Maîtriser l'Art et la Réglementation de la Pêche au Homard

La pêche au homard, qu'elle soit pratiquée à des fins récréatives depuis un voilier, à pied sur l'estran, ou de manière professionnelle à l'aide de casiers, est une activité fascinante qui combine la connaissance des fonds marins, la patience, et le respect de règles strictes visant à préserver cette ressource précieuse. Ce crustacé emblématique des côtes nord-atlantiques, apprécié pour sa chair délicate, est au cœur de pratiques et de réglementations diverses, essentielles pour sa durabilité.

Le Homard : Biologie, Espèces et Habitat

Le homard est un crustacé marin bien particulier, dont le corps est plus long et moins large que celui de son cousin le crabe. Il se distingue notamment par sa grande queue et ses deux pinces aux fonctions distinctes : l'une est fine, utilisée pour couper ses proies, tandis que l'autre, plus épaisse, sert à les écraser ou les broyer. Ces caractéristiques morphologiques uniques lui permettent de s'adapter efficacement à son environnement et à son régime alimentaire.

On rencontre plusieurs dénominations selon les régions et les espèces. Le "homard américain", souvent appelé "homard canadien" ou "homard outre-Atlantique", est reconnaissable à sa carapace de couleur marron à brune. En contraste, le "homard breton", également connu sous le nom de "homard bleu" ou "homard européen" sur les côtes françaises, arbore une carapace bleue ou brune, parsemée de quelques taches blanches. Réputé pour sa rareté et sa chair au goût plus délicat, le homard breton est moins pêché que son homologue américain et est souvent mis à l'honneur lors des célébrations. Cette espèce est présente sur une grande partie du littoral français, depuis Le Croisic, dans le département de la Loire-Atlantique, jusqu'à Cherbourg, en Manche. Le homard européen, pouvant atteindre plus de 70 centimètres de longueur et peser plusieurs kilos, habite les fonds marins où il trouve une abondance d'invertébrés tels que crabes, mollusques, oursins, vers polychètes et étoiles de mer. Il peut même surprendre des poissons diurnes durant leur repos nocturne, ou ceux s'approchant imprudemment de ses pinces. Il est crucial de ne pas le confondre avec la langouste, qui, bien que crustacé également, présente des différences notables, notamment par l'absence de pinces de grande taille.

L'habitat du homard américain s'étend de la Caroline du Nord au Labrador, le long de la côte Atlantique. Le homard préfère les fonds rocheux, où il réside dans des trous, des failles et des cavités pour se protéger pendant la journée. Le cycle biologique du homard se divise en une phase planctonique et une phase benthique. Les larves, nageant librement, traversent un stade qui peut durer entre trois et dix semaines, fortement influencé par les conditions environnementales, en particulier la température de l'eau. Cette phase planctonique se termine au stade IV, lorsque les larves se fixent au fond. La mue et l'accouplement se produisent généralement entre les mois de juillet et de septembre. Un an après l'accouplement, les homards femelles pondent leurs œufs et les transportent, solidement fixés sous leur abdomen, pendant neuf à douze mois. Cela conduit à un cycle de mue et de reproduction bisannuel pour la plupart des femelles adultes, bien que les plus petites puissent muer et se reproduire la même année. La fécondité et la qualité des œufs augmentent avec la taille de la femelle, soulignant l'importance de la conservation des spécimens plus grands. Les conditions environnementales, telles que la température de l'eau, influencent significativement la répartition des homards et le succès des prises. Dans la plupart des eaux de Terre-Neuve-et-Labrador, par exemple, la température au fond est souvent inférieure à 3 °C, ce qui n'est pas idéal pour le homard et limite sa présence aux eaux côtières. Le homard adulte, grâce à sa taille et à ses puissantes pinces, a peu de prédateurs naturels, faisant de la pêche commerciale la principale cause de mortalité pour les individus matures.

