Le monde de la glisse nautique est en constante évolution, et l'avènement du foil a révolutionné les pratiques, offrant de nouvelles sensations et des performances inédites. Loin d'être une simple mode passagère, le windfoil, le wingsurf et l'eFoiling représentent une nouvelle génération de glisse, après la navigation en déplacement puis au planning, passant à une navigation en vol. Pour ceux qui seraient en retard d'une guerre, le foil est le nom donné à un appendice qui remplace l'aileron traditionnel sous la planche. Cette innovation a des implications profondes sur le matériel, notamment sur le choix et l'adaptation des boîtiers d'aileron, avec un débat persistant concernant la compatibilité et la robustesse du boîtier Power Box.
Pourquoi le Windfoil ? Une Révolution des Sensations
Les plus anciens d'entre nous ont probablement connu la vraie « Planche à voile » avec laquelle on naviguait en « déplacement ». Ce terme est donné aux embarcations qui flottent car leur volume est plus important que leur poids. Lorsqu’elles avancent, ces embarcations déplacent un volume d’eau équivalent à leur poids. Bien évidemment, c’est un mode de navigation plutôt lent. Il y a une grosse vingtaine d’années, le funboard a été inventé en proposant un nouveau mode de navigation : le planning. Cette fois, la planche n’est plus portée par son volume mais par une portance générée grâce à la vitesse. On a ainsi démultiplié la vitesse, et surtout les sensations grâce à une résistance à l’avancement beaucoup plus faible, offrant une véritable glisse.
Le windfoil est une nouvelle génération de glisse, permettant une navigation en vol. Les sensations de glisse font encore un bon en avant, en particulier grâce à une diminution drastique de la traînée. Et qui dit moins de traînée, dit moins de puissance vélique nécessaire, plus de légèreté, etc. C'est la grande question du moment : est-ce une nouvelle mode ou une évolution irrémédiable ? En prenant un peu de recul, on a observé le même type de réaction lors de l’arrivée du funboard : beaucoup de compétiteurs en planche open dénigraient le funboard, avant d’y passer ou d’abandonner. La transition a pris des années. Au final, il y a fort à parier que l’évolution vers le windfoil sera irréversible même si elle prendra du temps.
Le windfoil est très peu exigeant côté voile car il nécessite très peu de poussée. Globalement, on navigue avec 2 m² de moins qu’en funboard et des voiles de vague ou de freeride à deux cambers légères sont idéales pour pratiquer avec plaisir. Les besoins étant nouveaux, c’est vraisemblablement un domaine où les choses vont beaucoup évoluer. En funboard, on avait tendance à naviguer sur-toilé, alors que cette fois on est sous-toilé. Le windfoil est une activité beaucoup moins physique que le funboard. Les frottements étant très réduits, on utilise très peu de force propulsive donc des voiles qui font environ 2 m² de moins qu'en Windsurf 'classique'.
L'Accessibilité du Windfoil : Idées Reçues et Réalités
De nombreuses idées reçues circulent sur le windfoil, touchant à son accessibilité, son coût ou sa complexité. Il est essentiel de les démystifier pour encourager la pratique.
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Idée reçue : C'est trop technique, je n'ai pas le niveau.Le niveau requis est celui de la navigation confortable au harnais, pieds dans les footstraps. Bien sûr, les excellents funboarders apprendront souvent plus vite, mais contrairement au kitefoil qui est réellement technique, le windfoil est accessible à la plupart. Pour donner une idée, il faut deux demi-journées à un bon navigateur pour commencer à voler sur des bords entiers. L'apprentissage est beaucoup plus facile que le kite foil par exemple. En fonction de la dextérité des pratiquants, il faut entre deux heures et cinq heures pour faire des vols de plus de 50 mètres. La décontraction arrive au bout de quatre ou cinq sorties.
