naviguez en mer ou sur des eaux libres, comme la mer ou l’IJsselmeer ? Optez alors pour un gilet de sauvetage de 150 N ou plus.
Surmonter les Freins au Port du Gilet : Confort, Habitude et Évolution des Matériels
Il est vrai que l’on a très souvent entendu dire que le port du gilet de sauvetage était freiné par manque de confort lors des manœuvres en bateau. Pendant des régates, il pouvait rendre moins performant, selon les dires ou tout simplement par habitude du non-port du gilet.
Dans le cadre du Forum Mer en Sécurité de 2014, la SNSM a présenté une étude menée avec le soutien de la MACIF sur l’attitude des Français face à la mer. Interrogés sur les freins au port du gilet, sont cités dans cet ordre : L’inconfort (48 %), L’habitude (42 %), le fait de n’en voient pas l’utilité (37 %), parce qu’ils rendent moins performant (22 %), parce qu’ils sont lourds (17 %), parce que ce n’est pas esthétique (11 %), et enfin parce qu’ils sont trop chers (9 %).
L’utilisation d’un gilet est freinée par le manque de confort, l’habitude et des idées fausses qui ont la vie dure et prouvent qu’il faut redoubler les efforts d’information auprès du grand public. Même s’il fait chaud, les Sauveurs en Mer recommandent son utilisation en permanence pour naviguer ou pour exercer des activités nautiques, que vous sachiez nager ou non.
Ces dernières années, les fabricants ont fait de réels efforts d’ergonomie, de compacité, de poids et de tenue près du corps (mais aussi de style) et il est ainsi tout à fait possible de trouver des gilets légers, faciles à enfiler et confortables à porter, même par beau temps. Les efforts réalisés par les fabricants pour offrir des gilets gonflables plus agréables à porter, plus "lookés" et moins chers à l'achat commencent à porter leurs fruits. Il n'est plus rare de voir des navigateurs quitter le port avec leur gilet sur le dos, même par beau temps. Grâce aux événements sportifs, le port du gilet de sauvetage obligatoire se popularise et contribue à une utilisation plus régulière. De nombreux règlements de course à la voile imposent aussi le port du gilet.
Vous pouvez donc être en règle si vous portez une aide à flottabilité 50 N et si vous savez nager (beaucoup de "si"…). Mais nous ne pouvons pas le conseiller vu les caractéristiques de ces matériels. Préférez des sacs lourds ou des paniers pour transporter vos affaires car un sac trop léger risquerait de s’envoler.
Sécurité en Mer et Sports Nautiques : Responsabilités et Bonnes Pratiques
Le matériel de sécurité doit être à bord et son état vérifié avant de partir. Le littoral est un espace réglementé, même en vacances, respecter ses règles est une question de sécurité. Veillez à ce que tout votre matériel de sécurité soit en bon état et adapté à votre activité nautique. En bateau, partez toujours avec le plein de carburant et un gilet de sauvetage pour chacun.
Consultez les documents nautiques avant de naviguer, assurez-vous qu’ils soient à jour. En cas de difficulté : ne quittez jamais votre embarcation et ne tentez pas de rejoindre le rivage à la nage. "Voiliers et navires à moteur, partez toujours avec le plein de carburant. Assurez-vous que votre équipage est en mesure de faire un appel simple par la radio VHF. Depuis le 1er janvier 2017, une radio fixe est obligatoire pour une navigation semi-hauturière (à partir de 6 milles d'un abri). Les radios VHF portables sont quant à elles totalement libres d’utilisation. Une radio VHF fixe est obligatoire pour les navigations de plaisance semi-hauturière (à partir de 6 milles d’un abri) depuis le 1er janvier 2017. Le canal 16 de la VHF doit être suivi, car il annonce l'émission imminente par le CROSS d'un bulletin météo sur les canaux 79 et 80. La radio VHF marine fixe ou portable reste le moyen incontournable pour assurer sa sécurité à bord, pour prendre connaissance d’une demande d’assistance d’un autre navigateur, qui peut être très proche, et pour communiquer avec les autres bateaux. Elle permet aussi de recevoir les bulletins météo à intervalle régulier et en particulier, les bulletins météo spéciaux élaborés par Météo France en cas d’aggravation de la situation.
Propriétaires, si vous n'êtes pas le chef de bord, vérifiez régulièrement l'état de votre navire et de ses équipements. Si vous louez votre navire à un particulier, vous devez renseigner le registre de vérification spéciale et s'assurer des dates de péremption de l'ensemble du matériel à bord. Locataire de navires de plaisance, demandez à votre loueur le registre obligatoire de contrôle technique du navire. Loueurs, clubs, entreprises, vous êtes astreints à renseigner et viser annuellement le registre de vérification spéciale. Ce registre doit être rempli et visé annuellement par le propriétaire ou la personne responsable, au sein de la structure ou l’entreprise, de l’entretien du navire. Ce document permet à l’utilisateur du navire de vérifier que l’entretien du navire et le suivi de son matériel de sécurité sont réalisés régulièrement. La vérification engage la responsabilité de l’exploitant du navire (personne physique ou morale). Les matériels présents à bord doivent être régulièrement vérifiés, qu’ils soient obligatoires ou pas. Le chef de bord doit avoir pris connaissance de ce document avant de prendre la mer.
Assurez une veille météo. Tenez-vous constamment informé des évolutions météo. Le 196 est le numéro national d’urgence dédié au sauvetage en mer. Cet appel est gratuit depuis un téléphone fixe ou portable. Ce numéro permet d’alerter le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS) le plus proche de l’appel. Il concerne uniquement les urgences en mer et non celles à terre. Le Canal 16 sur la VHF permet d'appeler les secours au large (CROSS).
Respect de l'Environnement et Bonnes Pratiques Complémentaires
La mer est un espace naturel que nous partageons : protégez-le en respectant l’environnement. En mer et en eau douce comme sur terre, la pollution peut nuire à la vie ou à la reproduction de nombreuses espèces, certaines pouvant être sensibles à de très faibles concentrations. Ramassez les sacs plastiques qui flottent dans l’eau car des espèces protégées avalent les sacs en plastique, qu’elles prennent pour des méduses, et s’étouffent. Utilisez un cendrier de poche pour ne pas laisser de mégots par-dessus bord.
Remplissez prudemment le réservoir de carburant de votre embarcation, de préférence à quai, et en utilisant un entonnoir suffisamment grand pour ne pas répandre de carburant dans l’eau. Choisissez des produits d’entretien biodégradables et bannissez ceux qui contiennent du chlore ou de la javel. Préférez, lorsque la taille de l’embarcation le permet, le nettoyage mécanique des coques de bateaux (décapage manuel, sablage…) plutôt que l’application de peintures anti-salissures. Ces peintures contiennent des substances biocides, pouvant avoir un impact sur l’environnement. Si la taille de l’embarcation rend nécessaire l’utilisation de ces peintures, veillez à respecter les doses d’application et à limiter les rejets dans le milieu. Choisissez une peinture anti-salissures avec le moins de cuivre et de pesticide et appliquez-la avec attention. Pour les coches de plaisance, n’appliquez la peinture anti-salissures que jusqu’à la ligne de flottaison pour ne recouvrir que la surface utile. Utilisez de préférence un moteur GPL, électrique ou quatre-temps plutôt qu’un moteur deux-temps pour votre pneumatique à moteur. Préférez le lavage à l’eau claire et au savon de Marseille pour laver vos embarcations. Privilégiez les supports réutilisables et recyclez lorsque cela est possible.