Naviguer en kayak est une invitation à explorer les plans d'eau, que ce soit sur des rivières tumultueuses, des voies fluviales tranquilles ou en mer. Cependant, la pratique, surtout lorsqu'elle s'étend sur l'année et inclut les périodes plus froides, soulève des questions essentielles quant à la gestion de l'humidité et à la préservation de l'embarcation. Pour un kayak, qu'il soit gonflable ou rigide, l'eau est à la fois son élément et son ennemi potentiel si elle n'est pas gérée avec soin. Se prémunir contre le froid et l'humidité n'est pas seulement une question de confort, mais aussi une composante cruciale de la sécurité et de la longévité de votre équipement nautique.
L'Impact du Froid et la Préparation Physique et Mentale
Pratiquer le kayak tout au long de l’année signifie naviguer aussi l’hiver par basses températures. Le corps produit en permanence la chaleur corporelle qui est nécessaire au maintient des fonctions vitales. Cette chaleur se perd lorsque la peau est en contact avec l’air froid et plus encore avec de l’eau froide. Les extrémités du corps sont responsables de la majeure partie des déperditions de chaleur : tête, mains et pieds. Il est recommandé de s’acclimater progressivement au froid en pratiquant les entraînements organisés par le club tout au long de l’année afin d’habituer l’organisme au froid et à l’effort sous le froid. Il ne faut pas négliger l’aspect psychologique de la préparation. Le mental est très important en conditions environnementales dégradées. La pratique du sport l’hiver nécessite une excellente forme physique.
L'hypothermie est un terme que l'on entend souvent, mais qu'est-ce que c'est et quand est-ce un danger ? Pour faire simple, on considère qu'il y a hypothermie dès que la température du corps descend en dessous de 95 degrés, que le corps commence à fermer les appendices, qu'il se met à trembler violemment et que les fonctions quotidiennes deviennent très difficiles à accomplir. Beaucoup de gens pensent que l'hypothermie n'est possible qu'à des températures inférieures à zéro, mais c'est faux. Les véritables dangers de l'eau froide surviennent LONGTEMPS avant que l'hypothermie ne se manifeste. Lorsque votre kayak de pêche chavire dans l'eau froide, vous subissez ce que l'on appelle le choc thermique. C'est le moment où votre corps essaie soudainement et radicalement de trouver un moyen de se réchauffer. Le mieux est de ralentir, de respirer et de se ressaisir mentalement. Ensuite, votre corps se rendra compte qu'il est dans un environnement qui n'est pas viable et il pensera "ok, arrêtez toutes les activités non essentielles", vos bras et vos jambes seront les premiers à s'arrêter, cela se produit dans les 10 minutes. Si vous ne portez pas votre VFI de kayak de pêche, comment pouvez-vous nager pendant que votre corps décide que vous n'avez pas besoin de vos bras et de vos jambes ?
Pour se protéger du froid, ce n’est pas l’épaisseur du vêtement qui compte mais le nombre de couches. A la température idéale de 15°C, une couche suffit. Ce qui donne pour -5°C : 5 couches de vêtements pour le haut du corps. Selon la température, on va donc se vêtir du nombre de couches nécessaires. Il faut savoir que certains textiles peuvent compter pour 2 couches. Par exemple un top nautique thermique en néoprène compte pour 2.
L'Habillement et l'Équipement Essentiel pour Rester au Sec et au Chaud
Il n’y a pas réellement de règles obligatoires quant aux vêtements à porter lorsqu’on est en canoë ou en kayak, ce sont principalement des considérations de confort. Dans un canoë, on est moins mouillé que dans un kayak, c’est surtout dans ce modèle-là que vont se poser les questions de l’habillement. Lorsqu’il fait relativement froid ou venteux, nous pouvons conseiller un haut fait de lycra, qui permet d’assurer une étanchéité satisfaisante et isolante. Les chaussures sont quant à elles encore plus importantes que les vêtements, étant données que nos pieds sont amenés à être en quasi-permanence dans un environnement plus ou moins humide. On parle d’ailleurs plutôt de chaussons en ce qui concerne le canoë-kayak, ceux-ci devant être en matière isolante comme le néoprène. Il ne vaut mieux pas opter pour quelque chose de rigide, lourd et peu pratique, car en cas de chute, il est nécessaire de pouvoir être flexible et en capacité de nager sans entrave. Pour finir sur la tenue du canoë-kayakiste, il convient d’évoquer la protection des mains, qui sont mises à contribution en permanence avec les rames. Nous restons encore sur les considérations d’isolation, cette fois-ci pour le kayak avec l’installation d’une jupe. Il s’agit d’un morceau de toile qui nous entoure intégralement au niveau de la taille et qui permet d’éviter toute présence d’eau dans l’embarcation.