Idée reçue : Je suis trop vieux, je n'y arriverai jamais.Avec deux ans d’expérience de journées découvertes et autres journées test, il a été constaté (à une exception près) que tous ceux qui s'en sont réellement donné les moyens ont réussi à voler. Certes, comme toujours quand on apprend, il y a une phase un peu plus physique car on est assez crispé au départ. Dès cette phase derrière nous, c'est une navigation avec beaucoup de douceur et beaucoup moins d'effort (on arrive sans problème à naviguer des heures sans harnais !).
Idée reçue : C'est dangereux.À ce jour, on n’observe pratiquement aucun accident en windfoil. Contrairement au kitefoil, les risques sont très limités, surtout dans la phase d’apprentissage. À l’exclusion de quelques amerrissages sur le nez de la planche, ou de quelques genoux dans la voile, rien de bien méchant. Le fait d’être dans les straps, avec le wishbone dans les mains, permet a priori de ne jamais tomber sur le foil. Le seul danger peut provenir des manipulations du foil à terre et du waterstart où le pied peut passer très près des ailes.
Idée reçue : Ce n'est pas l'avenir car ça ne marche pas dans les vagues et dans le vent fort.Comme toute évolution, il faut du temps pour que les choses s’installent. En dehors du matériel qui va continuer à progresser, la technique va beaucoup évoluer. À ce jour, la plupart des pratiquants ont un niveau de débutant ou de débutant débrouillé. Quelques rares exceptions (Philippe Caneri, Benjamin Tillier) donnent une idée du potentiel du foil. Que ce soit en termes de performance ou de maniabilité, le potentiel est énorme. On débute idéalement dans des vents médiums (autour de 15 nœuds). En progressant, on appréhende de mieux en mieux les vents plus soutenus, et avec un peu d’habitude, naviguer dans 25 nœuds ne pose aucun problème ; il faut juste adapter les tailles de voile et ne pas hésiter à rapidement descendre en 4 m² voire moins. On prend même un plaisir certain à naviguer avec un mouchoir de poche dans les mains.
Naviguer dans les vagues est un sujet plus complexe et seuls quelques très bons foileurs profitent réellement de l’ultra-maniabilité du foil dans ces conditions. Avec un peu de recul, combien faut-il à un débutant windsurfeur avant d’aller surfer dans les vagues ? Pour infos, les vitesses atteintes en foil sont de l’ordre de 17-18 nœuds quand on débute, et sans grand niveau, on pousse jusqu’à 22-24 nœuds en se mettant dans le rouge. Les extra-terrestres du foil ont déjà dépassé les 30 nœuds. Au final, c’est surtout un argument donné par ceux qui ne pratiquent pas réellement et veulent s’auto-convaincre d'avoir raison.
Idée reçue : Le windfoil c’est cher.Oui et non : comme tout, cela peut être cher quand on veut s’équiper avec le top de ce qui se fait. Quand on aborde ce sujet, la question n’est pas le tarif du foil en soi, mais le coût global relativement aux autres alternatives. Le windfoil nécessitant moins de gréements et étant bien moins exigeant de ce point de vue, ceci équilibre tout à fait le tarif de l’appendice.
Idée reçue : Il y a trop de modèles et on s’y perd.Lorsqu’il n’y avait qu’un ou deux modèles, la plupart se plaignaient de ne pas avoir le choix. L’évolution vers plus de modèles est naturelle et répond à une diversification des pratiques.
Idée reçue : Il faut que je teste pour voir si ça me plaît.C’est une remarque très fréquente. Il est d’ailleurs possible de suivre des cours de découverte windfoil avec plusieurs clubs. Dans les faits, comme toute discipline dans laquelle on débute, les premiers instants sont plutôt ingrats même s’ils peuvent être amusants. Après les premières sensations de vol qui sont très excitantes, le windfoil devient vraiment addictif lorsque l’on parvient à se décontracter en vol. Comme on le disait un peu plus haut, cela intervient après quelques sorties. Il n'y a eu qu'un seul exemple de pratiquant qui a fait l’effort de passer le cap et qui a décidé de revenir au funboard classique, ce qui est potentiellement dû à un gabarit hors norme et un mauvais choix de matériel.
