La sécurité en mer ne souffre aucune approximation. Le gilet de sauvetage, véritable équipement de survie, constitue votre meilleure défense contre l’hypothermie et le risque de noyade. Une chute soudaine en eau froide peut gravement affecter la respiration, les nerfs et la force musculaire. Chaque année, de nombreux chasseurs et pêcheurs sportifs ayant perdu la vie dans des accidents nautiques ne portaient pas de vêtement de flottaison ou le portaient incorrectement. Naviguer en toute sécurité sur l’eau commence par des préparatifs appropriés, et l'un des éléments les plus essentiels pour chaque plaisancier est sans doute le gilet de sauvetage.
L'importance vitale du port du gilet de sauvetage
Les gilets de sauvetage sont plus efficaces pour faire flotter que la plupart des VFI. Ils permettent, en cas d’incident, d’améliorer votre protection, d’être repéré et d’être secouru. Pour être utile, l'équipement de sauvetage doit être porté en tout temps. Les accidents n’arrivent, en effet, pas qu’au large. On constate, chaque année, de nombreuses chutes depuis une annexe sur le bref trajet du rivage au mouillage. Même proche des côtes, vous pouvez tomber à l’eau inconscient, à la suite d’un malaise ou si vous vous faites accidentellement projeter par la bôme de votre voilier.
L'utilisation d'un gilet est freinée par le manque de confort, l’habitude et des idées fausses qui ont la vie dure et prouvent qu’il faut redoubler les efforts d’information auprès du grand public. Ces dernières années, les fabricants ont fait de réels efforts d’ergonomie, de compacité, de poids et de tenue près du corps (mais aussi de style) et il est ainsi tout à fait possible de trouver des gilets légers, faciles à enfiler et confortables à porter, même par beau temps.
Cadre réglementaire et normes de sécurité
Tous les gilets de sauvetage doivent être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet. Le gilet de sauvetage SOLAS (Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer) répond à des normes de performance très exigeantes, et il est homologué pour toutes les embarcations. Le gilet de sauvetage normalisé est homologué pour tous les types d’embarcations, sauf celles qui sont assujetties à la Convention SOLAS. Le gilet de sauvetage pour petits bâtiments est homologué pour les petites embarcations.
La division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance. Il en faut au moins 1 par personne à bord. Vous ne serez pas verbalisé si vous ne portez pas sur vous un gilet de sauvetage à bord de votre embarcation en mer, car il n’y a pas d’obligation légale de « porter » un gilet à bord d’un bateau. Cependant, les Sauveurs en Mer recommandent son utilisation en permanence pour naviguer ou pour exercer des activités nautiques, que vous sachiez nager ou non. Les dispositions concernant l'équipement de sécurité de substitution prévues à l'article 4 du Règlement sur les petits bâtiments ne permettent pas l'utilisation d'une lanière de sécurité au lieu d'un gilet de sauvetage et d'un VFI.
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Critères de flottabilité : Comprendre les Newtons
La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275). Il s’agit d’une flottabilité type pour un porteur de 70 kg. Plus le chiffre est élevé, plus le gilet vous aidera à flotter.
- 50 Newtons (Aide à la flottabilité) : Adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Ils ne garantissent pas automatiquement le retournement de la personne tombée à l’eau sur le dos.
- 100 Newtons : Adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées.
- 150 Newtons : Adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Pour toutes les eaux, assure le retournement sur le dos d'une personne inconsciente.
- 275 Newtons : Adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes.
Gilets à flottabilité permanente (mousse)
En mousse, ils présentent le premier avantage de proposer une flottabilité permanente, dès l’instant où l’on tombe dans l’eau. Les matériaux de base sont robustes, ne pourrissent pas et résistent à la lumière, au déchirement ainsi qu’à l’écrasement. Ils sont ainsi bien adaptés à la voile légère, aux catamarans de sport, à la planche et au kayak. La mousse présente, en outre, une protection contre les chocs et protège du vent. Ils sont enfin faciles à entretenir (il suffit de les rincer) et coûtent généralement moins cher qu’un gilet gonflable. Toutefois, ils sont plus encombrants et peuvent restreindre la liberté de mouvement.
Gilets gonflables : Technologie et mobilité
Plus chers à l’achat, ces gilets ont un encombrement réduit. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort, permettant une meilleure mobilité lors des déplacements ou des manœuvres. La flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air.
- Gilet gonflable manuel : Il est constitué d’un poinçon à actionner manuellement en cas de chute. Ce poinçon perfore l’opercule de la bouteille de gaz (CO2) qui gonfle le gilet.
- Gilet gonflable automatique (pastille de cellulose) : Ce système fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gilet se déclenche donc qu’après immersion dans l’eau.
- Gilet gonflable automatique pressiostatique (Hammar) : Ce système fonctionne avec une valve hydrostatique qui s’active sous l’effet d’une pression faible de l’eau. Ils se déclenchent de façon autonome en cas de chute.
Tous les VFI gonflables homologués au Canada sont munis d’un tube qui permet de gonfler le vêtement par la bouche advenant une défaillance du mécanisme de gonflage au CO2.
Équipements complémentaires et accessoires de sécurité
Le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame. Pour être efficace, il doit être complété :
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- Dispositif lumineux : Dans la réglementation de la division 240, il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Le feu individuel doit être étanche, avoir une autonomie de 6 heures, et doit être impérativement soit porté par chaque personne à bord, soit fixé sur l'équipement individuel de flottabilité.
- Sifflet : Il est recommandé d'équiper votre gilet de sauvetage d’un sifflet fixé de telle manière que son utilisation se fasse sans difficulté.
- Sous-cutale : Elle améliore le maintien de l’équipement gonflé sur l’utilisateur. Elle est indispensable pour éviter que le gilet ne remonte sur la tête.
- Harnais et longe : En navigation hauturière, au-delà de 6 milles d'un abri, tout voilier doit être équipé d'un harnais et d'une longe par personne embarquée.
- Capuche anti-embruns : Elle se déploie manuellement une fois le gilet gonflé pour empêcher l'utilisateur de boire la tasse.
Choisir le gilet adapté à l'utilisateur et à l'activité
Le choix se fera en fonction de sa pratique (type d’activité, zone et fréquence de navigation), de sa morphologie, de son poids et du prix. Pour les enfants ne sachant pas nager, nous recommandons fortement le port du gilet en mousse plutôt que le gilet de sauvetage gonflable. Le vêtement devrait être bien ajusté et ne pas remonter sous le menton ou les oreilles de l’enfant. Il devrait y avoir moins de 7,6 cm (3 po.) entre les épaules de l’enfant et le vêtement.
Les chasseurs et pêcheurs à la mouche préfèrent souvent des styles qui dégagent davantage les bras pour permettre de viser ou de lancer leur ligne. Certains sont offerts en version camouflage, tandis que d'autres ont des poches pour ranger de l’équipement et des accessoires.
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