La plongée sous-marine est une activité fascinante qui requiert une maîtrise technique et un équipement adapté pour garantir à la fois la sécurité du plongeur et son confort sous l'eau. Parmi les éléments cruciaux de cet équipement figurent le lestage, permettant d'atteindre une flottabilité neutre, et le parachute de palier, un dispositif de signalisation essentiel en surface. Une compréhension approfondie de la "ficelle" (cordelette ou bout) et du "plomb" associés à ces deux aspects est fondamentale pour tout plongeur, qu'il soit débutant ou expérimenté. Des choix éclairés concernant ces composants peuvent significativement améliorer l'expérience de plongée et prévenir des situations potentiellement dangereuses. Cet article explore en détail les informations relatives à la ficelle et au lest, depuis leurs caractéristiques spécifiques pour le parachute de palier jusqu'aux diverses options de lestage pour le plongeur, en soulignant les meilleures pratiques et les considérations de sécurité.
La Ficelle et le Lest du Parachute de Palier : Des Détails Cruciaux pour la Sécurité en Surface
Le parachute de palier est un accessoire de sécurité indispensable pour les plongées en mer. Sa fonctionnalité et son efficacité reposent en grande partie sur la qualité et la configuration de sa "ficelle" (plus communément appelée "bout" ou "tresse") et de son lest associé. Ces éléments, bien que souvent sous-estimés, jouent un rôle prépondérant dans la capacité du plongeur à se signaler efficacement et sans encombre.
La Cordelette Initiale : Un Risque à Corriger
Généralement, le parachute est livré avec une « cordelette » très légère propice à tous les emmêlages. C'est un facteur de risque de se voir involontairement tracté saucissonné en surface. On ne peut que conseiller d’y substituer dès l’achat un bout plus épais, voire lesté pour certains, qui conservera dans l’eau une relative rigidité. Il faudra envisager une tresse de 2-3mm de diamètre en matière synthétique pour une meilleure résistance et une manipulation facilitée.
La longueur du bout est variable selon les types de plongée. En plongée loisir, un bout de 9-10m est largement suffisant. Cette longueur offre la flexibilité nécessaire sans devenir excessivement encombrante. Pour optimiser l'utilisation de ce bout, on y marquera utilement les profondeurs de 3, 6 et 9m au marqueur indélébile et non avec des nœuds, en guise de repères visuels. L'utilisation de nœuds pour marquer les profondeurs peut en effet créer des points d'accroche ou fragiliser la tresse.
Pour attacher la tresse au parachute et au lest, on privilégiera le nœud de chaise. Ce nœud est reconnu pour sa fiabilité et sa facilité à défaire après usage, même sous tension. Beaucoup de parachutes ont pris leur liberté en ne laissant à leur propriétaire que le bout en souvenir, une mésaventure souvent due à un nœud inadapté ou mal réalisé. Il est donc impératif de s'assurer de la bonne exécution de ce nœud crucial.
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Le Lestage de la Tresse : Stabiliser Sans Suralester
La tresse devra être lestée pour éviter tout emmêlage intempestif. Un lestage adéquat permet à la ligne de descendre verticalement et de se déployer sans former de boucles qui pourraient s'accrocher. Pour ce faire, inutile de trop lester. Un lest excessif représente autant de poids que vous n’aurez plus au palier pour tenir votre position, ce qui pourrait impacter votre flottabilité. 100g sont largement suffisants pour assurer la bonne tenue de la tresse et faciliter son déroulement.
Plusieurs techniques sont possibles pour le lestage de la tresse. Le bout plombé, où le lest est intégré directement dans la tresse, est une option. Plus communément, un petit lest est fixé en bout de tresse, cela peut être un simple mousqueton lourd ou un petit plomb cylindrique. Ce dernier peut même servir à enrouler le bout, offrant une solution compacte et multifonctionnelle. Il est important de noter que certains modèles de parachute de palier sont vendus sans tresse et sans lest. Il est donc essentiel de penser à vérifier avant l’achat, puis avant d’aller plonger, la bonne fixation des différents éléments pour ne pas être pris au dépourvu.