Idée reçue : Ça va évoluer tellement vite qu'il vaut mieux attendre.Le windfoil en est effectivement à ses débuts, mais nous en sommes déjà grosso modo à la 3e génération de foil. Les tâtonnements et les évolutions les plus fondamentales sont derrière nous désormais. Les premières générations ont exploré des directions un peu extrêmes, mais les choses ont beaucoup convergé avec les 2e et 3e générations. Les évolutions vont être désormais plus subtiles, mais bien sûr, on ne va pas s’arrêter là. D’autre part, qui dit nouvelle pratique dit aussi demande beaucoup plus forte que l’offre sur le marché de l’occasion. On peut toujours attendre la version suivante mais c’est une course perdue d’avance. Pour ne pas « perdre d’argent », attendre ne sert donc à rien, mais choisir un modèle qui va se revendre est fondamental. Il faut donc simplement ne pas aller chercher des produits exotiques avec lesquels vous allez gagner 200 euros à l’achat pour se retrouver avec un produit invendable dans six mois.
Idée reçue : Il va y avoir de la concurrence et les prix vont s'écrouler.L’évolution des prix n’a aucun lien avec le nombre de marques, mais avec le coût de revient des produits. Au final, les coûts s’équilibrent grossièrement, et on ne peut pas s’attendre à voir les prix chuter de façon significative sur des produits développés à iso qualité de matériaux et de technologie. Des nouveaux acteurs vont profiter de l’engouement pour proposer des produits moins chers en rognant sur la qualité des matériaux, la qualité des processus de production, le développement (en copiant), le réseau de distribution (vente directe), et la pérennité des produits. Le volume va permettre d’accéder à des technologies différentes. On en a un exemple flagrant avec l’arrivée des foils aluminium produits par extrusion, moulage et soudure TIG.
Idée reçue : Dès que ça va être fait en Chine, il y aura des copies pas chères.Comme d’habitude, l’Asie sait profiter très vite des opportunités commerciales, surtout lorsque les marchés ne sont pas structurés. Comme dans tous les domaines que nous avons connus (windsurf, SUP, kite, etc.), les arnaques font la compétition avec les faux bons plans. Il y a effectivement déjà des offres très alléchantes sur eBay (foil carbone à 250 € par lot de 50) et il est fortement déconseillé à ceux qui veulent jeter de l’argent par les fenêtres d’y souscrire.
Le Matériel Essentiel pour le Windfoil : Flotteur, Voile et Boîtier
Le choix du matériel est crucial pour une bonne expérience en windfoil, avec des spécificités pour le flotteur, la voile et surtout le boîtier.
Le Flotteur : Choix et Adaptations
Pour débuter le windfoil, la plupart des windsurfeurs voudront se rassurer en limitant leur investissement et en leur permettant de revenir au windsurf classique. Il y a déjà pas mal de littérature à ce sujet sur les forums ou les sites des marques de foil.
Footstraps : La position des footstraps est très importante en windfoil, voire primordiale. La navigation en foil se fait plus ‘debout’ qu’en funboard. Il est nécessaire d’avoir les pieds bien à plat sur la planche, donc éviter les straps très excentrés des planches de slalom. Certains flotteurs de freerace offrent des positions d’inserts plus centrés, ce qui est parfait pour le windfoil. Sinon, vous pouvez demander à un shaper de rajouter quelques inserts sur votre flotteur.
Position longitudinale : L’un des éléments fondamentaux en windfoil est l’équilibre longitudinal. Il faut globalement que la poussée du foil se fasse entre les deux pieds pour permettre au pilote de contrôler le plus facilement possible l’incidence du foil. Comme le centre de poussée des différents foils du marché n’est jamais au même endroit, l’idéal est d’avoir de multiples possibilités de réglage pour trouver l’équilibre idéal. Le flotteur touche l’eau dans toutes les phases où l’on ne vole pas, y compris avant le décollage ou lors des touchettes. Si le shape ne joue que sur certaines phases de l’utilisation, les autres éléments géométriques des flotteurs sont primordiaux car ils déterminent entièrement le comportement et l’équilibre en vol : largeur arrière, largeur au maître bau, position des footstraps.
