L'exploration des informations relatives à "Eric Dupuis" révèle un parcours doublement exceptionnel, mettant en lumière deux personnalités distinctes, chacune ayant marqué son domaine de prédilection avec une détermination et une passion remarquables. D'une part, se dessine la figure d'Eric Dupuis, le skipper intrépide des régions polaires, dont l'existence est intrinsèquement liée aux vastes étendues glacées et aux aventures maritimes. D'autre part, nous rencontrons Éric Dupuis, l'ancien policier devenu un auteur prolifique de romans policiers, dont la carrière illustre une transition fascinante du terrain judiciaire aux arcanes de la fiction. Cet article s'attachera à démêler et à présenter ces deux vies riches en expériences, en utilisant scrupuleusement les détails fournis pour brosser un tableau complet de leurs accomplissements respectifs.
Eric Dupuis, le Skipper des Glaces
Une Vie Dévouée aux Extrêmes Polaires
Eric Dupuis incarne l'esprit d'aventure et la résilience face aux éléments. Depuis plus de vingt ans, il navigue dans les coins les plus extrêmes de la planète. Que ce soit dans le Grand Nord ou le Grand Sud, Eric Dupuis ne craint ni la pluie, ni la neige, ni les vents catabatiques. Son métier de skipper en zone polaire est une profession qui décoiffe, exigeant une compétence et une passion hors du commun. Cette attirance pour les grands espaces et la nature pourrait trouver ses racines lointaines, avec un grand-père qui élevait des bêtes au grand air, ce qui explique probablement qu'Eric ait du mal à rester enfermé. Il n'a d'ailleurs jamais vraiment cherché les cocotiers, son chemin l'ayant mené vers des horizons bien plus exigeants. Une communication parfois aléatoire par Internet, comme celle début octobre depuis Puerto Williams, au fin fond de la Patagonie chilienne, témoigne de la nature de ses expéditions.
La Genèse d'une Vocation Maritime
La destinée maritime d'Eric Dupuis ne s'est pas imposée d'emblée, mais s'est construite au fil d'expériences décisives. Il a initialement trouvé un emploi aux Antilles, mais le destin en a décidé autrement : il décide de s’y rendre en voilier et ne prendra jamais son poste. Entre-temps, il a pris la décision de passer le brevet de skipper et rentre illico se former. Il trouve ensuite des embarquements çà et là, mais cette glace qui le titille depuis l’adolescence reste gravée dans son esprit. Le capitaine Eric Dupuis a découvert les croisières à la voile et les valeurs de partage, de maîtrise de soi et d’humilité, indissociables de la navigation, aux côtés de son père. Très vite, il comprend que la voile est plus qu’un simple loisir et en fait son métier dès 1992. En 1998, sa passion le mène à découvrir l’Amérique du Sud et l’Antarctique, des régions qui deviennent rapidement ses lieux de prédilection.
"Vaihéré": Symbole des Expéditions Australes
Les premières aventures significatives d'Eric Dupuis en haute mer se concrétisent lorsqu'il achète un voilier de 19 mètres avec son capitaine, montant des croisières en Norvège, au Spitzberg ou dans le Grand Sud. Bien que ce premier bateau soit vendu, son engagement ne s'arrête pas là. Avec Claude, sa compagne, Eric achète une goélette. Sécurité, espace, compatibilité avec une vie de famille sont les critères essentiels qui font de "Vaihéré" précisément ce dont il a besoin. "Vaihéré" (à prononcer va-i-é-ré), qui signifie la “fille de l’eau” en polynésien, est une goélette en acier de 23,9m mise à l’eau en 1991. Votre skipper, Eric Dupuis, a choisi le Grand Sud comme terrain de jeu depuis 14 ans. Après avoir mené 35 expéditions en Antarctique, il fait profiter de son expérience et de sa passion pour ce bout du monde. À ses côtés, les passagers explorent la région en détails et débarquent dès que possible. Il est secondé par un co-skipper également diplômé, et grand amoureux de ces régions extrêmes pour lesquelles le bateau est quasiment le seul moyen d’accès.
