Maîtriser l'Esquimautage en Kayak de Mer : Techniques et Usage du Paddle Float

L'esquimautage est bien plus qu'une simple figure technique ; c'est une compétence fondamentale qui définit la sécurité et l'autonomie du kayakiste en mer. Cette manœuvre permet au kayakiste de reprendre sa navigation sans quitter son bateau, évitant ainsi d'y laisser entrer de l'eau, ce qui est impératif, particulièrement dans les environnements froids où nager dans l'eau glacée de l'Arctique est inenvisageable. Popularisée en Europe par Marcel Bardiaux, ancien champion de France de kayak qui la redécouvrit et l'exécuta pour la première fois en 1932, cette technique est devenue un pilier de la pratique du kayak de mer moderne.

Si l'esquimautage est rarement observé dans les disciplines olympiques grand public comme la course en ligne et le slalom, son absence dans ces contextes s'explique par la nature même de ces sports où le chavirement est pénalisant, non par son inutilité. En mer, ou en eau vive, la capacité à se redresser sans sortir de son embarcation est une véritable bouée de sauvetage. Elle transforme une situation potentiellement dangereuse en un simple incident, permettant de continuer son parcours. L'idée de chavirer n'est plus si effrayante pour celui qui maîtrise cette technique, ne serait-ce que pour la paix de l'esprit qui en résulte. Face à un dessalage inattendu, souvent synonyme de stress, un bon geste réflexe d'esquimautage peut sauver les situations les plus basiques. Tant que le pagayeur réfléchit au placement de sa pagaie, c'est que le réflexe n'est pas encore acquis.

L'Esquimautage : Une Manœuvre Essentielle et Ses Évolutions

L'histoire de l'esquimautage est riche et diverse, marquée par une multitude de techniques développées selon les circonstances et les besoins. Ce document explore quelques-unes des techniques d'esquimautage parmi les plus classiques, visant à aider à perfectionner sa technique. L'esquimauteur expérimenté utilise toute une variété de techniques et de mouvements pour rétablir le bateau, s'adaptant aux conditions de l'eau glacée et brassée, même en étant fatigué et anxieux. Le plus important n'est pas la technique en soi, mais le fait que cela fonctionne dans les situations difficiles. C'est pourquoi il est amusant d'expérimenter pour découvrir ce qu'il est possible de faire.

Au-delà des méthodes de redressement, il existe aussi un ensemble de techniques de godille développées pour explorer les positions intermédiaires entre la position droite et la position retournée, maintenant le kayak en équilibre sur la tranche. Il semble que la plus grande richesse de techniques soit répertoriée au Groenland, berceau de ces savoir-faire ancestraux.

Les Approches Pédagogiques : FFCK et Traditions Groenlandaises

Mes premières expériences personnelles sur l'esquimautage, également appelé "rolling", furent réalisées au club de kayak de Quimper. L'apprentissage y suivait les méthodes FFCK (Fédération Française de Canoë-Kayak), axées sur des techniques latérale et centrale. Ces approches, basées sur des appuis puissants, demandent une bonne condition physique. Elles sont sûrement très efficaces pour les jeunes qui se destinent à la compétition, où la rapidité et la force sont des atouts majeurs. Malheureusement, cette expérience s'est terminée de manière inattendue pour moi, car lors d'une séance en piscine, je me suis déplacé deux vertèbres en esquimautant. Pendant presque deux ans, j'ai été réticent à retenter le "roll", hanté par la peur de me faire mal.

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C'est après avoir échangé avec quelques adeptes de la pagaie traditionnelle que j'ai été convaincu de l'utilité d'explorer d'autres voies. La pratique de la pagaie groenlandaise m'a offert une solution à mes problèmes de tendinites et de tennis-elbow, touchant les deux bras. Elle m'a surtout fait connaître un autre monde, celui des techniques groenlandaises, beaucoup plus douces et conçues pour préserver nos corps vieillissants. Demander à un kayakiste formé en club de réaliser dix "rolls" à la suite serait un défi que peu accepteraient, et ceux qui s'y risqueraient devraient être dans une excellente condition physique. Aujourd'hui, l'esquimautage est un exercice que je pratique en douceur, sans être un compétiteur. En mai 2014, j'ai eu la chance de participer au premier stage sur les techniques groenlandaises, proposé par Cheri Perry et Turner Wilson, à l'Aber Wrac'h, à l'initiative de Yannick Sévi et de Yann Guillou. Après la période de confinement, la reprise des "rolls" groenlandais à Beg-Meil a confirmé les bienfaits de cette approche.