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Le Boîtier de Foil : Deep Tuttle vs. Power Box - Un Débat Central
La question du boîtier est au cœur de l'utilisation d'un foil, notamment lorsqu'il s'agit d'adapter des planches existantes. La plupart des foils nécessitent un boîtier d’aileron type Deep Tuttle. Si vous désirez utiliser une planche équipée en Power Box, il faudra soit revendre votre flotteur, soit faire remplacer le boîtier. Si votre flotteur est par contre déjà équipé d’un Deep Tuttle, aucune urgence : naviguez comme cela, et si le boîtier avoue une faiblesse, il sera toujours temps de le remplacer. Dans le cas des foils possédant une platine sous la carène (type Zeeko), les contraintes sont moins importantes.
La Robustesse du Boîtier Power Box pour le Foil : Le Cas NeilPryde Interchangeable Head 2022Ce boîtier foil NEILPRYDE est conçu pour les pratiquants de wingsurf et wingfoil qui cherchent une fixation fiable entre le mât et le fuselage. Sa construction CNC renforcée garantit une excellente résistance mécanique, essentielle pour supporter les contraintes de la glisse dynamique. Grâce à ses deux connexions verticales en titane profond, le boîtier assure un ajustement sans jeu, éliminant tout mouvement parasite. Cette rigidité maximale améliore la transmission des forces entre le mât et le foil, limitant les vibrations au niveau de la fixation supérieure pour une sensation de contrôle accrue.
Adapté au wingsurf et wingfoil, avec une installation simplifiée, ce boîtier interchangeable est compatible avec plusieurs configurations de foil, facilitant les changements rapides d’éléments sans compromettre la solidité. Livré avec la visserie M8, il s’installe aisément tout en garantissant un maintien optimal lors des sessions exigeantes. La base usinée CNC, associée à l’utilisation de matériaux haut de gamme, assure une durabilité importante face aux sollicitations répétées en eau salée. Ce boîtier n’est cependant pas une pièce universelle, son usage se limite aux foils compatibles avec la fixation Power Box. Ce boîtier foil NEILPRYDE Power Box 2022 s’adresse aux riders expérimentés qui recherchent un montage solide et performant pour leurs foils de wingsurf ou wingfoil. Il n’est pas conçu pour des pratiques hors waterfoil ou pour des foils avec d’autres systèmes de fixation.
Les Arguments Contre le Power Box pour le Foil de PerformanceSur le débat du boîtier Power Box en Foil, le choix de certaines marques est clairement opposé à cet élément pour des raisons simples de fiabilité. Mécaniquement, pour Tiesda You, le designer de la marque Starboard par exemple, c'est un non-sens avec les techniques actuelles de positionner la puissance d'un foil sur un si petit boîtier, avec une seule vis centrale, même avec platine. Dans les années 2000, et l'avènement de la Formula, aucun acteur fabricant d'aileron ou de flotteur ne proposait d'aileron Power Box avec compatibilité sur les Formulas, ce qui en dit long. Starboard Foils ne propose d’ailleurs pas de foil en Power Box, restant attaché au Deep Tuttle, voire Top Plate (pour les SUP et Surf Foils uniquement). Leur foil de cruising Super Cruiser alu est monté en Deep Tuttle. L'information obtenue de Bastien chez Pryde était que tous les boîtiers Power Box seraient renforcés en 2020. Cela fait un sacré bout de temps que cette nouvelle est placardée sur le blog du site officiel de JP, ce n’est pas une info nouvelle ni récente. Aucune planche d’une autre marque ne sera plus prise en garantie qu’une JP ; toutes les marques de flotteur sont logées à la même enseigne à ce jour. On en est au même stade qu’il y a deux ans quand on mettait des foils de slalom sous nos planches non renforcées en espérant que cela tienne dans le temps. Le succès du Glide pourrait conditionner cette évolution des flotteurs ou non. L’usage de chacun et la différence de gabarit n'empêcheront pas qu’il y ait des problèmes. Ce qui fait bizarre, c’est le lien qui unit les deux marques a priori, et le fait de se décharger en cas de casse chez JP. Il y a visiblement eu un souci de timing ou de concertation. Un foil en boîtier Power Box paraît très risqué vu les contraintes et le bras de levier.