Embarquer sur "Vaihéré", c’est devenir membre à part entière de l’équipage. Rassurez-vous, nul besoin d’avoir une longue expérience de la voile. Quelles que soient vos connaissances et vos qualités, une place est accordée à bord. Les participants prennent part aux quarts de nuit comme de jour ainsi qu’à la vie du bord et aux manœuvres, car le bateau, c’est aussi la vie en commun. "Vaihéré" peut accueillir 10 passagers. Ses dimensions importantes et ses équipements rendent ces croisières dans les eaux du Grand Sud sécurisantes et confortables. Les expéditions à bord de "Vaihéré" sont une occasion privilégiée de découvrir la faune du Grand Sud. La goélette "Vaïhéré" navigue par exemple en Géorgie du Sud, sous l'œil placide des phoques. Avec Claude Derdos, sa compagne, et Nicolas Debugle, également skipper, Éric Dupuis emmène les voyageurs de l'extrême à la découverte du Continent blanc, dans le prolongement du Cap Horn. "Vaïhéré" peut accueillir dix passagers, en plus du personnel de bord. Le bateau a été adapté aux conditions dans lesquelles il navigue, avec une coque en acier compartimentée de cinq cloisons étanches. Il est également respectueux de l'environnement, une priorité pour le skipper : « On récupère dans des cuves les eaux de vaisselle et sanitaires pour ne pas les rejeter dans les mouillages. Mais aussi les matières organiques, même biodégradables. Car sans polluer, elles pourraient modifier l'équilibre des écosystèmes », explique Eric Dupuis. Cette approche témoigne d'un profond respect pour ces écosystèmes fragiles. L'engagement familial est également palpable : à l’âge de deux ans, sa fille aînée est déjà allée quatre fois en Antarctique. Avec l’arrivée de la cadette, Claude met pied à terre et devient la base arrière du voilier, organisant la logistique lorsqu'Eric est en mer.
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Le Grand Sud : Entre Fascinations et Exigences
Dans le Grand Sud, Eric Dupuis embarque généralement dix passagers par croisière. Au cours d’une saison, il navigue en moyenne deux ou trois fois en péninsule Antarctique, puis dans les canaux de Patagonie et, parfois, en Géorgie du Sud. Vents violents, rafales, neige : peu importe la météo, la navigation dans le Grand Sud fascine Eric. Elle le grise, notamment lors du tumultueux passage de Drake, entre l’Antarctique et le Cap Horn. Cette expérience unique lui vaut d’avoir une vision du fameux cap quelque peu différente de celle du marin lambda : « Le Cap Horn fait peur mais nous, quand on a traversé le Drake et qu’on y arrive… on souffle, on est soulagés ! » À bord de "Vaihéré", Eric Dupuis effectue deux navigations en moyenne par saison. Ces marins du Grand Sud n’ont pas les mêmes repères que les autres, vraiment pas. L'Antarctique est une terre vierge, et les touristes partent pour 25 jours minimum pour une croisière de l'extrême, ponctuée d'expéditions à terre, dans ce que l'explorateur Charcot appelait « le sanctuaire des sanctuaires, où la nature se révèle en sa formidable puissance ». Des lieux pour lesquels le voilier est quasiment le seul moyen d’accès.
La faune y est omniprésente et majestueuse, avec des phoques, baleines à bosses, rorquals, orques, manchots, mais aussi des albatros géants ou des pétrels. « La faune est chez elle dans ce monde de roche et de glace, s'enthousiasme Éric Dupuis. C'est l'un des seuls lieux encore vierges sur Terre. » Aujourd'hui, Éric Dupuis est probablement le skipper antarctique le plus expérimenté, avec plus de 25 expéditions sur les terres du Pôle Sud, ou plus de 40 expéditions en Antarctique à bord de sa goélette "Vaihere". Amoureux du Cap Horn, il s'est installé, avec sa compagne et ses enfants, à Ushuaia (Argentine), à bord de sa goélette. Loin est le temps où il vendait des climatisations près de Saint-Lô. Au-delà du récit de ses expéditions autour du Cap Horn ou dans les Malouines, il vient dire à tous ceux qui hésitent qu'il est possible de vivre de son rêve. Des événements tels qu'une soirée polaire avec diaporama de photos commentées par le skipper, organisée à l'agence Voyageurs du monde -Terres d'aventure, 63 rue Saint-Jean, à Caen, le jeudi 27 novembre à 20 h, offrent une occasion de partager cette passion et ces expériences.