Les Principes Fondamentaux de l'Esquimautage : Le Cœur du Mouvement

Indépendamment de la technique spécifique, l'action prépondérante dans le rétablissement d'un kayak chaviré est la "rotation des hanches". Sans cette manœuvre cruciale, on finirait probablement à la nage, le bateau restant à l'envers. La rotation des hanches s'effectue en un mouvement rapide et puissant, sans être pour autant explosif. C'est ce mouvement qui contrôle la gîte du bateau. Une image mentale utile est de visualiser ses genoux : le genou droit du corps est à gauche du bateau retourné et inversement, assurant que cette rotation ne force pas les genoux à se décoller.

Pour initier la manœuvre, il est essentiel de se préparer correctement. Le pagayeur est légèrement penché en avant et tourné du côté où il va dessaler. La position préparatoire doit être accentuée, si possible, avant même de dessaler. Lorsque le chavirement est imminent, la position préparatoire doit se mettre en place pendant le retournement. La tête doit rester immergée, le menton presque au milieu de la cuisse, cherchant l'eau. Pour réussir un esquimautage, il est impératif de ne jamais soulever sa tête en essayant de hisser son corps. Si l'on essaie de tirer sur la pointe du kayak en forçant sur les bras et l'épaule droite, cela ne fonctionnera pas.

La Pagaie comme Appui et Le Rôle du Regard

L'appui sur l'eau est un autre pilier de l'esquimautage. L'eau procure un meilleur appui sur la pagaie, et plus on cherche loin avec la pagaie, plus on a de levier pour rétablir le bateau. La pale qui est à l'avant dans cette position sera votre pale "active", tandis que l'autre sera "inactive". Les poignets devraient être tournés afin que la pale active soit plus ou moins à plat à la surface de l'eau. Une astuce consiste à placer l'articulation du pouce de la main inactive sous le bateau. Dans cette phase, le pagayeur utilise la pagaie pour faire un appui et se redresser au-dessus du bateau retourné.

Le regard joue un rôle psychologique et technique essentiel. Il est recommandé de regarder continuellement la pale active. La partie de la tête qui sortira de l'eau en premier sera probablement la joue côté bateau, en regardant vers l'eau, vers sa pale active. Comprendre ses priorités est crucial : la première et unique chose à laquelle se soucier est de retourner le bateau. Une fois cela fait, alors seulement on peut s'occuper du reste. Après tout, on esquimaute en renversant son bateau, pas en s'arrachant de l'eau par la force. C'est le bateau qui nous tire hors de l'eau grâce à sa force de flottaison.

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La Fin de la Manœuvre : Redressement et Stabilisation

La rotation des hanches, initiée en même temps que le balayage, doit continuer jusqu'à la fin de l'esquimautage. Lorsque le corps a dégagé le dessous du bateau, il faut effectuer la rotation des hanches en cherchant à amener le bateau sous soi. Le balayage devrait se terminer penché sur l'avant, car cette position offre un meilleur levier. C'est le principe même des appuis. Ensuite, il ne reste plus qu'à terminer le mouvement, c'est-à-dire amener le reste du corps au-dessus du bateau et se relever. À ce stade, le bénéfice d'un élan conséquent est obtenu (moins d'efforts et une diminution du rôle de la pagaie), facilitant le repositionnement du corps au-dessus du bateau. On devrait finir assis droit dans le bateau, le regard tourné vers l'endroit dans l'eau que l'on vient de quitter.