L'Enrouleur Spécifique : Pour les Plongées Avancées
Certains plongeurs investissent dans un enrouleur pour leur parachute. Ce dispositif est avant tout destiné à des plongées profondes avec les longs paliers en dérive, où la gestion d'une longue ligne devient plus complexe. L’utilisation d’un enrouleur se justifie par la longueur du bout nécessaire et/ou les manipulations à faire au palier, justifiant une prise en main particulière, comme par exemple, un changement de bloc en pleine eau. Bien que pratique, il représente un équipement supplémentaire et un coût plus élevé.
Le Parachute de Palier : L'Accessoire Indispensable pour Signaler Sa Présence
Au-delà de sa ficelle et de son lest, le parachute de palier lui-même est un élément central de la sécurité en plongée. Son rôle est de signaler la présence du plongeur en surface, ce qui est primordial en cas de dérive, de séparation du groupe ou simplement pour indiquer la position du palier de décompression.
Plus Qu'un Simple Accessoire : Un Impératif de Sécurité
En vérité, le parachute de palier n’est pas là pour faire joli. C’est un accessoire de sécurité indispensable pour les plongées en mer. Vous comprendrez très vite que c’est une pièce d’équipement du plongeur à ne pas négliger. Si on suggère souvent d’attendre le deuxième niveau de plongée pour sa manipulation, l’idée selon laquelle les plongeurs et plongeuses le manipulent dès le début de leur parcours, lorsqu’ils/elles maîtrisent les bases de la flottabilité, est préférable. Cette pratique précoce permet d'acquérir les bons automatismes. Vous saisirez également qu’il est utile d’avoir un parachute par plongeur et non par palanquée, car chaque individu doit pouvoir se signaler indépendamment en cas de besoin.
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Critères de Choix et Caractéristiques Essentielles
Le choix d'un parachute de palier doit se faire en fonction de plusieurs caractéristiques garantissant son efficacité et sa durabilité.
Matériaux et Conception
Un parachute de palier en nylon à l’allure de toile souple est courant. Il est fortement recommandé d’opter pour un modèle muni d’une soupape pour éviter qu’il ne se déchire lors de la remontée, quand l’air va reprendre du volume. Cette soupape rend également le dégonflage plus simple. Votre parachute de palier doit d’office avoir un “bec de canard”. C’est une configuration particulière destinée à ne pas laisser s’échapper l’air. De cette manière, il ne se dégonflera pas en surface, assurant une signalisation continue. Comme son nom l’indique, le parachute de palier avec soupape est muni d’une soupape empêchant la surpression, et donc la déchirure, de votre parachute. Vous ne devrez pas faire attention au volume d’air que vous injecterez. Grâce à la soupape et à la forme dite “en bec de canard” qui empêche le retour de l’air vers l’extérieur, l’air injecté dans le parachute ne sortira pas et votre parachute tiendra bien droit en surface. Il vous suffira de mettre un peu de tension dans le bout pour bien vous signaler.
Visibilité et Identification
Pour être efficace, un parachute doit être suffisamment grand pour être repéré de loin. Il est également essentiel qu'il soit coloré : privilégiez les couleurs flashy. Attention, le parachute de palier jaune délivre un message d’urgence, il est donc important de connaître cette convention. Pour une meilleure gestion en surface, la personnalisation de votre parachute est également une bonne idée. De cette manière, on saura que c’est le vôtre et la personne en surface pourra mieux identifier les palanquées, ce qui est particulièrement utile dans les zones de trafic maritime ou lors de plongées en groupe.
L'Importance du Bon État
Un parachute de palier doit être en bon état, cela va de soi. Une inspection régulière est nécessaire pour détecter toute déchirure, usure ou dysfonctionnement de la soupape ou du "bec de canard", car un parachute endommagé ne pourra pas remplir son rôle de sécurité. Les parachutes de paliers Scubapro, Aqualung, Apeks, DAN et dans les autres marques présentes sur les marchés sont aujourd’hui de bonne qualité. Vous choisirez votre parachute en fonction de vos besoins, du prix, de vos affinités avec les marques ou des conseils de vos moniteurs ou binômes. Sachez que si vous êtes attentifs aux caractéristiques de base énoncées plus haut, vous ne pourrez pas avoir de mauvais parachute.
Les Méthodes de Déploiement : Choisir Sa Stratégie
Le déploiement du parachute de palier est une compétence clé que chaque plongeur doit maîtriser. Il existe différentes approches, chacune avec ses avantages et ses inconvénients.