La Pêche Sportive du Homard en Apnée depuis un Bateau

La pêche au homard en apnée, pratiquée depuis un voilier ou une embarcation, représente une approche sportive et immersive, exigeant à la fois technique, endurance et connaissance du milieu marin. Avant toute sortie, une préparation rigoureuse est nécessaire. Le choix du moment est crucial : le début de saison, lorsque les casiers donnent encore peu et que l'eau est encore fraîche, peut être propice, car les homards sont alors moins sollicités. Les conditions météorologiques, notamment un temps calme, sont primordiales pour la sécurité et le confort. Les équipements incluent une combinaison adaptée aux températures basses (l'eau à 11°C peut piquer mais l'on s'y habitue avec le palmage), un masque, des palmes, et un fusil harpon ou une flèche spécifique pour déloger le crustacé. Le rendez-vous au port, l'approvisionnement du matériel à bord et la balade en mer font partie intégrante de l'expérience.

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Une fois en mer, l'ancrage du bateau est effectué dans une zone prometteuse, souvent à proximité de failles rocheuses où les homards aiment se cacher. Le timing est également important, la basse mer autour de 10h30, avec un faible coefficient de marée (par exemple 50), minimise le courant, rendant la plongée plus facile. Dès l'entrée dans l'eau, après quelques minutes de palmage, le froid initial s'estompe. La visibilité joue un rôle majeur : une visibilité de 4 à 5 mètres, claire en surface mais avec quelques particules en suspension au fond, est considérée comme favorable pour repérer les crustacés.

L'identification des zones à homards est un art en soi. Les "failles du large", les "grosses dalles" servant de "maisons de retraite" pour les grands spécimens, ou encore les cuvettes abritant des grottes sont des points chauds. Par exemple, une petite grotte au fond d'une cuvette non découverte à basse mer peut être un lieu de repos idéal pour les homards entre leurs "balades nocturnes". Les "grands dalles" sont également des abris de choix. Il faut aussi savoir reconnaître les signes de la présence de homards, comme des spécimens "bleus" le long d'une dalle.

Les techniques de délogement sont variées et souvent exigeantes. Un homard peut se cacher profondément dans un trou, rendant son extraction difficile, même avec l'aide d'une flèche ou du bras. Certains homards sont si bien encastrés qu'il est impossible de les toucher au fond de leur cachette. Face à un spécimen imposant de plus de 2 kg ou même de 3 kg, il faut parfois persévérer pendant de longues minutes, voire abandonner si le temps presse pour explorer d'autres spots. La rencontre avec un homard dans un "profond tunnel" peut s'avérer particulièrement complexe. L'approche peut consister à le "baliser depuis la surface" avant de descendre. Une technique peut impliquer l'utilisation d'une flèche insérée par une "troisième entrée" pour titiller l'animal afin qu'il sorte par l'une des "deux entrées principales".

Cependant, la tâche est rarement simple. Le homard, particulièrement les plus gros et les plus "vieux", fait preuve d'une grande résistance. Il peut ignorer la flèche, se bloquer, ou même "faire front en donnant des coups de pince" sur l'instrument, rendant l'extraction ardue. La visibilité peut rapidement se dégrader dans le tunnel à force de remuer la flèche, transformant le défi en une véritable bataille. La fatigue et le froid, accentués par des apnées successives et la dépense d'énergie pour forcer l'animal à bouger, se font sentir après de longues minutes d'effort. Dans ces situations, le pêcheur peut être contraint d'utiliser le fusil entier pour plus d'efficacité, même si cela trouble davantage l'eau. Le moment de la capture survient souvent lorsque l'on aperçoit "une antenne puis deux qui sortent de la pénombre", permettant de saisir "la pince broyante". Il est alors crucial de tirer avec force, car les gros homards ne cassent que rarement leurs pinces, contrairement aux plus petits. Le homard vient centimètre par centimètre, mais la pince coupante peut se coincer. La persévérance est de mise jusqu'à ce que la pince se libère et que la "tête sorte enfin du nuage de sable", permettant de saisir le céphalothorax, parfois à deux mains pour les très gros spécimens.

