Capucine Delannoy : L'ascension fulgurante d'une étoile du kitesurf

Le kitesurf, ce sport spectaculaire qui allie la glisse, le vent et l'adrénaline, a conquis les plages du monde entier. Parmi les jeunes talents qui émergent dans cette discipline, Capucine Delannoy brille d'une lumière particulière. À seulement 18 ans, elle s'est déjà imposée comme une figure incontournable du kitesurf mondial, accumulant les titres et les performances impressionnantes. Son parcours, marqué par une passion précoce et un travail acharné, est une source d'inspiration pour tous les passionnés de ce sport.

Un parcours atypique entre ski et kitesurf

L'histoire de Capucine Delannoy est celle d'une jeune fille baignée dans le sport depuis son plus jeune âge. Originaire d'Annecy, elle a passé une partie de son enfance au Brésil, à Preá, où ses parents ont décidé de s'installer. C'est là qu'elle a découvert le kitesurf, une révélation qui allait changer sa vie.

Avant de se consacrer pleinement au kitesurf, Capucine a également pratiqué le ski alpin et le slalom à La Clusaz. « Le sport a toujours été une part très importante de ma vie, probablement parce que mes parents et mon grand frère sont de grands sportifs ! Dès mon plus jeune âge, ils nous ont encouragés à nous impliquer dans une activité sportive. J'ai essayé diverses disciplines, mais c'est le ski qui a réellement marqué mon enfance et qui est resté mon principal domaine d'expression », confie-t-elle.

Pendant longtemps, Capucine a partagé son temps entre le Brésil et la France, alternant les pistes de ski en hiver et les vagues en été. À 12 ans, elle a participé à sa première étape des Championnats du Monde, qui se déroulait chez elle. Cette expérience a été déterminante, et elle a alors fait le choix de se consacrer totalement au kitesurf, laissant de côté le ski.

La passion du kitesurf : un héritage familial

L'histoire de Capucine avec le kitesurf est avant tout une histoire de famille. « Je ne me rappelle pas vraiment, j'étais tellement petite à l'époque ! (rires) Mais au départ, on pratiquait des downwinds, tu sais, ces sortes de descentes où tu suis le vent d'un point à un autre. J'ai vraiment commencé parce que je voulais partager cette activité en famille », explique-t-elle.

Lire aussi: Faire du canoë-kayak avec les enfants

Le kitesurf est devenu une passion commune, un moyen de partager des moments privilégiés et de se connecter avec la nature. Capucine a trouvé dans ce sport un espace de liberté et d'expression, un défi constant qui la pousse à se dépasser.

Deux disciplines, une même passion

Le kitesurf se décline en plusieurs disciplines, dont le freestyle et la vague. Au début, Capucine s'est davantage orientée vers le freestyle, car les conditions à Preá ne sont pas toujours idéales pour la vague. « J’étais meilleure en freestyle et j’avais un retard en vague », reconnaît-elle.

Cependant, elle a rapidement développé une passion pour la vague, une discipline qui lui offre des sensations uniques. « L’année dernière et cette année, je m’y suis vraiment mise et c’est une sensation que j’adore. Tu te sens totalement libre, et ce qui est vraiment génial, c'est la progression. En travaillant régulièrement, tu sens que tu t'améliores vraiment rapidement. C'est une sensation incroyable à chaque fois que tu prends une vague et que tu réussis un virage, ou que tu parviens à exécuter une nouvelle figure », s'enthousiasme-t-elle.

L'importance de l'équipement : un atout pour la performance

Comme dans tous les sports, le choix de l'équipement est crucial pour la performance en kitesurf. Un bon harnais, une voile adaptée, une planche performante et des accessoires de sécurité sont autant d'éléments qui peuvent faire la différence.

Le harnais est le lien entre le rider et sa voile. Il doit être confortable et adapté au style de pratique. Il existe deux types de harnais : le harnais cuissard, qui offre une grande liberté de mouvement, et le harnais ceinture, qui assure un bon maintien à la taille.

Lire aussi: Destinations week-end piscine inoubliables

La voile est l'élément qui permet de prendre de l'envol. Son choix dépend du niveau du rider, du vent et des conditions maritimes. Il existe différents types de voiles, comme les voiles directionnelles, les voiles twin tip et les crossbow.

La planche est le support qui permet de glisser sur l'eau. Il en existe plusieurs types, adaptés aux différentes pratiques du kitesurf : freeride, freestyle, vague. La planche twin tip est la plus courante, car elle est polyvalente et facile à manier.

Le leash est un accessoire de sécurité qui relie la voile à la planche. Il est indispensable en cas de chute, car il permet de ne pas perdre son matériel dans les vagues ou le vent.

La barre de contrôle est l'outil de navigation qui permet de diriger la voile. Elle doit être manipulée avec précaution et toujours être à portée de main.

Le casque est un élément de sécurité indispensable pour éviter les blessures à la tête, surtout lorsque l'on débute.

Lire aussi: Eau : consommation moyenne avec piscine

Le gilet de flottaison ou l'impact vest protège le rider en cas de chute violente dans l'eau. Il permet de garder la tête hors de l'eau et de se sentir en sécurité.

Les chaussons et les gants en néoprène protègent du froid, surtout si l'on pratique le kitesurf dans des eaux fraîches. Ils offrent également une bonne adhérence.

Les ailerons, situés sous la planche, améliorent la maniabilité et la direction. Il est important de s'assurer qu'ils sont bien fixés avant de partir.

Un sac de transport est indispensable pour voyager avec son matériel de kitesurf. Il permet de protéger l'équipement et de le ranger facilement.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer l'importance des lunettes de soleil et de la crème solaire, qui protègent des rayons du soleil, surtout lorsque l'on est sur l'eau.