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La Technique "À Plomb" : La Méthode la Plus Enseignée
Avec cette technique, le parachute est déployé et le fil qui y est accroché se déroule, entraîné par le poids du plomb. Pour cela, prenez bien soin d’être dans une zone présentant une profondeur plus importante que celle du fil du parachute plus les 5 ou 6 mètres représentant votre profondeur de palier. Une fois en position, gonflez le parachute, la plupart du temps avec son octopus, et il remonte en surface. Il ne reste plus alors qu’à remonter en enroulant le fil autour du plomb durant l’ascension.
Cependant, cette méthode présente des défis. Souvent, on voit au palier des plongeurs et plongeuses se démenant avec les nœuds déjà présents dans le fil. De plus, si le fil ne vient pas se coincer dans une palme, une jambe ou un autre accessoire, il faut que le fil soit suffisamment long pour que le plongeur ne soit pas attiré trop vite vers la surface. Dans tous les cas, assurez-vous que votre profondeur soit moins importante que le nombre de mètres de fil disponible. Enfin, il convient d’arriver à enrouler proprement sous l’eau votre fil autour du plomb, ce qui n'est pas toujours évident manifestement. Il paraîtrait que c’est la technique la plus enseignée, mais peut-être serait-ce bien de changer. C’est la solution classique la moins coûteuse et la moins encombrante, mais pas spécialement la meilleure. En effet, il suffit de voir le nombre de plombs qui viennent s’écraser sur les fonds marins, voire s’y coincer, et la personne va tirer dessus au risque d’abîmer les récifs.
Le Finger-Spool : Simplicité et Maîtrise
Ici, vous allez avoir un parachute auquel sera accroché avec un mousqueton un petit dévidoir à manipuler avec vos doigts, souvent appelé finger-spool. Les avantages de ce système sont réels. D’abord, vous ne devrez pas attendre d’arriver au palier pour le lancer. Un autre avantage est que vous ne risquez pas de coincer le fil dans vos palmes ou de le voir venir se perdre dans le récif. Enfin, il n’y a pas, ou vraiment peu, de risque de faire des nœuds avec un finger-spool. Du coup, vous remontez calmement en enroulant le fil sur le spool. Bien entendu, tout n’est pas simple. Il s’agit de ne pas coincer votre doigt dedans ni de lâcher le spool et de le voir couler dans les profondeurs.
Le Dévidoir : Confort, Sécurité et Efficacité
Le dévidoir est une évolution du finger-spool. Point de vue technique, rien de compliqué. C’est la méthode la plus simple, mais aussi la plus chère et la plus encombrante. En plus des avantages du finger-spool, le dévidoir permet d’enrouler très facilement et sans nœuds votre bout. Pour remonter, rien de plus simple, il suffit de rembobiner en gardant la tension dans le bout. D’un point de vue technique, c’est hyper simple : enlever le cran d’arrêt et faites partir votre parachute. Pas de risque de se coincer. Certains modèles ont comme cran d’arrêt une sorte de poignée. Avec cela, si vous vous sentez emporté, la tension dans le bout va vous faire serrer la gâchette et libérer le fil. Vous ne risquez donc normalement pas de remonter d’un coup. Arrivé au palier, vous pouvez même vous appuyer sur le dévidoir tout en gardant la bonne profondeur, c’est cool et reposant. Notez que, même si personnellement je le garde en main, comme il est muni d’un cran d’arrêt, dès que votre parachute a atteint la surface, il est possible d’accrocher le dévidoir à un anneau de votre stab et le cliquet cran d’arrêt jouera son rôle. Ça peut être intéressant si vous devez avoir les mains libres afin d’intervenir auprès d’un binôme en difficulté par exemple.
Comment Gonfler Son Parachute de Palier ?
Le gonflage du parachute est une étape cruciale pour sa remontée en surface. Plusieurs techniques existent, chacune avec ses particularités.