La Philosophie du Charter Polaire : Autonomie et Relations Humaines
Pour Eric, faire du charter dans le Grand Sud, c’est bien plus que naviguer en zone extrême. C'est une expérience profondément humaine et exigeante : « J’aime bien les relations humaines, je me nourris de l’expérience de chacun, c’est fabuleux. » C'est aussi un coin qui force à la débrouille. Là-bas, vous êtes au bout du bout, il n'y a pas de chantier pour vous dépanner. « Il faut être compétent dans tous les domaines, sinon c’est pas viable. Ça permet d’en vivre si on fait tout nous-même, il faut être autonome. » Après vingt ans à faire du charter en zone polaire, il constate une évolution : « Quand je suis arrivé, c’était plutôt une manière de vivre et d’en vivre. » Eric, lui, vous dira qu’il gère « une entreprise comme les autres », soulignant la rigueur et l'organisation nécessaires pour maintenir une telle activité.
"Anakena": La Nouvelle Ère de l'Exploration Confortable
Eric Dupuis continue à proposer des navigations dans le Grand Sud, alternant la saison antarctique à bord de "Vaihéré" et la saison arctique à bord d'"Anakena", son nouveau joyau. Le lundi 20 mai, Julie et Youssef ont profité de l’escale technique d’« Anakena » à Cherbourg pour découvrir le nouveau bateau de la flotte Grand Nord Grand Large. Dans le port de Cherbourg, « Anakena » se dresse fièrement dans sa robe bleue et se fait remarquer : elle dépasse en taille, et de loin, les nombreuses petites embarcations et voiliers amarrés aux pontons du port de plaisance. Eric et sa compagne Claude se succèdent pour faire visiter le bateau. Il faut dire que tous les deux sont très sollicités : une escale technique n’est jamais une mince affaire et pas vraiment un moment de répit pour l’équipage.
L'intérieur du yacht est conçu pour le confort : la timonerie, le carré, la cuisine, les cabines et les salles de bains. Les espaces communs et privatifs se succèdent et sont aussi spacieux les uns que les autres. « Anakena » accueillera 9 passagers et 3 membres d’équipage dans des conditions de confort optimales. Ce n’est qu’un début, puisque Claude et Eric parlent déjà, emplis d’enthousiasme, des projets d’aménagement et d’amélioration qu’ils comptent mettre en place. Cet après-midi sous le soleil de Cherbourg s'est terminé en souhaitant à « Anakena » et ses futurs passagers de belles navigations. « Anakena », tirant son nom de la plage de sable blanc du parc national de Rapa Nui, sur l’île de Pâques, est un yacht polaire qui promet de transporter ses passagers loin des sentiers battus, loin des destinations classiques. L'invitation est lancée : embarquez à bord d’une navigation « tout confort », en petit groupe, sur un bateau de taille réduite, dirigée par Eric Dupuis, passionné de mer, des hautes latitudes Nord et Sud.
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L'intérieur du bateau a été choisi dans un style contemporain, épuré mais chaleureux. Toutes les cabines sont en occupation double, avec des couchettes doubles et une salle de bains partagée. « Anakena » est un robuste yacht de 24 mètres. Dessiné par le designer Guy Saillard, il a été construit aux chantiers CMN à Cherbourg, avec une coque en acier et une superstructure en aluminium. Le design de la coque a été soigneusement calculé pour minimiser la traînée et ainsi permettre de parcourir de longues distances avec une faible consommation de carburant. C’est le bateau idéal pour tous ceux qui veulent vivre une expérience polaire avec un bon confort, en petit groupe. Le bateau est très spacieux et confortable. Une importante rénovation avait été effectuée en 2013, puis en 2019, avec les nouveaux propriétaires, cette construction et les aménagements de « haute qualité » étant réalisés par le chantier CMN de Cherbourg. Pour le confort des passagers, le bateau dispose d’un immense carré panoramique, de 4 salles de bains et de tout l’équipement nécessaire pour 10 jours loin des marinas.
L'Avenir du Navigateur Polaire
Interrogé sur l'éventualité d'un arrêt de sa navigation, Eric Dupuis, à 52 ans, songe à l’après Grand Sud mais se dit qu’il peut attendre encore un peu. Sa passion pour ces régions est indéfectible : « Je ne pense pas que j’aurais continué ce métier dans d’autres régions. Aux Caraïbes, je n’aurais pas tenu longtemps ! Je n’arrive pas à quitter cette zone, je me sens bien là… C’est de la folie ! » Avant de quitter le coin, il s’offrira un beau voyage en Antarctique. Un voyage pour pouvoir rester au même mouillage dix jours d’affilée, s’il en a envie, pour prendre son temps, loin des contraintes et des itinéraires.
Éric Dupuis, l'Auteur et l'Ancien Policier
Un Parcours Exemplaire dans la Police Nationale
L'autre figure d'Eric Dupuis, Éric Dupuis l'auteur, nous plonge dans un univers très différent, celui de la police et de l'écriture. Originaire du Pas-de-Calais, Éric Dupuis est né dans les années 1960 à Courrières. Il poursuit ses études secondaires à Lens avant d’incorporer le premier contingent de policiers auxiliaires en octobre 1986. Il quitte sa région natale en 1986 pour intégrer ce premier contingent de Policiers Auxiliaires à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Après ses premiers pas sur la voie publique dans le 13ᵉ arrondissement de Paris, il poursuit sa formation à l’École de Police de Reims en 1987, avant d’être affecté en banlieue parisienne l’année suivante, devenant gardien de la paix en 1987.
Après plusieurs années sur la voie publique et trente ans de carrière dans la police nationale en région parisienne, il devient major-instructeur. Au cours de ses 34 années de carrière, il a occupé différentes missions : sécurisation de la voie publique, prévention auprès des jeunes, formation continue des policiers, puis formation initiale auprès des Cadets de la République. Il a terminé son parcours en tant que chef de la Brigade Spécialisée de Terrain (BST) dans les Quartiers de Reconquête Républicaine (QRR) sur la boucle Nord des Hauts-de-Seine. Éric Dupuis est aujourd’hui Major honoraire et réserviste. Instructeur de tir et armurier, il a également évolué comme formateur en sécurité intérieure, enseignant les activités physiques et professionnelles, notamment le tir, l'auto-défense et les techniques de sécurité en intervention.
De l'Uniforme à la Plume : Une Carrière d'Auteur
Le chemin d'Éric Dupuis vers l'écriture est passé par le monde de l'audiovisuel. Dans le cadre de son travail d’acteur et de conseiller technique pour le cinéma et les séries télévisées, il se lance dans l’écriture et propose ses récits. Il a collaboré avec le monde de l’audiovisuel, d’abord comme figurant, puis comme conseiller technique police et acteur, notamment dans les séries "Julie Lescaut", "Profilage", "Les Bleus", ainsi que dans le film "Polisse". Fort de cette expérience, il a proposé ses propres textes, ce qui lui a permis de travailler durant quatre années avec une maison de production télévisuelle, en signant plusieurs contrats allant du pitch au synopsis, jusqu’au séquencier. Malheureusement, pour diverses raisons telles que le manque de budget, un format inadapté ou la réticence des chaînes, aucun de ses projets n’a abouti. Cette déception l’a un temps poussé à envisager d’arrêter d’écrire, mais la passion a repris le dessus.
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En 2011, il décide de publier son premier roman policier en 2012. À partir de cette date, Éric Dupuis a poursuivi son activité d’écriture en publiant un ouvrage par an. À ce jour, il compte 15 publications, dont 12 romans policiers, 2 recueils et 1 essai. Parmi ses œuvres, "Aussi noir que le charbon" est son quatrième roman policier, où il évoque sa région natale, en puisant dans ses souvenirs d’enfant. D'autres titres incluent "MI-ANGE", paru en juin 2025 chez Decoster Éditions, et « La loi des oubliés », publié chez Aubane Éditions, dont la parution est annoncée pour le 27 septembre 2025.
Ses publications couvrent un large éventail, incluant des polars, des thrillers, des essais et des recueils. Le "Petit manuel de criminalistique", sa 10ᵉ parution, est un essai scientifique publié en février 2022 (broché), et réédité en mars 2024 (E-book - format Epub) chez AFITT Éditions. Ce manuel explique l’histoire de la criminalistique de manière claire, depuis les premiers registres jusqu’aux techniques modernes comme l’analyse ADN. Les recueils de nouvelles offrent une plongée plus intime dans son univers. Le synopsis d'un recueil fictif indique : « Le Major honoraire Éric DUPUIS est aujourd’hui réserviste et retraité de la Police Nationale après 34 ans de service en banlieue parisienne. À travers ses textes, l’auteur vous invite à une plongée intimiste dans son univers empli de torpeur, d’effroi et de sang. L’occasion de révéler la noirceur de son âme… car contrairement à l’Ange qui a œuvré pendant des décennies au service de l’État, quand il s’agit d’écrire, Éric est comme possédé par le Démon ! » Ce recueil de nouvelles fictives est proposé à 18 €. Un autre synopsis, pour un recueil de nouvelles réelles, contraste : « À travers ses textes courts, Eric vous invite à une immersion totale dans son univers « bleu marine » empreint d’humanisme, de bienveillance, et d’empathie envers son prochain. En totale opposition avec la noirceur d’âme de l’auteur de polars à découvrir dans « Mi-démon » ! » Ce recueil de nouvelles réelles est également proposé à 18 €. Parmi ses parutions récentes figurent « Les Disparues de l’A9 » (TDO éditions) ; « Mi-Ange » (Decoster éditions) ; et « La loi des oubliés » (Aubane éditions). Il est à noter que "Tueurs de flics" n’est plus diffusé et a été réédité sous le titre "Matricule de sang". Le parcours d'Éric Dupuis a captivé, comme en témoigne un commentaire d'un salon du Polar : « J’ai rencontré Éric Dupuis lors du salon du Polar L’automne sera noir au Deschaux (39) en 2023. Entre Petit manuel de criminalistique et Mi-démon, sa plume m’a captivée. »
Inspiration et Méthodes d'Écriture
Éric Dupuis partage ses sources d'inspiration et sa méthode d'écriture. Très jeune, il a commencé par le dessin, puis adolescent il s'est mis à écrire des poèmes, dont l’un a été adapté en chanson par des amis qui avaient constitué un groupe de Hard dans les années 80. À l'âge adulte, il a continué le dessin et créé une bande dessinée, réalisant même deux œuvres dont une présentée au 18ème festival d’Angoulême dans les années 90. Il écrivait déjà ses scénarios et ses dialogues. Plus tard, en effectuant des tournages, et en constatant la pauvreté de certains scénarios, il a proposé des textes à une société de production. Quant à son penchant pour le polar, il l'explique simplement : « je ne lis et ne regarde que ça, depuis des lustres, et étant policier, j’ai grand plaisir à décrire la réalité du terrain en glissant certaines scènes ou individus borderline dans mes histoires. »
Son environnement de travail est très spécifique : « J’écris toujours dans mon salon, seul, et sans bruit intérieur ni extérieur, sinon je suis incapable de me concentrer. Obligé parfois, si un voisin travaille dans son jardin, de mettre des bouchons et un casque… » Son emploi du temps est également structuré autour de l'écriture : « D’ordinaire, je réalise mes travaux le matin, j’écris l’après-midi et en fin de journée, j’effectue ma séance de sport. J’essaie, quoi qu’il arrive, d’écrire au minimum quatre à cinq heures. C’est important de ne pas trop espacer les séances, pour le suivi de l’histoire (afin de rester ancré dans le scénario) mais aussi pour la fluidité de l’écriture (ne pas perdre la main). »
