Léon Marchand, le nageur toulousain, a gravé son nom dans les annales des Jeux olympiques de Paris, réalisant une prouesse d'une ampleur rare. Le mercredi 31 juillet, à la Paris La Défense Arena, il a décroché son troisième titre olympique de ces Jeux sur le 200 m brasse. Cette victoire spectaculaire est survenue moins de deux heures après qu'il ait arraché une médaille d'or au terme d'une folle remontée en 200 m papillon, marquant ainsi un doublé extraordinaire, inédit et profondément marquant pour le sport français. À seulement 22 ans, ce jeune prodige a non seulement écrasé la concurrence sur le 200 m brasse mais a aussi établi un nouveau record olympique, poursuivant une moisson de médailles qui continue d'émerveiller.
Le Sacre sur 200 m Brasse : Une Démonstration de Force et un Record Olympique
La finale du 200 m brasse a été une véritable démonstration de force de la part de Léon Marchand. Après son record olympique sur le papillon, il a réédité l'exploit en brasse avec un temps canon de 2'05"85. Ce chronomètre exceptionnel constitue un nouveau record olympique, témoignant de sa domination écrasante. Le suspense, qui avait été total moins de deux heures plus tôt lors de sa finale du 200 m papillon, a cette fois-ci été tué dès le premier 50 mètres, ou presque. Léon Marchand, l'insatiable ovni de la natation, a lancé sa course à la perfection, prenant la tête après 50 mètres et creusant un avantage de 0"81 sur ses poursuivants après 100 mètres.
Personne ne l'avait jamais tenté, alors Léon Marchand l'a fait. La superstar de la natation française et mondiale a réussi l'impossible doublé moins de deux heures plus tard, en écrasant littéralement la concurrence pour s'adjuger de nouveau l'or olympique sur 200m brasse. C'est comme s'il ne pratiquait pas le même sport que les autres. À l'arrivée, il a collé 0"94 à l'Australien Zac Stubblety-Cook, qui a terminé deuxième. L'Australien, qui avait décroché le titre du 200 m brasse à Tokyo, a cette fois pris la deuxième place, à 0''94 du nageur tricolore. Le Néerlandais Caspar Corbeau, né aux États-Unis, a, lui, décroché la médaille de bronze à plus de deux secondes de Marchand, concédant 2"05 au Français. Le Chinois Zihao Dong, qui faisait partie des favoris pour le titre et avait été l'un des rares à rester dans la même seconde que Marchand en demi-finale, a échoué au pied du podium, avec un retard de 2"61, après avoir été éliminé dès les demi-finales. Le record du monde de Qin Haiyang, établi en 2'05''48, a été menacé pendant une bonne partie de la course, mais reste finalement sur les tablettes. Une énième preuve de son écrasante domination, surtout, c’est bien ce que Léon Marchand a offert au public et au monde de la natation.
Le Doublé Inédit : Une Pénétration dans l'Histoire par le 200 m Papillon et le 200 m Brasse
Ce mercredi a vu Léon Marchand accomplir un doublé extraordinaire car inédit en doublant le 200 m papillon puis le 200 m brasse à Paris La Défense Arena. Avec trois titres olympiques lors des JO de Paris, il égale une performance plus jamais vue pour un Français depuis 1936 et entre ainsi dans la légende. Doubler le 200 m papillon et le 200 m brasse, deux nages si différentes, qui plus est au milieu d'une telle concurrence, relevait de la folie. Le Français l'a fait avec une tranquillité dingue, dans la même soirée. Physiquement, mentalement, techniquement, la performance semble irréelle. Mais elle est bien concrète, inscrite dans les livres d'histoire à jamais.
Plus tôt dans la soirée, Léon Marchand avait décroché son deuxième titre olympique sur le 200 m papillon, sa première finale. Dans un duel fou avec le Hongrois Kristof Milak, champion olympique en titre et recordman du monde, Marchand a remonté dans les derniers mètres pour finalement battre le record olympique, avec un temps de 1'51''21. Ce come-back incroyable dans les derniers 25 mètres lui a permis de devancer de 50 centièmes le Hongrois Kristof Milak qui a pris l'argent, et de plus d'une seconde le Canadien Ilya Kharun qui est reparti avec le bronze. Les derniers 25 mètres de cette finale furent irrespirables, le Français revenant sur Milak dans les ultimes instants, sous les yeux d'une Paris La Défense Arena en feu pour le "Roi Léon". L'ambiance était incandescente, le public scandant le nom du prodige de la natation.
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Après la grosse bagarre du 200 m papillon où il a écoeuré Kristof Milak sur le fil, Marchand a pris le temps de décrocher un sourire sur une première Marseillaise, puis est revenu parachever son œuvre avec fracas sur le 200 m brasse. Son programme olympique était très chargé, avec ce marathon de six courses en deux jours. Après sa magnifique médaille d'or du 200 mètres papillon, la soirée était loin d'être finie pour Léon Marchand. Il s'est élancé à 22h31 pour la finale du 200 mètres brasse, réalisant l'un des plus grands exploits de l'histoire de la natation : gagner deux médailles d'or olympiques dans la même soirée. Même Michael Phelps n'a jamais réalisé cet exploit.
Entre ses deux finales, le Toulousain avait une idée précise de la façon dont son planning allait se dérouler. "Goutte de sang, gel sucré et pause pipi" étaient notamment au programme, des détails qui soulignent la rigueur de sa préparation et sa gestion minutieuse de l'effort pour enchaîner deux épreuves aussi exigeantes. Sa première réaction à France TV après son doublé fut éloquente : "Quel bonheur ! C'était mon cadeau de Noël aujourd'hui. Je travaille tous les jours pour ça, il y a beaucoup de souffrance toute l'année et là j'en profite. Je suis très heureux. Je n'étais pas le chassé ce soir en papillon. Milak a le record du monde mais ça a été une super course, je suis super content. Après le 200m papillon, l'émotion était un peu différente parce que j'essayais de me contrôler émotionnellement pour mon 200m brasse. Mais les Marseillaises étaient incroyables, les émotions assez fortes."
L'Architecte du Succès : Bob Bowman et la Stratégie des Coulées
Derrière ces exploits stupéfiants se trouve l'ancien entraîneur de la légende Michael Phelps, Bob Bowman. Ce coach américain, mentor depuis plusieurs années du prodige français, a joué un rôle crucial dans sa préparation. Léon Marchand, protégé de Bob Bowman, poursuit sa moisson avec une troisième médaille du plus précieux métal, à la veille de son entrée en lice dans sa dernière compétition individuelle, le 200 m 4 nages. L'été dernier, l’étudiant de l’université d’Arizona State avait déjà pulvérisé, lors des Mondiaux de natation de Fukuoka, le record du monde du 400 mètres 4 nages, vieux de quinze ans, démontrant la puissance de cette collaboration.
Le secret de Léon Marchand ? Les coulées ! C'est clairement l'arme fatale du Toulousain, qui prend du temps sur tous ses adversaires dans cet exercice. Cette technique, parfaitement maîtrisée, lui a de nouveau été d'une aide précieuse lors de ce 200 m brasse. Son objectif lors du 200 m papillon, comme il l'a exprimé, était de "rester au contact de Kristof Milak, dernier virage je mets tout sur la coulée, j’y arrive bien avec les jambes." Cette capacité à gérer l'effort et à capitaliser sur des phases spécifiques de la course est un pilier de sa performance. Le nageur toulousain s’était facilement imposé dans sa demi-finale du 200 m papillon, passant tout proche du record de France à seulement une seconde. Ultra dominateur de sa demi-finale de brasse mardi, le désormais double champion olympique avait signé le meilleur temps avec un chrono en 2'08''11, ce qui lui avait permis d'avoir le meilleur couloir, le numéro quatre, pour sa deuxième finale, juste à côté de Zac Stubblety-Cook.
Une Soirée Mémorable pour la Natation Française et l'Ambiance de la Paris La Défense Arena
La soirée du 31 juillet 2024 restera gravée dans les mémoires comme l'une des plus belles pages de l'histoire du sport français. À 22 ans, le Toulousain vient tout simplement d'écrire l'une de ces pages, étant seul sur sa planète. Les superlatifs vont commencer à manquer pour Léon Marchand, qui a déjà décroché trois titres olympiques sur ces JO 2024, le hissant au rang des légendes françaises, comme Marie-José Pérec. Il a réussi son défi historique. L'ambiance à la Paris La Défense Arena était à la folie, comme dans tous les stades de France où le public exultait. À chaque sortie du Français, le public le poussait, scandant son nom. La salle entonnait même "Que je t'aime" de Johnny Hallyday, une ferveur exceptionnelle qui accompagnait chaque exploit. L'extraterrestre de la natation internationale savourait ce moment suspendu, devant un public absolument hystérique, faisant résonner la Marseillaise deux fois en une soirée.
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Cette soirée historique fut également marquée par d'autres performances françaises. Anastasiia Kirpichnikova, naturalisée en 2023 après avoir fait le choix de quitter la Russie pour se donner une chance d’exister sur la scène internationale, a fait une sublime course sur 1 500 m nage libre, récupérant la médaille d’argent. Elle était radieuse au moment de monter sur la deuxième marche du podium, acclamée par le public, tandis que Katie Ledecky pulvérisait le record olympique de 5 secondes, en 15'30''02, s'adjugeant sa 8e médaille d'or olympique. Un autre Français, Mewen Tomac, s’est qualifié pour la finale du 200 m dos du jeudi 1er août, alors que Yohann Ndoye-Brouard n'a pas réussi à passer, manquant de "jus" et attribuant cela aux difficultés des déplacements entre le village olympique et l'Arena. Malheureusement, la soirée n'a pas été parfaite avec une médaille de Maxime Grousset, qui a terminé 5e du 100 m nage libre, malgré une performance impressionnante en 47"71, dans une course où Pan Zhanle a pulvérisé le record du monde de 4 dixièmes de seconde.
L'impact de Léon Marchand dépasse le cadre sportif. Avec ses trois médailles d'or, le Français, s'il était un pays, serait à égalité avec l'Italie à la 8e position du tableau des médailles. Il continue son récital dans ces Jeux olympiques de Paris, et le prodige de la natation française poursuit son parcours parfait. Même Antoine Griezmann, comme à son habitude depuis le début des Jeux olympiques, est allé de son petit tweet pour féliciter le tout nouveau champion olympique du 200 mètres papillon, soulignant la portée de cet exploit dans la conscience collective.
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