Précautions Générales et Règles de Sécurité
Commencez par déplier votre parachute. Pour cela, placez-vous toujours dos au courant lorsque vous manipulez votre parachute de palier afin d'éviter qu'il ne se déploie de manière incontrôlable. Une fois complètement déployé, vous devez maintenant gonfler votre parachute pour qu’il puisse remonter en surface signaler votre présence. D’une manière générale, déployer le parachute, mettez-y un peu d’air pour qu’il se déplie. Vérifiez que tout est OK et injectez plus d’air. Attendez que le bout monte (parachute à plomb). Tenez le finger-spool entre vos mains (si vous en utilisez). Il est totalement inutile de remplir à fond votre parachute. En effet, en remontant, l’air subira moins de pression et gagnera en volume, selon les lois de Boyle et Mariotte. Dans tous les cas, si vous vous sentez emporter rapidement vers le haut, lâchez votre parachute en le gardant en vue. Et revenez le chercher calmement. Pour cela, même si vous utilisez un finger-spool ou un dévidoir, n’accrochez jamais votre parachute à votre gilet durant la manipulation. Le risque d’être emporté est bien réel.
Le Gonflage Buccal Direct : Une Méthode à Éviter ?
Certains utilisent cette technique qui consiste à souffler de une à trois fois l’air inspiré directement dans le parachute. Ce n’est pas la manière que je préfère. En effet, le fait d’être si proche du parachute de palier offre, à mon sens, trop de risque d’emmêlement. Et puis, cela suppose de devoir retirer le détendeur de votre bouche, ce qui n'est pas toujours souhaitable.
L'Utilisation de l'Octopus : La Source d'Air la Plus Courante
Pour venir gonfler le parachute de palier, on utilise fréquemment l'octopus, la source d’air secondaire. Il est inutile d’aller insérer votre détendeur à l’intérieur du parachute au risque de le coincer. Si vous le positionnez bien en dessous de l'ouverture, l’air va naturellement entrer dedans. Si l’eau est froide, veillez à ne pas faire fuser longuement votre source d’air pour éviter tout risque de givrage. Préférez faire deux ou trois jets directement dans le parachute avant de le laisser remonter. De même, je vous suggère d’utiliser votre deuxième source d’air pour cette opération.
Le Raccord sur le Flexible d'Inflateur : Une Alternative Spécifique
Il s’agit d’utiliser votre tuyau d’inflateur et de le brancher directement sur le raccord spécial prévu sur votre parachute. Une fois gonflé, votre parachute va se détacher du tuyau d’inflateur et remonter. Ce système, bien que potentiellement pratique, est moins répandu.
L'Air du Gilet Stabilisateur : Maîtrise de la Flottabilité
Ici, l’idée est d’utiliser l’air contenu dans votre gilet pour gonfler votre parachute de palier. De cette manière, votre flottabilité va rester neutre, car le volume d'air retiré de votre gilet est compensé par le volume d'air injecté dans le parachute.
Le Parachute Autonome avec Bouteille Intégrée : Simplicité Maximale
Ceux et celles qui veulent se rendre la vie facile seront tentés de s’équiper d’un parachute de palier avec bouteille. Le principe est d’avoir un parachute avec une mini bouteille accrochée dessus. Lorsque vous voulez gonfler votre parachute, il vous suffit d’ouvrir le robinet de votre bouteille. Les avantages sont la facilité d’utilisation, mais aussi la sécurité. En effet, il n’y aura aucun effet de déstabilisation ni modification de votre flottabilité. De plus, vous pouvez directement lâcher votre parachute, il continuera à se gonfler durant la remontée. Les inconvénients sont le poids et l’encombrement. Il faut aussi faire regonfler chaque fois votre mini bouteille après chaque utilisation. Ces parachutes sont aussi disponibles sur le marché avec leur bouteille individuelle de gonflage : plus besoin d’une source d’air, ça va tout seul.
Rangement et Organisation du Parachute : Optimiser l'Accès et la Manipulation
Le parachute de palier fait partie intégrante de votre matériel de plongée. En cela, il doit trouver sa place dans l’arrangement de vos accessoires. Si vous avez un finger-spool, vous pourrez très certainement le glisser, déjà accroché au parachute, dans la poche qui contient le parachute. Il vous suffira de trouver un anneau sur votre stab où vous pouvez facilement l’accrocher et le décrocher avec un mousqueton. Personnellement, j’aime bien le fixer à gauche sur le bas de mon gilet de plongée pour un accès rapide. Les parachutes de palier avec dévidoir demanderont une organisation plus judicieuse puisque vous devrez non seulement fixer votre parachute, mais également votre dévidoir, qui est plus volumineux. Vous pouvez glisser votre parachute dans une poche et accrocher votre dévidoir par exemple. Peu importe comment vous ferez, il est intéressant de faire plusieurs essais et erreurs jusqu’à trouver la façon qui vous convient le mieux, garantissant un déploiement aisé en toute situation.