Après une telle lutte, il est essentiel de se reposer et de se réchauffer. Cependant, l'excitation peut parfois mener à des actions imprudentes, comme vouloir filmer le homard en le relâchant temporairement sur le sable. Le risque de le perdre est réel, surtout si des "taches de laminaires" masquent la vue depuis la surface. Les homards peuvent parcourir "15 mètres en quelques minutes", démontrant leur capacité à se déplacer rapidement. Une fois la bête assurée à bord, la pression retombe et les "conneries" sont à proscrire. Ces sorties peuvent parfois se conclure par la capture d'autres homards, même rapidement, pour d'autres compagnons.

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La Pêche du Homard à Pied : Un Loisir Marin sur l'Estran

La pêche à pied offre une autre manière d'approcher le homard, en exploitant les opportunités offertes par les grandes marées le long des côtes rocheuses. C'est une activité qui peut se pratiquer en solo, en duo, ou en groupes plus larges, en famille ou entre amis, et qui permet de découvrir la richesse de l'estran. Des zones comme la baie de Paimpol en Bretagne Nord, dans les Côtes d'Armor, sont particulièrement adaptées à cette pratique, regorgeant de diverses espèces comme coques, couteaux, bigorneaux, moules, crabes et coquilles Saint-Jacques.

Pour pêcher le homard à pied, l'idéal est de profiter des périodes de grandes marées, qui coïncident avec les phases de pleine lune et de nouvelle lune. Lorsque la mer se retire, le homard reste parfois caché dans les cavités rocheuses. L'équipement principal consiste en un crochet en métal, dont il est impératif qu'il ne soit pas trop acéré pour éviter d'endommager la carapace des crustacés et de blesser inutilement l'animal. La technique consiste à insérer le crochet dans les trous et failles repérés, puis de le bouger avec précaution de manière à "accrocher l'animal et le faire sortir".

Bien que la pêche à pied soit un loisir, elle n'en demeure pas moins soumise à des règles strictes visant à la préservation de l'environnement et de la ressource. Il est fondamental de pratiquer cette activité sans détériorer l'écosystème naturel et fragile de l'estran. Des précautions sont également de mise pour la sécurité des pêcheurs : il est recommandé de revêtir des habits visibles de loin et, idéalement, de partir avec une personne connaissant bien la baie.

La Pêche Professionnelle au Casier : Une Tradition Exigeante

La pêche professionnelle du homard, principalement effectuée au casier, est une activité exigeante qui s'inscrit souvent dans une longue tradition familiale. Les pêcheurs de homard sont réputés pour leur lever matinal ; l'heure du départ étant parfois fixée à 4h du matin, il faut se lever dès 2h30 pour être prêt. Cela témoigne de l'engagement physique et temporel requis par ce métier.

Les professionnels utilisent des casiers, généralement en métal, bien que des trappes en bois traditionnelles, plus lourdes mais encore prisées par certains, soient encore employées. Ces casiers sont appâtés avec du maquereau, de la plie ou d'autres poissons, et lestés pour rester au fond de l'océan. Ils sont ensuite déposés et espacés de quelques mètres le long d'un cordage, formant des lignes de pêche qui sont régulièrement relevées. Dans la Manche, notamment autour des îles Chausey et de la baie de Granville, les fonds rocheux offrent un habitat privilégié pour le homard, bien que l'animal puisse être difficile à capturer. Le Cotentin est également une zone reconnue pour cette pêche. Des figures comme Guy Mauger, marin pêcheur dont la passion pour le homard est une histoire de famille, illustrent l'héritage de ce métier, où les compétences se transmettent de génération en génération. L'entretien des casiers fait partie du quotidien, et certains, à l'instar de Marc, sont fiers de fabriquer leurs propres équipements.

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La pêche au homard peut se déguster toute l'année, mais la pleine saison s'étend d'avril à septembre. Durant cette période, les marchés de la Manche, les poissonniers et les criées proposent du homard fraîchement pêché. De nombreux restaurants côtiers offrent des plats de homard, permettant aux consommateurs d'apprécier la finesse de sa chair.

Réglementation et Gestion Durable de la Ressource Homard

La préservation de la ressource homard est une préoccupation majeure, entraînant la mise en place de réglementations strictes et de plans de gestion intégrés, tant pour la pêche récréative que professionnelle, et ce à l'échelle nationale et internationale.

Règles pour la Pêche Récréative en France

Pour la pêche à pied, des règles précises doivent être observées. D'abord, il est impératif de respecter l'environnement naturel et fragile dans lequel l'activité se déroule. Concernant la taille minimale de capture, un homard doit obligatoirement dépasser 9 centimètres, soit 90 millimètres, pour pouvoir être conservé. Cette mesure est prise "à partir du creux de l'œil, jusqu'au début de la queue du homard", et un homard doit avoir au moins 5 ans pour correspondre à cette taille. De plus, la quantité de crustacés pêchés doit correspondre, au plus, à la consommation familiale, interdisant le prélèvement excessif. Le respect de ces régulations est incontournable pour contribuer à la préservation du homard sur les côtes bretonnes et françaises. La pêche du homard dans le Cotentin, par exemple, bénéficie d'une certification "Pêche Durable MSC" et fait l'objet d'une réglementation stricte, soulignant l'engagement envers la durabilité.

Cadre de Gestion en Amérique du Nord : L'Exemple de Terre-Neuve-et-Labrador

L'approche de gestion de la pêche au homard en Amérique du Nord, illustrée par le Plan de Gestion Intégrée des Pêches (PGIP) dans la région de Terre-Neuve-et-Labrador, est un modèle de collaboration et de durabilité. La pêche au homard dans cette région a une longue histoire, remontant aux années 1870, avec des débarquements atteignant 8 000 tonnes en 1889. Cependant, un effondrement des stocks dans les années 1920 a conduit à la fermeture de la pêche entre 1925 et 1927, marquant la nécessité d'une gestion plus rigoureuse.

Depuis, des mesures significatives ont été prises. En 1976, des permis de pêche à accès limité ont été adoptés, et le nombre de permis a continué de diminuer grâce à divers programmes de retrait dans les années 1990, la politique d'absorption d'entreprises en 2007, et les Mesures de Durabilité pour l'Industrie du Homard de l'Atlantique (MDIHA) mises en œuvre entre 2010 et 2013. Ces MDIHA, annoncées par Pêches et Océans Canada (MPO) en 2010, visent à assurer la durabilité et la prospérité économique à long terme du homard canadien. Au milieu des années 1990, suite aux recommandations du Conseil pour la conservation des ressources halieutiques (CCRH), de nouvelles mesures de gestion ont été mises en place pour protéger les ressources.

Le Plan de Gestion Intégrée des Pêches (PGIP), pluriannuel et entré en vigueur en 2017, a été élaboré en collaboration avec les pêcheurs de homard d'Amérique (Homarus americanus) et d'autres parties intéressées pour les Zones de Pêche au Homard (ZPH) 3 à 14C de Terre-Neuve-et-Labrador. Ce document définit les objectifs principaux, les exigences et les mesures de gestion pour atteindre ces objectifs. Il sert également à communiquer des informations de base au personnel du MPO, aux commissions et comités de cogestion, ainsi qu'aux autres intervenants. Bien qu'il ne soit pas un document ayant force exécutoire et puisse être modifié, il guide la gestion de la pêche. Les quotas font l'objet d'un examen annuel et d'un ajustement potentiel en fonction des données scientifiques actualisées.

Des programmes spécifiques ont eu un impact notable. Un total de 104 000 casiers à homard ont été retirés dans les ZPH 11 à 14B grâce au Programme de Retrait des Permis de Pêche au Homard (RPEPH), soit une réduction de 36%, dont 47 000 casiers retirés volontairement et 57 000 casiers supplémentaires. Le RPEPH a également entraîné le retrait des permis de 262 entreprises de pêche au homard, réduisant de 23% le nombre de titulaires de permis. Les MDIHA ont aussi soutenu le secteur scientifique du MPO par le financement d'échantillonnages en mer (sexe, taille, maturité des homards capturés) et la mise en place de journaux de bord de pêche repère pour la collecte de données. L'échantillonnage en mer est la seule source d'information sur la structure de la population de homard pour ces paramètres.

