La pratique du kitesurf et du wing foil constitue un excellent moyen de rester en forme, car ces disciplines sollicitent les muscles de tout le corps, développent un grand sens de l'équilibre, ainsi que l'élasticité et l'endurance. De plus, comme elles se déroulent en pleine nature, elles ont un effet anti-stress important, vous permettant de vous détendre et de recharger vos batteries, ce qui est également bénéfique sur le plan mental. Cependant, comme toutes les activités sportives, elles nécessitent une préparation physique adéquate, proportionnelle au niveau d'intensité avec lequel elles sont pratiquées. Elles exposent les muscles et les articulations à des charges considérables, notamment lors de l'exécution de figures et de manœuvres aériennes. Pour profiter pleinement de chaque sortie, que l'on soit débutant ou expérimenté, il est donc nécessaire de soigner sa condition physique par un entraînement spécifique. Cela augmente également le facteur de sécurité lorsque nous sommes dans l'eau, car cela évite les entorses, les crampes et la fatigue, surtout si vous utilisez également des accessoires de protection appropriés tels que des gilets et des casques antichocs.
Différences d'engagement musculaire et sportif dans les deux disciplines
En ce qui concerne la préparation physique, il convient de faire une brève distinction entre le kitesurf et le wing foil qui, bien qu'étant des disciplines sportives similaires à bien des égards, nécessitent en fait l'utilisation d'un équipement différent et présentent par conséquent certaines différences en termes de dépense énergétique, d'équilibre et d'effort musculaire. Dans les deux cas, le rider exploite la force du vent, de sorte que l'effort physique et l'endurance musculaire augmentent proportionnellement aux conditions météorologiques. De plus, il s'agit de deux sports à dominante aérobie et d'endurance, donc comparables au cyclisme, à la course à pied et à la natation de longue distance. Les muscles les plus sollicités dans les deux activités sont également les mêmes : les épaules, le dos, les abdominaux et les jambes.
La véritable différence réside dans le fait qu'en kitesurf, la force de la voile est « déchargée » sur l'ensemble du corps via les harnais, sans trop solliciter les bras et le dos, alors que les jambes doivent supporter une grande partie de l'effort. En revanche, dans le wing foil, la traction générée par l'aile est supportée uniquement par les bras, qui transfèrent la force à la planche par l'intermédiaire du tronc et des jambes. Pendant le foil, le travail d'équilibre est maximal et les muscles sont soumis à un effort anaérobie faible à moyen, mais une puissance explosive est nécessaire pour pomper l'aile et la planche pendant la phase de départ. Pour ces raisons, le wing foil est plus exigeant que le kitesurf sur le plan musculaire et aérobique, plus proche du windsurf et du surf par exemple. Pour mieux comprendre les différentes dynamiques, une comparaison détaillée de ces sports de glisse peut s'avérer utile.
La préparation durant la période hivernale
Pendant la saison hivernale, lorsque le nombre d'activités de kitesurf et de wing foil est drastiquement réduit, il est conseillé de cultiver une routine d'entraînement sur terre avec des exercices pour améliorer la puissance, la respiration, l'équilibre et l'étirement des muscles, afin d'être prêt à retourner sur l'eau dès que possible, peut-être même en explorant les meilleures destinations de kitesurf en Europe. Voyons comment se préparer physiquement, tant pour les sorties amateurs qu'en vue des calendriers de compétition - comme le calendrier des compétitions de Kitesurf ou de Wing Foil de 2025 - pour ces deux disciplines.
Améliorer la respiration et l'endurance cardio-vasculaire
En tant que sports aérobiques, le kitesurf et le wing foil nécessitent un entraînement cardio pour développer le « souffle » et l'endurance. La course à pied, la natation et le vélo sont quelques-uns des exercices à privilégier. Il est recommandé de suivre des séances de 30 à 40 minutes alternant des séries rapides et lentes, avec 3 minutes entre les séries. L'objectif est de pousser le corps à la limite, d'augmenter la fréquence cardiaque et de brûler plus de calories pendant un certain temps, après quoi la charge de travail est réduite et le corps récupère. De cette manière, le cœur et les poumons sont continuellement sollicités, mais de manière brisée. Quel que soit le sport que vous pratiquez, course à pied, natation ou vélo, adaptez votre rythme à votre condition physique et soyez conscient de vos limites. Un entraînement régulier vous permettra de vous améliorer, de rester dans l'eau même pendant plusieurs heures et surtout d'éviter les blessures lorsque vous reprendrez votre sport nautique favori.
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Pour ceux qui naviguent essentiellement l'été et ne font pas d'activité physique pendant l'année, il faut se remettre dans le rythme deux mois avant de remonter sur une board. Pour vraiment développer ses capacités d'endurance et mieux se prémunir contre les blessures, l'important, c'est d'être progressif dans ses efforts : reprendre le sport une fois par semaine pendant 15 jours, puis deux fois par semaine et enfin trois fois par semaine, avant de stabiliser sa pratique. Le plus complet reste la natation, avec une séance par semaine : 40 minutes à moyenne intensité en variant les nages (brasse, dos, crawl), des exercices de battements de jambes avec la planche et quelques exercices de bras à l'aide du pull-buoy. La natation a l'avantage de muscler le corps harmonieusement et en douceur.
