La plongée sous-marine, également appelée plongée subaquatique, est une activité consistant à rester sous l'eau, soit en apnée dans le cas de la plongée libre, soit en respirant à l'aide d'un narguilé ou encore en s'équipant d'une bouteille de plongée dans le cas de la plongée en scaphandre autonome. La mer a toujours été une source précieuse pour l'Homme, de nourriture bien sûr mais aussi de matériaux et d'objets précieux comme les perles. La volonté d'y plonger plus profond et plus longtemps a donc sans doute toujours habité de nombreux peuples côtiers, à tel point que certains comme les Bajau d'Indonésie ont développé des adaptations physiologiques et génétiques accroissant leurs performances en apnée. Bien qu'il soit difficile d'avoir des traces de cette activité, la plongée en apnée en poids constant est le mode de plongée naturel chez les mammifères, dont l'Homme, et est donc vraisemblablement pratiquée dès la Préhistoire, notamment pour la pêche et le ramassage de crustacés, mollusques et coquillages.
L'évolution technologique et historique du scaphandre
L'idée d'objets voire de machines permettant de prolonger les séjours sous l'eau est ancienne. On fait remonter au règne d'Alexandre le Grand la conception d'une « cloche de plongée » imaginée par le philosophe Aristote, vers 322 av. J.-C. Les premières esquisses d'un équipement mobile et autonome datent de la fin du XIVe siècle, avec Konrad Kyeser qui imagine une « robe de plongée ». Le premier prototype de scaphandre est inventé en 1824 par Charles et John Deane : il s'agit d'un gros casque hermétique alimenté en air sous pression par un tuyau relié à un compresseur mécanique en surface.
Mais c'est évidemment l'invention du scaphandre autonome qui va révolutionner l'histoire de l'exploration marine. Le principe de fonctionnement du scaphandre autonome est théorisé par Manuel Théodore Guillaumet en 1838, mais ne sera mis en application que dans les années 1860 par Benoît Rouquayrol et Auguste Denayrouze. La forme actuelle de l'équipement de plongée autonome est élaborée par Maurice Fernez puis Yves Le Prieur pendant l'entre-deux-guerres, et perfectionné par Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau en 1943 : l'invention capitale pour la plongée autonome, sans aucun tube relié à la surface, est le détendeur automatique, dit aussi « de débit à la demande ».
Physiologie, pressions et risques en immersion
Le facteur principal influant sur l'organisme humain en plongée est la pression exercée par l'eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : le corps est soumis à une pression d'environ 1 bar à l'air libre au niveau de la mer, mais le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres en eau de mer. Cette pression inhabituelle pour un être humain adapté au milieu terrestre provoque des phénomènes que le plongeur doit connaître et gérer sous peine de mettre sa santé ou sa vie en danger.
Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes. Lors de la descente, en plongée bouteille comme en plongée en apnée, l'air contenu dans l'oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant, ce qui crée une déformation du tympan. Le plongeur doit volontairement insuffler de l'air dans son oreille moyenne via les trompes d'Eustache, afin d'éviter toute déchirure ou douleur. Il existe plusieurs manœuvres d'équilibrage, la plus répandue consiste à se pincer le nez et à souffler légèrement bouche fermée (manœuvre de Valsalva). Lors de la remontée, en plongée bouteille uniquement, l'air contenu dans les poumons du plongeur se dilate. Le vertige alterno-barique est dû à une différence de pression entre les deux oreilles moyennes.
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Pour les pressions rencontrées en plongée sous-marine, les gaz respirés se comportent comme des gaz parfaits, et obéissent donc à la loi de Dalton. Le dioxygène (O2), pourtant indispensable à la survie du plongeur, devient toxique lors d'une plongée bouteille avec l'augmentation de sa pression partielle. Cet effet nommé hyperoxie est dû à la toxicité neurologique du dioxygène à partir d'une pression partielle de 1,6 bar. Il soumet le plongeur à un risque de crise hyperoxique (effet Paul Bert) et donc de perte de connaissance conduisant à la noyade. Les gaz inertes (diazote, mais aussi hélium, dihydrogène, argon, etc.), outre leur rôle évoqué dans l'accident de décompression, ont des propriétés narcotiques à partir d'une certaine pression partielle.
Préparation médicale : le guide de la croisière réussie
Avant une croisière plongée, on pense souvent au matériel, aux spots mythiques ou au nombre de plongées prévues… mais beaucoup plus rarement à ce que notre organisme va réellement subir pendant une semaine intensive en mer. Le docteur Mathieu Coulange, chef du service médecine hyperbare, subaquatique et maritime à l'assistance publique des hôpitaux de Marseille, explique pourquoi la déshydratation est un facteur particulièrement important lors des croisières plongée, notamment avec la chaleur, les immersions répétées et la climatisation des bateaux.