Un projet pilote, le "Fishing Income Improvement Program" (FIIP), a été lancé en 2014 dans les ZPH 13A et 13B, visant à améliorer l'équilibre entre la capacité de capture et les niveaux de ressources en offrant un retrait de permis par enchères inversées. Ce programme permettait la revente de casiers et de quotas de pêche au crabe des neiges, mais a suscité peu d'intérêt.

La pêche au homard à Terre-Neuve-et-Labrador est principalement commerciale, avec des pêches autochtones restreintes à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR), et des accès possibles pour des raisons scientifiques et éducatives. Environ 2 400 pêcheurs commerciaux détiennent un permis de pêche au homard dans la région, opérant dans 16 Zones de Pêche au Homard (ZPH) définies traditionnellement par des baies. La majorité des navires utilisés ont une longueur hors tout (LHT) de moins de 12,19 mètres (40 pieds), et souvent moins de 9,14 mètres (30 pieds). La saison de pêche dure de huit à dix semaines, de la mi-avril à la mi-juillet selon la ZPH, avec un pic des prises en mai et juin. La gestion est régie par la Loi sur les pêches, ses règlements et les politiques ministérielles, avec des dates d'ouverture et de fermeture définies en consultation avec l'industrie.

La production d'œufs des populations de homard de Terre-Neuve-et-Labrador est considérée comme relativement faible par rapport à son potentiel, en raison d'un taux d'exploitation élevé, estimé à jusqu'à 90% des populations. Presque tous les homards de taille réglementaire sont capturés annuellement. Pour une production d'œufs suffisante, la taille minimale est établie au niveau où 50% des femelles ont atteint la maturité (SOM). Dans la région, 50% des homards femelles atteignent leur maturité à une longueur de carapace de 81 mm. Avec une taille minimale réglementaire actuelle de 82,5 mm, la pêche est considérée comme durable, mais le taux d'exploitation élevé limite la croissance des homards une fois la taille réglementaire atteinte.

Historiquement, les données sur la pêche au homard à Terre-Neuve-et-Labrador manquaient. Les débarquements n'étaient pas soumis à un programme de vérification à quai indépendant, et les rapports de vente des acheteurs au MPO ne comprenaient ni les ventes locales ni l'utilisation personnelle. En 2010, un programme obligatoire de journal de bord sur le homard a été lancé dans toutes les ZPH, aidant à surveiller l'effort de pêche et des mesures de conservation comme le marquage par encoche en V. Depuis 2004, le MPO et le FFAW (Fish, Food and Allied Workers Union) collaborent sur un projet de surveillance impliquant les pêcheurs, avec des journaux de bord fournis à 15-20% des titulaires de permis et la mesure de la température de fond. En 2009, ce projet a été étendu pour inclure davantage d'échantillonnages en mer afin d'améliorer les données biologiques. Des inquiétudes persistent concernant les prises accidentelles de homards et la destruction potentielle de leur habitat par la pêche aux pétoncles, notamment dans la division 3Ps de l'OPANO (ZPH 10 et 11). Le MPO s'efforce de conserver et de protéger l'habitat du poisson, essentiel pour les ressources halieutiques du Canada.

Concernant les femelles, des règles spécifiques sont en place pour protéger la reproduction. Le corps du homard, excluant les pinces et la queue, détermine la mesure à observer. Les femelles portant des œufs sous la queue doivent être remises à l'eau, même si elles dépassent une certaine taille. De même, les femelles mesurant entre 115 mm et 129 mm, avec ou sans œufs, doivent être retournées à la mer, car elles sont considérées en âge de reproduction et essentielles au renouvellement de la ressource.

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