Une fois le kayak à l'endroit, il faut ramener le corps au-dessus du kayak. Cette phase n'est pas vraiment immuable, mais plus on pratiquera, meilleur on deviendra. L'esquimautage doit être pratiqué dans diverses conditions pour que le geste devienne réflexe et fiable.

Panorama des Techniques d'Esquimautage Spécifiques

Il existe de très nombreuses techniques pour esquimauter, chacune ayant ses spécificités et ses situations d'application privilégiées. Un esquimauteur expérimenté utilise une variété de techniques selon les circonstances dans lesquelles il est amené à les utiliser.

L'Esquimautage Latéral et le "Salut de la Reine"

L'esquimautage latéral est une technique assez répandue en France et encore souvent enseignée aux débutants. Le chemin le plus court pour y accéder lors de l'apprentissage est la manœuvre dite du "salut de la reine". Dans cette position, le pagayeur est penché sur le côté, une main sur le manche et l'autre dans l'eau. Pendant le retournement, on se débrouille pour laisser la pale droite à la surface, souvent en s'aidant du bord de la piscine. Jusqu'à présent, cette position a été atteinte en dessalant à partir du salut de la reine.

Cependant, en situation réelle, les choses ne se passent pas toujours ainsi. Si l'on sent que le dessalage est proche, disons côté droit, la position de départ est alors atteinte directement au cours du dessalage comme à l'entraînement. Il suffit de réajuster la position de la pagaie si le besoin s'en fait sentir, puis d'esquimauter.

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L'Esquimautage Pawlata : Une Tradition Adaptée

La méthode Pawlata est une adaptation aux pagaies modernes d'une technique d'esquimautage traditionnelle, conçue à l'origine pour ne pas interférer avec les mouvements du chasseur. La deuxième technique s'applique lorsque le pagayeur est déjà retourné, la pagaie encore en position normale. Il faut alors se pencher sur l'avant, enrouler son corps vers la gauche du kayak, pagaie parallèle au bateau, à gauche, pale droite en avant. Ensuite, on place les mains sur la pagaie : on est dans la position de départ de l'esquimautage Pawlata.

Cette technique est complètement similaire à l'esquimautage réalisé avec les mains sur le bord de la piscine ou sur la pointe d'un kayak. Le corps est étiré et courbé en forme de "C" ouvert vers la surface. À ce moment, l'énergie est emmagasinée dans la flexion du corps, prêt à se détendre. La rotation des hanches est effectuée dès que le balayage est terminé. Elle est très puissante et pratiquement aucune pression n'est exercée sur la pagaie. C'est une simple continuation de la rotation des hanches, aidant jusqu'à la stabilisation complète.

L'Esquimautage en Suspension : Mouvement Latéral Pur

Dans l'esquimautage en suspension, le mouvement de la pagaie peut, au début de la séquence, faire penser à un esquimautage central. Cependant, il n'y a pratiquement aucune rotation de la taille dans l'esquimautage en suspension, ce qui en fait un mouvement purement latéral. La rotation est effectuée de manière progressive et moins explosive que lors de l'esquimautage traditionnel, ce qui est moins énergivore.

L'Esquimautage Rodéo : Rapidité et Précautions

L'esquimautage rodéo a suscité de chaudes discussions dans le monde de l'eau vive, soulevant des questions sur sa sécurité, les risques pour les épaules, ou d'éventuelles blessures au visage. Pourtant, c'est l'un des plus rapides et efficaces qui soient. Il pourrait être le seul esquimautage possible si l'on veut utiliser la pagaie dans certaines situations, notamment si l'on est retourné et penché sur le pont arrière. Il est néanmoins important de discuter des dangers inhérents à une mauvaise exécution ou à une utilisation inappropriée. Ce n'est pas le seul moyen d'esquimauter, ni forcément le meilleur, mais il permet de se redresser très rapidement.