Également disponibles, des parachutes munis d’une bande métallique détectable par les radars. C'est sympa si vous avez peur d’être perdu en mer, et vous pouvez même le coupler avec un Nautilus Lifeline pour une sécurité accrue. Que vous choisissiez un parachute de palier à plomb, avec finger-spool ou muni d’un dévidoir, le plus important est que vous soyez à l’aise avec sa manipulation.
Le Lestage du Plongeur : L'Équilibre Fondamental Sous l'Eau
Le lestage du plongeur est l'un des aspects les plus fondamentaux et pourtant souvent mal compris de la plongée sous-marine. Un lestage approprié est essentiel pour le confort, la sécurité et l'efficacité du plongeur, lui permettant de maintenir une flottabilité neutre et de maîtriser ses évolutions sous l'eau.
La Quête du Lestage Optimal : Pourquoi est-ce si important ?
Comment avoir un bon lestage ? Quel poids pour son lestage en plongée sous-marine ? Ce sont des questions que l’on peut se poser sans être débutant en plongée sous-marine. Il suffit de changer d’équipement, que ce soit la combinaison ou la bouteille, pour devoir revoir son lestage. Comprendre la nécessité d'un lestage précis est la première étape.
Confort et Sécurité : Les Deux Piliers du Bon Lestage
La première raison d'un bon lestage, c'est pour le confort ! En effet, devoir transporter des plombs en trop n’est pas agréable pour soi, même à la surface. Un plongeur correctement lesté emmène uniquement ce qui lui faut en lestage, ainsi il ne s’encombre pas de poids superflu pour sa plongée. La deuxième raison est celle de la sécurité ! Il faut emporter suffisamment de plomb pour ne pas se faire tirer vers la surface lors des paliers de sécurité pour la décompression du plongeur. Emporter trop de plomb expose le plongeur à des efforts inutiles qui peuvent compromettre sa sécurité et le conduire à un essoufflement. Un lestage excessif rend la propulsion plus difficile, augmente la consommation d'air et peut entraîner une remontée incontrôlée en cas de perte de lest.
Impact des Changements d'Équipement
Le lestage n’est pas le seul élément qui permet de maîtriser la flottabilité du plongeur. Pour explorer les fonds marins, les plongeurs et plongeuses doivent emporter avec eux du matériel, plus ou moins lourd et volumineux, qui affecte leur flottabilité. Afin de se protéger au mieux du milieu et du froid, le plongeur utilise une combinaison en Néoprène, plus ou moins épaisse, qui le fait flotter. La flottabilité de la combinaison varie avec son épaisseur et la profondeur, ce qui nécessite d'adapter le lestage en conséquence.
Les Méthodes pour Déterminer Son Lestage
Pour déterminer le lestage adéquat, il est inutile de se lancer dans des calculs complexes.
Adieu les Calculs Compliqués : Les Tests Simples
Il existe deux tests simples de lestage, évitant ainsi un savant calcul de volume. Si lors de la première partie du test, vous avez de l'eau bien en dessous des yeux, il faudra rajouter des plombs pour votre lest. Le principe est de s'immerger sans palmes et sans bouger, en retenant sa respiration (un instant très court), et d'observer où l'eau arrive par rapport au niveau des yeux. Un lestage correct devrait vous permettre de rester stable à quelques mètres sous la surface avec une bouteille presque vide et sans air dans la stab, ou de couler très lentement en surface avec une bouteille pleine et sans air dans la stab.
L'Approche Historique et Ses Limites
À l’époque où j’ai démarré la « plongée en scaphandre autonome », il y a « quelques » semaines, il n’y avait pas d’autre solution pour se lester que de se procurer une ceinture de lest et de la garnir généreusement de plombs de 1 kg qu’on coulait souvent soi-même ! La règle qu’on employait pour déterminer le nombre d’éléments sur la ceinture était simple et arithmétique : on mettait 1 kg de plomb pour 10 kg de poids ! Ainsi, si on pesait 70 kg, on plaçait 7 plombs de 1 kg sur la ceinture. Cette règle, bien que simple, est trop généraliste et ne prend pas en compte les variations d'équipement, de type de combinaison, ou de salinité de l'eau, ce qui la rend obsolète pour un lestage précis.
