Guide complet : Comment choisir un gilet de sauvetage pour le paddle

Naviguer sur les eaux avec votre paddle, qu'il soit gonflable ou rigide, vous offre une sensation de liberté incomparable. Si vous êtes adepte du SUP, ne négligez pas cet aspect-là de votre sécurité. Les chutes sont fréquentes en stand-up paddle et les mésaventures peuvent vite arriver : plan d’eau démonté, vents et courants trop forts, malaise, choc à la tête, hypothermie, leash cassé et désolidarisation avec votre planche de paddle. L’option numéro 1 pour vous éviter de couler est bien entendu le gilet. Qu’il s’agisse d’une aide à la flottabilité ou d’un gilet de sauvetage, qu’il soit en mousse ou gonflable, le gilet est recommandé pour la pratique du stand-up paddle lors de vos sorties, quand il n’est pas obligatoire, quels que soient le lieu, les conditions, le type de pratique ou les distances parcourues.

Comprendre la réglementation et les zones de navigation

En France, la réglementation est précise concernant l'éloignement des côtes. Si vous disposez d’un SUP gonflable ou rigide de moins de 3.5 mètres, alors vous devez rester à moins de 300 mètres d’un abri. L’abri est un endroit de la côte où votre embarcation peut se mettre en sécurité en accostant. Dans le cas où votre SUP fait plus de 3.5 mètres, vous pouvez vous éloigner des côtes (jusqu’à 3 km), MAIS, le gilet devient obligatoire. Au niveau des normes de base en France, la plus basique énonce que dans la zone des 300 mètres, même si cela est recommandé, on n’est pas obligé de porter un gilet de sauvetage ou d’aide à la flottabilité, car on est dans une pratique du paddle proche des côtes.

Dès qu’on dépasse cette zone des 300m, on doit déjà avoir une embarcation homologuée mer. Pour le stand up paddle, cela correspond soit à une planche rigide de plus de 11,6 pieds minimum soit un paddle gonflable de 11,6 pieds minimum mais qui doit obligatoirement disposer d’une double chambre. On peut toutefois avoir des réglementations locales, par exemple sous arrêté préfectoral, qui sont propres à un plan d’eau.

Les normes de flottabilité : 50N vs 100N

Il est crucial de comprendre la différence entre une aide à la flottabilité et un gilet de sauvetage. Ce qu’on appelle une aide à la flottabilité, c’est un gilet qui t’aide effectivement à flotter, mais il faut quand même savoir nager pour avoir ce type de gilet. La norme de base, qui est une norme européenne, est la ISO12402-5 et elle correspond à une flottabilité minimum de 50 Newton. Ce type de gilet est plus recommandé pour les eaux agitées et pour ceux qui pratiquent le paddle en haute mer.

La norme ISO12402-4 quant à elle est la norme pour l’appellation gilet de sauvetage, et là la flottabilité minimum part à 100 Newton. Il s’agit d’un gros gilet qui est fait pour tomber à l’eau et rester inerte en attendant les secours par exemple, avec par exemple un gros sac de mousse sur le ventre, un sac de mousse derrière, une sangle autour du cou et entre les jambes. Si un paddler tombe à l’eau et qu’il est en mode panique, il n’aura pas forcément une flottabilité énorme avec une simple aide.

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Les gilets en mousse : fiabilité et simplicité

Pour la pratique loisir, le gilet en mousse vous sera recommandé. Il est plus simple d’utilisation, et la flottabilité sera immédiate en cas de chute dans l’eau. Simple, pas cher et efficace, c’est le modèle économique avec une construction classique. Il est confortable et facilement ajustable. Il s’ouvre devant et est très facile à mettre et à enlever avec une grosse amplitude de réglage avec des sangles latérales et un réglage d’épaule. Il correspond à une pratique du stand-up paddle de balade, sur lacs ou en bords de mer à moins de 300 mètres des côtes.