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Un vêtement de flottaison individuel (VFI) pour kayak de pêche augmentera considérablement vos chances, à la fois en tant qu’isolant et en vous aidant à rester à flot, et il est toujours judicieux d'en porter un lorsque vous êtes sur l'eau pour pêcher en kayak. En cette période de l'année où la température de l'eau et de l'air est basse, le port d'un VFI n'est pas facultatif, il est nécessaire pour augmenter vos chances de survie. Porter des vêtements appropriés pour la pêche en kayak. Il est très important d'éviter les vêtements en coton, car ils restent mouillés et perdent 100 % de leurs propriétés isolantes. L'idéal serait de porter une combinaison étanche, mais soyons réalistes, la plupart d'entre nous ne sont pas prêts à débourser 600 dollars et à enfiler une combinaison de plongée complète juste pour prolonger notre saison de pêche en kayak de quelques semaines, même si nous voulons pêcher du bar, du strip-tease ou autre chose. Prévoyez des vêtements secs. Le fait de rester mouillé même lorsque l'air est à 50 degrés accélère la chute de la température corporelle.
Le casque de protection est essentiel dans des zones d’eaux vives. La question de savoir si l’on est un pratiquant des sports nautiques expérimenté ou débutant ne se pose même pas. Tout le monde en porte un. L’équipement numéro un à emmener pour assurer sa propre sécurité et éviter tout risque de noyade est le gilet de sauvetage. C’est même obligatoire, sachant qu’il y a plusieurs types de gilets de sauvetage qui sont en vente. On peut citer en premier le gilet de sauvetage avec harnais, qui permet un bon maintien au niveau du torse. Ensuite, il y a des modèles plus ou moins complexes dans leur conception, à l’instar du gilet gonflant à cartouche de dioxyde de carbone, ou encore ceux qui sont en mousse, avec une fermeture éclair, etc. Il convient alors de demander conseil en magasin lorsqu’on achète tout son matériel de sécurité et de randonnée. Un gilet de sauvetage mal adapté à la pratique sportive ou à sa morphologie peut se révéler totalement inefficace en cas de danger, ou même dangereux.
Le Rinçage : Un Impératif Après Chaque Sortie en Mer
Après une ballade en mer, le rinçage est vivement conseillé. Le sel, ça attaque TOUT ! Si vous naviguez par exemple 2 jours de suite, il faut rincer légèrement mais rincer quand même. L'eau de mer salée n'engendre pas de moisissures ou à très long terme, donc le fait de conserver son bateau d'un jour sur l'autre humide et salé n'est pas très grave. En revanche, le stockage humide d'eau douce engendre lui bien plus vite des moisissures. Le plus embêtant est le sable qui serait prisonnier dans le bateau car c'est un abrasif. Pour une utilisation jour après jour, certains utilisateurs ne rincent pas même d'une semaine sur l'autre, à condition de ne pas stocker humide dans un local chauffé ou au soleil, ce qui active les moisissures.
Pour rincer un kayak après une sortie en mer, rien de tel, quand c'est possible, qu'une petite virée en eau douce sur un lac ou une rivière. L'eau de mer salée n'engendre pas de moisissures ou à très long terme ; donc le fait de conserver son bateau d'un jour sur l'autre humide salé n'est pas très grave. Le stockage humide d'eau douce engendre lui bien plus vite des moisissures, et le plus embêtant est le sable qui serait prisonnier dans le bateau car c'est un abrasif. Donc pour une utilisation jour après jour, pour ma part, je ne rince pas même d'une semaine sur l'autre. Bien sûr, ne pas stocker humide dans un local chauffé ou au soleil, cela active les moisissures.