Pour le pratiquer, en partant retourné et penché sur le pont arrière du bateau, en regardant le fond, il faut choisir quelle pale utiliser. Si la loi de Murphy s'applique, un rocher pourrait venir rebondir sur votre plexus solaire puis sur votre visage. Pour éviter cela, il est crucial de tourner son torse en conséquence pour placer la pale derrière soi ou au-dessus des épaules. Une fois le torse et la tête tournés, la main devrait être grosso modo devant le visage, en cherchant à regarder la surface autant que possible. L'objectif est de sortir la pale inactive hors de l'eau. Il faut garder les coudes devant et en-dessous des épaules tout le long de la manœuvre, en appuyant fermement. Le coup de poignet doit être ferme.

Le balayage dans l'esquimautage rodéo est agressif, la pale active allant de l'arrière vers l'avant. Après avoir dégagé le corps de dessous le bateau, on effectue la rotation des hanches en cherchant à amener le bateau sous soi. Le balayage devrait se terminer penché sur l'avant, pour un meilleur levier. Il faut protéger le visage d'éventuels rochers en traversant le torse avec la pagaie. Cette technique est intrinsèquement dangereuse si elle est mal exécutée, d'où l'importance de s'entraîner correctement et continuellement.

L'Esquimautage avec les Mains : L'Apogée de la Maîtrise

Lorsque l'on a développé une bonne rotation des hanches, il devient possible d'esquimauter avec les mains uniquement. Cette capacité est plus qu'un simple jeu ; elle est le signe d'une maîtrise avancée et offre une tranquillité d'esprit inestimable en mer. Que faire si la pagaie est cassée ou perdue ? La bonne nouvelle est que l'esquimautage avec les mains est le plus rapide des esquimautages. "Boum, c'est fait."

L'entraînement à l'esquimautage avec les mains est progressif, commençant avec de moins en moins de support de flottaison. Le principe est de minimiser le temps passé sous l'eau. Si l'on est retourné, penché sous le pont arrière, en regardant le fond de la rivière, la première étape est de se placer de manière à ce que la tête soit la dernière à sortir de l'eau, cherchant la surface. On balaye agressivement la surface avec le corps, d'arrière en avant, en gardant les épaules le plus près possible de la surface. On doit continuer le balayage jusqu'au bout pour finir penché sur l'avant, puis on se jette sur le pont avant du bateau pour acquérir plus de stabilité. Ce mouvement utilise pleinement la force de flottaison du bateau pour nous tirer hors de l'eau et démontre une synergie parfaite entre le corps et la rotation des hanches. Contrairement à sa réputation de manœuvre réservée aux experts, l'esquimautage avec les mains n'est pas inaccessible et peut être appris avec un entraînement assidu.

Le Paddle Float ou Guide de Flottaison : Un Allié pour l'Apprentissage et la Sécurité

Le paddle float est un dispositif qui, lorsqu'il est utilisé en "deuxième intention", peut faciliter grandement l'esquimautage. Ce guide de flottaison peut permettre d'esquimauter très facilement, avec un taux de réussite potentiellement plus fort qu'avec la pagaie seule, et un apprentissage plus rapide des fondamentaux. Ce dispositif se compose généralement de deux planches qui peuvent être positionnées sous un élastique de pont. Une fois sous l'eau, elles sont rapidement sorties et servent d'appuis pour remonter sans sortir du bateau.

Cependant, il est important de noter, comme l'a exprimé un novice absolu, que cette solution n'est pas toujours expérimentée dans de l'eau qui bouge vraiment, ce qui souligne une limitation potentielle dans des conditions extrêmes. La question de départ concernant l'utilisation d'un paddle-float et sa difficulté est pertinente. Certains estiment qu'il représente le "premier barreau dans l'échelle des compétences" et qu'une fois l'esquimautage maîtrisé, son usage pourrait faire sourire, mais mieux vaut prendre le temps de savoir le fixer que de rester "planter".

Savoir-Faire vs. Gadget : Une Complémentarité Essentielle

La discussion autour du paddle float met en lumière un débat plus large : celui entre l'acquisition d'un "savoir-faire" intrinsèque et l'utilisation d'un "gadget". Un point de vue pertinent suggère d'acquérir les deux : le second facilitera la vie, mais le premier sauvera la vie. Ainsi, si un paddle float peut rendre la remontée plus aisée, notamment pour vider le kayak avant de ré-embarquer, il ne remplace pas la maîtrise fondamentale de l'esquimautage et des techniques de récupération.