Développement de la puissance et de la force résistante
Le kitesurf et le wing foil ne sont pas des sports de force typiques, mais plutôt des sports d'endurance. Il ne fait cependant aucun doute qu'un renforcement de tous les groupes musculaires présente d'énormes avantages et est fortement recommandé. En particulier, la force dite « résistante », c'est-à-dire la capacité du corps à supporter une charge donnée sur une longue période, doit être entraînée. Pour répondre aux contraintes du kitesurf et du wing foiling, l'entraînement musculaire idéal doit viser à développer la force sur toute l'amplitude des mouvements articulaires. Cette approche, appelée Power-Flex, prépare le corps à gérer les charges dynamiques et les positions extrêmes typiques de ces sports, tout comme en gymnastique, où la force s'exprime également dans des conditions d'élongation considérable. Ce travail permet de développer une musculature performante, forte, souple et résistante aux efforts prolongés exigés dans l'eau.
Il est bon de se concentrer sur l'entraînement avec des poids, éventuellement des poids libres, mais aussi des élastiques et des fitballs. L'important est de travailler avec des charges moyennes/légères et un nombre élevé de répétitions. Les pompes pour les bras, les tractions à la barre pour le dos et les épaules, les exercices pour toutes les sangles abdominales, sans oublier les squats et les étirements pour les muscles des jambes et du bas du dos, sont également intéressants.
Maîtrise de l'équilibre et proprioception
Un autre facteur extrêmement important est l'équilibre, c'est-à-dire la capacité du rider à garder son corps aligné, coordonné et équilibré, non seulement dans des conditions statiques, mais aussi dynamiques, lorsqu'il navigue et effectue des changements de direction, des sauts et des manœuvres. Il est absolument recommandé d'améliorer l'équilibre par un entraînement spécifique en vue de la prochaine saison. Les exercices peuvent être réalisés soit en corps libre, soit à l'aide d'équipements spécifiques, tels que les balance boards ou la slack line, qui contribuent grandement à développer une meilleure conscience de son corps dans l'espace, facilitant les mouvements et augmentant la capacité à réagir rapidement. Le Pilates, le Tai Chi et le Yoga travaillent l'équilibre fonctionnel, tonifient les muscles stabilisateurs du tronc et améliorent les techniques respiratoires.
La proprioception est la capacité de percevoir son corps dans l'espace grâce au système nerveux, sans avoir besoin de vérifier les informations de manière visuelle. Cette faculté permet au corps de s'équilibrer de façon instinctive et se travaille en faisant par exemple des exercices de gainage sur des supports instables tels un swissball ou un bozu. Une qualité importante en kitesurf puisqu'on est très souvent en déséquilibre, notamment en strapless, foil et dans la pratique du freestyle.
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Stretching, flexibilité et récupération
La pratique du kitesurf et du wing foil soumet le corps des riders à des efforts musculaires, des torsions et des mouvements articulaires diffus et répétés. Il devient donc essentiel d’augmenter son élasticité et sa flexibilité avec des exercices ciblés d’étirement et d’allongement musculaire. Une routine d’étirement régulière avant la saison sportive optimise le rendement dans l’eau et favorise la bonne fonctionnalité et efficacité des muscles, tendons et articulations. Inclure du stretching 2 à 3 fois par semaine en fin d'entraînement ou en extra permet d'améliorer la récupération et l'élasticité musculaire.
Partir à la journée et rider en kitesurf pendant des heures sans avoir les jambes qui flageolent en fin de session nécessite un minimum de préparation. La clef est d'engranger un capital d'endurance pendant l'année et préparer sa session dès la veille. Une longue session de kitesurf, c'est plus de 2 heures à l'eau. Au-delà de deux heures sur le plan d'eau, on parle de session longue. Exemple type : l'expédition « downwind ». Il faut être en forme physiquement car au bout de plusieurs heures, on commence à fatiguer, ce qui se traduit par un manque de lucidité et de concentration : on va moins vite, on peut commettre des erreurs de pilotage qu'on ne ferait pas en temps normal et on tombe plus souvent.
Évaluation des niveaux et progression
Il faut bien évaluer son niveau de kitesurf pour savoir dans quoi on s’embarque et si nos yeux ne sont pas plus gros que notre ventre face au potentiel d’une session aux conditions parfaites. Pour les loisirs, le kitesurfeur tire des bords près de la plage, dans des conditions faibles à modérées, nécessitant une forme physique correcte et de la motivation. Pour le perfectionnement, le kitesurfeur est capable de naviguer dans toutes les conditions météo et engage des manœuvres, ce qui demande une bonne forme physique pour être efficace et prévenir les blessures, avec au moins 2 entraînements sportifs par semaine. Pour l'expert, très expérimenté avec l'objectif de progresser ou de faire de la compétition, une excellente forme physique est requise, idéalement avec un programme d'entraînement établi avec un professionnel.
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