Quand vous remettez le pied-à-terre, la première chose à faire est de bien vider votre canoë-kayak gonflable. Il suffit d'ouvrir le bouchon de vidange qui se trouve à l'arrière sur le côté extérieur du kayak, et de maintenir le canoë-kayak à la verticale afin d'évacuer toute l'eau qui se trouve dans le fond. Veillez également à retirer le sable, la terre ou encore les feuilles qui auraient pu s'y glisser pendant la pratique.
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Après chaque utilisation, rincer votre embarcation avec de l'eau douce. C'est important surtout après une sortie en mer. Il est recommandé de le rincer une première fois gonflé et ensuite une deuxième fois dégonflée pour mieux nettoyer les plis.
Le Séchage : Clé de Voûte Contre la Dégradation et les Moisissures
Assurer un séchage complet de votre kayak est absolument crucial, particulièrement pour les modèles gonflables, afin de prévenir la formation de moisissures et de préserver l'intégrité des matériaux. Ne pas replier le kayak s'il est encore humide est une règle d'or ; le laisser comme ça 2-3 jours est vraiment embêtant et peut causer des dommages irréversibles.
Pour le séchage, privilégiez un endroit bien ventilé. Une légère brise est idéale car le plein soleil, bien que tentant, n'est pas toujours le meilleur allié ; le soleil aussi, ça abîme TOUT ! Soyez vigilante au niveau des coutures, des petits coins et recoins où l'humidité peut se cacher. Vous constaterez aussi que bien rincé, votre kayak va sécher plus vite. C'est l'inconvénient, déjà mentionné plusieurs fois sur ce forum, des gonflables à enveloppe et chambres à air séparées. C'est secondaire si on dispose de la surface pour nettoyer et entreposer son bateau. Pour ceux qui n'en disposent pas, il faut a minima appliquer les règles suivantes : absolument éviter de stocker le bateau humide et sale pendant une longue période ; avant l'hivernage, le rincer et le sécher soigneusement.
Veillez à sécher correctement votre canoë-kayak avant de le stocker. Vous pouvez utiliser une serviette ou bien simplement le laisser sécher à l'air libre, sans oublier de le faire à l'ombre. La pression et la couleur de votre embarcation vous remercieront ! Pour un séchage optimum, retirez les pièces démontables du bateau comme les sièges par exemple. Vous éviterez ainsi les traces d'humidité qui pourraient par la suite moisir. C'est le genre de petite surprise qu'on préfère toujours éviter !
Une solution évoquée pour le séchage est de le laisser sécher un peu sur place, ensuite de le mettre encore gonflé sur les galeries de la voiture pour rentrer, ce qui devrait le sécher encore plus. Le dégonflage se ferait une fois arrivé à l'appartement. Une autre idée consiste à fixer 2 crochets au-dessus de la baignoire pour le séchage.
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Matériaux et Entretien : PVC vs. Hypalon et Soins Spécifiques
Concernant les matériaux utilisés, le PVC ne craint pas l'humidité ; on fabrique depuis des années les tauds de bateaux avec, stockés en plein soleil, etc. Les utilisateurs de l'hypalon ont leurs beaux jours derrière eux car le prix rédhibitoire de ces matériaux est aujourd'hui dépassé par la technologie des PVC nouvelle génération. Il y a des raisons à cela. Il ne faut pas paniquer avec l'humidité car on exagère souvent ses impacts pour vendre un autre produit. Pour confirmer cela, les réservoirs d'eau sont en PVC, les barrages anti-pollution aussi dans la plupart des cas (certains ont un traitement spécifique). Le prix rédhibitoire des matériaux comme l'hypalon est aujourd'hui dépassé par la technologie des PVC nouvelle génération. L'hypalon n'est qu'une dénomination qui ne prend pas en compte le type de support exprimé en deniers, et le type de l'enduction hypalon (une face, deux faces, etc.). Cela ne veut pas dire que c'est mieux ou moins bien, il faut comparer tous paramètres par ailleurs égaux. C'est comme parler de pneus de voiture en caoutchouc sans savoir si la carcasse est métallique, nylon, etc.
Pour l'entretien courant, il est recommandé d'utiliser une brosse douce en nylon spécialement conçue pour les kayaks. Cette brosse permet un nettoyage en profondeur sans endommager la surface de votre kayak gonflable. Choisissez un savon doux, idéalement un produit conçu pour les embarcations nautiques. Évitez les détergents agressifs qui pourraient altérer la qualité du matériau de votre kayak de mer gonflable. Un chiffon en microfibre est l'accessoire idéal pour sécher votre kayak après le nettoyage. Un protecteur UV spécifique pour les kayaks gonflables aide à prévenir les dommages causés par une exposition prolongée au soleil.
Rangement et Protection : Préserver la Qualité sur le Long Terme
Quand le canoë-kayak est bien sec, remettez tout en place et repliez votre kayak dans son sac. Il pourra attendre sereinement votre prochaine sortie, même si c'est seulement l'année prochaine. Pour plier votre canoë-kayak sans l'abîmer, voici la démarche à suivre :1) Déplier l'embarcation dégonflée sur le sol.2) Replier l'un après l'autre les boudins.3) Replier le canoë-kayak sur la longueur.4) Plier le canoë-kayak sur lui-même de sorte à obtenir un rectangle de la taille de sa housse.5) Glissez le canoë-kayak à l'intérieur, et le tour est joué !
Investissez dans une housse de protection de qualité, spécifiquement conçue pour les kayaks gonflables. Un gonfleur/dégonfleur électrique facilitera le processus de stockage. Un kit de réparation est un must-have pour tout propriétaire de kayak gonflable. Assurez-vous qu'il est toujours à portée de main pendant le stockage. En cas de petit accroc ou de fuite, vous pourrez agir rapidement pour prévenir tout dommage supplémentaire.
Réparation et Maintenance : Anticiper les Imprévus
Malgré tous les soins que vous apportez au stockage de votre kayak, il est parfois difficile d'éviter les aléas. Cependant, la bonne nouvelle est que même si votre précieux équipement nautique présente des signes d'usure ou de dommages, tout n'est pas perdu. Avec les bons outils et un peu de savoir-faire, la plupart des kayaks abîmés peuvent être réparés.
Assurez-vous d'avoir toujours un kit de réparation à portée de main. Ces kits comprennent généralement des rustines spéciales et une colle adhésive conçue pour les kayaks gonflables. Pour détecter une crevaison, utilisez une solution savonneuse sur la surface du kayak ; les bulles d'air indiqueront l'emplacement exact de la fuite. Avant d'appliquer la rustine, assurez-vous que la zone à réparer est parfaitement sèche. Examinez attentivement votre kayak gonflable à la recherche de fuites d'air ; les fuites peuvent être causées par des coutures défectueuses ou des valves mal fermées. Une immersion partielle du kayak dans l'eau après le gonflage peut également aider à localiser les points de fuite potentiels par l'observation des bulles. Vérifiez soigneusement les valves et les coutures. Si la fuite provient de la valve, assurez-vous qu'elle est correctement fermée. En investissant dans ces pièces détachées de qualité, vous serez prêt à résoudre rapidement tout problème éventuel avec votre kayak gonflable.
Innovations et Adaptations : Voiles, Dérives et Moteurs
Certains kayakistes explorent des modifications pour améliorer leur expérience. La possibilité de fabriquer un système pour mettre une petite voile sur un kayak gonflable est une idée qui séduit. Si la voile ronde n'est pas toujours abordée, des voiles en V ont été testées, avec des résultats variables selon les conditions de vent. L'essai concluant par vent arrière et grand largue peut être contrasté par une dérive excessive au largue et par vent de travers, rendant l'adaptation d'une dérive nécessaire. La voile Pacific-Action, bien que performante, est souvent jugée trop chère, revenant au même prix que le kayak lui-même.
Concernant l'ancrage, l'utilité d'une ancre est débattue, notamment pour les gonflables et dans certaines zones de navigation (par exemple, en restant dans la zone des 300 mètres). Pour ceux qui souhaitent aller un peu plus loin, un grappin peut être utilisé.
Il est également possible d'envisager un moteur sur batterie (environ 12 volts) pour assister la propulsion, mais ce n'est pas une installation à improviser, surtout pour les débutants. Il convient de demander conseil à des professionnels ou à des personnes l'ayant déjà expérimenté, et d'opter pour un moteur assez léger.
Certains modèles de kayaks, comme le Sevylor Hudson, peuvent être équipés d'un petit sac étanche qui se fixe à l'arrière du pont, utile pour le rangement d'affaires. La présence d'une petite dérive intégrée, même si elle n'est pas grande, peut aider à garder le cap.