La déshydratation est le premier facteur de risque d'accident de désaturation. On perd entre un quart et un demi-litre d'eau par heure d'immersion. Il est crucial d'anticiper avant le départ : reprendre progressivement la profondeur quand on n'a pas plongé depuis l'hiver, vérifier la présence d'oxygène à bord et de caissons à proximité, passer par une consultation du voyageur, et surtout, bien lire son contrat d'assurance plongée. Le Nitrox peut être un allié pour réduire la charge en azote, avec trois précautions essentielles, dont une qu'on connaît peu : il rend l'équilibrage des oreilles un peu plus difficile. En croisière, il ne faut jamais hésiter à signaler rapidement un symptôme inhabituel. En mer, les délais de prise en charge peuvent être plus complexes qu’à terre, et la prévention reste la meilleure alliée du plongeur.
Concernant les enfants, si l'âge de 8 ans est généralement admis pour débuter avec une bouteille sur le dos, chaque enfant est un cas particulier nécessitant une évaluation personnalisée. Le docteur Coulange insiste sur la nécessité de vérifier l'état émotionnel, la maturité des oreilles et l'absence d'asthme. Il souligne également l'importance de réaliser un électrocardiogramme tous les trois ans pour prévenir les risques de mort subite, un examen indispensable dès le plus jeune âge. Enfin, le point crucial est la motivation : plonger doit rester un plaisir personnel de l'enfant et non une réponse aux attentes des parents ou de la fratrie.
Diving Attitude et l'immersion en mer Rouge
Plonger en mer Rouge représente une expérience unique, comme celle proposée par Diving Attitude, croisiériste plongée installé à Hurghada, en Égypte. L'entreprise est née de la rencontre d'Hélène Parisse avec Serge et d'une envie commune de revenir s'installer en Égypte, au bord de la mer Rouge - une mer extraordinaire, proche de la France. Hélène raconte les débuts modestes, quelques croisières sur des bateaux loués dès 1997, puis l'accélération : onze croisières la deuxième année, quarante la troisième. La rencontre décisive avec Ayman, capitaine devenu associé après dix ans d'amitié, lancera la construction de leur premier bateau, l'Exocet.
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La flotte actuelle reflète un parti pris de confort. L'Altaïr, dernier-né de 45 mètres de long et surtout 11 mètres de large, n'accueille que 26 plongeurs là où la concurrence en embarque souvent plus de trente. L'Atlantis, plus petit et plus familial, a même vu sa capacité réduite à 20 plongeurs pour offrir davantage de cabines individuelles aux voyageurs solo. Les itinéraires égyptiens sont variés, du nord (Dahab et les montagnes du Sinaï) jusqu'à Elba, aux portes du Soudan, en passant par Ras Mohamed, Safaga, les Brothers ou Daedalus. On y découvre aussi la quête d'épaves et la découverte d'un hydravion intact reposant par douze mètres de fond, ainsi que les nombreuses épaves du canal de Suez.
La croisière Longitude 34 : une expédition scientifique et ludique
La croisière Longitude 34 de Diving Attitude est une expédition en mer Rouge qui s'annonce exceptionnelle et pleine de surprises. Cette croisière est idéale pour les débutants et les familles, avec ses récifs entre quinze et vingt mètres et sa navigation douce. Lors de cette expédition en juillet, la présence à bord de deux passionnés, Sébastien Salingue, auteur de bandes dessinées, et Steven Weinberg, célèbre biologiste marin, enrichit l'expérience. Ensemble, ils proposent des conférences et des ateliers autour de la biologie marine, de la photographie sous-marine et de la création d'images.
Le choix du mois de juillet n'est pas anodin. C'est la période idéale pour assister à la reproduction des poissons sur l'itinéraire Nord, notamment à Ras Mohamed, où se forment des bancs massifs de carangues, nasons ou vivaneaux. Pour ceux qui s'interrogent sur les rencontres sous-marines, comme le risque de se faire attaquer par un baliste titan, il est essentiel d'apprendre à décrypter le comportement de ce poisson, notamment en repérant les individus surveillant leurs nids afin de les contourner et de plonger en toute tranquillité, sans perturber la vie sous-marine. La croisière offre également la possibilité de faire un baptême ou de passer une certification (Nitrox, RIFAP, niveau 3…) auprès d'une équipe d'instructeurs passionnés, tandis que les non-plongeurs peuvent profiter du jacuzzi, du salon, des cabines insonorisées et des repas partagés sur le flydeck.
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