Les Systèmes de Port de Plomb : Évolution et Choix
Depuis les débuts de la plongée, les systèmes pour transporter le lest ont considérablement évolué, offrant aujourd'hui une variété d'options adaptées à différents besoins et préférences. Je dénombre trois systèmes principaux pour se lester : la ceinture de plomb « classique », le baudrier et les poches à plomb intégrées dans la stab. La quasi-totalité des stabs du marché aujourd’hui en sont dotées.
La Ceinture de Plomb Classique : Variétés et Inconvénients
La ceinture de plomb « classique » peut revêtir différents aspects. Elle a longtemps été l'unique option et reste utilisée, bien que souvent améliorée.
La Ceinture Marseillaise : Résistance et Fixation
La ceinture marseillaise est en caoutchouc avec une boucle très classique. Son intérêt est qu’elle se « colle » littéralement aux hanches du plongeur, et que les plombs ne glissent pas sur la sangle. J’ai surtout vu cette ceinture être utilisée par les chasseurs sous-marins, car elle n’est pas du tout fragile et nécessite peu d’entretien. Personnellement, je n’aime pas trop ce système de lestage car je ne le trouve pas très pratique pour l’équipement en bouteille, sa rigidité pouvant être un inconvénient pour l'ajustement.
La Ceinture en Toile : La Plus Répandue, Ses Faiblesses
La ceinture en toile est peut-être la plus répandue. Il faut faire attention à la qualité de la boucle, car la ceinture n’a aucun trou, le blocage de la sangle se faisant soit par serrage, soit par insertion d’un élément métallique dans un autre. Le défaut de ces ceintures est que les plombs ont tendance à glisser sur la sangle, et on se retrouve souvent avec tous les plombs regroupés soit dans le dos, soit sur le ventre, ce qui n’est pas très confortable et déséquilibre le plongeur.
La Ceinture à Poches : Solution Contre le Glissement
La ceinture à poches permet de résoudre le souci des plombs qui glissent : il n’y a plus de sangles, mais les plombs sont placés dans des poches qui ferment par des velcros. Il faudra donc bien porter attention à la qualité de ces scratchs, car des velcros de qualité médiocre seraient synonymes d’ouverture inopinée en plongée, et donc de perte de lest pendant l’exploration ! Le modèle présenté est fort heureusement fabriqué avec d’excellents scratchs, assurant une bonne rétention des lests.
Le Baudrier : Confort de Répartition et Spécificités
Le baudrier est une quatrième alternative que les chasseurs et les apnéistes utilisent, ainsi que les plongeurs « eau froide » qui plongent en combinaison étanche. Le premier modèle de baudrier que j'ai vu est en toile et on ne peut pas modifier le lest, il est configuré avec sept kilos de plomb. Il ne me paraît pas très pratique à enfiler et est assez difficile à enlever. Les deux autres modèles sont dotés d’un système qui permet de larguer rapidement le lest, et sont dotés de poches comme pour la ceinture précédente. L’usage du baudrier est très pratique quand on fait de l’apnée ou de la chasse, car le lest est vraiment bien réparti, et on ne le porte pas sur les hanches, ce qui évite le mal de dos. Sa répartition du poids sur le torse est idéale pour certaines disciplines.
Les Poches à Plomb Intégrées au Gilet Stabilisateur : La Solution Préconisée
Le dernier système de lestage que j’identifie est l’usage des poches à plomb intégrées au gilet stabilisateur. Vous l’aurez compris, c’est le système que je préconise. On y trouve l’avantage de la ceinture à poches, car les plombs ne se promènent pas. De plus, les poches sont positionnées de façon ergonomique et on ne supporte pas le poids du lest sur les hanches, ce qui améliore le confort et prévient les douleurs dorsales. Il faut néanmoins veiller à la qualité du système de blocage dans la stab, et que la poche à plomb ne puisse pas s’ouvrir de façon inopinée comme on l’a vu plus haut, pour éviter toute perte de lest. Le gros intérêt pour moi est celui de la sécurité. On se pose toujours la question du moment où on doit s’équiper de son lest. Avec l’usage de ces poches, le lest est mis uniquement lors de la mise à l’eau, il n’y a donc plus de risque de voir un plongeur sans palmes tomber à l’eau avec sa ceinture aux hanches. Ce système est à la fois pratique, sûr et confortable.
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