Le Power Box : Un Avenir pour le Grand Public ?Malgré les réserves, de nombreuses marques sortent leur foil à boîtier Power Box (Neil Pryde avec le Glide, Starboard, RRD, Alpine Foil, etc.), et les concepteurs ont dû tester et maltraiter quelques boîtiers avant de décider de les mettre sur le marché. Certains utilisateurs, comme Symon, sont adeptes de la simplicité, efficacité, plaisir, légèreté et restent en Power Box. D'ailleurs, Mr Ben Severne fait figure de résistant avec ses Fox avec lesquelles on peut s’éclater grave. Il peut être un tort d’abandonner le Power Box pour certaines configurations de petites voiles. En attendant, les Glide se vendent bien a priori. L’idéal serait Power Box + deux rails US afin de passer du wind au foil avec le même flotteur. Power Box n'est pas mort ! Les foils de surf type Glide ou autre proposés par Slingshot sont ultra fun à utiliser, et si à la longue, il y a des dégâts sur les foils Power Box, il faudra vraiment que les marques revoient leur copie côté boîtiers plutôt que d'abandonner un concept qui a, pour beaucoup, beaucoup plus d'avenir que le foil de slalom/race pour le grand public, en tout cas pour plein de raisons. Pour les sensations, pour se faire mal lors des boites ? C’est surtout un argument donné par ceux qui ne pratiquent pas réellement.
Renforcer un Boîtier Power Box Existant : Défis et SolutionsInstaller un foil nécessite un boîtier Deep Tuttle. Si votre flotteur est équipé en Power Box, il faudra soit le revendre, soit faire remplacer le boîtier. C'est le risque, mais il y a des plaques de renfort qui viennent se caler sur la carène et qui reprennent les efforts, bien plus que la vis. Faire réparer une planche coûte en gros le même prix que de la faire renforcer ou de changer de boîtier, soit au moins 200 €. Globalement, cela dépend quand même pas mal de l'utilisation que l'on compte avoir et de son gabarit. Il faut virer les anciens boîtiers, renforcer et les reposer. Le truc cool, c'est qu'une fois renforcés, les boîtiers seront plus solides que les originaux.
L'expérience de modification d'une planche existante pour fixer un foil est riche en enseignements. Un utilisateur a tenté de renforcer une planche en fibre de verre le dessus et le dessous au niveau du mât et sur une zone de 25 cm en avant et 20 cm en arrière, utilisant de la résine époxy West System durcisseur lent. La planche a finalement cassé sur une touchette au milieu du strap avant, à un endroit où il n'y avait pas de renfort. L'autopsie a révélé une mousse de mauvaise qualité et une fibre de verre assez fine sur la carène et le pont. Cela souligne l'importance d'une construction solide ou d'un renforcement adéquat. Quand on lit comment faire, ça a l'air simple, mais "quand on n'a jamais fait, on n'a jamais fait".
Pour le positionnement sur la planche, le site Ketos indiquait 35 cm en arrière du milieu du strap central, tandis que l’importateur Ketos au Québec donnait 34 cm en arrière de la vis arrière du strap central. En mesurant sur une planche Ketos d'origine, c'est bien 35 cm. Ceux qui l'utilisent reconnaissent effectivement que le strap est "un peu" trop sur l'arrière et mériterait une position plus avancée. L'expérience personnelle d'un pratiquant montre qu'il est plus facile de "gérer" le foil au début avec un stance plus grand en reculant le mât. Avec plus d'expérience, il est possible de remettre le mât à 35-37 cm du strap avant sans problème.