Pour vider un kayak plein d'eau en soulevant la pointe avant seul, comme on le voit parfois dans des démonstrations filmées, cela peut être impossible sans l'aide d'un gilet de flottaison car le bateau est trop lourd. Un utilisateur a témoigné qu'avec un Kodiak, un gros porteur, l'opération est difficile, voire impossible sans gilet, la flottabilité supplémentaire étant essentielle pour que le corps ne s'enfonce pas. La remontée en "échelle", également vue en vidéo, peut avoir une réussite très aléatoire, le bateau se retournant souvent au moment crucial où il faut se jeter dans l'hiloire. C'est pourquoi un gilet est essentiel dans cette histoire. Il est même recommandé de se coller la pagaie avec un paddle-float sous le bras, et d'accepter de se laisser couler quelques secondes pour faciliter l'opération.

Des bricolages pratiques, comme l'utilisation de deux gros velcros de type "leash de surf" attachés sur les lignes de vie derrière l'hiloire, peuvent servir de support de pagaie sur le pont arrière. Cependant, si le système n'a pas une surface de velcro suffisante, la pagaie peut sauter dès qu'on y met un appui. Quel que soit le système choisi, il est impératif de s'y entraîner dans des conditions de plus en plus délicates.

Maîtriser l'Esquimautage et la Récupération en Mer

L'esquimautage et les techniques de récupération en kayak de mer ne sont pas des compétences statiques ; elles nécessitent une pratique constante et une adaptation aux diverses situations. La manœuvre, bien que décrite avec précision, demande à être pratiquée plusieurs fois dans différents types de conditions. Cela inclut la capacité à esquimauter aussi bien du côté gauche que du droit, et à s'adapter aux conditions de l'eau, qu'elle soit rapide et peu profonde, ou agitée.

L'Entraînement : De la Piscine aux Conditions Réelles

L'apprentissage commence souvent en piscine, permettant de se familiariser avec les mouvements de base. Cependant, le véritable test de l'esquimautage efficace et meilleur est celui que l'on est amené à utiliser en situation réelle. Des sorties régulières, comme celles organisées par l'AST-Kayak sur le bassin d'Arcachon (entre le Pyla, l'Île aux Oiseaux et la Côte Ouest, ou vers le Ferret et le Banc de La Lagune), offrent des opportunités de pratiquer. Même si sur le bassin d'Arcachon, il est rare que les adhérents se renversent en pleine eau, quand cela arrive, ce n'est pas grave pour peu que l'on maîtrise parfaitement la remontée dans son kayak.

Les conditions météorologiques idéales, comme un temps ensoleillé sans grosse chaleur, un léger vent d'Est, une marée montante et une mer sans vent, sont parfaites pour l'entraînement. Il faut se poser les questions concernant sa force physique et sa souplesse avant d'avoir à y faire face dans une situation d'urgence. Des kayakistes expérimentés de l'AST-Kayak, comme Bernard, Denis, Doumé, Yves B, Christian G, Denis P et Jean-Luc S, participent régulièrement à des boucles de 26 km ou des sorties plus courtes, soulignant l'importance de l'entraînement et de la familiarisation avec son équipement.

Stratégies en Situations Compliquées

La phase la plus difficile est de s'adapter à la situation de manière à exploiter toute la puissance nécessaire à un esquimautage réussi, surtout en eau agitée. Lorsque l'on se trouve dans un rouleau, bousculé par le courant, il est vital de maintenir toujours ses mains devant soi. Si les mains doivent être ailleurs, il faut tourner le buste en conséquence, maintenir les coudes bas et resserrés, et les mains devant soi. Il est crucial d'essayer de se positionner pour l'esquimautage côté aval avant même de dessaler.

Si le dessalage est inattendu et que l'on n'a pas eu le temps de se préparer, une compréhension de la forme du rouleau peut aider. Le kayakiste doit être attentif à la manière dont il se positionne, car l'eau peut devenir une alliée durant la manœuvre, offrant des appuis essentiels.

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