Son expérience de policier est une mine d'or pour ses récits : « Bien entendu, je m’inspire de ce que j’ai vu, vécu et rencontré dans ma carrière de flic en région parisienne (surtout pour les comportements et la violence des protagonistes), mais également de l’actualité et des horreurs que l’on entend tous les jours qui peuplent notre quotidien (pour les sujets à traiter, les situations, …). » L'inspiration peut également surgir de manière inattendue : « Sinon, l’inspiration « débarque » en général et sans prévenir, au cours de mes séances de sport en plein air (Course à pied, Marche Nordique, V.T.T., …). Au point parfois, de devoir « fermer les portes » parce que j’ai trop d’informations qui me parviennent et ça polluent ma trame actuelle. (Exemple précis : j’écris en ce moment un polar, mais mes pensées s’aventurent de temps à autres sur le prochain en attente. Comme si ça ne suffisait pas, des idées viennent me perturber sur une toute autre histoire dont je n’avais pas prévu l’écriture… c’est terrible ! Des fois ça bouillonne tellement dans ma tête que je n’arrive plus à dormir). » Une précision non dénuée d’intérêt : « quand les faits ne s’imbriquent pas comme je l’espérais, je laisse reposer l’histoire et murir, sans m’abrutir. Et la solution finit par arriver d’elle-même, sans se creuser la tête, souvent en faisant du sport. »
Contrairement à ses confrères, « qui débutent leur roman par une belle idée de départ et se laisse guider au gré de leur inspiration, je débute par une belle chute. Ce qui va surprendre le lecteur à la toute fin du livre. » Ensuite, il remonte le fil en constituant une histoire, une enquête, en imaginant comment faire évoluer ses personnages. Sa méthode est très structurée : « Je tire un trait sur une feuille, j’utilise un stylo quatre couleurs et je trace toutes les étapes : en bleu ce que je divulgue au lecteur, en rouge ce que je ne dois surtout pas dire, en vert les grands évènements qui tiendront le lecteur en haleine et sous tension, et en noir, les rebondissements… » Il obtient ainsi une fresque sur laquelle il va s’appuyer pour rédiger, sachant que par la suite, rien ne l’empêche d’avancer des faits, de reculer une information capitale, d’emprunter des raccourcis, de décortiquer plus longtemps certains événements, mais dans tous les cas, il s’efforce de conserver et de suivre sa trame originale. La seule chose dont il a besoin pour sa concentration, c’est « un calme absolu ».
Ancrage Réaliste et Création des Personnages
Le réalisme est un pilier de l'œuvre d'Éric Dupuis, fruit de ses expériences et de ses recherches. « En général, mes polars se déroulent soit dans le Nord, ma région d’origine (et je la connais par cœur pour l’avoir parcourue en large et en travers pendant toute ma jeunesse), soit en région parisienne (où j’ai vécu et travaillé pendant 34 ans, c’est vous dire si je la connais bien) soit dans le Sud, ma nouvelle région adoptive (les Pyrénées), où nous allions en vacances tous les étés avec mes parents, depuis mes cinq ans. » Alors bien entendu, lorsque ses personnages évoluent dans telle ou telle région, il puise dans ses souvenirs ou se rend directement sur place pour vérifier les sites.
Concernant ses personnages, « il s’agit en majorité de flics. Je brosse leur physique, leur comportement et leur caractère en fonction de certains collègues avec qui j’ai eu plaisir à travailler. J’aime les gens qui sont atypiques, avec du caractère et un mental à toute épreuve. Car dans la rue, ça ne rigole pas. Il faut pouvoir faire face. Le métier de flic devient de plus en plus difficile… »
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