Lors d'une installation d'une platine avec vis traversantes, l'usinage du pont au-dessus (après avoir retiré les pads) a impliqué cinq trous de 1,5 cm de diamètre. Enlever la mousse avec la technique de la clé Allen (mousse enlevée sur environ 4 cm de diamètre) et remplir les trous à l'époxy + microballon peut entraîner des surprises : cela chauffe (normal), ça déborde (l'expansion de la résine a créé des bosses sur le dessous de la planche), ce qui est un phénomène normal.
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Pour ceux qui envisagent de faire appel à un professionnel, Jean-Marie Guiriec, shaper d’Exocet dans le Finistère, peut réaliser le travail de renforcement pour environ 250 €. Plus proche, il semblerait que Black Label puisse faire ça aux environs de La Baule.
L'eFoiling : Une Autre Dimension de la Glisse
L'eFoiling combine les principes de base du foiling traditionnel, dans lequel une planche de surf est équipée d'une aile hydrodynamique (foil) sous l'eau, avec la technologie électrique moderne. L'eFoil se compose d'une planche, d'une propulsion électrique et du foil (mât avec aile immergée et moteur).
Technologie et Fonctionnement
La planche est généralement un peu plus lourde et plus stable qu'une planche de surf traditionnelle, afin de pouvoir y installer la batterie et l'électronique. À l'intérieur de la planche se trouve une batterie rechargeable qui peut être facilement remplacée. L'accélération se fait avec une télécommande radio dans la main. La hauteur de vol est contrôlée par le déplacement du poids du pilote. La plus grande innovation technique de ces dernières années a été l'introduction de la propulsion par jet (au lieu d'une hélice) par la société Aerofoils, qui vend ses planches sous la marque Audi. Audi est actionnaire d'Aerofoils. Il ne s’agit pas seulement de fabriquer un foil électrique, il s’agit aussi et surtout de le fabriquer en France, en misant sur les connaissances et compétences locales. Passion, persévérance, compétences, professionnalisme ont permis d’atteindre ce rêve. L’ingénierie est 100 % Française. Leur cellule Recherche & Développement ne cesse d’améliorer leurs machines pour être toujours en avance sur la technologie, l’informatique, la connectique, l’électricité hydraulique. Les batteries sont créées dans leur région garantissant une qualité française hors norme.
Liberté et Accessibilité
Le plus grand attrait de l'eFoiling réside dans la liberté et le caractère unique de l'expérience. Les conducteurs peuvent glisser sur l'eau sans dépendre des vagues, du vent ou d'un bateau. La vitesse est contrôlée par une télécommande manuelle sans fil, ce qui donne au conducteur un contrôle total. L'un des défis de l'eFoiling est la courbe d'apprentissage initiale. Garder l'équilibre et s'adapter à la vitesse et aux mouvements de l'eFoil peut être un défi pour les débutants. En fait, l'eFoiling est plus accessible que de nombreux sports nautiques traditionnels, car il requiert moins de force physique et d'endurance et peut être pratiqué dans des conditions d'eau très différentes.
Vous pouvez choisir la planche que vous voulez mettre sur le foil électrique en fonction de votre gabarit. Le foil électrique est séparé de la planche, ce qui permet de l’adapter en fonction de son poids. Mais vous avez aussi la possibilité de changer de board en fonction de l’évolution de votre propre pratique. Un débutant partira facilement avec une grosse planche gonflable par exemple. Les personnes qui souhaitent essayer l'eFoiling peuvent s'inscrire dans l'une des écoles d'eFoil. Ceux qui souhaitent acheter une planche eFoiling peuvent se faire conseiller dans les boutiques spécialisées. Pour rappel, Pwr-Foil a travaillé sur leur e-foil, comme pour ses planches de stand up paddle Redwoodpaddle ou leurs surf Manatee.
Innovation et Impact Environnemental
L'industrie de l'eFoiling se caractérise par une innovation constante. L'eFoiling est considéré comme un sport nautique respectueux de l'environnement. Comme l'e-foil fonctionne à l'électricité, il ne produit pas d'émissions et fonctionne presque sans bruit. De plus, ils ne nécessitent pas de remorque pour le transport, comme c'est le cas pour un bateau ou un jet ski.
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