Pour les pratiquants plus engagés, comme les SUP racers, certains modèles offrent une ergonomie supérieure. Le gilet Stamina de Hiko, par exemple, s’adresse au pratiquant engagé qui va naviguer à plus de 300 mètres des côtes, faire des downwinds ou des sorties sur plusieurs kilomètres en plein océan ou sur des plans d’eau très agités. Le Stamina de Hiko est un gilet très pratique notamment pour les femmes qui ont un peu de poitrine, la très bonne ergonomie fait qu’elles n’ont plus une pression inconfortable sur le haut du buste. On a un volume de mousse qui est décentré, c’est-à-dire un bloc de mousse qui est bas sur la partie abdominale, et toute la partie épaules et pectorale est complètement libérée. C’est donc parfait pour pagayer. Une fois qu’on a mis le gilet et qu’on l’a ajusté, à la limite on oublie que l’on porte un gilet.

Les gilets gonflables et systèmes de percussion

Les gilets à percussion sont des gilets gonflables. Pour qu’il soit normé, il n’y a pas que la norme de flottabilité, mais la possibilité pour l’aide à la flottabilité d’envelopper le corps. Il faut donc qu’il y ait une flottabilité ventrale, c’est-à-dire que couché sur le dos, notamment inconscient, et brassé par l’eau, on puisse être soutenu la tête hors de l’eau. Attention donc aux frites gonflables non normées parce qu’elles n’ont pas la possibilité d’être solidarisées à la partie ventrale du corps.

Les gilets à percussions doivent correspondre à la norme PFD (Personal Flotation Device), et donc, en Europe, il s’agit du même code ISO que pour l’aide à la flottabilité, c’est-à-dire le ISO12402-5. Un modèle comme celui de Restube, par exemple, utilise une poche d’air dans une petite housse ventrale en ceinture. En tirant sur une petite tirette, on déclenche le gonflage de la poche et, une fois gonflée, on passe une petite sangle autour de la tête. La partie flottante se met sur le devant du corps. Ce PFD a l’avantage d’être le plus compact et le plus léger sur le marché. Cependant, il nécessite d’être en pleine possession de ses moyens pour pouvoir passer la sangle autour de la tête en cas de malaise ou d’hypothermie.

Spécificités pour la rivière et activités engagées

Pour la pratique de la rivière sportive, la spécificité des gilets, pour être au top au niveau de la sécurité, est qu’ils sont équipés pour pouvoir s’encorder afin de porter secours à quelqu’un. Le gilet a donc une ceinture supplémentaire autour, qui va permettre de s’encorder au niveau des lombaires avec un anneau métallique, ainsi qu’un système de largage ventral. Le modèle Salty Dog, par exemple, est plus accessoirisé avec des poches arrières. Il est équipé d’un harnais amovible, de poches arrières pour une corde de sécurité et la poche à eau. Le grand frère, le harnais Cinch, reprend le principe des gilets coupe américaine où le volume avant de mousse est bas et où les épaules sont bien dégagées.

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Critères de sélection : morphologie et confort

Votre poids détermine le choix de la taille de votre gilet. Plus l’indice de flottabilité est élevé, mieux le gilet flottera. Attention ! Votre activité et son intensité peuvent avoir un impact sur votre choix de gilet, puisqu’en effet, selon les pratiques, vous pouvez avoir besoin d’une plus grande liberté de mouvement. Pour une expérience optimale sur l'eau, il est essentiel que votre gilet de sauvetage paddle s'adapte parfaitement à vos besoins tout en se faisant oublier pendant votre pratique. Le confort, et notamment la liberté de mouvement, est essentiel. Tous les gilets de sauvetage 50N conçus pour les sports de pagaie sont pourvus de larges emmanchures. De plus, la plupart de ces gilets de sauvetage sont relativement courts afin que vous n'appuyiez pas sur le gilet lorsque vous êtes assis. Les modèles plus longs se composent de plusieurs segments afin qu'ils épousent parfaitement votre corps.

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