L'importance du mental et de l'entourage

Si le talent et l'équipement sont essentiels, le mental et l'entourage jouent également un rôle crucial dans la réussite d'un sportif de haut niveau. Capucine Delannoy peut compter sur le soutien indéfectible de ses parents, de son frère et de ses coachs.

« Je suis très bien entourée. Mes parents m’aident beaucoup, en particulier mon père qui me coache. Il m’aide beaucoup sur la partie mentale, il sait quand j’ai besoin que quelqu’un me pousse ou me réveille un peu (rires) et quand j’ai besoin de réconfort. On a une belle relation. En plus, j’ai un coach « Silas » pour toute la partie physique », explique-t-elle.

La relation qu'elle entretient avec son frère Camille est également très forte. « Je rigole toujours en disant que mon frère c’est ma meilleure amie (rires). Je me sens tellement chanceuse de pouvoir partager tout ça avec lui, le mois dernier on est partis au Portugal pour s’entraîner ensemble. On a 7 ans d’écart et pourtant on s’entend tellement bien ! », confie-t-elle.

Face à la pression de la compétition, Capucine a appris à gérer ses émotions et à se concentrer sur ses objectifs. « Au début de ma carrière, j'ai ressenti une certaine pression car j'étais très focalisée sur les résultats. Aujourd'hui, mon entraînement est plus axé sur la performance. Lorsque je participe à une compétition, évidemment je vise le podium, mais surtout, je veux montrer ce dont je suis capable et mon niveau », explique-t-elle.

En cas de défaite, Capucine sait rebondir et tirer des leçons de ses erreurs. « Perdre, c’est vraiment quelque chose que je n’aime pas ! (rires). Je me sens vraiment très mal après un échec et ce qui me motive c’est de me dire que je n’ai plus jamais envie de me sentir mal comme ça ! », avoue-t-elle.

Elle a également appris à écouter les conseils des anciens champions. « Dans la même journée où j'ai essuyé une défaite particulièrement difficile, j'ai eu l'occasion de rencontrer trois ou quatre anciens champions du monde. Ils m’ont tous dit la même chose : “let that fire burn”, laisse le feu brûler, sous-entendant que cette passion doit être alimentée pour te donner encore plus de motivation », raconte-t-elle.

Des titres mondiaux et des ambitions

À seulement 18 ans, Capucine Delannoy a déjà un palmarès impressionnant. En 2021, elle a été vice-championne du monde et championne du monde junior, puis en 2022, elle a décroché deux titres de championne du monde senior dans deux disciplines différentes. En 2023, elle a été double vice-championne du monde chez les seniors.

« C’est une émotion assez particulière à décrire parce que tu es super heureux et à la fois tu te dis : “WOW, toutes ces heures d’entraînements, ça vaut vraiment la peine !” Tu t’entraînes pendant longtemps avant un championnat et il y a des moments où tu es sûre de toi, et aussi des périodes de doutes. Alors quand tu remportes un titre, tous les doutes s’en vont. Je dirais aussi que c’est très addictif comme sentiment. Le lendemain d’une victoire, je retourne à l’entraînement parce que j’en veux plus », confie-t-elle.

Malgré ses succès, Capucine reste humble et déterminée à progresser. « Déjà, j'aimerais récupérer mon titre parce que l’année dernière j’ai fini deux fois vice championne du monde, donc cette année et les années suivantes, c’est le but ultime ! », affirme-t-elle.

Elle souhaite également promouvoir l'image des femmes dans le sport, en particulier dans le strapless, une discipline où elles sont encore peu nombreuses.

Concilier sport de haut niveau et études

En plus de sa carrière sportive, Capucine Delannoy poursuit ses études et prépare son baccalauréat grâce au CNED. « J’étudie grâce au CNED, ce qui me permet d’étudier à l’école française, mais à distance, tout est en ligne. C’est un programme qui me permet une grande flexibilité dans mon organisation », explique-t-elle.

Elle doit jongler entre les entraînements, les compétitions et les études, ce qui demande une grande discipline et une organisation rigoureuse. « Ma saison dépend énormément du vent ici au Brésil. Elle commence en juin et va jusqu'à décembre, période pendant laquelle je m'entraîne ici entre chaque compétition. Ensuite, de janvier à mai, je dois trouver d'autres spots pour m'entraîner. En général, en fin d’année, je rentre en France pour les fêtes, puis je me concentre sur les vagues en début d'année », précise-t-elle.

Preá : un spot de rêve pour le kitesurf

Praia do Preá, au Brésil, est un lieu emblématique pour Capucine Delannoy. C'est là qu'elle a découvert le kitesurf, qu'elle s'entraîne et qu'elle se ressource. Ce spot est réputé pour ses alizés constants et ses conditions idéales pour la pratique du kitesurf.

La côte du Nordeste brésilien offre des paysages magnifiques, avec ses cocotiers, ses lagons bleus et son soleil éclatant. C'est un véritable paradis pour les kitesurfeurs, qui peuvent s'adonner à leur passion dans un cadre exceptionnel.

Le kitesurf : un sport accessible à tous

Si le kitesurf peut paraître impressionnant et réservé aux sportifs de haut niveau, il est en réalité accessible à tous. De nombreuses écoles proposent des cours d'initiation et de perfectionnement, encadrés par des professionnels qualifiés.

Il est important de choisir un matériel adapté à son niveau et de respecter les règles de sécurité. Avec un peu de patience et de persévérance, chacun peut découvrir les joies de la glisse et du vent.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *